Blanche-Choubi et les 7 robes – Partie 1

Aujourd’hui, je vais te parler d’une étape cruciale du parcours du combattant de toute mariée en devenir : le choix de la robe.

Je t’avais tenue en haleine dans ma chronique de présentation en te laissant supposer que j’avais acheté 7 robes… Tu croyais certainement qu’il s’agissait d’une vile stratégie pour t’inciter à lire mes autres articles ? Tu pensais être déçue (que dis-je, terrassée de désespoir) en te rendant compte qu’en réalité, j’avais simplement hésité entre plusieurs robes, avant de choisir l’élue ? Que nenni ! J’ai bel et bien acheté 7 robes différentes.

Actuellement, il m’en reste deux et demi.

Je précise tout de suite, pour épargner les âmes sensibles, qu’aucune robe n’a été découpée durant la rédaction de cet article pour me permettre d’arriver à un tel résultat (encore que…) et également que mon budget robe de mariée n’est pas celui de Kim Kardashian. Je t’intrigue ? Tant mieux ! Ne t’en fais pas, j’y reviendrai… Pour l’instant, poursuivons !

C’est quoi LA robe de mariée ?

Mes envies de robe de mariée ont débuté environ deux ans avant la demande, quand les annonces de mariage de couples d’amis ont commencé à pleuvoir autour de nous (un des trois gros coups de vieux de la vie d’une femme : entre celui où les gens arrêtent de t’appeler Mademoiselle alors que tu n’es même pas mariée et celui où tes amis ont leur 2e bébé alors que tu en es encore à te lever à 14 h du matin le dimanche pour jouer à la Playstation).

Avant ça, pour moi, une robe de mariée, c’était ça :

robes_princesses

Crédits photo : Erea Mariage / Miss Kelly / Kelly Star

Le haut bustier, le bas en forme de A, avec les perles/broderies/plissés (rayer la mention inutile) en option. Et à peu près rien d’autre.

Sans les trouver laides, je me sentais à des années lumières de ces types de robes. Il faut t’imaginer que je porte des jeans 364 jours sur 365 environ, que mes bottes de motard sont mes meilleures amies et qu’il est rare qu’il n’y ait pas une tête de mort quelque part sur mes tenues. Je ne me reconnaissais donc pas du tout dans ce type de robes de mariée classiques et j’avais déjà des sueurs froides en m’imaginant me sentir déguisée un des jours les plus importants de ma vie.

Je ne voulais pas ressembler à une mariée classique, mais je voulais ressembler à une mariée quand même. Quant à l’idée de porter une robe courte ou une robe de couleur à mon mariage, il n’en était pas question : je ne m’imaginais pas me pointer à la mairie autrement qu’en robe longue et blanche (Chiante, moi ? Jamais.).

Non, la robe de mariée n’est pas forcément « classique » !

Et puis j’ai été invitée à plusieurs mariages et je me suis rendue compte qu’il existait tout un tas de styles de robes de mariées différents : mon cas n’était donc pas désespéré !

J’ai donc commencé à parcourir la toile à la recherche de modèles qui me plaisaient (avant de définir le budget… grossière erreur !). Au fil de mes recherches, je suis donc tombée sur ça :

Orlane Herbin, Rime Arodaky, Delphine Manivet

Crédits photo : Orlane Herbin, Rime Arodaky, Delphine Manivet

Gros choc : des robes de mariées qui ne ressemblaient pas à l’idée que je me faisais des robes de mariées !

Des robes légères, aux matières fluides et naturelles, sans multitudes de couches de tissu et fioritures, des dentelles fines et romantiques : tout ce que j’aimais !

J’ai notamment craqué sur les créations de Laure de Sagazan, des modèles rétro-chic et ultra féminins, tout à fait dans l’esprit de ce que j’imaginais pour mon mariage.

Laure de Sagazan

Crédits photo : Laure de Sagazan

Le prix de ces modèles, en revanche, était plutôt rétro-choc : pour une création sur-mesure Laure de Sagazan, compte environ 2 400 euros pour une robe courte et 2 700 euros pour une robe longue.

