Page 16 du grimoire : la musique, ce n’est pas toujours magique

La dernière fois, je te parlais du traiteur imposé par notre lieu et des déboires du choix de notre menu.

Aujourd’hui, je continue sur la lignée de nos prestataires imposés pour te parler du DJ.

En effet, le lieu que nous avons retenu imposait un DJ, à choisir parmi une liste de trois personnes. À l’instar du traiteur, impossible d’avoir accès à leur nom avant d’avoir signé avec la salle. Pour le coup, les commentaires qu’on a lus sur deux d’entre eux étaient plutôt négatifs. Mais, encore une fois, les gérants du lieu ont refusé catégoriquement qu’on contracte un prestataire externe, car ils nous expliqué que leurs partenaires DJs sont les seuls habilités à fermer la salle en fin de soirée. Bon. Soit. Faisons avec.

Une fois le contrat signé avec le lieu, on nous communique donc le nom des trois personnes, allant du moins cher (750 €) au plus cher (950 €). Le plus cher avait les meilleurs avis sur Internet, mais on a quand même décidé de contacter les trois, car, clairement, si nous avions pu nous passer de DJ, nous l’aurions fait ; on n’avait donc pas très envie de mettre quasi 1000 € dans ce service.

De toute façon, le DJ le mieux « noté » et le plus cher ne nous a jamais répondu.

Choisir le DJ du mariage... parmi une liste imposée !

Crédits photo (creative commons) : Krys Amon

Les rendez-vous

Nous prenons rendez-vous avec le premier qui nous répond. On se retrouve dans un café parisien.

Le premier contact passe plutôt bien, on lui explique notre idée ; il nous dit, comme je te l’ai raconté dans cet article, qu’il est impossible de rendre verts les murs de la salle, contrairement à ce que les gérants nous avaient promis. Première déception. On lui explique que nous souhaitons un panel de chansons récentes et moins récentes, dansantes et plus lentes, et qu’on voulait à tout prix tout ce qui était du genre de « Tourner les serviettes », « La Danse des canards » et compagnie.

Il décide donc de nous montrer sa playlist.

Et là, on déchante.  

Déjà : je dois lui montrer comment se servir d’iTunes. Son excuse : il nous dit en rigolant que ce n’est pas son métier à la base. Oui. Tu as bien lu. Voilà voilà.

Ensuite : sa playlist est composée de vieux tubes du vingtième siècle ; beaucoup de chansons vieillottes ou hyper ringardes. Rien des dernières années. On lui dit que, si on le contracte, on souhaitera adapter la playlist ; sa réaction est moins qu’enthousiaste.

Et le coup de grâce : il nous demande la date de notre mariage (fin mai) ; sa réponse : « Ah, un mariage gay fin mai ? C’est marrant, j’en ai un autre début juin. C’est la saison, hein, dis-donc, pour les gens comme vous ».

Gros blanc ; on n’a pas su quoi répondre. Qu’est-ce que c’est que cette remarque ? Comment doit-on comprendre ça ? Je finis par dire : « oui enfin c’est la saison des mariages tout court en fait. »

Il a dû sentir que ça coinçait et a tenté de se rattraper en disant : « non mais c’est sympa les mariages gays, c’est toujours très… flamboyant ! »

via GIPHY

Ok donc pour essayer d’améliorer les choses on nous sort un vieux stéréotype ? Top top top. Hyper professionnel.

Le rendez-vous se termine. Tu t’imagines bien qu’on s’est dit qu’on le contracterait seulement en dernier recours, si l’autre DJ s’avère « pire ».

On rencontre donc quelques jours plus tard le second DJ.

Beaucoup de commentaires en ligne disent que ce prestataire n’est pas avenant. Mais nos premiers échanges par email ne sont plutôt bien passés, on part donc assez confiantes.

On arrive sur le lieu de rendez-vous, on s’installe, et on attend. Et on attend. Et on attend. Dix minutes. Vingt minutes. Pas de DJ, pas de message. On finit par recevoir un sms : « Je suis en retard. » Pas de bonjour, pas d’excuse, nada. Super, décidément, le lieu a vraiment des prestataires hyper professionnels !!

Il finit par arriver avec plus d’une demi-heure de retard. Et en effet, le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas quelqu’un d’avenant.  

À peine un bonjour, on a vraiment l’impression de le faire suer.

via GIPHY

Tout comme le DJ précédent, il nous dit qu’il ne pourra pas verdir la salle, à moins de rajouter des projecteurs moyennant un coût supplémentaire, puisqu’il faudra qu’il les loue. On garde cette option en tête. On lui demande des photos des soirées qu’il a animées, il n’en a pas.

On lui explique ce qu’on recherche en termes de musique. Sa playlist est plus ou moins du même genre de celle de l’autre DJ, mais il nous dit qu’il est parfaitement adaptable et qu’on peut la modifier à notre gré.

Enfin, il nous dit qu’il est ingénieur son de formation ; il a dans tous les cas l’air de mieux s’y connaître que le premier que nous avons rencontré.

