Mon mariage végétal d’automne au Pays Basque : pourquoi nous n’avons pas choisi une cérémonie d’engagement

Avant de te raconter le déroulement de notre cérémonie religieuse, et comment nous l’avons vécu de l’intérieur, il me semblait nécessaire de faire une pause dans mon récit pour t’en dire plus sur notre choix de cérémonie (enfin, me diras-tu !).

Et oui : la décoration, le vin, les fleurs, les animations… c’est bien joli, ça contribue à l’ambiance d’un mariage mais, tu seras d’accord, ce n’est pas franchement l’essentiel.

À la lecture du titre de ma chronique, tu te dis certainement que nous avons eu un raisonnement inversé (sinon, je l’aurai intitulé « pourquoi nous avons choisi une cérémonie religieuse », voire même, je ne l’aurais pas intitulé du tout, car à mon sens, elle n’aurait pas apporté de l’eau au moulin à la réflexion marriagesque). Tu as en partie raison.

Notre rapport distant à la pratique religieuse et le boom des cérémonies d’engagement (terme plus large que « cérémonie laïque », qui a ma préférence), personnalisables à souhait, nous ont longtemps fait hésiter entre l’une et l’autre.

Si je me décide à écrire sur le sujet, c’est que je suis persuadée que nous ne sommes pas les seuls à avoir peser le pour et le contre de chacune de ces cérémonies.

Alors chère bride-to-be, que la cérémonie religieuse soit une évidence absolue à tes yeux ou que tu fasses partie du clan des convaincues par la cérémonie d’engagement, je compte sur ta bienveillance !

Préambule

M. Golf et moi sommes tous deux baptisés. Bien que nos parents ne soient pas particulièrement portés sur la religion – voire pas du tout, pour les miens – ils ont tenu à nous inscrire au catéchisme pour que nous héritions d’un bagage culturel (la profession d’enseignant de nos deux mamans n’y est certainement pas pour rien…).

Communion, confirmation, profession de foi… Nous avons sagement suivi le parcours complet d’éducation à la foi catholique, avec beaucoup d’intérêt pour ma part… bien moins chez M. Golf.

Je suis croyante peu pratiquante, M. Golf ne l’est pas.

Si la pratique religieuse a eu une place dans ma vie jusqu’à l’adolescence, je m’en suis éloignée vers 17-18 ans. Même si je me retrouvais dans les valeurs de l’église, j’avais du mal à adhérer à certains points de vue sociétaux, au dogme et aux rites du culte. Entends par là : la mise en scène, les explications parfois surannées de textes anciens qui mériteraient une analyse moderne, à la lumière du monde contemporain.

M. Golf n’était pas opposé à se marier à l’église… pour moi.

Pourquoi nous avons choisi une cérémonie à l'Eglise pour notre mariage // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

Simplement, je refusais qu’il accepte juste pour me faire plaisir, sans prendre part au choix, sans que ce soit une décision commune et réfléchie. À quoi bon faire une cérémonie dans laquelle il ne croirait pas ? Cela ne faisait aucun sens…

Entre la peur de regretter de ne pas nous être mariés à l’église et le souhait de marquer la singularité de notre couple (prononcer « Moi, Mlle Saphir, je te reçois M. Golf, comme époux, et je te promets de te rester fidèle… » comme des milliers de couples avant nous ? Très peu pour moi…), j’étais perplexe.

Plus les mois passaient, plus j’étais indécise. Les cérémonies d’engagement de la blogosphère pouvaient être si personnelles, si émouvantes… Pourquoi pas, finalement ?

On a fini par s’inscrire à la préparation religieuse de la paroisse de notre commune, « pour voir ». Après tout, cela ne nous engageait pas à grand-chose ? À M-10, nous restions libres de définir le type de cérémonie.

Pour mon futur mari, ces trois soirées thématiques animées par des couples mariés – de l’âge de nos parents, pour la plupart – ont été une révélation.

Partage, pardon, communication, sexualité… (oui, tu as bien lu !), les thèmes abordés étaient très variés. À la fin de chaque sujet, un temps était réservé à l’échange de nos impressions, rien qu’à deux.

