Et Merlin ajouta : « La robe de tes rêves tu trouveras » – La suite

Dans ma dernière chronique, je n’avais pas encore trouvé ma robe, malgré déjà deux essayages chez Pronovias et dans ma ville natale.

Ces deux premiers rendez-vous ont eu lieu en août. Et je ne sais pas si c’est à cause de cette petite pointe de déception de n’avoir pas eu de révélation, ou bien juste parce que la rentrée est toujours un grand moment de rush (d’autant plus que, souviens-toi, je suis encore sur le rythme scolaire, avec mes études à rallonge !), mais je n’ai pas retenté ma chance avant le début du mois d’octobre.

Les collections de 2014 étaient donc sorties – j’aurais plus de choix – et surtout, je commençais à stresser un peu en voyant arriver le mois de décembre sans avoir trouvé ma robe. Je me souviens que les filles de ma connaissance qui se sont mariées cet été étaient déjà bien plus avancées que moi, alors que je me marie en mai !

Pour cette deuxième vague d’essayages, j’ai complètement changé de stratégie.

Loin de la naïve jeune fiancée que j’étais en entrant dans ma première boutique, j’ai épluché virtuellement TOUS les catalogues de fournisseurs de robes de mariées, cherchant leurs noms dans les magasines et sur internet – enfin ça, c’est ce que je croyais ! Pendant mes longues heures de recherches, je passe chaque modèle de robe aux rayons X et relève avec une précision digne d’une maniaque les références des modèles qui survivent à la sélection.

Et finalement, il ne reste que trois marques en lice, avec des robes assez semblables  mais – méfiance ! – fondamentalement différentes. Nous sommes dans la dernière semaine de septembre. Petit coup de fil à maman pour vérifier qu’elle peut venir le premier weekend d’octobre, et sitôt la date validée, je prends les rendez-vous.

Les rendez-vous

La première boutique que je tente est Pronuptia. Ils ont deux modèles qui me paraissent dans mes critères, mais qui sont loin d’être mes préférés. Alors, quand la vendeuse m’annonce qu’elle n’a pas de créneau le samedi (ma petite maman chérie vient de province, impossible de faire autrement) avant le 16 novembre, je laisse tomber.

Par acquit de conscience, je tente la deuxième boutique parisienne, Pronovias.

Malgré une certaine réticence pour cause de week-end événementiel, j’obtiens un rendez-vous à 17h.

Enfin, j’ai craqué sur les robes de La Sposa et par chance, la boutique O’Scarlett, juste à côté de chez moi, en est un point de vente. Mais bon, je n’y crois qu’à moitié parce que depuis le début, je suis persuadée que ces robes sont un peu « cheap » (ne me demande pas pourquoi, je ne me l’explique pas à moi-même).

Quand la personne au bout du fil m’annonce que c’est sans rendez-vous, j’imagine directement les heures d’attente, la chaleur moite et l’odeur de dessous de bras, sans parler d’une image entre le poulailler et l’usine (le rêve quoi !). Mais bon, ma Précieuse s’y trouve peut-être, sait-on jamais…

Deux boutiques, maman et moi

M. Marine et moi avons décidé d’un commun accord qu’il ne découvrirait ma robe qu’à mon entrée dans l’église (même si, depuis qu’il sait qu’il existe des photos des essayages, il a les yeux qui traînent un peu…), alors c’est ma maman qui m’accompagne.

Le matin du grand jour, nous partons la fleur au fusil pour la boutique sans rendez-vous.

Lorsqu’on y met les pieds, à 9h30, soit 30 min après l’ouverture, elle est déjà bondée… La responsable prend mon prénom et l’écrit à la main sur un cahier après au moins 3 autres filles (elles-mêmes après une liste interminable de noms barrés, dont je déduis que ces clientes sont en train de passer).

Je suis plutôt détendue parce que justement, cette boutique, je n’y crois pas. Elle est pourtant plutôt mignonne.  J’aperçois les cabines disponibles, le miroir de l’une des cabines donne sur la zone d’attente, c’est-à-dire qu’on essaye devant celles qui attendent. Bonjour l’intimité (et les complexes !), surtout pour moi qui sais que je ne fermerai pas les 38-40 de la boutique tant j’ai de choses à mettre dans les décolletés !