Ouch ! Ça fait mal. Je suis de celles qui refusent de mettre une grosse somme dans une robe qui ne sera portée qu’un jour. 2 700 euros, c’était impensable. Un rapide coup d’œil chez les autres créatrices dont le travail me plaisait (telles que Delphine Manivet, Rime Arodacky, Orlane Herbin ou Elise Hameau) a suffit pour que le couperet tombe : en dessous d’un budget de 2 000 euros, il ne fallait pas que j’espère approcher ces sublimes modèles, ne serait-ce que du bout de l’orteil.

(La suite de mes aventures robesques me prouvera que j’avais tort de penser comme ça… Mais je poursuis, chaque chose en son temps !)

Pour éviter de me faire encore plus de mal, j’ai donc décidé de m’organiser dans mes recherches et de dresser le cahier des charges de la robe idéale. Après réflexion, j’ai donc décidé que The One répondrait à ces critères :

  • pas de bustier : c’était non négociable. Dans mon esprit, les robes de mariées classiques étaient souvent avec bustier et je ne voulais surtout pas être une mariée classique.
  • des manches : je fais une fixette sur mes bras que je trouve trop boudinous (le terme mignon pour dire gras et flasques), il me fallait donc des manches, mi-courtes ou 3/4, pour les cacher.
  • des matières naturelles : de la soie, du coton, du bambou, peu m’importe, pourvu que ce ne soit pas une matière synthétique qui peut parfois donner un aspect brillant peu esthétique au tissu.
  • une coupe fluide sans effet de volume : même si on dit qu’il faut essayer plusieurs types de modèles avant de définir ce qui nous va ou pas, je sais très bien que je ne serais pas « moi » dans une robe de princesse. Les meringues et les cupcakes, je préfère ça sur le buffet au vin d’honneur que sur moi !
  • un budget à 3 chiffres : je ne voulais pas dépasser le seuil psychologique des 999 euros pour ma robe… Ce critère, décisif pour moi, ne collait pas forcément avec les quatre autres (et j’ai pourtant réussi à les faire (presque) tous cohabiter en un seul et même modèle !).

À la recherche de The One !

Armée de mon cahier des charges et de ma meilleure amie qui préparait également son mariage, je me suis donc lancée à la recherche de The One. À l’occasion d’une ballade à Metz, à environ un an du mariage, nous avons donc décidé de passer les portes de trois magasins de robes de mariées, sans rendez-vous, juste pour tâter un peu le terrain et voir quelques modèles.

La première boutique déstockait ses robes en raison d’une fusion à venir avec une grande chaîne de magasin de mariage. La jeune vendeuse qui semblait complètement débordée n’a pas pu nous recevoir et nous a demandé de repasser quelques heures plus tard (ce que finalement nous n’avons pas fait, par manque de temps). Next !

Le second magasin est une immense boutique sur deux étages, avec de grandes vitrines laissant entrevoir des modèles de robes de mariées assez classiques. Même si le style des robes exposées n’était pas de notre goût, mon amie et moi avons décidé de laisser nos aprioris de côté et avons poussé la porte d’entrée. Une jeune vendeuse sympathique qui m’a semblé avoir la moitié de mon âge a pris le temps de nous recevoir. Il n’était pas possible de jeter un œil directement aux robes dans les rayons mais nous avons pu feuilleter tous les catalogues que nous voulions. Finalement, la vitrine reflétait bien l’esprit de la boutique : des robes bustier ultra classiques, des bouillonnés, des perles, des mitaines… Tout ce que je n’aimais pas. Next !

Le troisième magasin proposait des modèles de la marque Cymbelline, dont le style me correspondait déjà plus. Là encore, impossible de regarder directement les rayons, direction les catalogues. C’est ainsi que j’ai découvert la marque Hervé Mariage et que je suis tombée en pâmoison devant le modèle Margarette :

Hervé Mariage, modèle Margarette

Crédits photo : Hervé Mariage

Et le prix collait (presque) à mon cahier des charges : 1 050 euros. Elle n’est pas belle, la vie ?

