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Récit de quête n°13 : non et nom, je ne prendrai PAS le nom de mon mari !


Publié le 8 mai 2017 par Mademoiselle Ophrys

En lisant les articles de mes collègues chroniqueuses qui ont abordé courageusement ce sujet sensible, je me suis rendu compte que la grande majorité d’entre elles avait adopté le nom de leur mari. Et même dans les commentaires, où j’ai certes vu des avis différents, nombre d’entre eux étaient d’accord avec l’avis émis.

Monsieur et Madame

Crédits photo (creative commons) : ifd_Photography

Pourquoi je ne prendrai PAS le nom de mon mari

Je viens donc apporter mon point de vue personnel, qui, tu t’en doutes, n’est pas le même que la plupart de mes collègues chroniqueuses (bien que je comprenne parfaitement leurs raisons). Je vais tenter de traiter ce sujet de façon factuelle et raisonnée, avant de t’expliquer les raisons de mon choix personnel. Ami(e)s historien(ne)s et juristes, n’hésitez pas à me reprendre dans les commentaires si certains faits énoncés ne sont pas rigoureusement exacts.

Un peu d’histoire

La transmission du nom du mari vient principalement du fait qu’auparavant, les femmes étaient principalement connues comme « la femme de Mr Untel ». Ainsi, lorsqu’une femme se mariait, elle prenait automatiquement le nom de son époux aux yeux de la société très patriarcale. Cependant, les femmes, tout en portant le nom de leur mari, continuaient d’utiliser leur nom propre pour tous les actes juridiques qu’elles passaient (il a tout de même fallu attendre 1954 pour que la tutelle maritale disparaisse), en le complétant éventuellement de leur statut de « femme de Mr Untel ».

À noter toutefois que depuis 1794 en France (c’est-à-dire depuis plus longtemps que ce que l’on pense), le nom de l’époux est reconnu officiellement comme un « nom d’usage » et ne peut donc pas remplacer le nom de naissance de l’épouse. Cette puissance maritale du nom a donc disparu depuis longtemps (tout du moins légalement) mais la coutume est restée.

Aujourd’hui, en France, une femme peut toujours prendre le nom de son mari en tant que nom d’usage, mais ce dernier ne peut ni l’obliger, ni lui interdire. Nous avons l’impression que c’est assez récent, tout simplement parce qu’avant les années 1970 (environ), les femmes ne travaillaient pas et restaient à la maison. Petit à petit, les femmes sont sorties de leur rôle de « femme au foyer » pour générer des revenus, et se sont alors fait connaitre autrement que par « la femme de Mr Untel ».

Du point de vue législatif

En Belgique, le seul nom légalement reconnu est celui qui figure sur ton acte de naissance. C’est donc celui qui doit être utilisé pour tous tes documents officiels type carte d’identité, passeport, compte en banque, permis de conduire, assurance maladie, contrat de travail, billets de voyage à l’étranger et autres (contrairement à la France, où le nom de famille peut être changé sur certains papiers officiels).

Le droit belge ne permet donc pas à l’épouse de porter officiellement le nom de son mari. Il est cependant envisageable de porter le nom du conjoint par simple tolérance dans le cadre des activités professionnelles, soit en n’utilisant que ce dernier, soit sous la forme d’une adjonction au nom de l’épouse, en le séparant par un trait d’union.

Du point de vue psychologique

Un mariage n’a donc aucune influence sur le nom de famille des époux, c’est la coutume qui permet le changement de nom. Ce n’est pas une obligation, mais simplement une possibilité : une femme mariée est autorisée à prendre le nom de son conjoint (et inversement) en tant que « nom d’usage » au travail, dans la vie privée ou pour les documents non-officiels par exemple.

Le fait de porter le même nom permet à un couple d’être plus facilement identifié. Pour certaines personnes, c’est une façon de sceller le mariage, de rendre le couple plus uni. Je comprends ce point de vue, mais il faut être prête à « changer d’identité ». Depuis 20, 30 ans ou plus, tu te présentes et les gens te connaissent en tant que Mlle Tonnom, puis par la suite, tu t’identifies comme Mme Sonnom. Pour certaines, c’est une grande joie, pour d’autres, elles peuvent se sentir dépossédées d’une partie de leur identité.

De plus (et je ne te le souhaite pas), le processus est également valable dans le sens inverse en cas de divorce, et peut être lourd de conséquences pour les femmes qui utilisent le nom de leur époux depuis longtemps. En effet, elles se sont identifiées à ce nom et leur nom de « jeune fille » (leur nom de naissance en réalité) n’est pas (ou plus) familier à leur entourage… Ni à elles-mêmes.

Pour être raccord avec les enfants

D’autres trouvent surtout pratique de pouvoir utiliser le même nom que leurs enfants pour tout ce qui concerne ceux-ci et les contacts avec l’école, les associations sportives, etc. Cela renforce également le sentiment d’appartenance à « la famille », car tous portent le même nom.

Dans ce cas, je trouve injuste que le divorce (oui, je sais, nous sommes sur un blog de mariage, pas de divorce, mais je ne peux m’empêcher d’envisager ce cas-là également) prive les mères, et elles seules, du droit de porter le même nom que leurs enfants. Elles perdent alors le lien tangible d’identification qu’elles ont avec leurs enfants, tandis que ce lien subsiste pour l’homme divorcé.

Pour les enfants aussi, cette différence soudaine entre leur nom et celui de leur mère peut entraîner quelques bouleversements, dépendants bien sûr de leur âge, de ce qui est couramment utilisé autour d’eux et de leur capacité à comprendre la situation.

Un changement récent à ce sujet

Signature

Crédits photo (creative commons) : Pixabay

Pour ce dernier point concernant les enfants, sachez chères compatriotes belges que depuis le 1er juin 2014, une nouvelle loi a mis fin à l’héritage systématique du nom du père à l’enfant pour laisser aux parents le choix du nom que portera celui-ci : soit celui du père, soit celui de la mère, soit la combinaison des deux noms (dans l’ordre désiré, mais avec un seul nom par parent).

L’argument de « choisir le nom de l’époux, car c’est aussi celui de nos enfants », qui est parfaitement compréhensible pour des enfants nés avant cette date, n’est donc plus « logiquement valable » depuis 2014 car le choix est désormais permis à chaque étape. Évidemment, si vous tenez à perpétuer la tradition du nom du père (et donc du mari), libre à toi, mais cela ne t’est plus imposé par la loi.

Et moi dans l’histoire ?

Tu l’auras bien compris, même si je respecte celles qui adoptent le nom de leur mari (et encore plus Mr Zeureu qui a adopté celui de son épouse, fait suffisamment rare pour le souligner), ce ne sera pas mon cas.

Tout d’abord parce que ce n’est qu’un nom d’usage et que mon vrai nom ne changera jamais. Je risque donc de m’embrouiller en me présentant tantôt sous un nom, tantôt sous l’autre (oses dire que ça ne t’est jamais arrivé). Je suis très fainéante et n’ai pas envie de me compliquer la tâche.

Ensuite parce que je ne me sentirai pas plus « unie » à Chéri parce que l’on m’appellera par son nom. Je n’y accorde aucune valeur symbolique (changement de « clan familial », fondement d’une « nouvelle famille », etc.), exactement de la même manière que je n’accorde aucune valeur à une cérémonie laïque ou religieuse. Je garderai donc uniquement mon nom parce que, mariage ou pas, concrètement rien ne change. Faisons simple !

Faut pas pousser Mémé dans les orties (surtout si elle est en string)

Pour autant, si lors d’une réservation pour un restaurant, un hôtel ou autre, on m’appelle Mme Chéri (c’est déjà arrivé), je ne vais pas reprendre la personne, il ne faut pas exagérer non plus ! D’autant plus qu’en général, comme c’est moi qui me charge des formalités administratives et organisationnelles, je le fais d’office à mon nom et on nous a donc souvent appelé Mr et Mme Ophrys (notamment auprès de quasi tous nos prestataires de mariage), ce qui nous fait sourire, mais là encore nous ne les rectifions pas.

Et pour Chéri ?

Par ailleurs, Chéri n’a aucun, mais alors là aucun avis sur la question. Il s’en fiche royalement que l’un de nous adopte ou non le nom de l’autre, puisque concrètement rien ne change. Oui, nous sommes deux terre-à-terre qui nous comprenons, c’est aussi pour ça que nous nous aimons.

