Carnet d’aventure 8 : l’anneau unique… ou pas

Aujourd’hui, je reviens un peu en arrière pour te parler « bague ».

En fait, lorsque je t’ai raconté la demande en mariage de M. Flow, je ne t’ai absolument pas parlé de la bague qui faisait pourtant partie du récit, et qui bien sûr était présente lors de cette jolie soirée.

Oui mais voilà, si je ne me suis pas attardée sur le sujet, c’est parce qu’il s’agit d’une très grosse déception que j’ai eu beaucoup de mal à digérer. C’est donc pour ça qu’aujourd’hui, je reviens tout t’expliquer.

 

Crédits photo (creative commons) : Unsplash

Prémisses

L’histoire de cette bague commence quelques temps avant la demande, pour ne pas dire bien avant. Pour fêter mon 25e anniversaire, j’avais dans l’idée de m’offrir une bague pour marquer le coup. Celle dont je rêvais serait une bague fine en or blanc, que dominerait une jolie améthyste. Pourquoi m’étais-je mise une telle idée en tête ? Simple réponse : le violet est ma couleur de prédilection, et l’améthyste, cela va de soi, ma pierre préférée.

Oui mais.

Forte de mon idée, (tu commences à présent à cerner mon caractère un peu obstiné), je me décide de faire le tour des bijouteries en compagnie de ma maman et de ma sœur pour trouver mon bonheur. Et c’est là qu’intervient le premier « oui, mais ». Voilà un premier état des choses : il n’y a pas vraiment de modèle qui réponde à ma demande, déjà parce que d’une part, l’améthyste est souvent sertie sur de l’or jaune, ce que je ne mets pas du tout, et d’autre part, lorsque j’en trouve, soit elles ne sont pas fines, soir elles sont en argent (ce qui malheureusement m’occasionne souvent une réaction allergique).

Après ce premier constat, je décide de déambuler dans le magasin : après tout rien n’empêche de trouver autre chose. Et là, miracle… Mon cœur fait un bond en découvrant le diamant, mais encore une fois, pas le traditionnel, car celui qui fit battre mon cœur fut le diamant noir. J’ai des cœurs dans les yeux et furète pour trouver un modèle qui me convient. J’en trouve plusieurs, jolis, fins, en or blanc et m’empresse de les essayer… Pour être à nouveau déçue. Non que les modèles ne fussent plus jolis, au contraire, mais soyons honnêtes, ils ne m’allaient pas. La vendeuse devant mon air dubitatif, me propose d’autres modèles bien plus larges. J’ai beaucoup de difficultés à les aimer de prime abord, mais j’accepte tout de même de les essayer. Et là, j’ai un véritable coup de cœur pour l’une d’elle, en pavage alterné blanc et noir ajouré. Mais l’addition est salée, et mes finances ne me permettent pas cette folie. Avec un gros soupir, je laisse donc ma précieuse au magasin, l’observant souvent avec envie au rythme de mes passages devant la vitrine.

Facilité et déboires

Tu comprendras donc aisément que pour M. Flow, il fut très facile de choisir « LA » bague qui ornerait fièrement mon doigt en attendant notre mariage. Alors je sais ce que tu vas me dire. Elle est très large et je ne pourrais pas la porter avec mon alliance. J’en ai toujours eu conscience, et n’étant pas particulièrement portée sur les traditions, je n’avais aucun problème à me dire qu’une fois mon alliance au doigt, ma bague de fiançailles passerait à l’autre main. Je n’avais aucun problème non plus avec le fait qu’elle ne ressemblait en rien à une bague « traditionnelle » de demande en mariage.

Bague Mlle Solène

Crédits photo : Photo personnelle

Bien sûr, tu t’en doutes, si je parle d’elle au passé, c’est que notre belle histoire d’amour (je parle bien de celle entre ma bague et moi, hein, ne te méprends pas…) n’aura été que de courte durée…

Un jour, alors que j’admirais ma précieuse, je m’aperçois que l’une des serres est vide de son diamant. Je panique, je râle, je culpabilise à l’idée d’avoir malmenée ma précieuse, au point d’avoir perdu une pierre. Le vide étant sur le côté du pavage, je soupire tristement et me réconforte en me disant que cela ne se voit pas et qu’ à présent, je prendrai encore plus soin de mon précieux bijou.

Les jours passent et une nouvelle catastrophe s’abat sur ma bague : cette fois, l’or est cassé en plusieurs endroits, et à bien y regarder, l’une des lignes de pavage a tout bonnement disparu, sans compter les pierres qui sont de moins en moins nombreuses. C’en est trop… Je fonds en larmes. Cela n’est pas possible, j’en prends le plus grand soin…

Puis ma détresse fait place à la colère et je décide de me rendre dans la bijouterie où M. Flow l’a achetée.

Es-tu bien assise ? Car ce que je vais te raconter fait froid dans le dos.

La première conseillère que nous voyons observe la bague, qui fort heureusement, est toujours sous garantie. Elle nous propose donc de la changer, avec un délai d’un mois. Elle nous informe qu’il s’agit là d’un défaut de fabrication. En attendant, elle me laisse ma « bague » (peut-on vraiment l’appeler ainsi ?) et nous recontactera pour l’échanger lorsque l’autre sera là.

Un mois plus tard, n’ayant toujours aucune nouvelle, nous décidons de retourner à la bijouterie pour voir ce qu’il en est. Nous sommes reçus par une autre vendeuse à qui nous expliquons la situation. Elle nous dit que la demande d’échange n’avait pas été validée. Elle complète également, en observant ma bague, qu’il serait nécessaire de demander un renforcement, afin d’éviter qu’elle ne s’abîme dans le temps. Avec tout cela, il nous faut donc patienter de nouveau trois semaines, et compléter l’addition par le prix du renforcement.

Un mois plus tard, la bague est enfin arrivée, c’est d’ailleurs le directeur du magasin qui nous reçoit, sauf qu’appuyé de l’avis d’une vendeuse, il nous met en garde lorsqu’il apprend son utilité première. Cette bague réagira de manière similaire à l’autre, car ce n’est pas une bague de fiançailles. Elle est moins solide et ne doit être mise qu’une ou deux fois par an.

Oui, tu lis correctement. Une ou deux fois par an.

Je suis abasourdie. Une bague de ce prix, à mettre très occasionnellement ? Incroyable. J’avais tout à fait conscience qu’il ne s’agissait pas d’un solitaire traditionnel, mais tout de même !

Il me laisse le choix en toute franchise : je peux échanger ma bague contre la nouvelle commandée, qui ne survivra pas malgré le renforcement ou, je peux partir sur un autre modèle. Nous décidons, avec M. Flow de prendre le temps de la réflexion, quelques jours, afin de digérer cela. À cet instant, je suis furieuse. Mais je dois me rendre à l’évidence : je ne veux pas porter ma bague de fiançailles une ou deux fois par an.

Nous retournons donc une fois de plus dans la bijouterie afin d’échanger la bague contre une plus traditionnelle. La vendeuse qui s’occupe de nous est adorable, très patiente et de très bons conseils. Elle sent chez moi une certaine réticence, due à ma déception. Après plusieurs essais infructueux, elle finit par me convaincre avec un argument de poids : l’avantage du solitaire traditionnel, c’est qu’il se porte généralement avec l’alliance, et vu sa sobriété, l’on peut se permettre d’avoir une alliance qui sorte du commun. Avec cette petite idée faisant son chemin, nous essayons quelques modèles d’alliances très sympas qui finissent de me convaincre. Je finis par me laisser séduire par un joli solitaire simple.

Bague Mlle Solène

Crédits photo : Photo personnelle

Aujourd’hui, j’adore ma bague de fiançailles, malgré sa simplicité, et je suis ravie à l’idée de la porter à côté de mon alliance, beaucoup moins traditionnelle… Mais ça je t’en reparlerai, promis !

Suite à mes péripéties, voici donc quelques conseils pour toi (ou ton chéri s’il choisit la bague pour toi) que j’ai pu glaner ça et là après toutes mes péripéties, au gré de mes discussions avec des gens du métier…

  • Expliquer au vendeur l’utilité de cette bague : comme tu vois, certaines ne sont pas faites pour être portée chaque jour. Il te faut un modèle dont l’anneau est assez résistant, d’où les modèles type solitaire.
  • Essayer le modèle ou un modèle similaire : il y a des silhouettes de mains différentes et tout comme les robes, certains modèles conviennent à notre morphologie et d’autres non. Assure-toi donc que tes envies collent à ta morphologie « manuelle ».
  • Éviter les modifications sur un modèle existant (conseil exclusif de Mlle SaSoeur, qui  a une formation de bijouterie) : si le modèle ne te va pas niveau taille, ne fais pas de mise à taille. Cela fragilise le métal et fait sauter les pierres du pavage.
  • Prendre soin de son bijou : une base, pour certaines certes, mais si comme moi tu ne portes jamais de bague, il faut que tu le saches : on enlève une bague pour prendre une douche ou se laver les mains (éviter donc le savon et l’eau), pour faire le ménage (éviter les produits d’entretien) et pour dormir (éviter de déformer la bague et donc faire sauter les sertis).
  • Acheter chez un gémologue ou une petite bijouterie, et éviter les grandes chaînes : et oui, tu y gagneras au niveau qualité/prix et professionnalisme, car malheureusement tous les vendeurs des grandes chaînes ne sont pas des professionnels de la bijouterie, et peuvent t’induire en erreur…

Voilà j’espère avoir pu t’aider en te racontant les mésaventures et en te prodiguant ces quelques conseils…

Et toi ? As-tu choisi ta bague de fiançailles ou ton fiancé t’a-t-il fait la surprise de te choisir celle qui te correspondait le mieux ? As-tu aussi eu des déboires ? Raconte-moi vite !



8 commentaires sur “Carnet d’aventure 8 : l’anneau unique… ou pas”

  • Alors moi ce fut une surprise totale c’est chéri qui a choisi seul ma bague ! C’est en or blanc sertie de 5 diamants en forme de fleurs! Elle est juste magnifique. … chéri est le spécialiste des surprises.

    • Oh ! Ca a l’air très joli dit comme ça. J’aurais adoré avoir la surprise mais je n’arrive pas à cacher ma déception quand j’en ai une… mais si comme toi il tombe juste, ce doigt être un moment parfait ! Comme tu as de la chance et tu as du être très heureuse !

  • Bon, ton histoire se termine bien (j’ai eu peur de pire) : ta bague était toujours sous garantie et tu as pu l’échanger. Quand on a choisi les alliances, j’étais attirée par des bagues fantaisies (qui n’étaient pas vendues en tant qu’alliance) mais le joaillier m’a bien averti que ce genre de modèle ne se porte pas tous les jours. Personnellement, je trouve dommage de porter les deux bagues au même doigts, ça ne les mets pas en valeur. Du coup, je porte l’alliance au doigt habituel et l’autre bague au majeur de la même main (pour que ça ne gêne pas, il faut que la bague soit fine) et j’en suis ravie. Pour la taille, la joaillière n’a pas fait une « mise à taille », elle a fabriqué le modèle à la bonne taille, et du coup c’est parfait.
    Ton solitaire semble très beau, et n’a pas l’air si simple que ça. Tu nous montreras une photo plus grande, dis ?

    • Porter les deux bagues à deux doigts différents ne me gêne pas non plus d’ailleurs je n’ai pas encore décidé de ce que je ferai même si mon alliance à été choisie pour être en accord avec ma bague de fiançailles, on verra donc le jour j! C’est bien que ton joaillier t’es mise en garde, j’aurais aimé que le mien en fasse autant! Pour les alliances nous avons décidé de les choisir chez un spécialiste et promis, je vous les montrerai, ce qui permettra aussi de voir la bague de fiançailles de plus près…

  • C’est un peu mon regret de ne pas pouvoir porter ma bague de fiançailles au même doigt que mon alliance. C’est abusé pour ta bague, une bague qu’on peut mettre que quelques jours par an je ne savais même pas que cela existait vu le prix c’est abusé. Ta nouvelle bague de fiançailles est très jolie aussi est reprend le côté noir de ta première.

  • Je comprends les conseils des professionnels, mais j’avoue que je n’envisage pas d’enlever ma bague de fiançailles pour me doucher, ni pour faire le ménage, ni pour jardiner d’ailleurs … on a mis le prix, c’est pour qu’elle me suive partout.
    Et j’ajouterais un dernier conseil : surtout ne pas faire graver les alliances tout de suite. Les porter d’abord qql semaines ou mois, pour être sûr que c’est la bonne taille. Oui car nous avons dû faire remettre à taille nos alliances après le mariage car le jour de l’essayage, nous avions trop chaud et on nous a mal conseillés sur la taille, et du coup, quelques mois plus tard, cela n’allait pas. Sauf qu’une alliance déjà gravée n’est pas échangeable ! donc remise à taille obligatoire.

  • Attention, petite faute : on dit « au gré » et non le grès qui est une roche. ^^

    Merci pour tous ces bons conseils que j’ai lus attentivement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *