Quand la dernière ligne droite n’est pas de tout repos…

Je t’ai quittée sur les petits moments qui ont eu raison de ma zénitude légendaire, et je te retrouve aujourd’hui pour ma dernière chronique avant… notre mariage civil ! Je viens te raconter les quelques jours qui ont précédé notre mariage.

Comme tu le sais, j’étais donc chez mes parents depuis mi-juillet, et Monsieur Claddagh m’y a rejoint le 3 août (non sans mal…). Pour la semaine de la dernière ligne droite, nous avions réservé un petit Airbnb pas très loin : personnellement, ça ne m’aurait pas du tout dérangée de rester chez mes parents (des petites mains en plus pour aider !), mais il est vrai que la maison est assez petite, et Monsieur Claddagh préférait que nous ne soyons que tous les deux, ce que je peux tout à fait comprendre.

Quand y en a plus, y en a encore !

Les mariées qui me liront peuvent le dire : quelques jours avant le mariage, alors que l’on pense s’être bien organisé, VOIRE être en avance, on se rend compte que ce sont toutes les petites choses que l’on ne pouvait pas faire à l’avance qu’il reste, et qui prennent beaucoup de temps.

De mon côté, étant donné que j’étais en vacances presque 1 mois et demi avant le mariage (et que je lisais assidûment Mademoiselle Dentelle pour y récolter tous les conseils que je pouvais), j’avais fini toutes mes tâches avant la dernière semaine : les éléments de déco dont je m’occupais, l’impression des livrets de messe, le pliage, la fabrication du plan de table, les dernières choses à régler avec les prestataires… J’étais super fière de moi, et ravie à l’idée que je puisse profiter de cette dernière semaine sans trop de choses à faire, et sans stress…

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Tellement en avance dans mes préparatifs que j’avais le temps de bosser mon bronzage et de lire 880 pages.

Là où l’histoire s’est un peu corsée, c’est que tu ne te maries pas seule. Ravie de te l’apprendre. Et Monsieur Claddagh lui, n’ayant jamais lu Mademoiselle Dentelle, ne se rendait pas vraiiiiment compte de toutes ces petites choses de dernière minute, ni du temps qu’elles prendraient. Pour lui, il avait largement le temps de les faire. Lors du début des préparatifs, nous nous étions réparti les tâches, les DIY, etc. En partant pour la France, je m’étais imaginée que Monsieur Claddagh commencerait à s’occuper des siennes, et les finiraient avant d’arriver en France. Oui mais non. C’était plus drôle de les faire la dernière semaine, tu comprends.

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédit photo (creative commons) : nile

Comme je suis une future mariée sympa, je l’ai bien sûr aidé : je ne me voyais pas trop lui dire : « Bon écoute, moi j’ai fait ma part pour être tranquille cette semaine, je file à la plage, amuse-toi bien ». Ça aurait probablement été le divorce assuré avant même d’être mariés. Cette dernière semaine, nous avons donc continué les DIY, créé des parchemins avec du café (et donc fait marcher le mini-four en pleine canicule toute une journée. Woohoo !), fini nos centres de table, ré-imprimé le plan de table à cause d’annulations de dernière minute, galéré parce que la couleur était différente d’une imprimante à l’autre, fait tout ré-imprimer, etc., etc. (toi aussi, tu sais !)

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

La fabrication des parchemins pour les menus des centres de table

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Fabrication d’un Jenga personnalisé, et d’une boîte à cigares, parce que « pourquoi pas ? »

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Les centres de table : une bouteille avec le menu à l’intérieur (en référence à ma demande en mariage). Il fallait donc préciser que les invités pouvaient ouvrir la bouteille !

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Pourquoi simplement mettre des bouteilles sur les tables, quand on peut les personnaliser ? La folie des tampons, le beau ruban, et hop hop hop !

À cela s’ajoutait ce qui ne pouvait pas être fait avant, comme la commande en drive des boissons, les derniers passages à la Foir’fouille ou à Gifi pour trouver je ne sais plus quoi…

Conseil pour toi, chère bride-to-be : si tu répartis des tâches avec Monsieur, assure-toi que vous êtes sur la même longueur d’onde niveau timing : ça t’évitera des sueurs froides !

Mardi : quand la coiffeuse s’en mêle

Nous n’étions donc pas aussi zen que je l’aurais souhaité pour cette dernière semaine, mais tout allait très bien tout de même. C’était sans compter mon dernier essai coiffure, le mardi matin.

Tu peux retrouver ici mon premier essai, qui ne m’avait pas vraiment convaincue, mais la coiffeuse m’avait assuré que ce serait parfait pour ce dernier essai. Je vais te résumer la situation en un mot : CATASTROPHE !