Enfin, vient l’argument des enfants. Chéri et moi n’en avons pas encore, mais nous projetons d’en avoir. Il naîtra donc après 2014 (logique imparable), et nous pourrons donc choisir le nom qu’il portera. Nous avons déjà évoqué le sujet, notamment dans ce cadre du changement de nom éventuel à la suite du mariage. Chéri ne tient pas particulièrement à transmettre son nom, et moi non plus (oui, on s’en fiche, clairement, tu peux le dire !).

Tu l’as compris, pour nous le réel débat concernant le « choix du nom » ne doit pas se faire pour l’épouse au moment du mariage, mais bien pour l’enfant au moment de sa naissance (et encore, pour nous ce ne sera pas vraiment un débat… « Chéri, on tire à pile ou face ? » « OK ! »).

Pour alimenter un peu le débat

En Belgique, la situation est déjà quasi réglée puisque tous les documents administratifs, quels qu’ils soient, ne se font qu’avec le nom de naissance tout au long de ta vie (mariage, pacs ou autre, ça ne change RIEN). Le changement de nom sur des documents officiels ne peut en effet se faire que dans des cas exceptionnels, sur autorisation du Roi (oui oui, rien que ça), et doit être fondée sur des motifs sérieux (dont le souhait de prendre le nom de son conjoint ne fait pas partie).

Le nom d’usage chez nous ne se fait donc que lorsque tu te présentes en société (tu commandes une pizza, tu fais une carte de fidélité chez Yves Ro****, etc) et il ne figurera jamais sur ta carte d’identité, passeport, carte bancaire, etc.

En France cependant, la question continue de faire débat. En me renseignant pour écrire cette chronique, je suis tombée sur deux articles qui m’ont interpellée : Le « tour des banques françaises » de Charlotte et les aventures de ma collègue française Mme Mymakao, qui décrivent à quel point la société est encore patriarcale de nos jours et que je t’invite à découvrir si le sujet t’intéresse.

Et si toi, tu as vraiment envie de prendre le nom de ton conjoint ?

En ce cas, je te transmets une petite astuce :

Pour les Françaises, la possibilité existe de faire ajouter le nom d’usage sur sa carte d’identité, en plus de son nom légal. Cela vaut également pour le mari, même si on y pense moins souvent. Il me semble que c’est également possible pour le passeport (à confirmer dans les commentaires !).

Cette possibilité n’existe pas pour les Belges, cependant à votre demande, il est possible d’ajouter à la page 4 de votre passeport (mais pas sur votre carte d’identité) le nom de votre mari. Les hommes mariés peuvent également, s’ils le souhaitent, faire inscrire le nom de leur femme.

Voilà, j’espère que je n’aurai froissé personne, bien entendu chacun est libre de ses opinions. Je trouvais cependant que mon point de vue était sous-représenté sur la communauté Dentelle, ce que je me suis empressée de rectifier.

Et toi, tu tiens à garder ton nom de naissance ou tu souhaites prendre celui de ton mari ? Pour quelle raison fais-tu ce choix ? Dis-moi tout ! 

Commentaires

26   Commentaires Laisser un commentaire ?

Mademoiselle Teochew

Je suis vraiment super contente de lire ce type de chroniques ou chacun peut donner son avis !
En ce qui nous concerne, nous avons tranché sur la question assez rapidement :
1) je ne veux pas « lâcher » mon nom de naissance
2) je ne veux pas que Cheri lâche le sien
3) je ne veux pas etre « différente » de mes futurs enfants

La solution que nous avons teouvé et qui réponde à tous les critères : que Cheri ET moi prenions comme nom d’usage nos 2 noms accolés.
En France, sur la carte ID en plus du nom de naissance, il peut y avoir soit le nom d’epoux/épouse soit « nom d’usage » – ce qui donnera pour nous : SonNom-MonNom. Pour tous les 2 😁

le 08/05/2017 à 07h23 | Répondre

Mademoiselle Rationnelle

Nous c’est légèrement différent :
* je ne souhaite pas forcer mon chéri à perde son nom, mais ça ne me dérange pas plus que ça de changer le mien
* mon chéri ne souhaite pas me forcer à perdre mon nom et est indifférent à l’idée de changer le sien
* je trouve les noms composés trop compliqués et trop longs, et la question se poserait ensuite au mariage des enfants car leur nom post-mariage ne pourrait pas être composé de trois ou quatre noms (nom du père, de la mère, du beau-père et de la belle-mère), donc ils seront forcés de choisir entre les noms de leurs parents. De toute façon ça n’est plus autorisé en Suisse (sauf comme nom d’usage sur les cartes de fidélité et la boîte aux lettres mais pas sur les documents officiels), ni pour les conjoints, ni pour les enfants (le nom de foyer ne doit pas être composé)…
* la loi suisse nous permet soit de changer de nom lors du mariage, ce qui affectera tous les enfants nés par la suite (ainsi que ceux nés avant et reconnus par leur père, mais il n’y en a pas dans notre cas), soit de repousser la décision du nom de foyer (en choisissant l’un ou l’autre de nos noms de naissance) au moment de la naissance (ou de l’adoption) de notre premier enfant (auquel cas le nom choisi s’appliquera à tous les enfants ultérieurs, sans que nous ne changions de nom)
* si on était aux US, on prendrait volontiers un nom « mixte » tout neuf, un mot-valise issu de nos deux noms de naissance, mais c’est trop hipster pour être compatible avec la loi d’ici… Mais j’adore le concept !
* je n’avais pas pensé aux arguments de Melle Ophrys au sujet d’une éventuelle séparation ou d’un divorce… Et c’est vrai que ça me ferait mal de soudainement plus porter le nom de mes enfants si c’était moi qui changeait de nom lors du mariage… Mais il en va de même pour mon chéri ! D’autant plus que la probabilité est assez haute que ce soit lui qui les amène à l’école et aille les y récupérer avant ledit potentiel divorce (oui, j’ai des options de carrière plus intéressantes mais qui prennent aussi beaucoup plus de temps), et que la garde serait très certainement vraiment moitié-moitié si (dans une réalité alternative) on en arrivait là !
* il ne me semblait pas que la loi française permettait aux deux conjoints de changer *tous les deux* leur nom d’usage, mais c’est vrai qu’avec la loi sur le mariage pour tous, ça fait sens ! Et c’est une sacrée avancée ! Je trouve que cette option devrait être plus souvent mise en avant, (malgré mon avis ci-dessus sur les problèmes posés par les noms composés), et j’espère, Melle Teochew, que tu nous feras un article sur le sujet (peut-être avec aussi une partie !présentant l’avis de ton chéri ?), et c’est une option parfaite pour les enfants (qui grandissent avec un modèle d’égalité représentée jusque dans le nom de leurs parents), même en cas de séparation !
* jusqu’à il y a peu, j’étais assez tentée de passer avec mon chéri le deal « je prends ton nom suisse aujourd’hui l, tu prends ma nationalité française dans cinq ans » (on est les deux suisses, pas besoin de faire un « échange » de nationalités), mais il n’est pas très réceptif à l’idée de devenir français… et j’avoue avoir été refroidie en voyant des familles être divisée pour aller voter dans des salles différentes (à l’occasion des élections présidentielles) avec des temps d’attente et de queue différents car le choix de la salle dépendait du nom de naissance de madame et de monsieur et des enfants (majeurs, pour voter)… Je me dis que si tout le monde prenait mon nom (vu que mon nom ne change pas vis-à-vis de la loi française (à vérifier ceci dit puisque je suis aussi suissesse se mariant en Suisse et que la loi suisse prime peut-être sur mon changement de nom officiel en France…), bah ça serait plus simple ! (et comme mon chéri n’aura jamais été connu sous son nom de naissance par l’administration française, et que le coup des hommes qui changent de nom via un mariage à l’étranger n’est pas vraiment couvert par les lois françaises, j’espère qu’il ne serait enregistré que sous « mon » nom !)

Bref, on est contents d’avoir encore jusqu’à la fin du mois pour décider de quelle case cocher !

le 08/05/2017 à 08h45 | Répondre

Mlle Werther

Juste une précision, en Suisse on a le droit de faire figurer son double nom avec trait d’union sur des documents officiels (carte d’identité aussi donc), c’est juste à l’état-civil qu’on est obligé d’en choisir un seul.
Du coup après quelques hésitations je garderai aussi le mien, mais utiliserai en nom d’usage Monnom-Sonnom. Au travail notamment ça m’a paru le bon compromis entre « je suis connue sous mon nom de jeune fille et j’y tiens » et « mais j’aimerais quand même avoir un peu du sien aussi » !

le 08/05/2017 à 18h16 | Répondre

Leaureine (voir son site)

Petite precision, en France c’ est bien un nom d’usage uniquement dans le sens où on peut le faire apparaître sur les seuls documents officiels (papiers d’identité, passeport, permis de conduire EN PLUS du nom de naissance.
Les autres documents peuvent être indifféremment au nom de naissance ou au nom d’epoux/d’epouse au choix de la personne. Quoiqu’il arrive on garde toujours notre nom de naissance : pour les élections, pour être juré aux assises… il ne disparaît jamais, on peut juste en utiliser un autre !

le 08/05/2017 à 08h12 | Répondre

Madame Plumetis

C’est quand même la grande différence avec la Belgique : chez nous, tu ne peux pas faire apparaître un autre nom que ton nom de naissance pour ce qui est banque, assurances, actes notariés… D’où le fait que peu de monde se prenne la tête sur quel nom adopter. 😉

le 08/05/2017 à 09h56 | Répondre

Aurore

Pour ma part je tiens à mon nom, mon futur clairement pas. Mais il a déjà 1 petite donc il ne prendra pas mon nom (option envisagée mais j’ai refusé car sa puce porte déjà un nom différent de sa mère de son beau-père et ses demi-frères, il est fondamental à mon avis que son papa garde le même nom qu’elle).

Donc j’accole mon nom au sien (dans cet ordre car plus facile à prononcer). Et lui fait de même ! C’est une belle preuve d’amour.

le 08/05/2017 à 08h20 | Répondre

véronique

Pour moi, il était impensable de ne plus me faire appeler par mon nom de naissance. En même temps, ça me fait plaisir d’indiquer « mon nom-le sien » comme étant mon nom. Mais trois ans après le mariage, je ne me suis toujours pas préoccupée des papiers officiels… ma carte d’identité arrivant bientôt à expiration, il va falloir que je me décide ! Quant à monsieur, alors qu’un jour nous donnions chacun notre nom à la secrétaire de l’ophtalmologiste, il a dit « Et si je changeais de nom ? Ça serait quand même plus simple qu’on ait le même ! ». J’ai trouvé ça très touchant.
Je rectifie une chose concernant le divorce : en France, une femme divorcée peut garder le nom de son ex-mari (peut-être qu’il faut le consentement de ce dernier, je ne sais pas). C’est le cas d’une de mes amies, qui porte donc toujours le même nom que son enfant.

le 08/05/2017 à 08h20 | Répondre

Mademoiselle Teochew

Je rebondis sur ton message Veronique 🙂
Il en effet possible en France de garder le nom de son (ex-)mari en cas de divorce :
1) il est d’accord – problème réglé
2) il n’est pas d’accord et la décision peut être tranché par la justice (en général, les femmes veulent garder le nom de leur mari dans le cas où elles étaient « connues » par ce nom dans le milieu pro (genre une médecin, une commerciale,…). Dans le cas où on peut montrer que le changement de nom peut porter préjudice aux « affaires », la décision de garder le nom du mari est accepté 🙂

le 08/05/2017 à 11h34 | Répondre

Maria

En France, on ne change jamais de nom. On peut ajouter un nom d’usage, celui de l’époux/épouse sur ces papiers d’identité (passeport ou ID). C’est tout.
Et au moment du divorce, on peut demander à garder son nom d’épouse. Donc on ne perd pas le lien avec ces enfants.

Le vrai problème pour moi de ne pas avoir le même nom que ses enfants (pour le père ou la mère) c’est de devoir systématiquement prouver la filiation (pour prendre l’avion, aller à l’hôpital…).
C’est pourquoi ca me parait plus facile d’avoir un même nom pour toute la famille.

Sinon, il y a aussi le cas des noms moches (ca arrive!) ou imprononçable quand on part vivre à l’étranger.
J’aime beaucoup mon nom mais j’en ai marre de devoir l’épeler systématiquement (il est long et imprononçable dans le pays ou j’habite actuellement). Je prendrai donc le nom de mon chéri qui a le mérite d’être compris plus facilement.

le 08/05/2017 à 09h21 | Répondre

Madame Plumetis

En bonne belge, c’est avec étonnement que j’ai lu pour la première fois des positionnements sur quel nom porter après le mariage ici, sur MD. 😉 Et sincèrement, j’ai été bien contente de ne pas avoir à me poser la question. Ça me plait bien de garder mon nom, d’autant plus dans le monde du travail où mon mari n’a rien à voir avec ce que je fais. Pour d’autres choses, franchement, recevoir la facture d’électricité à mon nom ou à celui de mon mari, ça ne va pas révolutionner ma vie, ça reste une facture ! (Tu comprends l’idée quoi.)
Certains nous appellent parfois Madame et Monsieur Plumechon. J’avoue que ça me plait bien mais ça reste plus anecdotique qu’autre chose. Parfois, on appelle Monsieur Plumechon « Monsieur Plumetis » et ça me fait le même effet. C’est un joli rappel du fait qu’on soit marié et c’est souvent dit dans cette optique, soit quand ça discute mariage, soit pour se taquiner gentillement entre jeunes mariés et futurs mariés.
Quant à la question du nom des enfants, elle viendra quand ce sera d’actualité. Bref, pas de prise de tête en somme. 🙂

le 08/05/2017 à 10h15 | Répondre

Emmanuelle Merteuil

Merci pour cet article très juste ! (et, je trouve, très respectueux).
Je vais aussi garder mon nom (notamment pour raisons professionnelles, mais perso en premier, le pro me servira un peu d’excuses pour ceux qui ne veulent pas l’accepter) mais je n’ai aucun problème avec celles qui veulent prendre le nom de leur mari. Ce qui m’énerve par contre c’est d’entendre « mais je suis obligée de le prendre » ou « quoi ?! tu prends pas son nom mais pourquoi tu te maries ? » d’où l’intérêt de ce genre d’articles pour rappeler la vérité 😉
Plein de bonheur à vous 😉

le 08/05/2017 à 11h06 | Répondre

Mzlle Ponygraphe

Merci pour cet article, je suis justement en train de me renseigner là dessus (mais en France) 😊
Pour ma part, abandonner mon nom me gêne un peu : toute mon adolescence il a été un peu « compliqué » à assumer (j’ai vécu les blagues en tout genre sur mon nom ET mon prénom) et depuis cette phase la, je l’assume pleinement ! Mais en même temps je voulais que la société voit que l’on est ensemble (habitant ensemble depuis 3 ans, dont 1 an et demi sans que je sois sur le bail ou les factures – vu que j’ai emménagé chez lui – on a connu quelques déconvenues).
En même temps, sa famille est très très grande, et plutôt connu dans la région. Rien que lors des mails pour les recherches de salle « Monsieur ne serait pas le fils de V. ? On les connaît très bien, ah donc vous êtes sa fiancée… »

Quand j’en ai discuté avec le chéri, il m’a dit ne pas trop aimer les noms composés (et je le comprends), et ca l’embête pour les enfants plus tard (toujours le soucis de si notre enfant a 2 noms et a des enfants avec quelqu’un ayant 2 noms ou même 1 nom, ce sera compliqué pour leurs enfants…). Mais il a dit qu’il pouvait prendre mon nom ! Ça ne le dérange pas, il n’est pas particulièrement attaché à son nom parce que pour lui peu importe notre nom, on sera mariés et c’est tout !
Donc la j’ai plein de possibilités (sachant qu’en nom composé ce serait MonNom – SonNom parce que ça sonne mieux) et je sais pas quoi choisir 😅
Il faut que je consulte un peu mieux les articles parlant des différences et de l’emploi du nom d’usage et du nom de naissance !

le 08/05/2017 à 11h52 | Répondre

Madame Caramel Beurre Salé

Article très interessant. Il y a 2 ans, c’était un non ferme pour moi de changer de nom. Aujourd’hui, je peste auprès de ma banque parce qu’ils ont accoler les 2 noms alors que c’est vicéral, je ne veux plus porter mon nom de jeune fille, et je suis bien contente qu’en France on ait le choix, contrairement à vous en Belgique.
C’est mon choix qui est guidé par mon histoire personnel, mais j’en reparlerai surement à la fin de mon récit.

le 08/05/2017 à 13h05 | Répondre

Madame Loup

OUI. Merci, merci merci ! Ton article est très complet et je suis sûre que beaucoup plus de monde qu’on ne le pense se reconnaîtront dedans ! Je ne vais pas m’étaler davantage car je suis d’accord avec 100% du contenu de ton article ! Pour notre part nous avons choisi d’adopter nos deux noms accolés en nom d’usage (encore faudrait-il que l’on passe à l’action administrativement haha)

le 08/05/2017 à 13h18 | Répondre

Madame Suzette

Je suis en désaccord avec toi sur un point important Mlle Orphys : non avant les années 1970 les femmes ne restaient pas toutes à la maison ! Au contraire la grande majorité d’entre elles travaillaient même si elles n’étaient pas salariées : travail à la ferme ou dans le commerce du mari (comme toutes mes aïeules d’ailleurs). (Et elles connaissaient elles aussi la double journée du coup). Faisant donc partie de « l’entreprise familiale », porter le nom de la famille de l’époux était logique. Seules les femmes de la moyenne / haute bourgeoisie ne travaillaient « pas vraiment ». (Et encore elles géraient souvent toute l’organisation et la logistique). Voilà c’était la minute féministe 😊

le 08/05/2017 à 19h00 | Répondre

Béré

Perso, moi je suis Madame Son nom + mon nom, car nous avions déjà décidé cela pour nos enfants nés avant le mariage et même si c’est long, c’était pour nous le meilleur compromis.
Par contre Monsieur s’appelle toujours M . Son Nom et c’est donc lui qui n’a que partiellement le même nom que ses enfants.

je voulais ajouter au débat concernant ce point de nom dans les autres pays. Dans la famille de mon mari en Italie du sud, les femmes gardent toujours leur nom de jeune fille toujours toujours… ça me fait toujours sourire de le voir afficher très largement sur les boites aux lettres etc…

le 09/05/2017 à 10h54 | Répondre

Alexandra

Très heureuse de lire un article sur ce sujet, j’ai souvent l’impression d’être un extraterrestre à garder mon nom de naissance après le mariage !!
Je vais parler d’un cas différent, puisqu’avec mon chéri, nous sommes tous les deux francais et nous nous sommes mariés à la mairie en Allemagne.
J’ai souhaité ne pas changer de nom d’usage pour 2 raisons :
La première, je suis allergique à la paperasse, je repousse toujours les choses, et ca ma fatiguait déjà à l’avance de penser à tous ces changements à effectuer.
La deuxième, c’est que le système allemand est différent du système francais. Ici, quand un conjoint change de nom lors du mariage (ca peut être l’homme, comme la femme), il change d’état civil : son nom de naissance est effacé et remplacé par son nom d’époux !!
Et j’avais vraiment peur que ca pose des problèmes entre la France et l’Allemagne (donc que je sois reconnue comme Mme MonNom en France, et Mme SonNom en Allemagne).
Peut-être que d’autres personnes expatriés en Allemagne l’ont fait sans avoir aucun problème, moi j’ai préféré ne pas me compliquer la vie.
Concernant le Mlle/Mme, pas de problème, puisqu’ici, c’est officiellement « Frau » pour toutes les femmes dès la naissance !
Il nous reste un point à clarifier avec mon mari, et pour lequel on a pas encore decidé : quel nom porteront nos enfants ?
Mais il nous reste encore quelques années pour y réfléchir ;-))

le 09/05/2017 à 11h43 | Répondre

Dawn

Nous nous sommes mariés l’année dernière et nous avons tous les deux décidé de garder nos noms 🙂
Dans notre entourage, beaucoup de gens ont été surpris de ma décision car ce n’est pas courant. Mais comme je suis quelqu’un qui n’aime pas suivre « les traditions » si l’on n’en a pas envie et que j’ai un fort caractère, j’ai tenu bon !
Pour moi, c’était impossible de changer d’identité. J’ai toujours été « Monprénom Monnom », ce n’est pas maintenant que j’allais m’appeler autrement ^_^

le 09/05/2017 à 13h25 | Répondre

Mademoiselle Piglou

Super article! Pour ma part je m’étais fait à l’idée de changer de nom car je voulais qu’on porte le même nom avec mon futur mari et ayant un nom de famille composé je ne me voyais rajouter le sien en plus à la fin. Mais c’était sans compter chéri qui a insisté pour que je garde mon nom car il voyait bien que ça me peinait un peu. Du coup on a décidé suite à sa proposition de changer tous les deux notre nom, le sien en premier puis le mien qui suit, un nom à rallonge donc mais le nôtre à nous 🙂

le 10/05/2017 à 22h13 | Répondre

Mademoiselle Ophrys

J’attendais un peu pour répondre afin de voir la tournure des commentaires, j’avoue que j’étais un peu tendue étant donné que j’ai pris le contrepied de ce qui se fait habituellement (même si j’ai essayé d’être la plus respectueuse possible)…

Et en fait pas du tout, vous avez toutes exprimé votre point de vue sereinement et respectueusement, même s’ils différaient du mien et/ou des autres commentaires et je vous remercie beaucoup !

