Le casse-tête du photographe lorsque l’on est amateur de photographie

[Lorsque tu liras cet article, je serai devenue une Madame aux yeux de la loi, gniiii !]

Je partageais récemment avec toi le « top 5 » de nos priorités, où la photographie occupe une place de choix. Une fois le lieu de réception réservé, nous nous sommes rapidement mis en quête du photographe qui nous accompagnerait tout au long de cette journée.

La première chose que l’on s’est dit avec M. Golf a été : « Ça ne va pas être simple de trouver notre perle rare… »

Pourtant, j’ai toujours eu l’impression que ce choix était une évidence pour les mariés, qu’il tombait sous le sens, comme un coup de foudre à la fin d’une comédie romantique bien ficelée. « Rooh quand même, ce n’est pas si compliqué : il y a les annuaires en ligne, les blogs mariage, les réseaux sociaux…. C’est choisir un(e) seul(e) photographe – et renoncer aux autres – qui est difficile ! »

Une utopie pour des connaisseurs ?

M. Golf pratique la photographie depuis plus de dix ans. Il connaît bien les différents appareils, leurs capacités et les outils informatiques de traitement associés (Photoshop, Lightroom, DXO). Il photographie des paysages à chaque sortie nature ou urbaine, tant lors de nos voyages qu’au quotidien. Il est devenu le photographe attitré pour tous les événements familiaux : Noël, anniversaires, baptêmes… Bref, il maîtrise !

Je ne résiste pas à l’envie de partager avec toi quelques unes de ses photos. Sauras-tu reconnaître dans quels pays ont été capturées ces images ?

Crédits photo : Photo personnelle

Crédits photo : Photo personnelle

Crédits photo : Photo personnelle

Pssst… tu trouveras les réponses en fin d’article !

À force de lire des critiques photographiques dans des magazines de référence, comme Chasseur d’images pour n’en citer qu’un, il a affiné son œil et son esprit critique. Et le mien, par la même occasion !

Avant, les défauts d’une photo ne me sautaient pas aux yeux. Maintenant oui. Un point de netteté mal réglé, une photo très contrastée au traitement post-production, des zones « brûlées » dans le ciel, ou encore un flash trop puissant. Nous voyons tout. Bref, nous sommes devenus exigeants sur la technique photographique.

Et je peux t’assurer que c’est un lourd fardeau à porter (quoi, j’exagère ?!) lorsque tu te lances à la recherche de ton photographe de mariage… mais aussi, et surtout, un atout de taille (contradiction quand tu nous tiens…) ! Je te raconte ?

À la recherche de notre pépite !

Après avoir longtemps flâné sur les blogs de mariage, je pars – sérieusement cette fois-ci – à la conquête de notre pépite.

Fine art, Drama… je découvre grâce à un article de La Mariée Aux Pieds Nus qu’il y a plusieurs styles de photographie de mariage. Qu’importe le style, nous laisserons parler notre sensibilité, car au-delà de la technique, nous sommes convaincus que la photographie est une affaire d’œil, de regard et d’émotion capturée. Une histoire de perception, en somme.

Toujours est-il que la technique reste notre « point d’entrée » : si nous voyons des défauts photographiques au premier coup d’œil, l’émotion ne viendra pas au second.

On a rapidement la forte impression qu’il existe deux « mondes », entre lesquels la frontière est assez évidente :

  • D’un côté, les photographies à défauts techniques et au regard sans originalité, qui évidemment ne nous plaisent pas.
  • De l’autre, les photographies sans défauts techniques apparents, dotées d’un vrai travail de traitement en post-production, qui présentent un œil photographique et font vivre une émotion, que l’on retrouve notamment sur Instagram et la blogosphère et pour lesquelles les tarifs s’envolent trèèèèès hauts. Aïe !!

Ceci dit, il nous paraît tout à fait logique de « mettre le prix » pour un regard photographique et une notoriété. Plus la réputation est aboutie, moins le risque encouru (i.e. d’avoir des photos de mariage qui te déçoivent, ou qui ne couvrent pas la totalité de l’événement) est élevé, après tout !

Alors, que choisir ?