La dame me donne une carte et un stylo et me dit de regarder les catalogues et de noter les numéros et noms des modèles. Nous sommes toutes tassées et une des mariées a pris en otage un des catalogues (pour finalement dire toute affolée à la vendeuse, qu’elle n’a rien trouvé qui lui plait… Grrrr). Lorsque nous y avons enfin accès, maman et moi feuilletons les catalogues.

Je me rends compte que, dans mes recherches, j’ai oublié une marque (tu ne sauras laquelle c’est que lorsque je serai devenue Mme Bleue Marine, histoire que M. Marine ne fasse pas le lien entre le nom du modèle qui traîne de temps en temps sur mon ordinateur et la marque !).

Guirlande de bonnes surprises

Première bonne surprise : je repère une magnifique robe dans la collection que j’avais oubliée. Maman et moi sommes persuadées que c’est LA robe, mais j’en sélectionne 4 autres.

Deuxième bonne surprise : la vendeuse qui s’avance vers moi est la plus jeune. Je ne l’avais même pas remarquée – les autres vendeuses avaient l’air plutôt gentilles elles aussi, mais je suis très timide et je ne sentais pas le même feeling…

Troisième bonne surprise : chaque vendeuse a une cabine attitrée et celle de ma conseillère est très loin de l’entrée, tout au fond du magasin. La cabine est protégée au milieu des portants, et un petit banc donne un aspect de petit salon (rappelle-toi mon angoisse de devoir me déshabiller devant mes accompagnatrices et de ne pas pouvoir leur faire la surprise dans les salons de Pronovias).

Quatrième bonne surprise et pas des moindres : elle va chercher les robes que j’ai repérées, il en manque une mais mes préférées sont là.

Je passe la première, mon coup de cœur, et c’est celle là, la plus belle, je trouve qu’elle est magnifique et qu’elle me va mieux que tout ce que j’ai essayé jusqu’à présent. Mais comme elle n’est pas à ma taille, le bustier me fais une poitrine étrange (pour te donner une idée, en exagérant un peu, j’avais à peu près la même poitrine que Josiane Balasko qui fait la fête dans Absolument Fabuleux). La vendeuse m’assure que le bustier tombera très bien, une fois ajusté.

Je passe les 3 trois autres robes (souviens-toi, il en manque une) et décidément, c’est la première. Je suis persuadée de l’avoir trouvée, elle correspond parfaitement non pas à mes premiers critères (que j’ai complètement revus, sans les renier mais en les actualisant depuis mon dernier essayage et à la vue des collections disponibles), mais à l’idée qui me hante depuis un moment. Et puis je dois aussi t’avouer que sur le mannequin du catalogue, elle est à tomber.

La vendeuse me dit qu’elle va quand même chercher la dernière robe (tu me vois venir ?), parce que la forme va probablement me convenir. C’est un des modèles que j’avais sélectionnés, mais il était déjà réquisitionné quand elle a été chercher les 4 autres. A ce moment, je m’en fiche. J’ai ma robe, elle est magnifique – bon, pas d’étincelle mais c’est la plus belle, bien au dessus des autres.

Elle apporte la dernière robe. Quand je la vois, je ne me souviens même pas l’avoir sélectionnée et elle ne me plaît pas vraiment. Je la passe pour aller jusqu’au bout, je sors de la cabine et… WAOUHOU ! Mais… le doute s’installe. Parce qu’avec tout ce que j’ai regardé jusqu’à présent, j’ai bien ancré dans ma petite tête une forme et une seule. A ce moment-là, je n’arrive pas à faire la part des choses entre ce qui est magnifique sur le catalogue (et sur moi aussi, il faut tout de même le reconnaître = robe 1) et que ce qui me va, spontanément, sans retouche, ce qui me correspond = robe 2…

Impossible de faire un choix, mais je sais que ma robe est là, alors que c’est bien la seule boutique, de toutes celles que j’ai visitées, qui allie des robes qui me plaisent parfaitement à une atmosphère comme j’en rêvais.

Je passerai très vite sur le rendez-vous chez Pronovias.

Un peu d’attente, parce que c’est la fin de journée et qu’ils sont en événementiel, mais je suis tellement détendue (oui, j’ai trouvé ma robe, je viens juste pour être sûre !) que ça ne me dérange pas. D’ailleurs, ça n’est pas très long. Cette fois la vendeuse est plus agréable, elle sourit un peu, je me dis qu’elle est probablement fatiguée après une longue journée et qu’elle est tout de même aimable. Bref, à la fin de cette journée, la moitié du chemin est faite, j’ai deux finalistes !

