Le choix de notre salle ou comment établir les fondations de notre fête – Partie 1

Youpiiiii ! j’ai enfin ma précieuse bague de fiançailles  ! Bon et maintenant par où commence-t-on ?

Choisit-on la date en fonction de la salle ? Ou la salle en fonction de la date ? Et que faire avec la liste d’invités ? Certaines salles ont des capacités vraiment limitées. D’autres au contraire sont énormes ! Salle des fêtes ou château ? Nous faut-il absolument un « thème » ?…

Nous n’étions fiancés que depuis quelques heures et j’avais déjà le tournis.

Pour nous en sortir nous nous sommes assis tranquillement autour d’un café et avons réfléchi point par point au type de fête que nous voulions construire. Le mariage étant la promesse d’une vie à deux, il était très important pour moi de prendre ce petit moment avec mon Grognon en amont de nos préparatifs, pour confronter nos envies concernant notre mariage. Je te conseille vraiment ce genre de brainstorming, car il te permettra d’appréhender tes préparatifs avec plus de sérénité et t’aidera surement à limiter l’apparition de conflits pendant cette période propice aux tensions et au stress, comme ce fut le cas pour l’amie Sonia de Mlle Ambrym.

Crédits photo (creative commons) : Anders Printz

Point n°1 : où et quand

La question du lieu fut très vite réglée : n’ayant que très peu d’attaches en Allemagne, il n’y avait aucun doute sur notre volonté de nous marier « chez nous », où la grande majorité de nos proches est installée. Initialement, nous pensions nous marier civilement et religieusement dans le village de mon Grognon (la mairie et l’église ne sont séparées que de 50m). Mais logistiquement, certains détails me dérangeaient. À savoir que la mairie étant petite, elle ne pouvait pas accueillir 200 personnes et je trouvais dommage de laisser les trois quarts de nos invités attendre dehors. Certes, il est toujours possible d’envoyer deux types d’invitations, l’une pour la famille, invitée dès le mariage civil, et l’autre pour tous les invités attendus uniquement pour la cérémonie religieuse. Mais la proximité spatio-temporelle des deux cérémonies aurait sûrement engendré des incompréhensions. De plus (attention, caprice en vue !) je ne voulais pas que tous nos invités nous voient dans nos tenues d’apparat dès la sortie de la mairie,  j’avais plutôt envie qu’ils nous découvrent au bras de nos parents, alors que nous avancerons gracieusement vers l’autel.

Et c’est Maman Grognon qui a eu la bonne idée de séparer les cérémonies géographiquement. Il est vrai que le village où j’ai grandi et où mes parents habitent encore, n’est qu’à 10 minutes de voiture, alors pourquoi ne pas nous y marier civilement ? Cela permettrait de facilement séparer les invitations pour ne convier que la famille proche à la mairie, tout en gardant un temps de trajet raisonnable pour rejoindre l’église. Et je pourrais ainsi faire mon entrée « surprise » au bras de mon papa pour voir ces regards impatients et plein d’admiration se tourner vers moi pour surprendre nos invités qui nous attendrons sagement dans l’église.

Concernant la date, comme nous organisons notre mariage à distance, nous voulions je voulais pouvoir compter au moins un an de préparatifs pour avoir un intervalle de temps raisonnable et donner vie à un maximum de mes idées, et surtout de pouvoir faire tranquillement quelques aller-retour pour rencontrer nos différents prestataires et intervenants. De plus, je suis une grande perfectionniste et j’ai beaucoup de mal à déléguer (et je l’assume !) alors je savais d’avance qu’il me faudrait du temps pour réfléchir à chaque étape, chaque DIY, et apprécier chaque moment de ces préparatifs. Cela nous emmenait donc à l’automne ou à l’hiver 2016.

Les mariages d’hiver sont magnifiques comme nous le démontrent Madame Maîcresse et son mariage de presque Noël, Madame Waka-Waka et son mariage « Marmottes et flocons » ou encore Pheobe et Mike (saison 10 de Friends) qui se marient sous la neige devant le Central Perk.

Surement l’un de mes épisodes préféré de Friends… Bref, revenons-en à notre mariage. Paradoxalement, décembre nous paraissait tellement loin et nous n’avions pas envie d’attendre aussi longtemps pour nous marier. J’avais peur que les préparatifs me pèsent après plus d’un an. Et puis l’automne est vraiment une saison que j’adore pour la beauté de ses couleurs et la douceur de ses températures.  En plus, la météo est souvent clémente en cette période et nous nous imaginions bien pouvoir profiter d’une manière ou d’une autre de l’extérieur. C’était donc parti pour un mariage d’automne.