Car bien sûr lire des chroniques c’est chouette, mais donner son avis en commentaire c’est encore mieux car ça laisse une trace de votre passage.
Sachez que pour nous les chroniqueuses, c’est extrêmement gratifiant de voir que vous avez pris le temps d’écrire un commentaire pour nous donner un avis sur la chronique, ou pour nous raconter ce que vous avez fait dans notre cas, voire pour ce genre de sujet ça devient un vrai échange d’espace et j’en suis ravie !

Pour faire un tour global des différentes remarques :

Les deux solutions les plus neutres selon moi sont donc :
– 1) ne pas prendre de nom d’usage (c’est la plus simple mais aussi la moins « symbolique » du mariage) ou
– 2) que les deux époux (pas juste la dame) utilisent un nom d’usage, de préférence leurs deux noms accolés (mais c’est aussi une solution « compliquée », surtout si l’on envisage la même solution pour les enfants, comme le disait Melle rationnelle).

Après je peux tout à fait comprendre que certain(e)s tiennent très fort à leur nom et ne veulent pas le laisser tomber, ou à l’inverse ne rêvent que de prendre le nom de leur cher /chère et tendre (en cas de nom « moche », difficile à prononcer ou simplement par souhait de s’éloigner des souvenirs familiaux).
Chacun et chacune doit pouvoir faire un choix sans pression sociale (habitude de société patriarcale), ni des familles, et encore moins de la part du conjoint / de la conjointe.

Et pour répondre aux personnes qui disent qu’elles ont du mal à « prouver » la filiation avec les enfants si toute la famille ne porte pas le même nom, je vous répondrai qu’en Belgique (et surement dans d’autres pays aussi) où on ne change/rajoute aucun nom après le mariage, ça fonctionne très bien et la société ne s’est pas encore écroulée ^_^

le 19/05/2017 à 15h13 | Répondre

Mademoiselle Viking

Tiens, j’avais loupé cet article, hyper intéressant! Et tu sais quoi? Il vient de me rendre un énorme service. J’avais pour ma part dans l’idée d’utiliser mon nom comme « middle name » et son nom comme nom légal, histoire d’adopter le sien tout en gardant une trace du mien. SAUF QUE grâce à ton article, j’ai voulu en savoir plus sur la loi suédoise et j’ai découvert qu’à partir du 1er juillet 2017, l’option que pour laquelle j’avais opté n’est plus acceptée! Et l’administration suédoise n’a pas jugé utile de m’en informer lorsque je leur ai fait part de mon choix, donc un grand merci à toi!

le 21/05/2017 à 19h02 | Répondre

Mademoiselle Ophrys

Je suis très contente que mon article t’ait été utile !
Et finalement tu as choisi quoi comme option parmi ce qu’il restait ?

le 22/05/2017 à 11h33 | Répondre

Mademoiselle Viking

Eh ben maintenant je ne sais plus quoi faire 😕 , mais je ne suis pas obligée de décider avant le mariage apparemment

le 23/05/2017 à 13h41 | Répondre

Mademoiselle Ophrys

Bon la bonne nouvelle c’est que tu ne dois pas te dépêcher de prendre la décision, ça vous laisse le temps d’en discuter ensemble.

le 23/05/2017 à 13h51 | Répondre

Mademoiselle Québec

Au Québec (mais pas dans le reste du Canada), la question ne se pose même pas pour moi car depuis 1981 les femmes ne peuvent plus prendre le nom de leur époux, même en nom de famille composé. Mais comme je suis très « vieux jeu » sur beaucoup de points, j’aurais aimé pouvoir porter le nom de chéri (lui qui vient de France trouve ça un peu aberrant que je ne puisse choisir ici).

Alors je vais devoir me résigner à l’utiliser seulement lors de réservations au resto par exemple 😉

le 22/05/2017 à 15h03 | Répondre

Mademoiselle Ophrys

Tout comme en Belgique, on ne fait pas d’ajout de « nom d’usage » et on garde son « nom de naissance » comme seule appellation tout au long de sa vie.

Perso le fait d’utiliser le même nom pour les réservations au resto me suffit amplement, mais nous n’avons pas toutes les mêmes désirs ^_^

le 22/05/2017 à 15h14 | Répondre

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