Mes belles-sœurs et moi

Je t’avais parlé d’emmener mes belles-sœurs avec moi. Mais je ne t’avais pas dit que je craignais de me sentir contrainte, obligée de prendre celle qui leur plairaient… J’ai un peu de mal à imposer mon avis et nous avons des goûts très différents.

Mais d’un autre côté, j’ai vraiment envie de partager ce moment avec elles, parce que je n’ai pas de sœur et que même si j’adore ma maman, nous n’avons pas le même âge. En plus à ce moment, ma seule témoin fille est ma tante; parce que mon autre témoin est au Japon et elle ne pourra pas venir (sniff…). Je ne veux pas regretter ce moment (et c’est d’ailleurs vrai avec nos préparatifs de mariage en général).

Là, les choses s’enchainent de manière inattendue, mais parfaite : j’ai choisi moi-même et je vais faire appel à elles pour m’aider dans la décision finale. Quoiqu’elles m’encouragent à faire, la robe me plaira. M. Marine et moi invitons ses frères et sœurs à nous rejoindre, pour un week-end d’octobre.

Pendant que M. Marine cherche un costume avec son témoin de frère, nous nous rendons toutes les trois au magasin.

Nous attendons, puis, après une petite heure, vient mon tour. La vendeuse ne me reconnaît pas tout de suite, mais une petite phrase au cours de l’essayage me fait dire avec certitude qu’elle se souvient de mon premier essayage… C’est tellement bon de se sentir comme une princesse !

Elle m’amène les deux robes que j’avais retenues. Je passe d’abord la robe 2, les filles l’adorent, elles ne savent plus quoi dire. Quand je passe la seconde, mon 1er coup de cœur, elles sont unanimes : ce n’est pas moi. Elle me va bien, mais il n’y a pas la même atmosphère. Bizarrement, ce jour-là, à moi aussi ça paraît évident, maintenant que j’ai sorti l’image du catalogue de ma tête. Je L’ai trouvée …

Épilogue

Je viens de trouver ma robe, dans une collection que je n’avais même pas envisagée.

C’est un modèle sur lequel je n’aurais jamais parié, dans une boutique où je pensais venir « pour le fun ». Tous accessoires compris, elle sera moins chère que ma robe préférée de chez Pronovias. La couturière est adorable, l’ambiance de la boutique est tout juste comme j’en rêvais. J’ai eu un moment privilégié avec ma maman, mais aussi avec mes belles-sœurs…

Et tu sais quoi ? J’ai même eu – bon, je ne l’ai pas compris tout de suite – cette petite étincelle qui te fait dire que c’est ELLE…

Et toi, ton fiancé te découvrira à l’église ? L’ambiance de tes essayages avait une importance particulière pour toi, ou tu ne pensais qu’à LA robe ? Avec qui as-tu partagé ce moment spécial ? Tu l’as eue, cette fameuse ? Tout s’est passé comme tu l’avais prévu ? Raconte !

A propos de Light and Stories : installée à Londres depuis 2009,  Joséphine Declerck de Light and Stories voyage partout où l’on a besoin d’elle et photographie, seule ou avec son équipe, des gens qui s’aiment passionnément ! Spécialisée en mariages, portraits et événements, son style est élégant, créatif et naturel.  Et puisque c’est toujours  un vrai plaisir pour elle de passer quelques jours en France, n’hésitez pas à la contacter !

Pour en savoir plus : www.lightandstories.com


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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12 commentaires sur “Et Merlin ajouta : « La robe de tes rêves tu trouveras » – La suite”

  • Je suis comme toi sur un point : je voulais l’avis de quelqu’un de ma génération ! J’adore ma Maman (et même plus que ça bien sur) mais je suis sa fifille d’amour et, pour elle, je suis belle quoique je porte (c’est pareil pour toutes non ?!? ).
    Je suis contente que tu aies trouvé et il me tarde de la découvrir !!!!!

  • Hâte de découvrir ta précieuse.
    Ton article me donne le sourire car je repense à mon essayage et tout comme toi je l’ai trouvé sans m’y attendre.
    Une robe sur laquelle je n’aurais pas parie car pour moi il fallait être taille mannequin (ce que je ne suis pas !). Maman a insisté pour que je l’essaie et cela a été le coup de coeur. Ma précieuse était celle ci 🙂

  • Je suis rassurée de voir qu’il n’y ait pas que moi qui ait eu du mal à trouver ma robe et qui n’ait pas aimé Pronovias.
    Tout comme toi, je ne voulais pas d’essayages à la chaîne et les essayages que j’ai vraiment appréciés sont ceux où je me suis sentie écoutée mais aussi servie (bah oui être traitée comme une princesse est toujours agréable).
    Pour l’entrée dans l’église, comme vous, nous tenons à nous découvrir devant l’autel mais cela pose des problèmes d’organisation pour les photos. Vous faites comment vous ? Pendant le VH/cocktail ?

  • Ah, O’Scarlett, je me suis bien amusée là-bas aussi !
    J’étais venue « au cas où ». Je n’y ai pas trouvé ma robe, car au-dessus de mon budget, mais la vendeuse qui m’a reçue ne voulait plus me laisser partir. Elle avait, selon ses dires, « enfin trouvé quelqu’un qui peut mettre toutes les robes ». Je me suis retrouvé dans des trucs incroyables. Genre, avec une traîne de 2m. Ou des sirènes à tomber par terre (mais qui faisaient plus pin-up que mariée sur moi). D’autres trucs à frou-frous que j’ai enfilé pour lui faire plaisir (et que, après tout, l’occasion ne se représentera pas de si tôt !!)
    J’y étais avec une copine, et nous avons sympathisé avec une autre demoiselle qui avait besoin de photos discrètes car venue seule. Au final la patronne a cadré elle-même (bon, elle la prenait, la robe, aussi)

    Pour l’étincelle, je ne l’ai pas eue. Mais j’ai failli passer à côté de la robe (chez Pronuptia), car sur le mannequin elle faisait plutôt quelconque. Et puis, je l’ai essayée par acquis de conscience, parce que j’avais un doute sur celle que je pensais prendre (je me sentais dans la robe de lune de Peau d’Âne). En plus, elle n’était pas repassée (dixit la vendeuse, moi j’ai rien vu), et personne encore ne l’avait essayée. Mais elle s’est imposée comme une évidence ! Pile entre l’excentrique et le romantique, sans aller vers le rococo…
    Là où j’en ai perdu mes mots (et pour une pipelette comme moi… Bref.), c’est quand j’ai essayé avec l’accessoire qui m’obsédait… La cape !!
    Un sublime modèle en tulle de soie, très doux, vaporeux… Magique !
    Malheureusement, elle ne se vend qu’avec une autre robe de leur collection, donc il faut que je me la fasse faire…

  • Nous nous marions le même jour et j’ai fait mes premiers essayages aujourd’hui… Et contrairement à ce que j’imaginais, une robe est vraiment sortie du lot. Je me suis sentie « wahou » dedans. Je ne sais pas si ce sera l’heureuse élue, mais je vais désormais devoir me décider vite.
    En tout cas, malgré les nombreux témoignages que j’avais lu, je suis agréablement surprise de voir que moi aussi je trouve « ma » robe avec le coeur, que moi aussi elle n’est pas à 100% du tout dans les critères que je m’étais fixé.
    Bref, j’ai beaucoup de plaisir à suivre l’avancé des préparatifs des mariage du 31 mai (même si je suis plutôt en retard pour tout)

  • Pour moi ça s’est passé de la même façon ! J’avais eu un énorme coup de coeur sur une robe d’une collection qui me plaisait beaucoup. Ça a été la 1ere robe que j’ai essayé. Verdict elle me va très bien mais je n’ai ressenti aucune émotion et mes témouines non plus. Malgré cela je me dis que c’est quand même la robe que je porterai à mon mariage et rdv est fixé pour revenir avec mes parents. Je vais à mon 2e rdv l’après midi en me disant que j’ai déjà trouvé ma à robe donc je m’y rends sans pression. Je choisis plusieurs modèles mais je ne peux pas essayés ceux que j’avais repéré sur internet…. et une de mes témouines m’incite à essayer un modèle en particulier. Je lui fait plaisir mais c’est sans conviction. Et finalement ça a été la révélation ! Pour moi comme pour mes témouines ! J’ai donc trouvé ma robe dans une collection qui ne m’intéressais pas vraiment. J’ai failli passer à côté ! J’ai eu mon étincelle et j’ai fais des essayages comme j’en rêvais. Les vendeuses ayant été super aimable. Et comble du bonheur, mon homme vient de trouver son costume dans cette même boutique !

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