La demande in extremis de Monsieur Boots

Avant de te parler de l’organisation même de mon mariage, parlons de ce qui fait que mariage il y a : la fameuse demande !

Dans la conscience collective, les gens qui se marient font l’objet d’une demande au préalable. Par Lui, par Elle, parfois par eux (= les enfants), la demande est un peu un incontournable et lorsque l’on annonce à ses proches que l’on s’est fiancé et que l’on va se marier, l’éternelle question sur la demande ne se fait pas attendre !

Bien sûr, il y a aussi des couples qui se marient sans se le demander de manière formelle, mais ça n’est pas mon cas : il y a bien eu une demande, et même si elle n’est pas aussi « romanesque » ou « magique » que d’autres, elle mérite d’être racontée pour ses petites et grandes péripéties

Mlle Boots ou Mlle Fleur Bleue, c’est la même !

Ce qu’il faut savoir avant tout, c’est que moi, j’ai toujours voulu me marier. Je suis un peu un cliché vivant, fleur bleue, sentimentale, tout ce qu’on veut… Le mariage, c’était selon moi l’aboutissement d’une vie et donc en toute logique, depuis toute petite, mon aspiration pour « quand je serai grande » était de me marier, avoir des enfants, une maison, et un chien. La base quoi…

En grandissant, j’ai connu un premier amour duquel est né mon Mini-Geek, mais pas de mariage. Il a bien été question de le faire, mais pour des raisons pratiques plus qu’affectives, mon compagnon de l’époque n’étant pas du tout mariage avec les festivités que cela implique.

Du coup, lorsque nous nous sommes séparés, je t’avoue que j’étais soulagée de ne pas avoir à divorcer ! Et après cette déconvenue sentimentale, et devant le fait que la vie, ce n’est pas juste des oiseaux qui chantent, des papillons dans le ventre, de l’amour et de l’eau fraîche, je me suis convaincue que le mariage c’est bien chez les autres, mais pas pour moi.

C’était sans compter sur le Destin qui s’est mêlé de tout. Il y avait moi et mon petit cœur esseulé, pansant ses blessures, et Monsieur Boots, coincé dans cette vie qui ne lui ressemblait plus, et qui gardait toujours une place pour moi dans son cœur. Il n’aura pas fallu plus pour que les choses s’imbriquent d’elles-mêmes, l’évidence se fasse plus forte que jamais, et que notre Amour nous unisse une fois pour toutes.

Nous avons alors commencé à (re)construire notre belle histoire, et mon rêve de mariage m’a repris de plus belle. Je vivais là la relation amoureuse dont j’avais toujours rêvée, nos projets prenaient vie, et lui qui jusque là était un phobique de l’engagement, se projetait dans l’avenir à mes côtés.

Aussi j’ai commencé à lui faire part de mon souhait… Seulement voilà, mon Amoureux a beau m’aimer très fort, le mariage, oui, mais pas maintenant, un jour…

Ma demande en mariage... le jour de ma césarienne !

Crédits photo : Photo personnelle

Deux touristes à Florence

C’est quand, un jour ?

Après nous être retrouvé 10 après notre première rencontre, après un deuxième premier baiser échangé en décembre 2011, une installation en couple en 2013 et bien des péripéties, je pensais qu’il me demanderait ma main à un anniversaire, ou un Noël où nous ne serions que deux. Mais les années sont passées doucement, et rien à l’horizon. J’ai tâté le terrain, envoyé des messages pas du tout subliminaux, mais à chaque fois pas d’écrin et donc pas de bague !

Et puis soudain, l’un de nos plus beaux projets a vu le jour : j’étais enceinte de notre future petite Bidouille. Lui qui dans sa vie passée c’était toujours occupé des enfants des autres comme des siens, allait enfin vivre le bonheur d’être Papa, et avec moi. J’avais cette immense bonheur et cette fierté d’être la future mère de son enfant en moi, et un déclic : cette enfant, quel nom va-t-il porter ?!