Ce qui ne collait pas du tout, en revanche, c’était l’attitude du patron de la boutique. Ayant remarqué mon intérêt pour le modèle, il ne tarde pas à me pourrir mon instant de bonheur. « Vous vous mariez en septembre ? Ah mais non, d’ici là, on aura reçu la collection 2014. Vous ne pourrez plus commander ce modèle là. » Puis il a poursuivi en se demandant pourquoi tant de futures mariées craquaient sur ce modèle en particulier (et en engueulant presque mon amie qui avait naïvement cru que la question s’adressait à nous et tentait d’y répondre).

J’étais presque sûre d’avoir lu des témoignages de mariées qui avaient pu commander des robes de la collection précédente, voire même d’il y a deux ans, mais la décision du patron était sans appel : pas de bras / pas de chocolat, passé septembre / pas de robe de la collection 2013. Indiscutable.

Si j’avais été reçue dans cette boutique par la sympathique vendeuse du magasin précédent, j’y serais revenue en septembre pour voir les collections 2014. Mais l’attitude méprisante et hautaine du patron m’avait donné envie de le frapper avec ses catalogues.

Je me suis jurée en sortant du magasin, de ne plus jamais y remettre les pieds. Et dans aucun autre magasin de robes, par la même occasion. Je n’ai pas envie de choisir ma robe de mariée entourée de gens qui ont le sentiment d’être aussi importants que s’ils vendaient des vaccins contre le SIDA. Finalement, c’est vers le plus grand magasin de robes de mariées du Monde que j’ai décidé de me tourner : Internet !

La suite des aventures de Blanche-Choubi et les 7 robes au prochain épisode !

Et toi, as-tu eu de mauvaises expériences dans des magasins de robes de mariées ? As-tu osé commander ta robe sur Internet ou préfères-tu jouer la sécurité en boutique ? Raconte !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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29 commentaires sur “Blanche-Choubi et les 7 robes – Partie 1”

    • Héhé ! Et tu n’as pas encore tout lu, j’ai encore tout un stock d’expressions vintage à caser dans mes futures chroniques !

  • Mademoiselle Choubi tu as trèèèèès bon goût (comment ça je dis ça parce que nous avons des goûts proches ? Meuuuh non voyons 😉 ) !
    7 robes ? J’ai hâte d’en savoir plus !

  • J’adooooore aussi ce genre de robes! 😀 J’adhère totalement! *yeux en étoiles*
    Et au passage, j’adore aussi tes articles, ils me font bien rire ^_^

  • 7 robes ! C’est quand même super intriguant, j’ai hâte de lire la suite !
    Sinon ça m’a amusée parce que je suis déjà allée plusieurs fois à Metz, et je visualise très bien la seconde boutique dont tu parle ^^

  • toutes ces robes sont superbes!
    étant aussi lorraine,j’ai reconnu les boutiques,et celle du méchant patron,et tu sais quoi j’ai achetée ma robe là-bas!
    mais contrairement à toi j’ai eu une vendeuse super sympa!
    mais j’ai été reçus la première par le patron mais il c’est vrai qu’il est spécial!!
    et je pense qu’il n’y connait pas grand chose!!
    il est là sur son fauteuil à faire le beau!
    de plus c’est spéciale de voir un homme dans une boutique de marié,sur le coup j’était pas à l’aise ( en pensant c’est tout de même pas lui qui va s’occuper de moi!!)
    de plus je vais peut-être te faire rager! mais j’y suis allais en janvier (2014) et la super vendeuse m’a trouvé ze robe (j’avais des envies qui ressemblais au tiennes)donc qui sorte un peut de l’ordinaire et bien c’est une robe cymbeline 2012!!
    alors de ce fait je l’est eu a moitié prix.

    • Tu as bien fait de t’accrocher malgré le contact « spécial » du parton, car ils ont de très beaux modèles ! Ma meilleure amie a également trouvé sa robe dans ce magasin. Et ton commentaire confirme ce que je pensais, on peut bien acheter les modèles de robes des années précédentes !

  • Comme je suis d’accord avec toi !!!
    J’ai craqué quasiment pour les mêmes modèles mais j’ai bloqué sur le budget donc nous allons la faire nous même avec ma grand-mère et mère.
    Effectivement tu réussis bien à nous tenir en haleine : hâte de voir ces 7 robes !!!

  • J’ai hâte de t’entendre sur ton expérience de magasinage sur le net, moi aussi je pense acheter ma robe comme ça, les robe à 4 chiffres ce n’est pas pour moi…

  • 7 robes ?!?! Eu’ effet, il doit y avoir un sacré budget derrière tout ça !! 🙂 Moi il se trouve que j’ai un budget plutot limité et compte acheter ma robe en ligne sur internet. Seul problème la fiabilité des sites de vente :-/ Qu’en pensez vous ??? (Je reconnais que ce n’est certainement pas l’endroit pour demander ça, mais je suis un peu desesperée…) Et avez vous déjà entendu en bien du site « camillerobe.com » ???

  • Très curieuse de lire la suite également ! Je suis tombée en pamoison sur un modèle cymbeline à 4 chiffre… impossible psychologiquement et pour mon budget ! J’ai tâté au magasin d’usin à nemours ils l’auront pas avant 2016 en destockage… dommage parce que y’a des robes anciens modès à 2 ou 3 chiffres là-bas… Du coup j’hésite encore à cliquer sur le net pour acheter ma robe même modèle que mon coup de coeur cymbeline à 4 chiffres mais version fabrication chinoise avec « tissus similaires »…(à 300€ par contre)mais j’ai peur ! J’espère que la suite de ton article me donnera des pistes !

  • Je confirme, chez Hervé, les modèles sont suivis d’un année sur l’autre.
    Internet !!!! méfiance, les sites chinois piquent les photos des créateurs, ça semble être la même robe et au final on vous livre une vulgaire contrefaçon de camelote chinoise.

  • Hé hé j’ai également reconnu la deuxième boutique, par contre la 2 ème j’ai un doute :p .
    Et j’adoooooooore les modèles que tu présentes.

  • Le suspens est terrible ! Tu nous tortures !!!! 7 robes??? Moi j’en suis à 4, dont deux que je ne porterai pas, mais la dernière reçue… Je ne sais pas. Je craque un peu mon slip je crois ! Je veux que ce soit parfait… Mais à petit prix (au moins j’ai eu le coup de coeur pour ma robe de cérémonie civile!)

  • Parfois les vendeurs/vendeuses nous font limite limite pleurer avec leurs commentaires, enfin pleurer ou accusé de meurtre!
    Une vendeuse m’a bien demandé si j’étais enceinte, ok j’ai les hanches large mais bon faut pas pousser non plus! Elle je l’aurais bien tué! >.<#

  • Et bien cette histoire ressemble fortement à la mienne, et ça y’est j’ai trouvé THE ONE comme tu dis. Au départ j’étais partie sur un modèle Hippie Chic et je me suis fixée un budget aux alentours de 500 eur car c’est un mariage civil et je ne voulais pas de robe meringue… Alors bien sûr moi aussi, Delphine Manivet, et les autres, j’adore, mais j’adore pas les prix. J’ai donc commandé sur internet, essayé, renvoyé, bref, et j’ai enfin trouvé la perle rare sur le site YOOX.COM. Je voulais une robe courte, blanche et un peu originale, j’ai trouvé!

  • alors lucie tu as commandé chez camillerobe.fr ou quelqu’un connait ce site? j’ai repéré une belle robe mais j’ai peur de me faire une nouvelle fois arnaquer. merci les filles pour vos témoignages.

  • Salut Didi ! Finalement j’ai eu des soutien financiers supplémentaires, ce qui m’a permis de choisir une magnifique robe en boutique !! En plus je lai choisi pendant les soldes l’été dernier et j’ai eu une remise de -50% 🙂
    Désolée de ne pas pouvoir t’eclairer d’avantage sur le site de CamilleRobe…..

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