Choisir sa tenue de mariée… sans rien essayer ! 2ème partie

Je t’ai déjà raconté comment j’avais commandé sur Internet mon gilet et mes chaussures. Il me reste à présent à te parler de la robe, sujet sensible s’il en est…

Avant tout, j’aimerais te mettre en garde, future mariée d’hiver.

Winter bride

Crédits photo (creative commons) : Laura Dye

Mariée d’hiver, attention !

Tu peux en effet, comme moi, te dire que tu as le temps avant ton mariage et qu’ainsi tu vas éviter la cohue du début de saison, lorsque toutes les futures mariées d’été se bousculent dans les boutiques. Mais il faut tout de même savoir que les robes “témoin”, celles qui permettent d’essayer les modèles en boutique, commencent souvent à être bradées dès le mois de janvier.

Le risque est donc de ne pas pouvoir essayer les modèles qui t’intéressent si, comme moi, tu te pointes comme une fleur autour d’avril-mai. En outre, il reste alors assez peu de temps pour te décider : il faut généralement le faire fin juin maximum, afin de commander. Et si tu ne le fais pas, il faudra attendre la nouvelle collection de septembre… Donc la cohue… Et avec très peu de marge de manœuvre.

Personnellement, j’ai abordé les essayages avec pas mal d’angoisse.

J’avais du mal à me représenter en mariée et je ne savais pas vraiment ce qui m’irait. Si je suis de corpulence moyenne, je suis plutôt  petite : c’est tout juste si je mesure 1m50 ! Difficile, donc, de se projeter à partir des modèles longilignes qui peuplent les catalogues…

Un autre élément m’inquiétait : le coût d’une robe de mariée. Je n’arrivais pas à me faire à l’idée de dépenser plus d’un SMIC dans la tenue d’un jour. Sans avoir de budget totalement fixé, je voulais essayer de limiter les frais au maximum. Pour essayer de me préparer au mieux, j’avais fait quelques repérages, que j’estimais dans mes prix, sur Internet. Je m’étais fait violence pour prendre rendez-vous (je déteste téléphoner, tu le sais déjà…), et j’avais rassemblé autour de moi, pour m’épauler, ma mère, ma petite sœur et ma meilleure amie.

Des essayages… sans plus.

Mes critères étaient les suivants :

  • pas trop de volume, pas de « bouillons »
  • de la fluidité, autant que possible
  • de la simplicité : pas de brillants, mais éventuellement de la dentelle
  • dans l’idéal, des manches ou des bretelles (donc pas de bustier).

Les premiers essayages ont eu lieu dans une boutique, plutôt la tranche haute de mon budget.

Les conditions n’étaient pas idéales : ma petite cabine se trouvait juste à côté de la caisse et, quand j’en sortais, je me retrouvais dans le passage… Les robes, cependant, étaient jolies et m’allaient bien, sans qu’il y ait de coup de cœur de ma part ni de celle de mes accompagnatrices, pas vraiment d’accord entre elles.

Je n’ai pas reçu beaucoup de conseils de la vendeuse, par ailleurs gentille, mais elle m’a tout de même fait essayer une robe différente de mes choix, au cas où. Une bonne surprise, puisque la robe me faisait une très belle silhouette, mais… Je n’y retrouvais pas ce que je souhaitais – assez confusément, je te l’accorde. 

Robe Maia Hervé Mariage

Crédits photo : Hervé Mariage Paris

Nous avons continué cette journée d’essayage dans une autre boutique, plus petite, qui ne vendait qu’une seule marque.

Là, dès le début, et malgré des conditions d’accueil meilleures, je me suis sentie crispée. La faute à la vendeuse, pas méchante mais très sûre de son fait, qui exprimait son opinion de façon catégorique. Personnellement, ce genre de caractère suffit à me déstabiliser.

Les deux premières robes qu’elle m’a fait essayer ne répondaient pas vraiment à mes souhaits. Mais je n’osais le dire que poussée par mes accompagnatrices. La troisième, que j’avais repérée sur Internet, me plaisait davantage…

Robe Amasi

Crédits photo : Eglantine Créations

Pourtant, pas encore de coup de cœur, là non plus.

Avant de partir, j’ai voulu tester la vendeuse, en la questionnant sur l’idée d’un gilet coloré – puisque, comme tu le sais, j’en avais déjà acheté un – pour l’entendre me rétorquer… que ça n’irait ja-mais, avec aucune robe. Je suis ressortie de cette boutique le moral dans les chaussettes.

Choisie… par défaut ?

Au bout d’un moment à ressasser cette journée, je me suis posé la question : ai-je envie de continuer avec cette boutique, si c’est pour appréhender chaque essayage, pour en ressortir aussi déstabilisée, dépitée, ébranlée dans mes souhaits ? Il a bien fallu admettre que non. J’ai donc décidé de faire une croix sur la troisième robe. Et, sincèrement… je me suis sentie soulagée.

Je n’avais pas encore prévu d’autre essayage et mon enthousiasme était bien retombé.

