La création de ma précieuse : établir le cahier des charges – Partie 1

Et une robe de créatrice pour Mlle Myrtille ! Youhouuuu !

Notre amie Silvène avait aussitôt accepté de créer nos deux tenues de mariés ! J’ai alors senti une douce excitation naître en moi. Un sentiment complètement nouveau pour une demoiselle qui s’attendait à choisir rapidement une robe dans une collection de prêt-à-porter. J’allais avoir MA précieuse rien qu’à moi, un modèle unique fait à mes propres mesures !

**méga danse de la joie autour de la table de la cuisine**

Mais quelle robe ?

Bon il y avait juste un tout petit souci : je ne savais pas vraiment du tout ce que je voulais, car je n’avais à vrai dire, jamais rêvé de robes de mariée. Je connaissais juste le nom de deux grandes maisons pour être passée quotidiennement en tram devant ces boutiques pendant plusieurs années à Strasbourg. Donc en bride-to-be super connectée j’ai filé sur le net pour questionner mes goûts.

J’ai notamment développé assez rapidement une préférence pour les robes fluides et bohèmes de créateurs comme Rembo Styling, Fabienne Alagama ou Marie Laporte. Ce qui ne fut pas une surprise car elles possèdent les critères énoncés dans ma chronique précédente « pas de froufrous, de plumes, de paillettes, de strass, de volume, pas forcément de bustier et surtout pas de jupon ».

Je pense que ce qui me plaisait dans toutes ces robes, outre leur simplicité, c’est le côté pratique (désolées les filles on ne se refait pas) car elles paraissaient tellement légères et agréable à porter. Je comptais pouvoir manger et m’amuser c’est-à-dire pouvoir me mouvoir à ma guise, et perdre 30 minutes aux toilettes avec une équipe de trois personnes à chaque envie pressante ne faisait absolument pas partie de mon planning. Et puis en grande maladroite, j’avais vraiment très peur de me prendre les pieds dans mon jupon et de m’affaler en avançant dans l’église. (C’est du vécu ! Et ça s’est passé juste sous mon nez. Heureusement que mon amie avait pu se rattraper in extremis. J’ai toutefois pris cet évènement comme un avertissement personnel de ma bonne étoile.)

Mais ces ébauches de critères n’étaient pas suffisantes pour créer une robe. C’était malgré tout un bon début pour travailler avec Silvène, puisque ceux-ci correspondaient déjà très bien à son style, elle qui aime travailler des tissus légers et fluides ainsi que les dentelles fines dans un esprit plutôt épuré et romantique.

Il fallait donc absolument passer par la case essayages.

Crédit Photo : Photo Personnelle

Crédits photo : Photo personnelle

Mais notre talentueuse amie créatrice habite à Berlin et nous à la pointe ouest de l’Allemagne (heureusement qu’aujourd’hui il existe des alternatives aux pigeons voyageurs !) et en cette fin d’année 2015, le Grognon et moi avions un emploi du temps vraiment chargé qui ne nous permettait pas de nous rencontrer avant les vacances de Noël. Nous étions en octobre et ces deux mois à patienter me semblaient être une éternité !

J’allais donc partir en croisade de mon côté, prendre mon courage à deux mains, mettre mes complexes et la peur des jugements dans un placard, et franchir la porte de magasins de robes de mariées pour établir comme une grande le cahier des charges de ma future robe de mariée.

J’ai donc pris rendez-vous dans deux magasins multimarques de ma région.

Mais à vrai dire avant d’entamer ces essayages plusieurs sentiments m’habitaient :

  • La peur : celle de me trouver face à une vendeuse désagréable vis-à-vis de mon physique et aussi celle d’avoir ce fameux coup de foudre dont beaucoup de mariées parlent, et d’ensuite devoir annoncer à mon amie qu’elle ne ferait pas ma robe.
  • La culpabilité de me rendre à des essayages tout en étant quasiment certaine de ne pas acheter.

Pour préparer le terrain, j’ai sagement appelé chacune des boutiques en précisant ma taille et en demandant s’ils avaient malgré tout, des modèles dans lesquels je pouvais espérer rentrer (il était hors de question de ne pas pouvoir essayer une robe pour de vrai). À ma bonne surprise mes interlocutrices sont non seulement sympathiques, mais en plus elles m’assurent qu’ils ont en stock des robes dans des tailles variant du 36 au 46. OUF ! Voilà que ma grande peur de la mégère se tait tout doucement, au dépend de ma culpabilité qui fait un grand bon.

Comme ces deux séances d’essayages se sont passées selon un schéma tout à fait similaire, dans ce qui va suivre je ne vais pas les décrire l’un après l’autre, mais simultanément en parlant des deux styles de robes que j’ai essayées : les robes de princesse et les robes fluides.

Perdue sous des montagnes de tulles

Nous avons été accueillies par des vendeuses vraiment gentilles et très à l’écoute dans chaque magasin.

J’avais eu pour mission de feuilleter les catalogues en ligne et de sélectionner quelques modèles qui me plaisaient. J’ai donc bien fait mes devoirs tout en ayant comme stratégie de me fier à l’expertise des vendeuses et de les laisser diriger les essayages. Donc bien que j’avais sélectionné essentiellement des robes fluides et simples les deux vendeuses ont réagi de la même manière et m’ont proposé d’essayer tout d’abord des robes plus volumineuses pour m’« affiner » la taille (en langage de Myrtille : pour cacher la misère).

Soit, je me laisse porter par mes expertes et en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, je me retrouvais en jupon, « plongeant » dans ma première robe de mariée, puis dans la seconde, puis dans la troisième…

Mais avant de t’en dire plus sur ces robes et de te montrer des photos (mais quel suspens !) je voulais juste aborder un dernier point, celui de mon dos tatoué. J’ai donc en effet plusieurs tatouages dans le dos, allant du bas des reins jusqu’à l’épaule. Ce sont d’assez grandes pièces qui ne laissent généralement pas indifférent (et dont je me contrefiche de l’avis qu’il soit positif ou négatif). Bien entendu mes proches le savent et dans ma famille je crois qu’ils les trouvent même pas mal, même si je suis certaine que mes parents les trouveraient encore plus beaux sur le dos de quelqu’un d’autre. Mais ils font partis de mon histoire et comme j’estime que l’époque où les tatouages étaient réservés aux pirates et aux bandits est révolue (un peu comme celle des pigeons voyageurs), je n’avais pas l’intention de les cacher, au contraire je voulais essayer de les mettre en valeur (du moins sur la partie supérieure du dos).

Bon, maintenant que j’ai éclairci ce point, retournons dans les showroom que je te montre ces robes.

Donc je sors donc timidement des cabines pour me soustraire à mon reflet et au jugement de mes accompagnatrices… et, à ma grande surprise, j’aimais généralement plutôt bien ce que je voyais dans le miroir. Les vendeuses avaient clairement raison, ces robes de princesse aux bustes « armaturés » me mettaient vraiment en valeur. J’étais épatée car contrairement à ce que je pensais mes gros bras était finalement pas si gros que ça, ma taille était bien marquée, et ma poitrine bien en place ne « débordait » pas (ma hantise !).

Le coup de cœur des mamans, la toute première robe que j’ai enfilée (tout à gauche sur le montage photo) : « Bérénice », de la marque « Pour un Oui » (appartenant à Cymbeline). Elles avaient carrément les larmes aux yeux !

Crédit Photo : Photo Personnelle Malheureusement les photos étaient interdites dans les deux magasins donc toutes celles que tu verras ont été prises à la volée, alors pardonne-moi par avance pour certaines poses qui ne sont pas des plus élégantes et qui signifiaient généralement « Mamaaaaan cache ton téléphone ! elle arriiiive !! ».

Crédits photo : Photos personnelles

Malheureusement les photos étaient interdites dans les deux magasins donc toutes celles que tu verras ont été prises à la volée, alors pardonne-moi par avance pour certaines poses qui ne sont pas des plus élégantes et qui signifiaient généralement « Mamaaaaan cache ton téléphone, elle arriiiive !! ».

Comme tu peux le voir sur les photos j’ai vraiment pu essayer tout type de robes (rien de mieux pour établir mon cahier des charges) : des décolletés différents, des tailles hautes ou basses, des bustiers, des manches, des dos variés qui couvraient plus ou moins mon tatouage, des matières plus ou moins nobles… Des robes ayant jusqu’à douze couches de tissus au niveau de la jupe. DOUZE couches ! Tu imagines !

Alors c’était toujours la même rengaine : je me sentais encombrée et absolument pas à l’aise pour me mouvoir et surtout je ne m’imaginais absolument pas pouvoir supporter le poids d’une telle robe pendant une journée complète, et puis comment danser ? Et le plus important c’est que même si je trouvais jolie, je ne reconnaissais pas la fille que je voyais dans le miroir. Je n’avais jamais été une princesse et je n’avais surtout jamais rêvé d’en être une, même pas pour le jour de mon mariage.

Malgré tout, mes goûts et donc mes critères commençaient à se définir petit à petit :

  • de tous les décolletés testés je préférais ceux en cœur,
  • j’aimais beaucoup la dentelle fine et discrète et moins celle très marquée,
  • je n’aimais toujours pas les strass et les paillettes,
  • il ne fallait pas que mon tatouage soit « coupé » par du tissu
  • et je ne me sentais pas du tout à l’aise dans les robe dite « taille-haute »

Mais je tenais absolument à essayer des robes plus légères, j’ai donc insisté auprès des vendeuses pour faire « tomber le jupon ».

Mais comme j’ai déjà beaucoup parlé pour aujourd’hui et qu’il reste encore pas mal de choses à raconter sur le sujet, je reviens très très vite te raconter la suite dans ma prochaine chronique.

Et toi ? Comment se sont passés tes essayages ? As-tu aimé te voir dans des robes de princesse ? Ou, au contraire, as-tu aussi eu plus grand mal à te reconnaître sous ces montagnes de tulles ? Dis-moi tout !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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13 commentaires sur “La création de ma précieuse : établir le cahier des charges – Partie 1”

  • Je suis d’accord avec ta maman, celle de gauche te va à ravir. Mais si tu te sentais engoncée dedans, c’est que ce n’était clairement pas ça!
    Hâte de voir votre cheminement avec ton amie couturière 🙂

    • C’était la première robe essayée et c’est vrai que de toutes c’est celle que je préfèrais. Mais je ne regrette pas d’avoir fait une croix sur les « robes de princesse ». D’ailleurs les vendeuses insistaient beaucoupe « vous savez, c’est la seule occasion que vous aurez, à vie, de porter une telle robe de princesse… blablabla »

  • Ahh les histoires d’essayages… C’est toujours emouvant et drole a lire ! Mais c’est toujours la meme chose, une fois que tu enfiles LA bonne, tu entends presque des « Alleluia » avec un halo de lumiere qui t’entoure !!! Hate de voir laquelle va te faire succomber ! (je te comprends pour les strass et paillettes…. Ici au Quebec, il n’y a que ca !)

    • Oh mince ! Et as-tu trouvé une robe sans paillettes alors ?
      Dans mon cas je ne cherchais pas vraiment à avoir de coup de coeur, au contraire, puisque je savais déjà que je voulais passer par une couturière, mais dans la prochaine chronique tu verrras que… (chut ! suspens !… rho le teasing)

      • Bah j’en ai trouvé une oui…. En france ! Absolument parfaite. Lambert Creations…. Mais pas du tout dans mon budget. Ensuite j’ai voulu la faire car je suis un peu couturiere… Mais j’ai decidé d’abandonner pour diverses raisons que j’aurai peut etre la chance de vous raconter un jour si je deviens chroniqueuse 🙂 Donc je me suis decidée pour un atelier de confection specialisé en mariage et « graduation » comme ils disent ici ! 100% quebecoise mais 100% comme je veux ;-). Raahhh je vois deja les halos de lumieres de ta prochaine Chronique ! Je suis prete a chanter les alleluia 😉

      • Si j’ai bien compris tu es en train de faire ta robe toi-même ! Mais c’est ouf !
        C’est vrai que j’aimerai beaucoup que tu viennes nous en parler 😉

  • Je me sens moins seule en lisant que toi non plus, tu n’as jamais rêvé d’être une princesse, même pour ton mariage, car ce n’était pas mon cas non plus et plein de monde ne comprenait pas que je n’ai pas encore d’une montagne de tulle « comme toutes les filles de mon âge » (je cite…).

    En tout cas j’ai moi aussi hâte de lire la suite et de découvrir pas à pas ton cheminement dans les recherches de robe ?

    • Ben je suis bien trop gauche pour être une princesse 😉 ou alors Princesse catastrophe ! Je pense que si j’avais eu une robe d’1m de diamètre j’y aurai mis le feu par mégarde au court de la soirée. Mais c’est fou quand même que les vendeuses considèrent toute que « tout le monde » en rêve sous prétexte que ça ne peut arriver qu’une fois dans une vie (elles oublient qu’il y a carnaval et Halloween tous les ans 😉 )

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