Pour te donner une idée, nous avons évoqué la psychologie dans le couple à travers un extrait de la pièce de théâtre culte « Les femmes viennent de Vénus et les Hommes de Mars », puis appris à décoder les cinq langages par lesquels s’expriment l’amour (tu ne comprends pas pourquoi ton mec ne t’offre jamais de fleurs, mais qu’il sort la poubelle et fait la vaisselle sans broncher – ou l’inverse ? Je t’invite à découvrir Gary Chapman !), pour finir par un témoignage sur la planification naturelle des naissances qui, pour le coup, nous a laissé dubitatif…

Conseil à la bride-to-be : si ton fiancé et toi êtes indécis sur votre choix de cérémonie, n’hésitez pas à vous inscrire à la préparation au mariage religieux à côté de chez vous. Même si le contenu varie d’une paroisse à l’autre, cela vous permettra de faire un choix éclairé.

Après quelques soirées de réflexion autour d’un bon petit plat et d’une bouteille de blanc, nous sommes arrivés à la conclusion qu’au-delà de la foi, la cérémonie d’engagement ne nous conviendrait pas, et ce pour cinq raisons, que je m’apprête à te présenter.

Parce que nous avions assisté à une cérémonie d’engagement… qui nous avait franchement laissé de marbre

Un an auparavant, nous avions assisté à notre toute première cérémonie d’engagement, celle d’amis de M. Golf. À l’époque, je lisais déjà assidûment Mademoiselle Dentelle et j’étais euphorique à l’idée de prendre part à cette célébration totalement inconnue et… j’ai été déçue. Vraiment.

Je dois reconnaître que la romantique qui sommeille en moi a été un poil frustrée de ne pas être émue ou juste touchée (ah, on est une intarissable wedding-addict ou on ne l’est pas… !).

Dans les yeux des mariés, il y avait la surprise et l’émotion d’une cérémonie préparée en secret par leurs proches. C’était beau à voir, c’est vrai. Mais vu de l’extérieur, j’en ai surtout retenu un enchaînement de discours : la lecture d’un texte par la tante du marié, le discours du papa de la mariée, le discours de la maman de la mariée, le discours du papa du marié, le discours de… OK, j’arrête, tu m’as compris : aucun rituel faisant participer l’assemblée, aucun intermède musical.

Un joli moment… mais long, très long, d’autant plus que la cérémonie était centrée sur le couple, son histoire, ses valeurs. On se sentait simples spectateurs. Les discours étaient adressés à l’un des mariés, puis à l’autre, rarement à l’assemblée qui se faisait le témoin de l’union. Comme si le couple ne s’inscrivait pas dans un ensemble plus global, qui dépassait leurs individualités.

La cérémonie d’engagement, symbole d’une époque narcissique ? Retournez le sujet, vous avez 4 heures. (Plaisanterie risquée… et assumée !)

Alors oui, il parait dommage d’exclure ce format sur la base d’une seule et unique expérience mitigée. Mais que veux-tu ? On prend tous des décisions au regard de nos expériences passées.

Parce que nous souhaitions éviter de faire peser cette responsabilité sur nos proches

Ceux qui choisissent la cérémonie d’engagement confient souvent (mais pas toujours) son organisation à des proches, pour conserver la surprise des interventions. C’est tout à fait compréhensible, et en toute franchise, j’admire ce lâcher-prise qui, incontestablement, m’aurait donné bien des cheveux blancs !

Bien que j’apprécie les surprises, et au-delà du fait qu’il aurait été compliqué pour moi de rester à distance, mon futur mari et moi ne souhaitions pas que cette cérémonie soit une lourde responsabilité pour nos proches.

Lorsque je me remémore la pression que ce sont mis nos témoins sur des choses sommes toutes anodines, dans l’intention de nous faire plaisir, je peine à croire qu’il en aurait été autrement pour un moment si précieux.

Pourquoi nous avons choisi une cérémonie à l'Eglise pour notre mariage // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

Construction de la trame, collecte des discours, rédaction des transitions, vérification de la logistique le jour J… Je ne doute pas que nos proches s’y seraient investis corps et âmes.

Cela dit, notre manière à nous de les remercier, c’était de ne rien exiger de leur part.

Avec une cérémonie religieuse, la question ne se pose pas : avec l’aide de l’officiant, c’est le couple qui gère de A à Z (… ou presque ! – mais ça, ce sera pour une prochaine fois).

Parce que nous voulions contribuer au rayonnement et à la conservation de notre patrimoine

Euhh…?! Sorry, Mme Saphir, je ne vois pas là.

T’inquiète, je t’explique.

Sur les conseils de mon père, marin averti, nous avons un temps imaginer célébrer notre mariage dans cette petite chapelle à deux pas, qui surplombe la mer, veillant sur les marins et leurs familles.

Pourquoi nous avons choisi une cérémonie à l'Eglise pour notre mariage

Crédits photo : Photo personnelle

N’est-elle pas toute mignonne ? Des bancs installés en épis, ça aurait été sympa, non ?!

Sauf que… lorsque que nous avons rencontré le prêtre officiant dans la commune de résidence de mes parents, il a d’abord fallu montrer patte blanche (« tant que vous n’êtes pas comme ces parisiens qui proposent de signer un chèque pour se marier dans la plus belle église sur leur lieu de villégiature, ça me va » – Gloups… le ton était donné) avant de se lancer, fébriles : « dites, euh… mon Père, il serait envisageable de célébrer notre mariage à la chapelle de Sokorri ? »

S’en est suivie une discussion très intéressante autour de la nécessité de célébrer un sacrement « entre quatre murs », et surtout, l’importance de faire vivre les églises. Autrement dit, c’était non pour la chapelle.

Se marier à l’église, c’était finalement faire vivre notre patrimoine et contribuer à son entretien. Je ne l’avais jamais envisagé sous cet angle. Et pour le coup, cela devenait une excellente raison supplémentaire de privilégier une cérémonie dans un édifice religieux !

Pourquoi nous avons choisi une cérémonie à l'Eglise pour notre mariage // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

Parce qu’un accompagnement à l’orgue était l’un de mes rêves

*  Instant confidence on *

Lorsque j’avais 5-6 ans, nous habitions sur le parvis de l’église d’un village normand. Autant te dire que le weekend, le cœur de ville était rythmé par les baptêmes, les mariages et les obsèques. Enfant hyperactive, il n’y a qu’une seule chose qui me faisant tenir en place : écouter le son de l’orgue, cet instrument majestueux, unique en son genre…

À croire que cela m’est resté ! Dix ans plus tard, alors que mes camarades de classe choisissaient le piano ou la guitare, je demandais à mes parents d’apprendre à jouer de l’orgue.

*  Instant confidence off *

Si j’ai renoncé à poursuivre l’apprentissage au bout de cinq laborieuses années passées au conservatoire, le rêve de me marier accompagné par le son de l’orgue, lui, est resté là, bien présent, au chaud, pour « le jour où… ». Ce jour était arrivé.

Cela va sans dire : un accompagnement à l’orgue lors d’une cérémonie d’engagement, à moins de prévoir les morceaux sur une clé USB ? Mouais… on oublie.

Pourquoi nous avons choisi une cérémonie à l'Eglise pour notre mariage // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

À M-4, lorsque notre prêtre l’a appris, c’est très naturellement qu’il m’a suggéré de contacter mon ancien professeur d’orgue (l’un des plus grands organistes de la région) pour lui proposer de jouer pour notre mariage. Je l’avais imaginé des dizaines de fois… sans jamais oser reprendre contact d’une part, et “évincer” l’organiste officiel de notre église, d’autre part.

Un dimanche, j’ai pris mon courage à deux mains, il m’a reconnu tout de suite et… il a accepté !! Tu n’imagines pas à quel point j’étais aux anges !

Parce qu’une cérémonie religieuse accessible et personnalisée… c’est possible !

On entend souvent que seule la cérémonie d’engagement permet la personnalisation. Vrai et faux. J’ai envie de te dire : ça dépend de ton officiant. Ça te fait une belle jambe, hein ?

Blague à part, comme bien d’autres avant nous, ne pas avoir la possibilité d’ajouter notre touche personnelle et de rendre ce moment le plus accessible possible à nos invités croyants et non croyants, était l’une de nos inquiétudes.