J’espérais vraiment qu’avec plus d’un an d’avance nous n’aurions pas de difficulté à trouver notre salle.

Point n°2 : avoir une idée du thème

Aujourd’hui, les mariages à thème sont tellement populaires, que ce n’est pas une surprise si je t’apprends que ce fameux sujet du thème fut abordé tout naturellement dès notre premier brainstorming. Pour nous moi, la salle devait être en accord avec le thème. C’est tout à fait personnel mais je trouve, par exemple, qu’un mariage bohème aura plus de charme dans une grange rénovée ou en plein air que dans un superbe château. Je n’avais personnellement pas d’idée/envie particulière, mais comme on se marie à deux, j’ai tout de même sondé mon Grognon afin d’avoir son avis sur la question. Et nous sommes très rapidement tombés d’accord sur un « thème » pour notre fête : la convivialité. En gros, nous voulions simplement que nos invités soient contents d’être là et qu’ils apprécient cette journée autant que nous.

Point n°3 : la liste d’invités

Force est de reconnaître que nous serons bien loin de la tendance actuelle des mariages intimistes. Tout d’abord, parce que notre mariage représente, selon nous, l’occasion de renouer contact avec des membres de la famille, comme par exemple la cousine de mon Grognon qui habite à l’autre bout de la France et qu’il n’a plus revu depuis 10 ans (et que je n’ai jamais rencontrée). C’est un point de vue très personnel, mais je pense qu’une telle fête est un très bon moyen de renouer des liens et j’espère bien que nos deux familles au complet seront rassemblées pour l’occasion.

Ensuite, parce que nous sommes tous deux musiciens dans des harmonies de village et que cela engendre de très vastes réseaux sociaux. Ajoute cela les amis d’enfance, de lycée, de fac, les collègues… et tu arrives grosso modo à plus de 200 personnes au vin d’honneur dont au moins la moitié invitée à rester au dîner. Et quand je lis certaines chroniques, je me dis que nous sommes particulièrement chanceux d’avoir des parents qui ne nous ont imposé personne.

(Bien sûr il ne s’agissait alors que d’une liste d’invités très vague. Il a fallu, par la suite, faire des choix et des compromis… je reviendrais surement sur ce point après avoir abordé le choix de notre traiteur.)

Point n°4 : la répartition du budget

Définir un budget pour son mariage est une (très) bonne chose, mais savoir comment le répartir dès le départ est également essentiel.

Et là, c’est la génétique qui s’est manifestée : dans les familles Myrtille et Grognon nous avons la réputation d’aimer manger (et boire), et ce depuis plusieurs générations. Pour nous, il est donc impensable de ne pas bien ou pas assez manger à notre fête. C’est pour ça que nous souhaitons mettre l’accent sur les plaisirs de la bouche pour faire danser les papilles de nos invités.

Nous essaierons de privilégier le budget du traiteur à tous les autres, dont celui de la salle de réception.

(Nous découvrirons malheureusement par la suite que c’est vraiment plus facile à dire qu’à faire.)

Finalement quelle salle choisir ?

Au cours de ce brainstorming nous avons posé les fondations de notre mariage en définissant ensemble les grandes lignes de nos envies : une fête « simple », conviviale avec de la bonne bouffe où nos invités auront les papilles qui chantent, qui aura lieu au cours de l’automne 2016. Finalement ce n’est pas grand chose, mais cela a suffit à faire naître l’ébauche de mariage que nous peaufinons depuis maintenant plus de 6 mois.

Mais revenons-en à notre recherche de salle, il est vrai qu’avec un « thème » aussi vague que la convivialité, il n’y avait finalement pas vraiment de critère rédhibitoire, ce qui nous offrait un large panel de choix. Préparant notre mariage à distance, nous ne pouvions pas nous permettre d’en visiter des dizaines, même avec l’aide de nos proches, il fallait donc plus de critères.

Nous avons donc réduit nos recherches en sélectionnant les salles :

  • accessibles à moins de 15 minutes de voiture, voire à pied, pour éviter toute perte de temps en cortège inutile (je t’ai déjà dit que je n’aime pas la voiture ?)
  • et pouvant accueillir à la fois notre vin d’honneur et notre dîner.

Nous avons ensuite éliminé les salles qui se trouvaient mal placées selon nous, comme au centre-ville, où il y a peu de possibilité de se garer ou en pleine zone industrielle, où le décor manque de naturel à mon goût.

Il nous restait donc trois finalistes :

  • un domaine viticole,
  • un château médiéval situé en haut d’une montagne,
  • la salle des fêtes du village de mon Grognon.

Trois options complètement différentes…

(Promis, je reviens vite te dire quelle salle nous avons choisie et pourquoi)

Et toi, as-tu aussi rapidement perdu pied après tes fiançailles ? As-tu besoin d’établir les fondations de ta fête avec ton chéri avant de choisir une salle ? Quelles sont tes priorités ? Dis-moi tout !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Pssst ! Tu as vu la nouveauté de Petit Mariage entre Amis ? Ce sont les « Petits Tattoos » ! Nous sommes totalement conquises chez Mademoiselle Dentelle : c’est une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



14 commentaires sur “Le choix de notre salle ou comment établir les fondations de notre fête – Partie 1”

  • Tu maîtrises l’art du « teasing »…je vote pour le domaine viticole !!! Tout ce que tu décris je crois que nous le vivons tous et toutes dès que nous évoquons le mariage….il est vrai qu’au début on ne sait pas par quel bout prendre la chose….Convivialité me plaît beaucoup comme thème, c’est aussi une valeur importante pour moi…

    • La réponse au prochain numéro ! C’est pour très bientôt il me semble.
      Mais en effet la convivialité est vraiment importante. Pour chacune des décisions que nous avons prises nous nous sommes demandé quel en serait l’impact sur nos invités… Ce qui peut vite devenir un casse tête géant si on prend au cas par cas … Heureusement, on reste zen 😉

  • Tu as posé les bases de suite et c’est à mon sens une bonne façon de gérer le dossier du lieu de réception. Chose qui peut vite devenir un casse-tête. J’ai hâte de lire la suite pour découvrir le lieu choisi. Peut-être au t-on un cliffhanger avec un quatrième lieu survenu au tout dernier moment….

    • Oui le lieu de réception est vraiment la 1ère pierre de l’édifice alors il vaut mieux y réfléchir à deux fois. Heureusement que j’ai un esprit très terre-à-terre (mais chuuuuut ! je ne peux pas t’en dire plus pour l’instant)

  • Je me retrouve dans certaines choses que tu écris encore une fois, et j’ai hâte que tu nous parles un peu plus en détail de votre lieu de fête !

    Pour nous aussi, finalement, après avoir à tout prix voulu un type de salle particulier, devant les difficultés de la réalité (et le prix, gloups), nous nous sommes tournés vers un choix que nous avions écarté au départ, en nous disant que l’important était d’être entourés de nos proches et que ce soit la fête. Ca dédramatise bien des choses pour la suite de poser de telles fondations, donc je pense que vous avez bien fait de planter le décor de la « convivialité » en tout premier ! 😉

    • Oui c’est exactement ça : être entouré de proches heureux et nous serons encore plus heureux, (et encore plus s’il y a du bon manger et qu’on arrive à y toucher 😉 )

  • C’est bien aussi la convivialité, le mariage c’est un moment de partage et d’échanges et si tu as la possibilité d’avoir vos deux familles au complet : c’est génial ! Mais après il faut caser tout ça ah ah ah ah !

    Les 3 options sont différentes certes mais peuvent convenir alors hâte d’en savoir plus 🙂

    • Malheureusement depuis que j’ai écrit cette chronique on a eu quelques réponses négatives côté famille… Au moins on aura essayé. Et pour caser tout ce monde, … il faut pouvoir maîtriser l’art du compromis … 😉

  • Copiiiiiiiiine de convivialité et bonne bouffe !!! 😀
    Chez nous aussi, ce fut l’une des priorités de notre mariage… et au vu des compliments reçus, nous ne le regrettons absolument pas.

    • Ben oui dans nos familles on se rappelle pendant des années des menus (et des vins servis avec) mais le reste … Alors c’est sur qu’on ne se trompe pas en voulant assurer avec le traiteur !

  • Hello ! Je suis trop curieuse, je suis moi aussi alsacienne et me demande donc d’où vous venez ? Si tu ne veux pas répondre je comprends 😉
    Bonne journée !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *