Dis chérie, on se marie à l’église ?

Maintenant que tu connais la folle équipe d’amis qui nous entoure, et que tu peux visualiser la beauté de notre lieu de réception, il est l’heure pour moi d’aborder un point important, celui des cérémonies. Car si la cérémonie civile reste le « tronc commun », le choix d’une cérémonie religieuse ou d’une cérémonie laïque, voire l’absence de cérémonie (après tout, on peut choisir de ne faire que la mairie), reste un choix.

J’ai hésité à faire cette chronique, car la question du mariage religieux a été abordée plusieurs fois sur Mademoiselle Dentelle… mais afin que tu en saches plus sur moi et mon mariage, je ne pouvais pas omettre ce point.

Pourquoi avons-nous choisi une cérémonie à l'église ?

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La religion et nous

Il faut que je te dise quand même que je ne suis pas catholique. J’ai eu une petite éducation religieuse, dans mon collège privé, mais ça s’arrête là.

Monsieur Triton, pour sa part, a eu une éducation catholique et sa famille est pratiquante. Mais depuis quelques années, mon cher fiancé ne va plus trop à l’église et son lien avec la religion s’est atténué.

La question du mariage à l’église est donc très vite venue. Pour lui, il n’y avait pas de doute sur ce point : continuité de son parcours, tradition, faire aussi plaisir à la famille… un mélange de tout ça un peu diffus.

Pour moi, ça n’allait pas de soi.

Dans ma tête, tourbillon de pensées : je vais devoir me faire baptiser absolument ? Et on doit faire une préparation au mariage avec des rendez-vous avec un prêtre ? Euh… chéri, tu es sûr que tu ne veux pas une cérémonie laïque ?

Je n’étais pas vraiment sûre d’avoir « ma place » dans cette cérémonie religieuse. Nous avons donc discuté, longtemps (d’ailleurs, c’est ce qu’on nous a répété maintes fois lors des différentes rencontres de préparation au mariage religieux : il faut parler dans un couple !). Si nous voulons que ce mariage soit vraiment Nous (avec un N majuscule), nous devions faire un pas vers l’un vers l’autre.

Très vite, nous avons posé quelques conditions :

  • Trouver un prêtre assez ouvert d’esprit, qui accepte de nous marier alors que je ne suis pas baptisée (petite parenthèse pour toi, en plein questionnement : si tu n’es pas baptisée, sache qu’une dispense de baptême peut être demandée ; c’est le prêtre qui se charge de la faire. Par contre, tu n’es pas exemptée de la préparation au mariage religieux).
  • Faire une bénédiction nuptiale seulement, ce qui signifie qu’il n’y aura pas d’eucharistie. Cela est un juste milieu entre les croyances de chacun, qu’il s’agisse des nôtres ou de celles de nos familles. Car le rapport entre l’église et ma famille (surtout côté paternel), c’est un peu comme chez Madame Piglou. Je me suis même demandée s’il ne fallait pas prévoir une église avec une buvette en face pour ceux qui en ont marre dès la première lecture.
  • Nous marier si possible en la Basilique Saint-Epvre (et ça tombe bien il y a des bars en face) parce que je la trouve majestueuse. (SPOIL : ça ne sera pas le cas, mais je t’explique plus tard).
Pourquoi avons-nous choisi une cérémonie à l'église ?

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Trouver un prêtre

Un prêtre, on en avait un. Un qui nous connait, qui connait la famille de mon fiancé. Mais voilà le hic, il n’est pas de notre région. Il aurait été ravi de faire notre préparation au mariage et/ou de venir célébrer notre union. Sauf qu’il semble être très demandé… il a donc dû rester attaché à sa paroisse pour cette année.

Commence alors la tournée des clochers, car et je pensais qu’on pourrait choisir le prêtre pour célébrer notre mariage et pour la préparation au mariage comme l’a fait Madame Biche.

Nous avons profité de la venue de nos deux mamans, un weekend de Pâques, pour aller à la messe en famille, à la cathédrale de Nancy. Le père G. nous a tout de suite plu. Dynamique, avec une pointe d’humour lors de son homélie. Pas de doute, c’est lui qui nous mariera et qui fera notre préparation au mariage.

Facile non ? Et bien pas tant que ça figure-toi.

Nous apprenons alors que pour la préparation au mariage, nous devons contacter notre paroisse de rattachement (oui, c’est comme la carte scolaire, c’est en fonction de ton adresse). Nous ferons la préparation au mariage avec un prêtre qu’on ne choisira pas. Et s’il est trop conformiste, on fait comment ? Et s’il ne comprend pas notre démarche parce que je ne suis pas catholique il se passe quoi ? Car une fois que la machine est lancée, c’est dur de faire marche arrière.

Monsieur Triton appelle le prêtre en question. Après avoir raccroché, il me rassure : le prêtre n’a pas fait de remarque au téléphone en apprenant que je n’étais pas baptisée et accepte de nous rencontrer pour commencer la préparation au mariage.

La préparation au mariage religieux

Au début, je pensais qu’on allait avoir des temps de prières et qu’on allait préparer la cérémonie en choisissant les textes, les chants…  Et, en tant que lectrice invétérée de noter cher webzine, je m’attendais aussi à rencontrer d’autres couples se préparant au mariage. J’imaginais des personnes qui allaient voir d’un mauvais œil le fait qu’on vive déjà sous le même toit, voire nous reprocher de nous marier à l’église alors que je ne suis pas catholique (oui, je sais, ce sont des préjugés, j’avoue !).

En réalité, les choses ont été un peu différentes.

Le père B, qui nous fait la préparation au mariage, nous reçoit au presbytère, dans un petit salon avec trois fauteuils. 10 rendez-vous en tout. Contrairement à d’autres chroniqueuses, qui étaient en groupe lors des rencontres, ici, le prêtre ne reçoit qu’un couple à la fois.

