Épisode 11 : des complexes et des robes de mariée

Après avoir trouvé mes prestataires, j’ai commencé à m’intéresser plus précisément à la robe. LA robe. Celle qui est censée faire rêver les petites filles et mettre des paillettes dans les yeux de tous les invités. Celle qui doit me sublimer le jour J.

Pronovias modèle TANE

Crédits photo : Pronovias modèle TANE

Avec quelques centimètres en plus, quelques kilos en moins, et quelques euros en plus, celle-ci aurait peut-être pu être the one !

C’est bien joli tout ça, mais je n’avais aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir porter, moi qui au lycée m’habillais comme mes frères, en baggy et gros sweat-shirt… Je te rassure, depuis le lycée j’ai bien changé, je suis plus féminine tout en ayant un style très simple et passe-partout, mais les complexes eux, sont toujours là. Comment trouver une robe qui sera l’objet de tous les regards lorsqu’on a qu’une envie c’est de se cacher quand on est en public ?

Cachez ce bras que je ne saurais voir

Mon plus gros complexe (et la liste est looongue) ce sont mes bras toutes options : ronds, flasques et en bonus, l’option ailes de chauve-souris. Exit la robe bustier, ça ne me conviendrait absolument pas, d’ailleurs je ne me mets jamais en débardeur, alors évitons les trop gros changements pour le jour J ! Sans parler du petit ventre (enfin petit, tout est relatif bien sûr)… En gros, j’ai besoin d’une robe qui cache ce qu’il y a à cacher, et qui montre ce qu’il y a à montrer… Ahem…

Trouver une robe malgré ses complexes

Crédits photo (creative commons) : Goszka

Comme à chaque fois que je dois prendre une décision, j’ai fait une liste (encore) de ce que je voulais et surtout de ce que je ne voulais pas.

Ce que je ne voulais pas : du tulle, une robe « meringue » qui m’empêche d’aller aux toilettes sans une armée de demoiselles d’honneur pour la tenir, des strass, une couleur trop blanche.

Ce que je voulais : de la dentelle, de la fluidité, un marquage au niveau de la taille, des manches qui ne soient pas moulantes, un joli dos.

Robe Marie Laporte, collection 2015

Crédits photo : Marie Laporte

Je me suis alors lancée à corps perdu dans les recherches de la précieuse, moi qui n’avais jamais rêvé ne serait-ce que de porter une robe de mariée un jour. Au bout de quelques heures devant l’ordinateur, je connaissais déjà toutes les grandes marques, les créateurs, les grandes enseignes. Je connaissais les différentes coupes, les formes, les types de décolleté… J’ai parcouru les sites Internet des différents magasins de ma ville, et rien, pas de « tilt ». Pas le moindre battement de mon petit cœur de nouvelle bride-to-be. Pas le moindre écarquillement d’yeux, pas le moindre oooh, aaaah, rien. Tout ce que je voyais, c’était des jolies robes certes, mais impossible à porter pour moi. Exit la forme sirène, trop moulante, exit les robes princesse, trop volumineuses à mon goût, même si je les trouve absolument magnifiques sur d’autres, elles seraient je pense difficile à assumer et surtout ne me mettraient pas forcément en valeur.

Aucun magasin n’avait le modèle qui me faisait rêver, alors je me suis décidée à me rendre chez une créatrice de robes de mariée. Son atelier, qui se trouve tout près de chez moi (je précise que je n’avais jamais remarqué ce magasin avant d’être fiancée, aaah les mystères de la wedding-mania). Cette jeune couturière fait des robes fluides, en crêpe de soie notamment, du sur-mesure et du semi sur-mesure. Je prends rendez-vous et je me rends dans sa boutique juste pour voir ses modèles.

Elle m’accueille très gentiment, me pose des questions sur l’esprit de mon mariage pour mieux me cerner et me proposer une robe en adéquation avec ma personnalité. Elle me met à l’aise, le feeling passe bien. Elle me propose ensuite d’essayer des robes. J’avoue que je n’étais pas du tout prête psychologiquement à commencer les essayages tout de suite, mais je me suis prêtée au jeu. Trois robes plus tard, l’une d’elles me plait assez, elle est fluide, avec une coupe empire, donc le marquage se trouve juste sous la poitrine et il y a de la dentelle sur le devant. Elle me prend en photo puis elle me les envoie après le rendez-vous.

En les découvrant, je tombe de haut : je ne me trouve pas du tout à mon avantage sur les photos, et aucune des robes ne convient réellement à ma morphologie… Si Christina Queen of Fashion avait vu le massacre, elle aurait crié « alalalalala, ça ne va pas du tout ma chériiiiie » et elle aurait immédiatement appelé la Fashion Police en urgence.