Clairement, cette coiffeuse n’avait pas l’habitude de faire des coiffures de mariée, et j’ai bien vu qu’elle faisait vraiment de son mieux, mais qu’elle ne savait tout simplement pas y faire… Je l’ai vu prendre des mèches, les boucler, les fixer, puis les retirer, les refixer, les reboucler, avant de me dire qu’avec ma nature de cheveux, les boucles ne tiendraient pas de toute façon (tu noteras que j’ai les cheveux bouclés de nature, hein). Ma maman était là aussi, mais n’avait pas vu le premier essai (qui n’en était pas vraiment un), ni vraiment la photo de ce que je souhaitais. Après avoir demandé quelques changements, et essayé d’aiguiller tant bien que mal la coiffeuse dans la bonne direction, j’ai bien compris que c’était peine perdue. Lorsqu’elle m’a demandé pour la sixième fois si le résultat me plaisait, j’ai répondu un très vague « Oui » sans enthousiasme, histoire qu’on en finisse. Dans ma tête, c’était fichu, et je savais déjà que je ne me ferais pas coiffer là quelques jours plus tard. Je n’avais donc plus de coiffeuse à 4 jours de mon mariage.

Juste pour toi, j’ai retrouvé les photos de cet essai :

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Notons qu’il ne lui est pas venu à l’esprit de commencer par lisser le dessus de ma tête…

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Tu noteras également le magnifique « trou », pleine vue sur mon crâne, entre la tresse et la mèche.

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Je sais pas toi, mais ça ressemble étrangement au truc que je me fais pour prendre ma douche le matin… (Note également ma tête en mode désespoir total)

La coiffeuse s’est absentée un moment, et ma maman m’a proposé de payer en avance pour samedi. « Surtout pas !! Je ne reviendrai pas ici ». Évidemment, n’ayant pas de plan B, je n’ai rien dit à la coiffeuse, « merci, à samedi », et j’ai quitté le salon… complètement désespérée et au bord des larmes.

Après avoir envoyé quelques photos du désastre aux Dentelles ici présentes, je me suis rendue à l’évidence : il fallait que je trouve un autre coiffeur. Mon amie-maquilleuse m’a proposé son aide, puisqu’elle a aussi appris à coiffer dans sa formation, mais je ne voulais pas « abuser » d’elle et lui prendre toute sa matinée du samedi. Je lui ai dit que je la gardais dans un coin de ma tête si je ne trouvais aucune solution, ce qui m’a déjà un peu soulagée !

Nous avons filé voir un autre salon de coiffure, et en voyant les photos de l’essai que je lui montrais, la coiffeuse était effarée ! Elle m’a confirmé qu’ils avaient une disponibilité pour le samedi, et a téléphoné à une cliente pour changer son rendez-vous et pouvoir faire mon essai le lendemain, le mercredi. Je lui aurais sauté au cou !

La journée a fini aussi mal qu’elle avait commencé : au moment de baisser le store de notre Airbnb, avant de se coucher, j’aperçois une énorme araignée qui se faufile, rentre à l’intérieur et file sous notre canapé-lit. Avant que tu ne me prennes pour une folle, sache que je supporte les araignées jusqu’à une certaine taille. Mais là… elle était vraiment énorme, et c’était impossible pour moi de me coucher en sachant qu’elle était sous le lit, ou je ne sais où… Le Airbnb étant un mini studio, pas d’autre pièce où se réfugier. Après que Monsieur Claddagh ait replié le canapé et regardé dans tous les recoins, il faut se rendre à l’évidence : elle est quelque part, c’est certain, mais impossible de la trouver. Et impossible pour moi de dormir là, je préférerais encore planter une tente dans le jardin !

Du coup, c’est à 23h30 que Monsieur Claddagh me dépose chez mes parents en mode « maman il y a une araignée sous notre lit ». On ne se moque pas !! J’ai besoin de mon beauty sleep moi, je me marie dans 4 jours !

Mercredi : l’essai de la dernière chance

Après une bonne nuit de sommeil (sans araignée donc), j’arrive au salon de coiffure pour mon nouvel (et dernier) essai : la coiffeuse comprend tout de suite ce que je souhaite, regarde la photo que je lui montre, et semble très bien savoir ce qu’elle fait. En plus de ça, on papote de tout et de rien, et ça me met vraiment à l’aise !

Du premier coup, la coiffure est exactement ce que je voulais. Elle me dit qu’elle fera encore mieux samedi, et que ce sera bien sûr fixé avec une tonne de laque pour tenir jusqu’au bout de la nuit !