Lors du premier rendez-vous, nous avons surtout rempli des documents administratifs, fait connaissance, puis le prêtre nous a donné deux petits fascicules avec des textes. Il nous donne des « devoirs », pour la prochaine fois : lire les 6 premiers textes.

Pourquoi avons-nous choisi une cérémonie à l'église ?

Crédits photo : Photo personnelle

À chaque rencontre (qui dure environ 1 heure), nous discutons des textes : de leur origine, de leur sens premier à l’époque où ils ont été écrits… Cela devrait nous permettre de choisir les textes pour la cérémonie en ayant une bonne connaissance de ceux-ci. Mais ils sont aussi un support pour nous amener à réfléchir sur des valeurs plus universelles. Et nous repartons à chaque fois avec de nouvelles lectures pour le rendez-vous suivant.

Je ne dirais pas qu’on y va avec plaisir car, le samedi matin, c’est toujours plus agréable de faire la grasse matinée. Mais à chaque fois, qu’on en ressort, on se dit que le temps est passé vite, que ça nous a permis de faire une « pause ».

Car après tout, ce qui importe le plus dans le mariage, c’est sa signification : ce désir de vivre toute notre vie avec une personne, avec toutes les bonnes et mauvaises surprises que la vie peut réserver. Cela veut dire prendre le temps de se parler, de s’écouter, de se redécouvrir chaque jour, et surtout que chacun participe à ce que la flamme ne s’éteigne pas. Et la joie de célébrer tout ça avec une grande fête (ne l’oublions pas pour autant).

Je pense que, tête baissée dans nos couleurs nappages, de comparaison de devis, de DIY à n’en plus finir, on oublie un peu ça. On oublie aussi de se parler d’autre choses que du mariage. Grave erreur tu ne trouves pas ?

Nous avons également deux soirées avec d’autres couples qui se préparent au mariage, et des couples déjà mariés. Ces rencontres se font dans une ambiance conviviale, la première a même eu lieu autour d’un repas et quelques verres de champagne (ça vaut le coup de le préciser). L’occasion d’échanger sur nos convictions, la valeur que représente cet engagement. Lorsque la question devient trop spirituelle pour moi, je m’en sors avec une pirouette, en la ramenant à quelque chose de plus général. Car, tu t’en doutes, il est très difficile pour moi de répondre à des questions comme « le mariage est-il selon vous un signe de l’amour de Dieu ?».

Je vais m’avancer un peu sur la suite en t’annonçant que nous allons nous marier dans une église qui n’est pas notre église de rattachement, et le père B ne sera pas la prêtre officiant (tu en sauras plus dans la chronique suivante, promis). Je suis un peu déçue, car avec tous nos rendez-vous, il a appris à nous connaître. Et il aurait pu nous aider à avoir une cérémonie très personnelle. Nous ne rencontrerons notre officiant que deux fois : une fois lors d’une journée de rencontre avec des futurs mariés qui se marient à la même paroisse que nous (donc, si tu as bien suivi, nous avons eu 3 rencontres en groupe au total), et lors de sa venue chez nous, pour savoir ce que nous avons choisi pour notre cérémonie.

Je sais ce que tu te dis : « Mademoiselle Sirène ne nous a pas parlé du déroulé de la cérémonie ? ». Effectivement… et il y a une bonne raison à cela : nous n’en avons pas parlé pendant les rencontres de préparation au mariage catholique. Et à l’heure où je t’écris, rien n’est encore fini.

Et toi, as-tu choisi de célébrer ton mariage à l’église ? Si tu es déjà mariée, comment c’est passée ta préparation au mariage ? Raconte-moi !



4 commentaires sur “Dis chérie, on se marie à l’église ?”

  • Aaah la préparation au mariage… Ca devrait être ma prochaine chronique ! L’Irlande étant un pays TRES catholique et pratiquant, j’avais super peur de ce dans quoi j’allais débarquer ahah ! Comme vous, aucune aide sur la préparation de la cérémonie en elle-même… C’est super dommage que vous n’ayez pas pu avoir le pretre qui vous connaissait bien du coup… Le nôtre aussi, nous l’avons rencontré 3 fois, mais pas grave, la cérémonie était très belle quand même 🙂

    • Ah mais oui, ta préparation au mariage religieux, en Irlande, avec un prêtre difficile à trouver, je pense qu’il y a des choses à dire !! J’attends de lire ça.
      Pour notre cérémonie, nous avons par chance des pistes, et nous avançons (heureusement car le mariage approche). Espérons que le prêtre nous ai assez « cernés » en 2 fois.

  • J’avais adoré la préparation au mariage. Comme toi, nous avons eu plusieurs rencontres avec notre diacre et des temps d’échange en commun, avec des préparants et d’autres couples. Nous avons beaucoup aimé ces moments échangés car justement, ça permettait de remettre le mariage dans son vrai sens : l’union de deux personnes qui s’aiment et laisser de côté les strass et paillettes et autres fioritures. Nous avons même reçu une carte de félicitations quelques jours après le mariage. Mon mari n’est pas baptisé non plus et ça n’a jamais posé problème. 🙂

    • Nous sommes bien d’accord : « l’union de deux personnes qui s’aiment et laisser de côté les strass et paillettes et autres fioritures »… c’est important de s’en souvenir… Même si, nous revenons aux paillettes et fioritures des préparatifs assez rapidement malgré tout 😀
      Avez-vous fait une cérémonie avec messe ? ou seulement une bénédiction ?
      C’est vraiment gentil de la part de votre diacre de vous avoir envoyé une carte de félicitations. Cela montre qu’il s’intéresse réellement aux mariés qu’il accompagne lors de la préparation.

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