Pour être franche, je n’avais pas tellement apprécié d’essayer ces robes… Pourtant, comme je te l’ai dit, l’image que le miroir me renvoyait était plutôt une bonne surprise. Mais je ne me suis pas sentie à l’aise, au centre de l’attention et pressée de questions : est-ce qu’elle me plaît ? Comment je me trouve ? Qu’est-ce que j’en pense ?

Finalement, je me suis décidée à prendre un nouveau rendez-vous, dans une petite boutique multi-marques de la ville où habite mon amie.

Cette fois-ci, j’ai choisi la semaine, même si cela limitait les accompagnatrices. Je voulais être plus tranquille qu’un samedi.

J’ai davantage apprécié l’accueil, même si la vendeuse m’a avertie d’emblée : il ne lui restait plus grand-chose à me faire essayer. On a discuté de ce que j’aimais, elle m’a montré des catalogues… Finalement, j’ai essayé quelques robes, non pour les modèles en eux-mêmes, mais pour quelques éléments. La forme du décolleté, le volume, la couleur… Tout ceci m’a orientée vers un modèle, repéré dans un catalogue.

À ce stade, de toute façon, il me semblait ne plus trop avoir le choix : ou bien je commandais sans essayer, ou bien j’attendais les collections de septembre. Cela dit, m’a expliqué la vendeuse, si je commandais et que finalement cela n’allait pas, je pourrais toujours échanger. Dans ce cas, autant prendre le risque, non ? La confiance de la vendeuse, qui s’est dite sûre que la robe m’irait, et mon bon feeling avec la boutique ont achevé de me décider. J’ai donc commandé la robe, en versant un acompte.

Bilan ? Je ne sais pas encore ! Mais ma robe arrive très bientôt en boutique… Je ne manquerai pas de te tenir au courant.

Et toi ? Tu as aimé essayer des robes de mariée ? Tu savais précisément ce que tu voulais, ou tu t’es laissée guider par de bons conseils ? Raconte !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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8 commentaires sur “Choisir sa tenue de mariée… sans rien essayer ! 2ème partie”

  • Je me retrouve totalement dans ta recherche de ta The robe… bon eh bien maintenant, on a hâte de savoir si elle te plait finalement, cette robe ! 😉

    • Je partage cette hâte… surtout que je me fais a priori un peu balader par la boutique et que la date d’arrivée de ma robe a encore été repoussée. Gloups.

  • Comme je te comprends! Moi aussi je m’y suis prise un peu tard alors que je pensais que c’était trop tôt… J’ajouterais même que dans mon cas c’est vraiment d’abord le feeling avec la vendeuse qui a conditionné mon choix! En tout cas chapeau d’avoir osé commander ta robe sans l’essayer car au prix de celles-ci pas sûre que je l’aurais fait! Vivement qu’on en sache un peu plus!!!

    • Le problème c’est que lorsqu’on se renseigne un peu sur le délai raisonnable pour essayer des robes, les conseils les plus communément trouvés s’adressent à des mariées de printemps/été, qui collent parfaitement au calendrier des collections ! Quand on se marie hors saison, les règles changent…
      Pour ce qui est de commander ma robe sans essayer, sur le coup je n’ai pas tellement eu l’impression d’avoir le choix. Je n’avais pas envie de chercher encore une nouvelle boutique (au risque de nouvelles déconvenues), la robe me plaisait a priori, et comme je ne m’étais encore reconnue dans aucune autre je me suis dit que ça ne pourrait pas être pire :p
      Maintenant j’ai quand même peur de le regretter, surtout que la date d’arrivée de ma robe a encore été repoussée. Autant dire que je commence à comprendre que le “vous pourrez toujours échanger” n’avait pas forcément de fond de vérité.
      J’espère quand même pouvoir apporter une suite heureuse à ce récit de recherches !

      • Il te reste encore quelques mois pour la recevoir! Il n’y a pas de raison que tu ne la reçoives pas! J’espère que tu nous raconteras la suite bientôt! 🙂

  • je viens de commander ma robe sans l’essayer, moi aussi… dans une boutique où j’avais essayé une robe plus chère et où la vendeuse m’a également assuré que la robe commandée m’irait bien et qu’elle comprenait que le la préfère vus mes goûts…
    alea jacta est 😉

  • Les premiers essayages ont été pour moi une bonne surprise. La veille je me lamentais en disant à mon futur : je suis grosse, rien ne m’ira c’est la cata ! en plus j’y vais avec ma mère et ma sœur qui sont pas diplomate pour un sou et qui vont passer la journée à me dire : ta l’air d’un boudin, on voit un bourrelet…
    Première boutique, celle d’une marque que j’aime +++ : super, je me rends compte que les robes me vont et plutôt bien en plus (je suis forte mais j’ai une taille, ce qui est pas mal pour les robes de mariée) ! par contre, pas de coup de cœur évident et les modèles que j’avais sélectionné ne m’allaient pas les mieux.
    Deuxième boutique, une horreur, je n’aime pas les robes et encore moins la vendeuse qui ne me propose rien et est à peine agréable…
    Troisième boutique, moins in, moins bien agencée, je tombe sur une personne top ! à l’écoute, force de proposition… j’essaie une robe pour le fun en me disant que c’est pas du tout mon style (pas assez simple), la vendeuse insiste pour me mettre un voile : et là je me met à pleurer… ce sera celle-là…

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