La création de ma précieuse : établir le cahier des charges – Partie 2

Résumé de l’épisode précédant : Mlle Myrtille se lance dans la quête des critères qui lui permettront d’établir le cahier des charges de sa robe sur mesure. Armée d’un courage sans faille et d’une détermination à toute épreuve, elle a pris rendez-vous non pas dans un mais dans deux magasins multimarques, et alors qu’elle s’apprêtait à affronter les regards sévères de dragons mal lunés, elle eut la surprise d’adorer ses séances d’essayages grâce à la gentillesse et au professionnalisme des vendeuses rencontrées.

Dans chacune des boutiques, les essayages commencèrent par des robes de princesse aux couches bien trop nombreuses, et bien qu’elle fut agréablement surprise par son reflet, celui-ci ne lui correspondait pas et elle ne se reconnaissait pas sous ces montagnes de tulles…

Mes essais de robes pour établir un cahier des charges

Crédits photo (creative commons) : Karen Warfel

Et alors sans jupon ça donne quoi ?

Ben pour être franche : pas grand-chose ! À mon grand désespoir…

Dans ces robes plus légères et plus sobres, pour le coup, je me reconnaissais enfin. Au porté, j’étais totalement fan de la fluidité des jupes. Je me sentais tellement bien dans ces robes !

Mais comme rien n’est jamais simple, il se trouve que malheureusement ces robes étaient loin de flatter ma morphologie (c’est le fashion faux-pas ma Chérie !). Du moins pas autant que les robes que je te montrais dans la première partie de ce récit (mon audience a même comparé, à juste titre, certains modèles à des chemises de nuit), images à l’appui.

Mes essais de robes pour établir un cahier des charges

Crédits photo : Photo personnelle

Bon, là je te montre celle qui m’allait le mieux de toutes les robes fluides que j’ai essayées (Carolina – Les Jolies Filles par Elsa Gary), et tu peux observer que sans armature au niveau du buste, ma cruelle absence d’abdos saute aux yeux.

Il faut être honnête : la robe de princesse me sied bien mieux. Mais en Myrtille super butée je ne me laisse pas abattre et j’insiste pour essayer plusieurs modèles, au final n’oublions pas que le but était d’établir un cahier des charges. Et j’ai bien fait, car ces robes fluides qui ne m’allaient pas au top du top, possédaient toutefois des détails bien à elles que j’appréciais beaucoup et que je n’avais pas trouvés dans les montagnes de tulles.

J’aimais beaucoup, par exemple, la dentelle toute fine de Carolina qui bordait le décolleté, ainsi que l’effet plissé sur la poitrine.

L’une des robes parmi toutes celles que j’ai essayées, dont j’ai préféré le style et qui n’était pas catastrophique sur moi non plus (mais dont je n’ai malheureusement pas de photo) est Bethanie de Pour un Oui par Cymbeline.

J’adorais franchement la simplicité de la jupe et par-dessus tout le décolleté cache-cœur avec son super combo plissé/dentelle.

Mes essais de robes pour établir un cahier des charges

Crédits photo : Béthanie - Pour un Oui par Cymbeline

Je crois qu’à ce moment je regrettais amèrement de ne pas faire 10 kilos de moins

Donc, ayant saisi ma passion naissante pour le plissé, les vendeuses ont commencé à cibler ce critère. Mais comme tu peux le voir ci-dessous, ce ne fut pas toujours concluant.

Mes essais de robes pour établir un cahier des charges

Crédits photo : Photo personnelle

Trop de plissé, tue le plissé…

Au final, je pense que durant ces deux séances d’essayage j’ai essayé pas moins d’une vingtaine de robes avec toujours ce même inlassable résultat : soit je ressemblais à une guimauve dans des robes dont le style me plaisait, soit j’étais mise en valeur dans des robes dans lesquelles je ne me reconnaissais pas.

Et lorsque je n’y croyais plus…

Le second essayage touchait à sa fin et j’étais quelque peu désemparée car, malgré le grand nombre de robes passées, je n’avais que quelques critères esthétiques à donner à mon amie couturière, et je ne savais pas du tout quoi faire quant à l’architecture de la robe.