Le nom de la discorde

En portant le nom de son père, nous serions à la maison avec moi et mon nom, mon Amoureux et sa fille, et mon fils qui porte le nom de son père. Dans ma tête ça n’a pas fait longtemps à tilter : je VEUX le nom de mon Amoureux (oui, j’suis comme ça, j’exige des trucs).

Alors oui, ça peut paraître un peu extrême dit comme ça mais voilà, pour moi, porter le nom de celui que j’aime est important, tout autant que porter celui de mes enfants. J’ai « souffert » de ne pas avoir le même nom que mon fils, mais j’ai fini par en faire le deuil puisque maintenant, cela ne changera jamais. En revanche, je ne voulais pas que cela soit de nouveau le cas avec ma fille à venir, donc j’ai fait un truc moche, genre vraiment moche : j’ai posé un ultimatum à mon Amoureux.

« Si tu ne me demandes pas de d’épouser avant l’accouchement, elle portera nos deux noms. »

J’te vois v’nir là, avec tes gros sabots : le chantage c’est mal, toussa toussa. Bah tu sais quoi ? Ouais, c’est carrément mal et j’assume ! XD

Il faut savoir que mon nom de famille est un nom pas totalement ordinaire mais surtout long. Il m’a valu dans mon enfance des moqueries ; pour te dire, en CP, quand je devais mettre mon nom dans la marge lors des dictées, j’étais tellement perdue que je recopiais sur mon voisin son nom de famille ! Grand moment de solitude… Alors forcément, je n’ai jamais vraiment souhaité faire vivre ça à mes enfants, même si au final on le vit plutôt bien !

De toute façon, je n’ai pas vraiment d’attache à mon nom, un contexte familiale n’aidant pas, alors si je ne le transmets pas à mes enfants, ça ne me dérange pas plus que ça. Mais imagines donc la tête de Monsieur Boots quand il a pensé à l’association de nos deux noms pour la future vie de notre Bidouille… !!

Après cette annonce, le temps a passé, nous n’en avons plus parlé, occupé par l’arrivée de Bébé, notre achat immobilier et déménagement. Et moi, j’attendais la demande… À mon anniversaire, toujours rien, pas de budget pour une bague, on vient d’acheter un appartement me dit-il. Je lui réponds que je n’attends pas un diamant gros comme mon pouce, mais une demande, mais rien quand même…

Quand la deadline approche

Et puis, le terme approche, je me résigne : je n’aurai pas de demande, pas dans ces délais, un jour peut-être, mais pas maintenant…

Le jour du terme, pas de Bébé en vue, et pour des raisons médicales, on m’indique qu’on va devoir procéder à une césarienne, donc le rendez-vous est prit pour le samedi 21 octobre : notre fille naîtra ce jour-là.

Ce samedi matin donc, je me retrouve dans ma chambre d’hôpital, où j’ai passé la nuit la veille, en tenue glamour et bas de contention, ronde comme un ballon, à attendre mon Amoureux. Il arrive et me demande quand je partirai au bloc, je lui réponds que je ne sais pas, dans la journée, ça reste vague. Là il m’indique qu’il a ramené des affaires en plus, et notamment la petite paire de Gazelle roses qu’il avait acheté quand nous avions appris qu’il s’agissait d’une fille. Je rigole en lui demandant pourquoi il a ramené ça maintenant, et il me dit « comme ça, regarde » en me les tendant.

Je les prends, et dans l’une d’elle, je vois un papier tout plié. Je l’enlève, l’ouvre, et là, je lis quelques mots rédigés par ses soins, comme si c’était notre fille qui parlait. Elle me dit que son Papa est désolé, qu’il aura mis du temps, mais qu’il m’aime, et qu’il est heureux de notre vie à venir tous ensemble, que ce fut compliqué, mais que ça y est, il va me demander ce que j’attends, et qu’elle espère que je dirai oui, entre autre parce qu’elle veut porter un nom plus « facile »…

Tout en lisant, les larmes montent (les hormones !!!), et je réalise qu’il est à genoux devant moi, ma blouse d’hôpital et mes bas de contention (glamouuuuur toujouuuuuuurs). Il me dit « tu n’a pas regardé le deuxième basket », et tout en la prenant, il en sort une bague, et me demande de l’épouser.

Ma demande en mariage... le jour de ma césarienne !

Crédits photo : Mademoiselle Céline B.

Sa demande, que j’ai attendue, espérée, puis abandonnée pour le moment, est arrivée quelques heures avant l’un des beaux jours de nos vies. J’ai dit oui, évidemment.

Les coulisses d’une demande in extremis

Je ne l’ai su qu’après, mais cette demande, il la préparait depuis des mois. Mais, prit dans des tas de choses, il manquait de temps, et d’organisation. C’est en août/septembre qu’il a fini par se décider à se procurer la bague avant qu’il ne soit trop tard (imagine si j’avais accouché avant !). Mais, comble de la malchance, il a commandé la bague via Internet, et quand le colis est arrivé et qu’il est allé le chercher au relais colis, mauvaise surprise : ce dernier avait été éventré, la bague volée…

Quand c’est arrivé, il était énervé, il m’a raconté qu’un colis important contenant des jeux coûteux avait été vandalisé, et qu’il devait aller au commissariat porter plainte pour espérer un dédommagement. Au départ j’ai cru ses salades, c’est après en voyant l’état dans lequel il était, en posant des questions, et devant ses réponses évasives (et le colis éventré caché) que j’ai commencé à penser que c’était peut être autre chose… mais de là à penser à une bague, j’en étais loin.

Ce n’est qu’après la plainte, qu’il a pu voir avec la bijouterie si il pouvait avoir la même très vite, car nous étions déjà en octobre et le temps était compté. Ces derniers on fait au mieux, et proposé également une remise pour qu’au final il paye 50% moins cher la deuxième bague (ça revient cher cette histoire quand même…). La bague est envoyée rapidement, il l’a fait livrer cette fois à son travail, sauf que… cette dernière arrive le vendredi 20 octobre, et ce jour-là il ne travaillait pas car je rentrais à l’hôpital pour ma césarienne programmée le samedi, donc comment récupérer la bague à son travail où il n’irait pas avant des semaines ?!

Heureusement, nous avons un ami également voisin qui travaille dans la même entreprise, et donc ce dernier a récupéré le colis. Du coup, le samedi matin, quand mon Amoureux est venu me rejoindre à l’hôpital, c’est ce même ami qui est venu le cherche en voiture chez lui, et l’a déposé à l’hôpital, avec la fameuse bague récupérée juste à temps, pour une demande in extremis

Ma demande en mariage... le jour de ma césarienne !

Crédits photo : Photo personnelle

Les fameuses Gazelle en question 😉

Tu connais donc l’histoire de cette demande atypique, sur le fil, plein de rebondissement, mais à l’issue heureuse !

Et toi, t’as-t-on demandé en mariage ? Peut-être l’as-tu fais ? Quel souvenir en gardes-tu ?



6 commentaires sur “La demande in extremis de Monsieur Boots”

  • Ohlala mais quelle galère cette histoire de bagues !! En tout cas c’est une demande trop mignonne, avec les petites chaussures 😀

  • Oh c’est trop mignon cette demande le jour de l’accouchement dans les chaussures de la petite. Il a failli rater son grand moment à cause de la livraison de la bague, ça aurait été dommage. Heureusement tout fini bien.

  • En effet c’est de la dernière minute et … quel stress pour lui !!
    Mais sa demande est tellement adorable que je suis sûre qu’elle aurait été parfaite à la mater avec la puce déjà dans les bras 😉
    (bon après y avait quand même le délai des 3 jours pour le nom à respecter)

  • Elle est très touchante cette demande en mariage, le jour de la naissance de votre Bidouille >3 Malgré la course à la bague, M. Boots a assuré je trouve ! Les derniers jours précédents vos fiançailles ont dû être un énorme stress pour lui j’imagine…

    J’adore la paire de Gazelle accrochée au rétroviseur, je fais pareil ! Pas moins de 3 petites chaussures du coup de mon côté 😀

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