Pourquoi nous avons choisi une cérémonie à l'Eglise pour notre mariage // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

Comme tu l’as vu, la toute première rencontre avec notre officiant ne s’est pas faite sans crainte. Au fil des rendez-vous, nous avons fait la rencontre d’un homme à l’écoute, curieux de découvrir nos personnalités, intéressé par comprendre nos choix de vie et ce qui nous avait conduit à avancer l’un avec l’autre.

Je crois qu’inconsciemment, même si nous avons abordé très tardivement le contenu de la cérémonie à proprement parler, son ouverture d’esprit nous a beaucoup rassuré.

Nous avons pu inclure des petites touches personnelles, sans parler de son sens de l’improvisation… qui a ravi nos témoins le jour J ! Je te dis à très bientôt pour découvrir ça en détails ! 😉

Et toi, hésites-tu entre cérémonie d’engagement et cérémonie religieuse ? C’était une évidence, pour vous ? Te reconnais-tu dans les raisons qui nous ont conduites à ne pas choisir une cérémonie d’engagement ?



16 commentaires sur “Mon mariage végétal d’automne au Pays Basque : pourquoi nous n’avons pas choisi une cérémonie d’engagement”

  • Ta plaisanterie risquée/assumée m’interpelle : je ne pense pas que ce soit une question de narcissisme (pas plus que de ne pas vouloir faire “comme des milliers de couples avant nous” en tout cas !), mais plutôt lié au fait qu’à moins d’habiter dans un petit village et d’y rester, vu que de nos jours on déménage plus, change de cercle suite aux études, travail, etc., on est finalement vite, peut-être pas isolé, mais en tout cas moins intégré à une communauté cohérente où tout le monde se connaît, et est lié par quelque chose commun à tous. Du coup, les intervenants connaissent parfois surtout les mariés mais pas l’assemblée !

    • Je comprends ta réaction Vee, et je partage en partie ton analyse : nos familles et amis sont de plus en plus dispersés, c’est un fait. C’est d’ailleurs pour cela qu’un mariage est l’occasion parfaite pour partager un temps précieux tous ensemble !

      Cela dit, à mon sens, cela n’a pas de lien avec le fait qu’une cérémonie d’engagement soit, bien souvent, exclusivement axée sur le couple. Les mariés restent acteurs du choix du type de cérémonie. Les intervenants ne font que participer à ce choix, en reflétant les envies / attentes des mariés à travers leurs interventions (textes, discours…), quel que soit leur connaissance de l’assemblée.

      Dans la cérémonie religieuse, on peut constater qu’il n’y a pas de discours attendus par les mariés “sur soi”, “pour soi”. C’est ce que j’entends par un “ensemble plus global, qui dépasse les individualités”. Le jour de notre mariage, j’ai senti que nous nous tournions vers quelque chose d’indéfinissable, qui nous dépasse et qui nous porte, TOUS. Pas seulement nous deux, les mariés.

      Lorsque j’évoque les “milliers de couples avant nous”, je fais préférence au fait que les vœux ne peuvent pas être personnalisés à l’Eglise, comme c’est le cas lors d’une cérémonie d’engagement. On a juste le choix entre 2-3 formules. Ça me gênait au tout début.

      Il me tenait à cœur par cet article de rappeler qu’au delà de la foi et de la “pure tradition” religieux pour faire plaisir à Mamie et Tonton, il y a 1 001 raisons de choisir un mariage religieux, plutôt que d’opter d’office pour une cérémonie d’engagement, sans vraiment se poser la question à deux 🙂

      J’espère que cela t’éclaire.
      Très bon préparatifs, et au plaisir d’échanger à nouveau !

      • Merci pour ta réponse, je vois mieux ce que tu voulais dire ! Ma vision est peut-être biaisée parce que moi j’ai aussi ressenti cet “quelque chose qui nous dépasse” à la cérémonie laïque à laquelle j’ai participé (d’ailleurs les mariés n’avaient donné aucune consigne ni rien voulu savoir des discours avant, alors on ne peut pas les accuser d’avoir voulu qu’on parle d’eux) et que j’ai justement fait attention d’en parler dans mon discours, parce que je suis très d’accord avec toi sur le fait que le mariage dépasse les individualités et englobe également un entourage, où qu’il soit célébré. Mais j’imagine que ça dépend de la cérémonie laïque, alors que c’est peut-être plus présent “par défaut” à l’église, en tant que sacrement qui concerne toute la “famille” chrétienne (enfin, normalement !).