Ce n’est pas grave, je sais ce que je veux, je trouverai

Le weekend qui suivait, j’étais en weekend près d’Annecy et j’en ai profité pour me prendre un rendez-vous de dernière minute chez O’Scarlett. J’ai décidé d’y aller seule la première fois afin de ne pas être influencée. Je suis arrivée un peu plus déterminée que lors de ma visite chez la créatrice. J’ai expliqué d’un ton décidé et de façon très pragmatique ce que je voulais à la vendeuse :

« Ah, les robes fluides ce sera juste là » dit-elle en pointant le doigt vers un coin du magasin, dans lequel se trouvait un portant de  7 ou 8 robes. TOUT le reste de magasin, était rempli de robes un peu plus imposantes, plus ou moins à mon goût. (Pendant un court instant, je me suis dit que mes bras seraient hyper musclés si je travaillais dans un magasin de robes de mariée, tellement elles avaient l’air de peser trois tonnes). Le principe est simple, je dois faire le tour du magasin et choisir 4 ou 5 robes que je souhaite essayer. Autant dire que le « tour » était rapide sur mon portant.

J’ai pris trois robes à peu près dans les critères que je m’étais fixés. La gérante de la boutique est alors venue m’aider à les enfiler. Je lui ai une fois de plus expliqué mes critères, et j’ai passé la première robe : trop décolletée. Je n’aurais pas supportée 120 paires d’yeux sur mon décolleté plutôt généreux en plus. La deuxième robe : pas de manches, il faut rajouter un boléro, ce qui n’est pas forcément ce que je souhaitais, et puis ça ferait augmenter le budget… C’est alors que la gérante a eu comme un éclair de génie et a filé chercher un modèle que je n’avais pas sélectionné, car il ne faisait vraiment pas envie sur le cintre. C’était donc la troisième robe que j’essayais, et là, bim, le déclic !

TADAAAAAA !!!

Je crois même avoir entendu un son de cloches dans ma tête, vu un halo de lumière au-dessus et senti du vent dans mes cheveux sisi je te jure) : je trouve carrément qu’elle flatte ma silhouette et, rien que ça, c’est exceptionnel ! Elle réunit presque tous mes critères. La vendeuse le voit tout de suite dans mes yeux : ce sera celle-là !

J’essaye tout de même la quatrième robe par acquis de conscience mais je savais déjà que la troisième était la bonne. En tout, ça aura duré 10 minutes ! Devant mon sourire béat, la gérante me dit gentiment : « Avec vous ça va vite, vous savez ce que vous voulez et ce qui vous va ! ». (Tiens donc, on ne me l’avait jamais faite celle-là, hihi.)

Je change rarement d’avis une fois que j’ai pris une décision, mais je ressors tout de même du magasin, en me disant qu’il serait plus prudent de revenir avec une personne de confiance afin qu’elle me conforte (ou pas) dans mon idée.

J’y suis donc retournée quelques semaines plus tard avec belle-maman qui vit près d’Annecy, mais ça je te le raconterai une prochaine fois…

Et toi comment s’est passée ta recherche de robe? Tu y es allée avec toute ta dream-team ou tu as préféré restreindre le nombre d’accompagnants ? Dis-moi tout !

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Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Pssst ! Tu as vu la nouveauté de Petit Mariage entre Amis ? Ce sont les “Petits Tattoos” ! Nous sommes totalement conquises chez Mademoiselle Dentelle : c’est une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



10 commentaires sur “Épisode 11 : des complexes et des robes de mariée”

  • Aaaah les robes marie Laporte, et le modèle Tane de Pronovias … comme toi, exactement ce que je voulais et ce qui ne me va pas à la fois. Moi aussi je complexe beaucoup sur mes bras, et ça à été une longue quête ! Je me languis de savoir si tu es restée sur ton coup de coeur ???

    • Promis je te raconte tout très bientôt! Il me fallait juste le temps de redescendre de mon petit nuage avant de me remettre à écrire mais là je suis prête à tout déballer 🙂

  • On est souvent très difficile avec soi …. Ah je suis contente que tu sois partie sur du fluide, étant anti robe meringue je suis soulagée ouf ! Et mine de rien comme dit la vendeuse tu savais TRÈS bien ce que tu voulais 🙂 en tout cas j’ai hâte de la découvrir c’est pour bientôt gni gni !!!

    • Hé oui, anti meringue aussi! même si je peux trouver ça très joli sur d’autres, ça ne me ressemble tout simplement pas. Bientôt le grand jour pour toi?? gniiiii

  • Comme quoi c’est veridique que quand c’est la bonne on le ressens de suite.

    C’est cool que tu aies trouvé ton bonheur. Je suis un peu l’inverse de toi. Si j’admire enormément toutes celles qui arborent du fluide, et que je trouve ça très jolie, ça ne m’attire, mais alors, PAS DU TOUT.

  • Je me reconnais plutôt bien dans ton article, entre le fait que tu étais très garçon manqué et ton onsession du fluide 😉 j’ai hâte que tu nous la montres !!!

  • J’avais complètement raté cet article !!
    Comme je te comprends, avec tout ces complexes ce n’est pas facile de s’imaginer reine d’un jour. Et puis j’aime beaucoup tes critères ! fluidité et dentelle : j’avais le même crédo. Je suis contente de voir que tu as eu un coup de coeur avec tout tes propres critères. Comme quoi c’est pas parce qu’on est pas les reines de la mode qu’on ne sait pas ce qui nous va 😉

    • Merci Mme Myrtille! 🙂
      En même temps, vu la date de sortie de l’article (le 09 septembre) on était un peu occupées ce jour-là, normal que tu l’aies loupé 😉
      Et God Save la fluidité!

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