Notre cérémonie religieuse bilingue : le dossier

Après quelques DIY (ici, et ), me voici de retour dans le vif du sujet (et l’ordre chronologique) pour te raconter notre préparation au mariage.

Comme tu le sais peut-être, Mr Claddagh et moi souhaitons nous marier à l’église, en France, avec un prêtre parlant français et anglais couramment. Je t’ai déjà raconté notre recherche du prêtre qui officierait, mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Étant donné que ce prêtre fait partie d’une paroisse de Dublin, et que nous habitons une autre ville, c’est donc la paroisse de notre ville qui s’occupait de notre dossier de mariage, pour ensuite l’envoyer au diocèse de la région, qui l’envoie à son tour au diocèse de la Rochelle, qui le transmettrait à la paroisse de Fouras.

Je ne t’ai pas perdue en cours de route ? Parfait, alors je t’emmène avec moi ! Sait-on jamais, si toi aussi, tu vis à l’étranger, ça peut peut-être t’aider !

Dossier pour notre cérémonie religieuse bilingue

Crédits photo (creative commons) : Rawpixels

Étape 1 : le dossier (fastoche !)

Septembre 2017 : le prêtre de notre paroisse nous conseille de le recontacter (* farfouille dans ses emails de l’année dernière *) au mois de février pour commencer le dossier, ce que nous faisons donc.

9 février 2018 : le rendez-vous n’est pas très long, le prêtre remplit le début du dossier, avec nos coordonnées, celles de nos parents (si toi aussi, tu t’es retrouvée à épeler les 4 prénoms de ton père en anglais – et à te demander pourquoi il en avait autant -, compatis avec moi !) et de nos témoins.

[ Parenthèse culturelle : en Irlande, il n’y a qu’un seul témoin par marié pour le mariage à l’église ! J’ai donc eu deux témoins pour la mairie, et un seul témoin pour l’église. Sauf que pour moi, et pour elles, j’avais deux (super) témoins, point final. Ce qui fait qu’elles se levaient toutes deux à l’église lorsque les témoins devaient se lever ahah. Léger moment de flottement au moment des signatures, où l’une a donc du se rasseoir. Oups. ]

Il nous donne ensuite la liste de documents à fournir : dans mon cas, ayant vécu dans plusieurs villes, et pays, il m’annonce qu’il me faut un document de chaque paroisse dans laquelle j’ai vécue certifiant que je ne suis pas mariée. Tu peux imaginer ma tête lorsque j’entends ça, essayant de retracer dans mon cerveau la carte de mes déménagements… Heureusement, le prêtre propose rapidement une autre solution « choisie par la plupart des futurs mariés » : une attestation sur l’honneur d’un parent, frère ou sœur, certifiant qu’à sa connaissance, je ne suis pas mariée. Histoire de rendre le truc un peu plus fun, il fallait que cette attestation soit signée devant un prêtre.

Étape 2 : la paperasse (ça se complique)

Imagine ici une Mlle Claddagh qui se dit : « Euh. Alors. Euh. Si j’envoie ça à ma mère qui va à l’église tous les 36 du mois, et ne connait donc aucun prêtre, est-ce que je ne lui demande pas la lune ? Ou alors je l’envoie à ma sœur, qui ne va pas plus souvent à la messe, mais qui s’est mariée il y a 5 ans et qui peut donc peut-être plus facilement recontacter le prêtre de sa paroisse ? ». Ça, c’est ce qu’il se passe dans ma tête à ce moment-là, je te fais tout partager, tu remarqueras. Mais extérieurement, je souris, je tends la main pour attraper le dit-papier, et je confirme qu’il n’y a aucun problème : ce sera scanné, imprimé, signé en présence d’un prêtre, rescanné et apporté dans les plus brefs délais. Hum. (Y a plus qu’à convaincre Maman.)

Il faut aussi mon certificat de baptême mais, coup de chance, le prêtre peut le demander pour moi en contactant ma paroisse, en France, directement. Ouf.

Spoiler alert : ma (super) maman n’a pas du tout rechigné à remplir la fameuse attestation (ou alors, elle ne m’en a rien dit. Mais c’est bien connu : il ne faut JAMAIS contrarier une future mariée !). Mes grand-parents allant à la messe chaque dimanche, ils en ont glissé un mot à leur prêtre, et elle a pu le rencontrer le prêtre très facilement, et me renvoyer l’attestation.

Étape 3 : le cours de préparation au mariage (aïe)

À l’issue de cette rencontre, le prêtre nous demande si nous devons faire un cours de préparation au mariage. Euuuh… ben… on a le choix ? * lueur d’espoir dans les yeux de Mlle Claddagh *. « En Irlande, ce n’est pas obligatoire, mais conseillé. Par contre, la paroisse française peut exiger que vous l’ayez faite. » Donc en gros, mieux vaut la faire, et joindre le certificat au dossier. Manquerait plus que notre dossier ne soit pas accepté parce que nous n’avons pas participé à la fameuse préparation ! Ça ne m’enchantait pas plus que ça, mais je n’étais pas prêtre à prendre ce risque pour autant !

Nous voici Me voici donc (notons que sur ce coup-là, si je n’étais pas très convaincue, Mr Claddagh, lui, n’était ABSOLUMENT pas convaincu) une fois de retour à la maison à consulter le site Internet sur lequel trouver le calendrier des préparations et le formulaire d’inscription. Premier soulagement : en Irlande, la préparation se fait sur la soirée d’un vendredi, et toute la journée du samedi. Un sacré weekend, mais au moins, ensuite, on n’en parle plus ! Nous remplissons le formulaire… oh tiens, il faut aussi payer 180€… « thé, café et déjeuner inclus ». « Le déjeuner a intérêt à être super bon pour ce prix-là », dit Mr Claddagh, et pour être honnête avec toi, je n’en pense pas moins !

Tu l’auras compris, c’est un peu très à reculons que nous arrivons au centre paroissial par un beau vendredi ensoleillé (il est important de le préciser, d’autant plus en Irlande, et en avril : un apéro au soleil nous aurait davantage inspirés ce soir-là) ! La prochaine fois, je te raconte nos a priori, et si ceux-ci se sont avérés justifiés… À très vite !

Et toi, comment as-tu trouvé la préparation du dossier pour ton mariage religieux ? T’es-tu mariée dans une paroisse différente de la tienne ? As-tu participé à une préparation au mariage ? Raconte !



4 commentaires sur “Notre cérémonie religieuse bilingue : le dossier”

  • Ha ha ha j’ai bien ri à la lecture de ta chronique, comme quoi, en fait, les préparations religieuses peuvent être fun… ou pas! 😀 vivement la suite!

    • Bon finalement le dossier n’était pas si compliqué (cette attestation était le seul truc un peu galère à obtenir), par contre la préparation, ahah, le récit arrive bientôt 🙂

  • Super article, merci Mme Claddagh ! Il aura au moins le mérite de dédramatiser la préparation au mariage religieux, qui peut ressembler à un parcours du combattant selon les paroisses – et d’autant plus lorsque tu vis à l’étranger mais souhaites te marier en France, visiblement ^^

    Pas de mariage religieux nous concernant (qui n’aurait eu aucun sens à nos yeux) mais j’apprécie toujours autant la lecture de chroniques à ce sujet 🙂 Même si après la tienne, je suis ravie de n’avoir à organiser « qu’une » cérémonie laïque – même si c’est aussi beaucoup de boulot, je le conçois… 😉

    • A bien y réfléchir, le dossier pour la mairie était plus compliqué (enfin surtout pour Mr Claddagh), mais c’est vrai que ca reste de la paperasse à caser entre les questions existentielles du genre « chemin de table ou pas ? » et « ouvre-bouteille ou mignonette de cognac » (cf. chronique précédente) ahah ! Bon courage à vous pour la cérémonie laique : j’ai été officiante pour une amie et ce n’est pas simple non plus !

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