Quand l’idée d’une vidéo de mariage (re)surgit…

Si tu te souviens bien, nous n’avions pas prévu de faire appel à un vidéaste dans notre budget prévisionnel (doux rêve, quand tu t’éloignes…). C’était sans compter le piège de la toile… Au fil de mes recherches, je me laisse inévitablement transporter – et émouvoir, parfois – par les vidéos de mariage d’inconnus. Quel magnifique souvenir vivant de la journée, si complémentaire de la photographie !

Lorsque j’étais petite, j’adorais visionner en boucle la cassette VHS du mariage de mes parents. J’avais l’impression de vivre le moment avec eux, des années plus tard. Dans les années 80, c’était loin d’être aussi répandu qu’aujourd’hui, voire rarissime ! Une des témoins de ma maman travaillait dans la production audiovisuelle et lui avait fait le joli cadeau de filmer la journée avec son caméscope. Ces sourires sublimés au ralenti, ces petits mots bienveillants capturés au détour des conversations entre invités… Des perles brutes ! Moi aussi, je voudrais partager ça un jour avec nos futurs enfants.

Il ne m’en fallait pas davantage pour être conquise, mais beaucoup plus pour convaincre M. Golf d’exploser le budget à M – 15… Lui qui est « très photos » ne voyait pas l’intérêt « d’avoir un DVD que l’on ne regardera jamais ».

« Mais si, mon chéri, à chaque anniversaire de mariage ! » *cœurs dans les yeux*

via GIPHY

Ce n’était pas un « non » catégorique, plutôt un « non, on verra plus tard ». Nous avons donc convenu de revoir le budget photographie légèrement à la baisse, pour nous laisser une marge nécessaire au cas où nous craquerions pour un vidéaste (pour rappel, notre budget photographie s’élevait à l’origine à 1 900€ maximum, du cocktail jusqu’au début de la soirée, séance engagement comprise).

Il nous fallait donc partir à la chasse d’un(e) photographe dont les photos nous plaisaient tant techniquement qu’émotionnellement, pour 1500€ maximum. Challenge accepted !

Alors, quelles solutions pour un bon photographe dans un budget maîtrisé ?

Crédits photo (creative commons) : Md Iftekhar Uddin Emon

Exit les photographes mis en avant sur les blogs tendance, trop « hors (nouveau) budget ». Plusieurs possibilités s’offraient à nous :

  • Option 1 : prendre le risque d’embaucher un photographe débutant dans la profession, chez qui on identifie un vrai regard photographique, une qualité d’écoute. Bref, du potentiel !
  • Option 2 : opter pour un photographe frontalier, chez qui les charges et le coût de la vie peuvent parfois être inférieurs (si tu as suivi le début de mes aventures, tu te doutes qu’il s’agirait de l’Espagne dans notre cas). Bien sûr, les frais de déplacement sont à prendre en compte.
  • Option 3 : trouver le combo parfait photo + vidéo, c’est-à-dire un photographe et un vidéaste qui s’associent pour couvrir notre joli jour. Double avantage : ils ont a priori déjà travaillé ensemble – alchimie garantie, un vrai plus pour que tout se passe bien – et te proposent un package tarifaire souvent intéressant.

Je te spoile tout de suite, nous avons opté pour les trois solutions, successivement :

  • L’option 1 s’est avérée adaptée pour notre mariage civil en juillet.
  • Les options 2 et 3 se sont présentées à nous pour notre mariage religieux en octobre.

Mariage civil : un photographe pour quelques heures… ?

Je tenais vraiment à immortaliser la signature des registres à la mairie. Ce serait un moment chargé de sens pour nous, aux yeux de la société et de nos familles. Il ne pouvait en être autrement. Cela dit, nous n’avions pas prévu de budget photographe pour notre mariage civil. À l’origine, on s’était dit qu’un ami de la famille pourrait s’en charger, et que M. Golf ferait ensuite le traitement des photos.

J’ai rapidement posé mon veto : il n’était pas question que notre premier baiser d’époux légaux ne soit pas immortalisé, parce que notre dévoué photographe serait en train de saluer Mamie Lucienne, qu’il n’aurait pas croisée depuis la Saint-Glinglin… Pour éviter toute déception, il nous fallait quelqu’un d’extérieur à l’événement.