Et c’est alors que la vendeuse me propose d’essayer une dernière robe. Celle-ci faisait partie de ma sélection en arrivant, mais elle ne l’avait pas sortie car elle n’était disponible que dans une (toute) petite micro taille.

Mes essais de robes pour établir un cahier des charges

Crédits photo : Nalejo collection 2016

Je m’insère tant bien que mal dans cette dernière robe (heureusement qu’il y avait un chausse-pied !) et sort de la cabine pour affronter mon reflet une dernière fois. Et heureusement que cette robe était quatre tailles trop petite car je pense que j’aurai pu avoir ce satané coup de cœur. En fait ce modèle alliait la fluidité et la sobriété des robes que j’appréciais tant, avec le maintien des robes de princesse grâce à la présence de baleines dans la partie du buste. Même en étant beaucoup trop petite je la trouvais magnifique sur moi : le tombé, les matières, la traine et même que la ceinture un peu brillante ne me dérangeait pas… J’y ai d’ailleurs repensé pendant un moment… Je pense que cette robe aurait été la bonne dans le cas où je n’aurais pas choisi de créer ma robe avec Silvène.

Mais en tout cas, j’avais trouvé la solution : une robe à l’architecture « hybride » avec un bustier bien « armaturé » pour marquer ma taille et atténuer ma bouée (je dis bien atténuer car loin de moins l’idée de me coincer dans un corset super serré pour gagner 3 cm de tour de taille et ne plus pouvoir m’assoir ou respirer ou pire : ne pas pouvoir manger de dessert !) et une jupe fluide et romantique. Il suffisait d’y penser !

Mon cahier des charges pour Silvène

Finalement, à l’issue du second essayage, j’avais suffisamment de critères pour pouvoir discuter concrètement avec mon amie couturière et commencer la création de ma robe. (Quel soulagement ! Quoi que, je commençais à aimer ces essayages…)

Donc en résumé, au niveau technique :

  • Il me fallait du maintien au niveau du buste : baleines obligatoires !
  • Je me sentais beaucoup mieux dans une robe taille basse, c’est-à-dire que la jupe débute au plus bas des hanches.
  • Il fallait éviter les plis au niveau de la jonction buste/jupe (qui m’élargissaient les hanches justement).
  • Je voulais de la fluidité pour la partie jupe mais un peu de volume tout de même pour marquer un minimum la taille sans avoir à porter de jupon.
  • Et enfin nous partirions sur une robe longue sans traine pour commencer, sans perdre de vue la possibilité de la raccourcir ou d’y ajouter une traine.

Au niveau esthétique :

  • Je préférai largement les décolletés en cœur, mais pas trop profond non plus (il ne fallait surtout pas que “ça déborde”).
  • Je craquais totalement pour la dentelle fine (pour longer tout en douceur mon tatouage par exemple).
  • Je n’avais pas changé d’avis quant à mon aversion pour les strass.
  • J’étais tombée amoureuse des plissés.
  • Et enfin complètement fan des tissus fins et vaporeux.

Épilogue

Silvène lu avec attention mon “petit” rapport (un document pdf de 12 pages, photos comprises tout de même) et au final me répondit : “je voulais justement te proposer d’intégrer des baleines dans la partie buste de la robe pour mieux marquer ta taille”.  Ah voilà… C’est vrai que finalement c’est son métier et que nous aurions tout simplement pu en discuter… Tout ces essayages pour rien ! Oui bon quand même pas : j’ai vraiment adoré ces séances et elle m’ont en plus permis de découvrir plein de matières et de styles différents et parfois d’ailleurs j’hésite même à retirer mon alliance pour re-rentrer dans une boutique, juste pour le plaisir de replonger dans quelques robes et avoir mon shoot de paillettes… (C’est grave docteur ?!)

J’aimerais finir cet article en remerciant les deux fantastiques vendeuses qui se sont occupées de moi. Elles ont su guider mes essayages avec professionnalisme, douceur, patience et gentillesse. Et si toi aussi tu cherches ta robe en Alsace, sache qu’il existe au moins deux magasins avec un staff adorable et de jolies robes dans une large gamme de prix, de styles et surtout de tailles.