Dans l’ensemble, il inspire malgré tout plus confiance que le premier.

Sans nouvelles du 3e DJ, on décide de signer avec lui.

Un avant-goût lors du repas test

La dernière fois, je te parlais aussi de notre repas test.

Les gérants du manoir avaient demandé à ce DJ d’animer la soirée. Ça nous a donc donné un petit aperçu de sa prestation.

Pour le repas et le cocktail, il propose des musiques de fond jazzy plutôt sympa. Cependant, nous étions déjà fixées sur l’idée de mettre des versions instrumentales de chansons de comédies musicales pour cette partie de notre journée. On lui avait donc dit qu’on lui fournirait la playlist et les mp3 pour le cocktail et le dîner.

En terme de lumières, pour le repas test, il propose ses lights « standard », ambrées, plutôt sympa également, même si ce n’était pas vraiment ce qu’on recherchait.

Par contre, il a passé toute la soirée à venir nous demander ce qu’on allait manger le jour J. Les gérants lui avaient dit qu’on voulait un repas sans chair animale, et, visiblement, ça l’inquiétait vivement. Qu’il nous demande une fois, ok. Deux, passe encore. Trois, ça commence à devenir vraiment lourd. Au-delà, c’est carrément impoli. Excusez-moi, on vous paye pour une prestation, vous mangerez ce qu’on vous donne, non ? On a demandé à tous nos prestataires leurs allergies, lui n’en avait aucune, donc où est le problème ? C’est la panique parce qu’il n’y aura ni viande ni poisson dans l’assiette ?

via GIPHY

Le choix des musiques

À l’issue de ce repas, on récupère sa playlist pour la soirée dansante pour pouvoir la modifier et y mettre les chansons de notre choix.

On l’avait juste regardée rapidement à notre rendez-vous ; on pensait remplacer une partie des chansons, et qu’on n’en parlerait plus.

Eh bah, je ne te dis pas le temps qu’on y a passé !!! On a dû refaire l’intégralité de cette playlist ; on a dû garder 3 chansons à tout casser. C’était hyper compliqué de trouver un équilibre entre tous les styles, toutes les époques, tous les rythmes. Honnêtement, ça ne nous aurait pas posé de problème (comme je te le disais plus haut, si on avait pu éviter le DJ et tout faire nous-mêmes, on l’aurait fait) si on n’avait pas dû le payer.

Sauf que là, on lui a fourni une playlist complète, et tous les mp3 qui allaient avec. Il n’avait plus rien à faire. On a vraiment eu l’impression dépenser plusieurs centaines d’euros pour que quelqu’un appuie sur « play » en début de soirée et « stop » en fin de soirée. Mais bon, pas le choix, hein !

Pour la lumière, on a finalement opté pour ne pas rajouter les projecteurs supplémentaires. On s’est mis d’accord sur le fait d’avoir de la lumière verte dans les coins de la salle uniquement ; finalement, le rendu le jour J était plutôt pas mal. Là-dessus, rien à redire !

Bref, encore une épopée avec ces prestataires imposés… Mais on a fini par s’en tirer !

Et toi ? Est-ce que ton lieu imposait son DJ ? Comment s’est passé le choix des musiques ? Raconte-moi dans les commentaires !  



18 commentaires sur “Page 16 du grimoire : la musique, ce n’est pas toujours magique”

  • Un seul mot me viens :connards. Ha non mais là les deux fond la paire. Le deuxième fait DJ pour manger gratos. Le premier avec ses réflexions du moyen âge. Je leurs aurai fait avaler leurs play listes 👹

  • Pauvre Madame Tagliatelle 🙁 Les prestataires imposés c’est vraiment la loose…
    On a décidé d’éviter de prendre un DJ pour s’épargner ce genre de problèmes (et de frais). Et encore, on est un couple hétéro, et blancs, donc on n’aurait eu des réflexions que sur nos goûts musicaux (metal \m/ et Disney ^_^).
    Ça nous a effectivement pris des mois de préparer les 4 playlists (une pour le cocktail avec des chansons Disney et génériques de dessins animés, une pour le repas avec des musiques orchestrales de films geeks et jeux vidéo, une dansante pour le bal, et une punchy pour le brunch du lendemain). On a dû trouver à louer la sono et les éclairages. On a heureusement une copine anciennement ingé son qui sera la personne parfait pour appuyer sur « play » et « stop ». Ca a pas été simple, et à 3 jours du mariage, on croise les doigts pour que tout se passe bien. Mais n’importe quoi nous semblait mieux qu’un « DJ » « professionnel ». Verdict samedi !

