Le 5 juin 2010 - Par

Liquéfaction chez la fleuriste

Les préparatifs

Le mois dernier, nous enchaînons les rendez-vous : après notre rencontre avec le traiteur, nous nous rendons chez un fleuriste pour parler de la décoration des tables. Sur vos conseils, j’avais décidé d’ajouter un peu de verdure et de fleurs.

Nous arrivons chez la fleuriste, dont le traiteur nous a dit du bien quelques minutes auparavant. Elle a l’air très sympathique, me demande nos couleurs et notre budget puis sort un gros book de photos. Elle entreprend alors de nous montrer des photos d’arrangements floraux qu’il serait possible de faire avec notre (petit) budget.

Elle me propose une première chose, je reste forte et je lui dit que j’aimerais quelque chose de moins classique. Elle me propose autre chose, puis encore autre chose, encore et encore. Et là, je commence à paniquer. Rien de ce qu’elle propose ne me plaît vraiment et je ne sais pas pourquoi ! Je suis totalement incapable de lui expliquer ce qui ne me plaît pas dans les photos qu’elle me montre, ni de lui expliquer ce que je voudrais.

Je commence à sentir mes mains de plus en plus moites. C’est sûr, je ne vais pas réussir à continuer à dire non comme ça longtemps et je vais sortir de là avec un centre de table rond avec des roses tel que je n’en voulais surtout pas.

Ca dure, ça dure. Toujours pareil. La fleuriste, de très bonne composition, continue à me proposer d’autres choses. Et plus elle propose, plus je me sens mal de dire que ça ne me plaît pas, à chaque fois. Je commence à bégayer. C’est pas joli à voir.

A ce moment-là, la fleuriste a un coup de génie et me dit pourquoi pas plusieurs petits vases, avec des fleurs travaillées seules. Ca me plaît ! Ouf. Sauf qu’elle veut y mettre des roses (j’aime pas les roses) et des pétales sur les tables (j’aime pas les pétales sur les tables) ou pourquoi pas de l’herbe coupée sur la table ? (j’aime encore moins de l’herbe coupée sur la table), ah vous n’aimez pas le côté champêtre ? (mais si j’aime bien le champêtre justement).

Argh.

M. Dentelle me voit commencer à me liquéfier sur place et tente d’abréger. A quel moment est-ce qu’il faut vous donner une réponse ? Mi juin ? Dans ce cas, on vous recontactera. Je renchéris, sentant que la délivrance est proche. Oui, on vous recontactera. Ah oui, bonne idée, si on trouve des photos de ce qu’on aime pour la prochaine fois, on les amènera. Merci madame. Au revoir madame.

Je sors de ce rendez-vous dans un état de liquéfaction totale, les mains tremblantes et une envie de pleurer suffocante.

Oui, tu as bien lu, j’ai eu envie de pleurer en sortant de chez la fleuriste. Alors que vraiment, elle est on ne peut plus sympa et serviable, cette femme. On même peut dire qu’elle a tout fait pour trouver un truc qui me conviendrait. Elle courait partout à la recherche de petits vases, de sable coloré…

Peut-être que c’est pour ça d’ailleurs que je me suis sentie si mal. Elle se donnait tant de mal pour moi qui n’aimais rien ! Aïe.

A suivre…