Et toi ? As-tu aussi été déçue car certaines robes ne te mettaient pas en valeur alors que tu en attendais beaucoup ? As-tu aussi mis du temps à trouver une solution pour ta robe ? Dis-moi tout !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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12 commentaires sur “La création de ma précieuse : établir le cahier des charges – Partie 2”

  • Aaaah les méandres de la recherche des critères de LA robe !!!! En tout cas je valide carrément ton cahier des charges, ça promet d’être magnifique 😉

  • Haaa (soupir)… moi aussi j’ai fait faire ma robe mais sans passer par la case des essayages. Et je regrette de ne pas m’être “offert” ce plaisir, même si ca ne m’a pas empêché d’avoir au final la robe de mes rêves. J’aimerai parfois enlever mon alliance et aller faire quelques essayages, mais je crois que je serai un peu honteuse de faire perdre du temps aux vendeuses alors je n’ose pas… C’est grave aussi, docteur ?

    • Alors je t’avoue qu’au niveau culpabilité ce n’est pas facile de se trouver face à des personnes qui espèrent vendre alors que tu sais que tu ne vas pas acheter. Ca l’aurait été beaucoup plus si elles avaient été méchantes…
      mais bon… comme dans tous les domaines la concurrence est rude et moi je pense que par les temps qui courent un p’tit shoot de paillettes pour s’envoyer au payer des poney/cupcake/arc-en-ciel de temps en temps ça ne peut pas faire de mal. (Bon j’ai la grande bouche parce que je ne suis pas encore passée à l’action mais je bave littéralement devant les vitrines).
      Qu’est-ce aui t’as fait te décider pour passer par une créatrice ?

      • J’ai fait faire ma robe car j’avais des envies de belles matières (soie, dentelle…) et j’aime la qualité. Oui, j’ai des goûts de luxe, mais pas le compte en banque qui peut y répondre ?. Je bavais littéralement sur certains modèles de rembo styling mais savais que je ne pouvais pas me les offrir. La couturière a donc été un bon compromis (contrairement à ce qu’on pourrait croire) et je ne le regrette pas.
        J’ai hâte de voir ta robe !

        • C’est vrai que les robes que j’ai essayée en magasin n’avaient pas toutes de beaux tissus alors que ceux des couturières sont bien plus agréable et fins.
          Les chroniques sur la confection de ma robe sont en cours d’écriture, mais elles prennent un peu de temps alors elles viendront bientôt, mais pas tout de suite 😉

  • J’ai été moins bonne élève que toi et j’étais vraiment plus dans le flou en arrivant chez la créatrice, mais moi aussi j’avais pris rdv dans une boutique en sachant pertinemment que ce n’était pas mon style et que je n’y achèterais pas ma robe… C’est vrai que c’est un peu gênant, mais au final tu as bien raison, un bon gros shoot de paillettes pendant les préparatifs ça ne fait pas de mal ^^

    Maintenant j’ai hâte que tu nous racontes les étapes de confection de ta jolie robe 😀

    • Je n’avais pas vraiment le choix car ce n’était pas possible d’essayer des robes avec Silvène mais c’est vrai que je n’étais pas obligée d’aller si loin dans les détails… Mais je crois que je me suis prise au jeu…

  • Ah je reviens à temps pour découvrir la seconde partie sur le récit de ta précieuse Madame Myrtille !
    C’est bien d’avoir essayer les modèles pour savoir ce qui te va ou pas, si j’aurai opté pour une robe, je pense que c’était un passage obligé !

    En tout cas, je ne doute pas de la beauté de ta tenue pour le jour J au vue de ton cahier des charges 🙂

    • Aaaah MADAME Afro… Ca fait vraiment plaisir de te revoir par ici ! J’espère que ton mariage s’est bien passé et j’ai hâte de lire la suite de tes aventures 😀

  • C’est super chouette que ta créatrice soit aussi une amie, vous avez du passer de supers moments pendant toute la conception!
    en tout cas je ne peux que valider le cahier des charges!! 🙂

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