        Dans tous les cas je suis d’accord : il faut en discuter à deux et faire ce qui nous parle le plus, et c’est une bonne idée de ne pas se limiter à un premier a prior (d’ailleurs, je ne savais pas non plus qu’on pouvait faire la préparation religieuse sans se marier ensuite, c’est intéressant parce que je trouve que c’est quelque chose qui manque quand on se marie hors d’une communauté religieuse, il devrait en exister des civiles aussi !)

  • Je suis très intéressée par votre cheminement Mme Saphir, et d’ailleurs, je ne savais pas qu’il était possible de faire la préparation au mariage religieux sans forcément ensuite réellement se marier, et donc utiliser cette préparation pour prendre sa décision.

    Je comprends certains de tes arguments (Ne pas faire peser sur les proches l’organisation notamment, il est vrai que c’est relativement lourd). Par contre, j’avoue que dans l’ensemble des mariages religieux auxquels j’ai assisté, l’assemblée n’était absolument pas intégrée dans la cérémonie, mais vraiment totalement spectatrice, tout comme dans certaines cérémonie laïques finalement… Je suis donc curieuse de voir comment vous avez réussi à intégrer vos invités dans votre cérémonie, puisque cela semblait vous tenir particulièrement à coeur 🙂

    Hâte de lire le récit de votre cérémonie en tous cas !

    • Merci 😉 Oui, c’est tout à fait possible ! Dans les faits, je pense que cela reste rare… Lors de la préparation au mariage religieux, on nous a laissé la porter ouverte (“si vous êtes là aujourd’hui, c’est que vous tenez à faire ce cheminement de pensée l’un et l’autre”). Pour nous qui doutions, c’était VRAIMENT une belle surprise !

      Arf… je comprends aussi ton ressenti sur certaines cérémonies religieuses, disons… très strictes dans le protocole. Par chance, ce n’était pas du tout l’esprit de notre prêtre, et c’est quelque chose qui nous a inquiété jusqu’au jour de la cérémonie ! Alors, on a fais le choix de faire confiance. On a écouté cette petite voix qui nous disait qu’il saurait en faire quelque chose de personnel. Ce n’est donc pas tant nous qui avons intégrer nos invités à la cérémonie… mais lui 😀

  • Merci pour cet article. Tu as mis des mots sur certains de mes avis concernant la cérémonie d’engagement. Narcissique? Oui je suis assez d’accord. Et aussi concernant le fait de demander cela à ses proches, c’est très lourd, je n’oserais jamais. Bon sans parler du fait que mon homme et moi sommes très pudiques et que ça ne nous convient pas…
    Du coup le mariage religieux ne marche pas non plus pour nous (pas de même confession), ce sera mairie uniquement, ce qui me frustre aussi car les cérémonies semblent hyper courtes… Surtout à Paris où nous habitons…
    Bref merci pour ces réflexions, je pense que ça peut en aider beaucoup!

    • Merci Anais ! C’était le but de cet article. Non, la cérémonie d’engagement n’est pas une fin en soi, elle présente quelques désavantages. Oui, le mariage religieux a des atouts irremplaçables.

      Pour votre mariage civil, avez-vous la possibilité de rencontrer à l’avance l’adjoint.e qui proclamera le mariage ? Avez-vous pensé à quelques textes courts ou poèmes qui pourraient être prononcés à un proche, ou à défaut, par le célébrant ? C’est que nous avions pu faire pour notre mariage dans le 92. Pourtant, la cérémonie n’avait pas duré plus de 15 minutes, il me semble.

      • (bon… c’est toujours plus compliqué dans les grandes villes :/ )
        J’espère que vous arriverez à trouver l’équilibre qui vous convient, en tout cas <3

  • Une chronique extrêmement intéressante. Partageant ton point de vue, j’ai beaucoup aimé tes différents arguments… et surtout le rayonnement du patrimoine auquel je n’avais pas pensé! Hâte de lire le bilan de tout ca…!