Peut-être le sais-tu déjà ? Ce qui prend le plus de temps à un photographe de mariage, ce n’est pas tant la journée à couvrir l’événement que le travail post-production, qui consiste à « développer » puis traiter les formats bruts numériques (appelés RAW) dans les semaines, voire les mois qui suivent.

M. Golf maîtrisant bien cette partie-là, il nous fallait trouver un photographe talentueux, qui accepte de nous fournir les précieux RAW. Le photographe couvrirait uniquement trois heures de la journée : une mini séance de couple, la cérémonie civile et quelques photos de groupe.

Et où trouve-t-on des talents naissants ? Dans les écoles de photographie, pardi !

Il a suffi d’envoyer une petite annonce à plusieurs écoles parisiennes pour être contactés par quelques étudiants. Nous avons gardé ceux dont le compte Instagram nous inspirait (il fallait bien un moyen pour les “départager”), puis M. Golf a fait connaissance avec trois d’entre eux par email ou par téléphone :

  • Avait-il/elle déjà réalisé au moins un mariage civil, même dans l’entourage ?
  • Quel matériel utilisait-t-il ?
  • Quel tarif nous proposait-t-il pour la prise de vue ?
  • Et surtout, acceptait-il de nous fournir les RAW ?

Nous avons été séduits par la dynamique Aurora. Si couvrir notre mariage lui permet de développer son portfolio et de lancer son activité à la sortie de ses études aux Gobelins, on aura tous gagné notre pari !

Mariage religieux : un coup de cœur immédiat !

Au gré de mes pérégrinations, j’ai découvert les vidéos de mariage de Marie Marry Me (une en particulier, celle-ci) et ça a été le coup de cœur immédiat : une vraie personnalité artistique, du dynamisme dans le montage, un style loin du travers « gnangnan » dans lequel peuvent tomber certaines vidéos de mariage (à mon goût, en tout cas). Avant même de connaître Eva, j’aimais tout ! Hélas, nous cherchions une photographe, pas une vidéaste…

En dessous de chaque vidéo, il y avait les photos associées : des tons doux, des clichés sensuels qui mettaient en valeur les sujets. Sur les recommandations d’Eva, nous nous sommes empressés d’écrire à Sara Cuadrado, avec qui nous avons eu un feeling immédiat par email. Sara vit en Catalogne, en Espagne, mais se déplace souvent pour des mariages en France. Son tarif est en totale cohérence avec son œil artistique et… dans notre budget, YOUPIIII !

Quelques semaines plus tard, elle nous propose de faire connaissance lors de son prochain passage en région parisienne, en nous offrant (oui, oui, tu as bien lu) une séance d’engagement, avant de s’engager avec elle, justement. Elle viendra accompagnée d’une vidéaste de l’équipe Marie Marry Me. Mais ça, je te le raconterai la prochaine fois !

Réponses pour les photos du début d’article : 1. Miyajima, Japon – 2. Kérala, Inde – 3. Connemara, Irlande

Et toi, as-tu un regard exigeant sur la technique photographique ? As-tu fait confiance à un photographe débutant ? Rêves-tu d’avoir une vidéo de ton mariage ? Alors, combien de pays as-tu réussi à reconnaître sur les photos de M. Golf ?! Raconte-moi tout !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Pssst ! Tu as vu la nouveauté de Petit Mariage entre Amis ? Ce sont les “Petits Tattoos” ! Nous sommes totalement conquises chez Mademoiselle Dentelle : c’est une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



4 commentaires sur “Le casse-tête du photographe lorsque l’on est amateur de photographie”

  • J’avais une réponse sur trois ! (oui, trop fière de moi, je passe sous silence les grosses erreurs des deux premières photos). Vous avez fait des jolis voyage d’ailleurs !
    C’est vrai que ça ne doit pas être évident de trouver la perle rare quand on maîtrise le sujet, mais vous avez l’air d’avoir déjoué tous les pièges !

  • Vous avez trouvé le compromis parfait ! C’est génial ! J’ai regardé les photos & vidéos de vos prestataires choisis, et une chose est sûre, ça va être magnifique !!
    Et je ne peux que valider la vidéo, pour moi ça a été INDISPENSABLE, et je ne regrette pas une seconde d’avoir fait appel à un Vidéaste 😉
    Et effectivement, les photos de ton mari aux yeux de la loi sont superbes !

  • Oh comme je te comprends ! Mon fiancé bosse dans les films d’animations pour le cinéma (indice : ils ressemblent à des gélules jaunes…) du coup niveau œil, on est niveau expert. D’autant plus qu’a côté monsieur filme nos vacances et en fait de jolis clips qui feraient de l’ombre aux pubs des offices de tourisme facilement (dixit nos amis). Il s’est lancé depuis peu dans la photo (depuis que les boîtiers filment) et moi-même je fais de la photo, plus en amatrice que lui (il est perfectionniste donc quand il commence un truc il y va à fond lol).
    Du coup trouver un bon photographe était une priorité. Je suis tombée des nues en découvrant certains « photographes ». Ma phrase fétiche pour eux était « si c’est pour faire des photos comme avec un compact numérique je vois pas l’interet ». Je me demande toujours comment certains photographes peuvent faire des photos aussi moches avec leur matos, mais soit passons lol.
    On a quand même trouvé notre perle rare mais bon on a mis le budget dedans.
    Du coup pas de videaste officiel mais comme on a toute une bande de copain qui bossent aussi dans le cinéma on va sans doute leur demander de filmer un peu pour nous. 🙂

  • Je te comprends totalement! Petit budget oblige, on avait prévu au départ de se passer de photographe, mais j’ai vite changé d’avis! Je suis loin d’avoir pour la photo la même passion que ton mari, et à titre personnel, j’ai juste un modeste petit compact. Mais j’aime photographier des beaux paysages, des vues urbaines époustouflantes, photographier mes enfants… Et j’aime regarder de beaux clichés, j’aime éprouver de l’émotion devant une belle lumière, un paysage bien cadré, un sourire immortalisé… Peut être que les cours d’arts plastique au lycée y sont pour quelque chose! Hélas mon mari est vraiment pas doué niveau photo (il est capable de photographier un paysage de rêve avec une poubelle au 1er plan…) Du coup la recherche du photographe est vite devenu ma priorité, et sans regret! Un an après, je regarde toujours mon album avec autant d’émotion. J’ajouterais quelques remarques à ton super article:
    – j’ai aussi constaté qu’il y a toutes sortes de photographe. Entre celui qui appuie sur le bouton pour faire des photos-souvenirs et l’artiste qui crée des oeuvres d’art… D’un côté il y a les vraiment pas très bons: pas de sens esthétique (des fois rien qu’à voir le site web…) , pas de maitrise de l lumière, de la couleur, de la composition, un usage absurde du flash (coucou la peau de la mariée qui brille), des filtres (sepia, jaunissant, flou, etc)
    – il y a aussi des photographes “spécialisés mariage” dénué de créativités, qui proposent les mêmes poses (souvent kitsch) à tous leurs mariés: coucou les mains posées sur le bouquet, les mariés de part et d’autre d’un tronc d’arbre ou assis devant un étang.
    – il y a de très bons portraitistes, excellents en studio, capables de faire de super belles compositions, mais pas doués pour prendre sur le vif. Ou des photographes très bons dans leur branche (photo d’entreprise, paysage ou autre) dont le métier n’est pas de faire du photo-reportage. C’est pour ça qu’il est important de savoir ce qu’on veut: un reportage? Des photos posées?
    – Comme tu dis, chaque photographe a son style. Il faut donc se sentir en osmose avec ce style, et bien savoir en amont le style de photo qu’on aime. Moi je suis particulièrement fan du style de photos très lumineuses, un peu éthérées…
    – la bonne nouvelle: il y a BEAUCOUP de concurrence. Je pense que l’engouement pour la belle photo, l’influence anglo saxonne et celle des blogs a contribué à lancer des jeunes photographes talentueux!
    – un bon photographe ça coûte cher. Mais à ma grande joie, il n’est pas obligatoire d’embaucher une “vedette” des blogs mariages. Il y a des personnes très talentueuses et pas forcément très célèbres, souvent en statut de auto-entreprenneur (souvent exhonnérés de TVA) , il faut vraiment regarder partout!
    – attention à la personnalité du photographe: un artiste qui ne vous écoute pas, qui vous impose sa façon de faire, qui est caractériel ou autre… fuyez!

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