Ça y est : j’ai retrouvé une coiffeuse pour mon mariage !

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Derniers jours et coiffure ratée avant le mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Je rentre chez mes parents, et je retire tout de suite les 50 épingles pour que Monsieur Claddagh ne voit pas ma coiffure avant le jour J.

Mercredi soir, nous avons organisé une rencontre entre nos deux familles. Et oui, si nos parents se sont déjà rencontrés lors d’une visite en Irlande, nos frères et sœurs, neveux et nièces ne se connaissent pas, et nous avons pensé que ce serait plus sympa qu’ils se voient avant le grand jour, histoire de pouvoir plus facilement discuter le jour du mariage, malgré la barrière de la langue.

Ce sont donc mes frère et sœurs qui reçoivent tout le monde à leur gîte : il y a un grand extérieur, une piscine, nous avons sorti des jeux, les boules, le molky, le palet… de quoi s’amuser, sans forcément parler anglais ou français ! C’était une très bonne après-midi / soirée : tout le monde était assez réservé au début, mais a fait connaissance petit à petit !

Jeudi : rien ne va plus !

Aujourd’hui, nous avons un massage réservé depuis plusieurs jours, histoire de nous détendre un peu avant le grand jour (vivement recommandé, d’ailleurs !). J’ai aussi mon rendez-vous esthéticienne juste avant.

Pour être honnête avec toi, je ne me souviens pas exactement de ce qu’il s’est passé ce jour-là, ni du pourquoi ou du comment une crise a éclaté entre Monsieur Claddagh et moi. Je sais que ça avait rapport avec la commande des boissons à récupérer en drive, et à aller déposer à l’abbaye, au fait que son frère devait le faire, mais avait changé d’avis, ou je ne sais plus trop quoi… Quoiqu’il en soit, une mauvaise communication, des incompréhensions, et rien ne va plus !

Je ne rentrerai pas dans les détails, parce qu’avec le recul, il est évident que le stress et la fatigue étaient la raison principale de cette crise : la preuve, on ne se souvient même plus de sa raison exacte ! Mais sur le coup, c’était évidemment la fin du monde (je me souviens même avoir pensé un truc du genre : « S’il continue à me faire autant c***, je m’en fous, je dis « non » demain à la mairie ! »), et j’étais dans tous mes états en arrivant au rendez-vous chez l’esthéticienne. Mais je souhaitais tout de même t’en parler, parce qu’il est bien probable que tu passes par là, toi aussi, et si c’est le cas, rassure-toi : tu vivras bien le plus beau jour de ta vie le lendemain, ou le surlendemain, et ce ne sera qu’un lointain souvenir deux ans plus tard !

Par contre, je ne peux que te conseiller de vous réserver un petit moment à deux, un massage, ou autre : nous avons fini la journée bien mieux qu’elle n’avait commencé… et prêts à dire notre premier « oui » le lendemain matin !

Et toi ? Comment s’est passée la dernière ligne droite avant le jour J ? Étiez-vous dans les temps ? Vous êtes-vous disputés ? Comment avez-vous géré les crises ? Raconte !

Hey ! Moi, c'est Madame Claddagh (et tu comprendras vite pourquoi), 29 ans, prof de français langue étrangère au pays des moutons. Lui, c'est Monsieur Claddagh, 31 ans, Irlandais pure souche, rencontré il y a presque 4 ans dans la petite ville irlandaise où je vis depuis 7 ans. Nous avons organisé notre mariage à distance pour août 2018, en Charente Maritime ! Au programme : un mariage civil la veille, une cérémonie religieuse bilingue, une belle salle et de vieilles pierres, des bougies, des fleurs et de la dentelle (of course) partout pour un mariage franco-irlandais qui mélange les traditions de chaque côté de la Mer Celtique ! Pour me contacter, c'est par ici : carolineandciaran2018@gmail.com !

Commentaires

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    Madame Chaton
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    5 mai 2020

    Olalala, j’imagine ton angoisse pour ta coiffure !! J’avoue que ce n’était vraiment pas terrible ! Par contre la deuxième est bien mieux !! ouf !! Ahahah, la dispute dont tu ne te souviens plus 2 ans après, on en a eu quelques une avec Monsieur chaton… bon peut être pas la veille, quoi que le le matin même c’était limite !! hâte de lire la suite 🙂

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    Madame Pomme de Pin
    Répondre
    5 mai 2020

    Pardon mais j’ai ri à la lecture de la légende de ton essai coiffure foireux alors que toi tu devais être en panique à 4 jours du mariage. C’était vraiment brouillon ce qu’elle t’a fait. Ouf tu as trouvé une solution en moins de 24h.

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