  • Team narcissique et qui fait bosser ses proches ici 😉 La chapelle que vous souhaitiez est charmante, mais alors, votre église est magnifique ! Et le détail de l’organiste est touchant. Ça a été, sans aucun doute, une magnifique cérémonie. J’ai hâte de lire la suite.

    • Haha ! Contente que tu le prennes avec humour 😉 Merci pour ton petit mot.

      C’est vrai que l’on a franchement pas perdu au change… Cette église est reconnue comme l’une des plus belles du Pays Basque !

  • C’est amusant car tu dis que tu n’as pas été touché en tant que spectatrice de cérémonie laïque mais que tu as vu que ça avait touché les mariés. Tout est dit, la cérémonie est particulièrement pour les mariés et c’est normal, car c’est leur mariage et la journée est centrée sur eux. Du coup ça reste cohérent =)
    J’ai pu voir pas mal de cérémonies d’engagement et religieuses, globalement ma faveur va aux cérémonies d’engagement même si toute n’ont pas été réussi. Pour les religieuses, et bien j’ai tendance à m’ennuyer. Oui on participe en chantant mais c’est tout et je n’ai jamais ressenti de sentiment particulier. Je pense que c’est parce que contrairement à toi, je n’ai pas été aussi immergé dans le milieu religieux.
    Moi j’ai adoré ma cérémonie laïque et je pense que notre audience a beaucoup aimé aussi au vu des rires que j’ai entendu sur ma vidéo. J’ai reçu le témoignage d’un de mes frères qui m’a beaucoup ému. J’ai 3 frères et je suis la seule fille donc on ne parle pas beaucoup de sentiment^^ Ca sera donc la seule occasion pour moi de recevoir un tel témoignage. C’est aussi pour ça que c’est important pour beaucoup de mariés je pense.

    A chacun de faire ce qui le fera le plus vibrer =D

  • Très bel article Mme Saphir, je l’ai lu (comme les précédents) avec beaucoup d’intérêt ☺

    Avec l’Amoureux nous n’avons pas hésité longtemps : ce sera une cérémonie d’engagement ou ce ne sera pas !
    N’ayant pas été élevés dans la foi religieuse ni l’un ni l’autre (je ne suis même pas baptisée ^^), une cérémonie célébrée à l’église n’aurait pas eu de sens pour nous…

    Toutefois j’adore les églises d’un point de vue purement architectural – et l’amatrice de photographie que je suis vibre devant des clichés comme les tiens ! 😉
    Ce sont des prouesses humaines, un patrimoine que nous devons effectivement préserver. Le point de vue de votre officiant est plein de bon sens et je le partage à 300%

    En grands pudiques que nous sommes Chéri et moi, nous ne souhaitons pas une cérémonie d’engagement uniquement centrée sur nous, notre couple… Et le mode “control freak” reprendra le dessus sur moi lorsque nous commencerons la préparation avec notre officiant. Pas de cérémonie 100% surprises donc !

    Je rêve d’un intermède musical (inutile de préciser que “Sister Act” a bercé ma jeunesse !!!), étant d’une famille de mélomanes et Chéri pratiquant la guitare : je pense que nous pourrons organiser une cérémonie toute en musique 😊 Moins de blabla et plus de fun, c’est l’image que nous gardons à l’esprit en tout cas ! ^^

    Ton article aura eu le mérite de me faire porter un regard différent sur les cérémonies religieuses en tout cas 😉 Je suis d’accord pour dire qu’elles sont moins strictes qu’il y a quelques années auparavant… encore faut-il trouver l’officiant qui saura répondre aux attentes de la nouvelle génération.

  • J’avoue avoir trouvé ton article un peu sévère. Qualifier de narcissique une cérémonie laïque c’est dur. J’entends tout à fait que tu aies pu ne pas apprécier la seule cérémonie de ce genre à laquelle tu aies assisté mais c’est aller vite que de mettre toutes ces cérémonies dans un même sac. Après c’est ton avis et ce blog permet à chacune de s’exprimer librement, ce qui en fait sa richesse ! Je défendrai pour ma part le principe de la cérémonie laïque car cela peut être un moment très émouvant pour les mariés comme pour les invités 🙂

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