Blanche-Choubi et les 7 robes – Partie 2

Aujourd’hui, je vais te parler d’un sujet qui, j’en suis sûre, va te passionner au plus haut point : « Histoire et évolution de la cérémonie traditionnelle du mariage au Royaume de Prusse de 1701 à 1918 ».

Naaan, je déconne (quel boute-en-train cette Choubi !). Je sais bien que tu ne dors plus les nuits depuis que tu as lu la première partie de ma chronique sur la recherche de The One. Je sais que meurs d’envie que je te raconte la suite des aventures de Blanche-Choubi et les 7 nains robes. Bon… tu as de la chance, je suis d’humeur festive aujourd’hui, je me lance.

C’est donc l’histoire de…

Blanche-Choubi et les 7 robes  

Crédits photo : Chez Barbu

Quand je t’ai quittée la dernière fois, j’abandonnais l’idée de trouver ma robe de mariée en boutique et je décidais d’attaquer mes recherches sur le net.

Cette fois-ci, il n’était pas question de baver devant les robes magnifiques mais bien trop chères des créatrices parisiennes. Il me fallait orienter mes recherches en fonction du budget alloué à la robe, soit un prix à 3 chiffres au maximum.

Mais où trouver une robe de mariée jolie, de qualité, et pas chère sur le web ?

Les sites de robes confectionnées en Asie

Si, toi aussi, tu as farfouillé le net à la recherche d’inspiration pour trouver ta robe, tu as du tomber au moins une fois sur un site rédigé dans un français plus qu’aléatoire, proposant des robes de mariées somptueuses à des prix rikiki. C’était sûrement un de ces sites vendant des robes de mariées confectionnées en Asie, qu’on appelle souvent, de façon réductrice, les « sites chinois ».

Il y en a tant que je ne peux pas t’en faire la liste exhaustive, mais parmi les plus connus, on retrouve Light in the Box, Milanoo ou encore Chouchourouge.

Si tu ne connais pas ce type de site, il faut t’imaginer de gigantesques magasins virtuels proposant des milliers de robes de mariées de tous styles, pour la plupart copiées de modèles de créateurs, mais au dixième (voire au centième) du prix de l’original.

Je repère quelques modèles sympas sur Light In The Box. Avant de dégainer la carte bleue, je préfère jouer la sécurité et je recherche sur le net les avis laissés par les acheteuses précédentes. Le bilan est mitigé : on retrouve autant de critiques négatives de clientes déçues que d’avis positifs de mariées ravies de leur robe.

De quel côté de la force vais-je me retrouver ? Les avis négatifs parlent surtout de la mauvaise qualité des tissus. J’ai soudain peur de ressembler à un sapin de Noël enroulé dans une guirlande de dentelle synthétique et brillante. Quant à renvoyer la robe en cas de déception, mieux vaut y renoncer tout de suite : les frais de renvoi en Asie sont élevés et les frais de douane payés à la réception sont perdus.

Même si je sais que plusieurs chroniqueuses Dentelle ont sauté le pas et en sont ravies, je ne me sens pas assez téméraire pour tenter le coup. Pour moi, les sites chinois, ce sera donc : next !

Acheter une robe d’occasion ?

Une robe de mariée n’étant en général portée qu’une fois par sa propriétaire (enfin normalement), je pense donc avoir des chances de trouver une robe sympa et en bon état sur un site d’occasion. C’est donc sur Le Bon Coin que je me mets en chasse des mois avant dès la demande en mariage.

Une robe de cocktail Alain Manoukian me tape dans l’œil, avec son bustier drapé et sa jupe en mousseline.

Blanche-Choubi et les 7 robes

Crédits photo : Alain Manoukian

Bon, ok, elle ne remplit qu’à moitié le cahier des charges… Mais le prix est tellement WTF (un budget à deux chiffres ! Oui, tu as bien lu !) que j’avais envie de lui donner une chance.

Le modèle n’est pas étiqueté « robe de mariée », mais c’est aussi bien pour moi qui redoute un peu de me sentir déguisée. Après quelques échanges avec la vendeuse, j’achète la robe.

À la réception du colis, la robe est en état nickel (j’ai eu de la chance de tomber sur une vendeuse honnête en plus d’être sympa). Elle me va parfaitement, mais… mais voilà, je n’ai pas le coup de cœur. Elle n’a pas le brin de folie que je recherche chez The One. Elle a du style, mais elle est un peu… Timide.

Je la revends au prix d’achat à une autre future mariée qui, je l’espère, aura eu le coup de foudre. Next !

Une robe vintage à recoudre ?

Forte d’une expérience non concluante mais néanmoins sympathique avec Le Bon Coin, je décide d’y retenter ma chance. Et comme je pense être une couturière chevronnée (comprendre que je sais faire des ourlets de pantalon à la machine et repriser des chaussettes), je me dis « Mais ce ne serait pas une trop trop bonne idée d’acheter une robe de mariée vintage pas chère et de la retaper en un modèle ultra moderne et ultra classe ? » En plus, à l’époque je travaillais sur ma thèse de médecine, je n’avais donc QUE ça à faire que de coudre une robe de mariée !

Au fil de mes recherches, je tombe sur un modèle Pronuptia vintage tout en dentelle de Calais, à un prix modique. Je l’achète, toute ravie que je suis de la transformer en une robe sublime à faire pâlir de jalousie Laure de Sagazan elle-même.

Crédits photo : Le Bon Coin

Crédits photo : Le Bon Coin

La robe arrive dans un état plutôt bon pour son âge, malgré quelques trous dans le tulle. La dentelle, bien qu’un peu raide, est vraiment très belle. La doublure, en revanche, est en polyester ultra-rigide et aurait fait une toile de tente parfaite.

Toute folle à l’idée de me lancer dans ce projet un peu foufou au lieu de bosser ma thèse, j’ai filé direct chez Mondial Tissu pour profiter des soldes et chercher du coton pour la doublure.

Imagine-toi qu’on est environ à UN AN de la demande en mariage (oui oui, je suis une femme prévoyante). Imagine-moi maintenant revenir à la maison les bras chargés de tissus et les poser avec la dentelle de la robe sur le canapé d’un air satisfait…

Maintenant, imagine le Barbu, rentrant tranquillement du boulot le soir en se demandant qui de l’hippopotame ou de l’éléphant est le plus fort et tomber nez à nez avec une Choubi, assise sur le canapé, à côté d’une pile de tissus blancs et dentelles immaculées, en train de regarder « 4 Mariages pour une Lune de Miel ».

– Lui (devenant livide) : …

– Moi (le voyant devenir livide) : « Ce n’est pas ce que tu crois. » (c’était bien évidemment ce qu’il croyait)

Véridique.

Vu la situation, à un an de la demande, je ne lui en aurais pas (trop) voulu s’il s’était barré en courant. Il est resté. Du coup, j’ai pu me lancer dans la confection de ma robe l’esprit tranquille.

J’avais oublié un petit détail : coudre une robe de mariée, c’est un MÉTIER. Autant te dire que monter des fermetures éclair et couper une traîne quand on en est au stade “ourlet de jeans”, ça a été la galère. Mais ça m’a fait un bien fou, alors que je m’arrachais les cheveux sur ma thèse, de pouvoir me défouler sur cette robe. Chaque centimètre de tissu cousu me libérait l’esprit. Rien que pour ça, je suis ravie de m’être lancée dans cette demi-aventure.

Je dis demi, parce que je n’ai jamais fini cette robe. En effet, dès que j’ai soutenu ma thèse, je n’ai plus eu envie de poursuivre ce travail de confection. Je n’avais plus besoin de ce défouloir.

Quelques mois après ma soutenance de thèse, le Barbu m’a demandée en mariage. J’ai eu envie d’une vraie robe, faite par une vraie couturière. Et j’ai soigneusement rangé la demi-robe dans mon placard, où elle sommeille toujours, en attente d’une nouvelle vie…

Peut-être que je ne la finirais jamais, peut-être que j’aurais envie de la reprendre un jour. En tout cas, grâce à cette robe, j’ai sacrément progressé en couture ! Elle aura eu pour moi, d’une certaine façon, un rôle de Prof.

Les recherchent continuent…

Après deux expériences peu concluantes sur Le Bon Coin, j’ai décidé de stopper là avec les robes d’occasion (à l’époque, je ne connaissais pas le site Mademoiselle Dentelle et sa super rubrique Annonces Dentelle. Heureusement, sinon je crois que ma chronique se serait intitulée Blanche-Choubi et les 118 robes.)

Je devais donc chercher ailleurs. Je ne voulais ni d’une robe confectionnée en Chine dont le rendu serait aléatoire, ni d’une robe d’occasion. Je voulais une robe originale, stylée, pas trop chère, qui fasse mariée mais pas trop, dont je serais sûre de la qualité et que je pourrais renvoyer sans souci si elle ne me plaisait pas. Facile !

Et c’est ainsi que Blanche-Choubi se mit en quête de sa robe charmante, parmi les e-shop des… marques de prêt-à-porter !

La suite au prochain épisode !

Et toi, es-tu tentée de commander ta robe sur un site asiatique ou un site d’annonces entre particuliers ? Ou peut-être l’as-tu déjà fait ? Tu préfères jouer la sécurité et acheter ta robe en boutique ? Raconte !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Pssst ! Tu as vu la nouveauté de Petit Mariage entre Amis ? Ce sont les “Petits Tattoos” ! Nous sommes totalement conquises chez Mademoiselle Dentelle : c’est une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



7 commentaires sur “Blanche-Choubi et les 7 robes – Partie 2”

  • Ha oui je comprends mieux l’intitulé ” Blanche-Choubi et les 7 robes” ^^
    Il en reste donc 5 à découvrir !
    Ta chronique me fait bien rire en tout cas 😀
    En ce qui me concerne, je serais volontiers passée par un site de robes d’occasion si je n’avais pas trouvé ma précieuse si tôt en boutique ^^

  • Hâte de découvrir les 5 nouvelles aventures !!! Un article qui sait nous tenir en haleine. L’aventure Prof ne me rassure pas puisque c’est la solution que j’ai choisi…mais bon je serais aidée.

  • Le plus fort entre l’hippopotame et l’éléphant, c’est encore le rhinocéros ! 😀

    Eh bien, que de rebondissements robesques ! Alors, quelles seront donc les 5 prochaines robes ? Suspens ! 🙂

  • Ils sont chouettes les dessins de ton Barbu ! Tu nous tiens en haleine. J’espère que le suspens va bientôt être levé ! …. 🙂

  • hahan … un vrai feuilleton ! j’adore

    on a choisi les “robes chinoises” pour mes témouines qui confondent témoin et demoiselle d honneur. elle se sont concertées et ont ht la meme robe sur “maysange.com” .
    aucun soucis, belles robes arrivées a temps, pas de frais supplementaires et tout le monde est ravi .
    du coup apres j’ai pris tous mes accessoires ( voile , moumoute a epaule, etc … sur ” light in the box,” et tout ce que j’ai reçu me convient tres bien.

    a tres bientot pour la suite de tes robes

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