    • Non mais alors déjà JE VALIDE TELLEMENT vos goûts musicaux et vos playlists !!! J’adore j’adore j’adore !!! 😀
      Tout s’est bien passé alors ? 😀

      Et oui c’est clair que faire les playlists c’est teeeellement long… Malheureusement de notre côté le DJ était obligatoire donc on n’a pas pu y couper 🙁 mais vous avez bien fait de l’éviter !! ^_^

      • Ça s’est bien passé ! 😀
        Notre amie a parfaitement géré l’installation de la sono, du micro et de la lumière. La fonction « random » a un peu foiré la lecture des pistes (on a entendu certaines 2 voire 3 fois, et d’autres ne sont jamais passées) mais ça n’a choqué personne.
        La playlist orchestrale était parfaite pour le dîner, et, comme on l’espérait, certains invités ce sont lancés dans un blind test.
        Peu de gens ont dansé finalement (on a commencé les festivités à 14h, à minuit les gens étaient fatigués, les enfants avaient besoin d’être couchés et nos amis les plus nerds ne dansent jamais ^^). On est quand même très fiers d’avoir fait danser la famille sur du metal (« Rasputine » reprise de Boney M par Turisas), on a aussi dansé la gigue (littéralement) sur du punk « irlandais » (Dropkick Murphys) et quand vraiment plus personne n’avait la force de danser, on a fini en karaoké Disney (et j’ai réalisé une très belle imitation de théière qui danse sur « Un joyeux non-anniversaire »).
        C’était super.

        J’ai hâte de lire les prochaines pages de votre grimoire et de savoir comment ça s’est passé pour vous !

  • Mon Dieu mes pauvres !!! Je reste sans voix à la lecture de ta chronique, complètement abasourdie 😯 Quelle honte de la part de soit-disant « professionnels » !

    À ce rythme en effet, vous auriez eu tout à gagner en faisant l’impasse sur le DJ…

    J’espère qu’en compensation tout s’est bien déroulé le jour J concernant votre animation musicale ma belle ☺

    • Oui on n’en revient pas non plus !! 🙁

      Pour le jour-j, je vous raconte ça bientôt…… dans l’ensemble c’est allé mais on a quand même eu des surprises haha !

  • Finalement,vous avez du choisir le moins pire. Dur dur quand on connaît le prix et qu’on a envie de passer une très bonne soirée pour son mariage. Et avec toute la déco que vous avez faite, j’imagine que vous n’aviez aps envie d’y passer des heures, sur cette playlist.
    Nous le seul presta imposé était le traiteur (un peu cher mais c’était bon). Le DJ était proposé seulement. On l’a quand même pris car on l’avait « testé » au mariage d’amis l’année précédente, c’est le mariage où j’ai le plus dansé ! On a eu beaucoup de chance car c’est rare, on se base sur un feeling principalement et malheureusement pas sur une prestation.

    • Oui voilà clairement on n’avait pas vraiment envie de se rajouter ça par dessus tout le DIY xD Mais bon !

      Aah super, vous avez eu de la chance !! 😀 C’est vraiment génial quand on tombe sur des gens pros et qui font un super boulot 😀

    • Complètement… On leur a dit au moment du débrief le lendemain du mariage, mais on ne sait pas s’ils l’ont pris en compte :/

  • Je suis hallucinée devant autant de péripéties pour le choix d’un DJ…; ça me conforte dans l’idée que nous avons bien fait de nous affranchir d’un lieu qui imposait quoi que ce soit, nous offrant d’être libre de tout nos choix de prestations tant en terme de feeling que de budget.
    Ca fait quand même cher pour faire le boulot à sa place en amont mais au final, vous avez pu remonter cette « insatisfaction » au lieu ? Car imposer ses prestataires est une chose, mais je pars du principe que dans ce cas ces derniers doivent être assez qualitatifs pour ne pas entacher la réputation du lieu, non ?
    L’essentiel est que cela n’a pas gâché la fête au final et laisse un fabuleux souvenir, c’est le but le jour J ^____________^

    • Vous avez eu carrément raison ! C’est ce qu’on recommande à tout le monde maintenant !

      On en a parlé aux gérants au moment du débrief, mais je ne sais pas s’ils l’auront pris en compte… Ces deux DJS avaient déjà d’assez mauvais commentaires sur tripadvisor etc., mais ils ne les ont pas changés pour autant :/

      Exactement ^_^

  • Ici on a pas prix de dj pas le budget pour. Du coup c’est moi qui est fait les playlist avec mes nieces de leur cote et jai tout reuni la veille du mariage 😂 et on a passé sur l ordinateur et la personne reponsable du son de la salle nous a branché les enceintes pour qu on ai plus de son….

  • Je suis vraiment désolée de lire tout ça. Les DJ proposés par ton lieu de réception n’ont vraiment rien de professionnel. Je dirais même insultants :'(
    Le choix a été difficile chez nous. Nous voulions absolument un DJ, mais nous sommes du genre à vouloir tout contrôler. Et en tant que danseurs, nous sommes exigeants. Nous avons contacté 2 DJ, et avons rencontré un mec super. Nous nous sommes sentis en confiance dès le départ. Et ce DJ a été conseillé par notre lieu de réception.
    J’ai confiance en lui… verdict dans peu de temps…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *