Des faire-part DIY : de la réflexion à leur conception

Il est à présent temps de te parler du DIY jusque-là le plus chronophage de mes préparatifs : ces fameux faire-part, que tu rencontreras d’ailleurs souvent sous l’acronyme « FFP », pour F*cking Faire-Part. Et à juste titre, car confectionner ses faire-part est généralement un véritable parcours du combattant.

J’aurai voulu te dire que je me suis lancée dans cette aventure pour de bonnes raisons (économiques, politiques, que sais-je ?…), mais en fait c’est tout simplement car j’en avais envie (ce qui est tout de même, en soi, déjà une bonne raison, je te l’accorde). J’ai toujours aimé bricoler et comme j’estime avoir un esprit un peu créatif, cette bonne centaine d’invitations à confectionner de mes petites mains grâcieuses ne me faisait même pas peur.

Je ne vais pas te cacher que mes “grandes-sœurs” chroniqueuses ont beaucoup contribué à mon élan, tant par l’inspiration que j’ai pu trouver dans leurs travaux que dans la confiance que leur récits m’ont donnée.

Un temps pour la réflexion

Donc en flânant sur mon blog favori à la recherche d’idées, je suis tombée en admiration totale pour les faire-part de Mme Ebichu. J’ai trouvé ces livres superbes et originaux. J’aurai vraiment aimé envoyer un faire-part de ce genre, mais j’ai dû me rendre à l’évidence qu’avec plus d’une centaine d’invitations à envoyer, c’était beaucoup trop de travail (j’avais encore de nombreux autres projets en tête). Et puis je voulais pouvoir utiliser les cartons que j’avais trop précipitamment achetés pour notre save-the-date. Et enfin, je voulais un faire-part qui soit un peu plus flexible (par flexible, comprends que je souhaitais pouvoir facilement changer le contenu de l’invitation).

Justement, quelles solutions pour des faire-part modulables ?

Selon moi il n’y a que deux possibilités : soit tu te donnes la peine d’écrire plusieurs textes différents, soit tu fais plusieurs petits cartons et tu sélectionnes ceux que tu envoies à chacun de tes invités. Comme il m’est souvent difficile de faire simple, j’ai tout naturellement opté pour un mélange des deux :

  • Un joli petit texte pour donner les indications (heure et lieux) des cérémonies auxquelles ils sont conviés,
  • Des petits cartons pour les convier soit uniquement au vin d’honneur, soit à toute la soirée.

Pour contenir toutes ces informations,  j’avais bien envie d’utiliser des pochettes à trois volets, un peu dans le genre de celles de Mme Bebop.

Au niveau du style, j’avais déjà une bonne idée de ce qui me plaisait car après avoir écumé Pinterest pendant des heures avec les mots clés « rustic wedding invitation », je ne voyais plus que kraft, dentelle et motifs floraux en aquarelle…

Enfin pour finir cette étape préliminaire, j’ai acheté mes enveloppes. C’est vraiment important de connaître exactement la dimension des tes enveloppes car imagines-toi, après avoir consacré des soirées entières à confectionner une centaine (ou plus) de jolies  invitations, à essayer de les faire rentrer dans une enveloppe qui est en fait 7 mm trop petite, alors que la taille au-dessus est vraiment trop grande ! Il vaut mieux avoir anticipé, et c’est pour ça que j’ai commencé par m’intéresser aux différents formats d’enveloppes disponibles dans le commerce et à leur prix.

FP DIY Mlle Myrtille

Crédits photo : Photo personnelle

Voici les formats qui sont généralement utilisés pour des invitations, et pour te donner une idée des tailles, la traditionnelle feuille A4 apparaît en gris. Il manque ici le format carré généralement du 160×160 mm.

Le meilleur moyen pour se rendre compte des différentes tailles reste de prendre une feuille de papier et de la couper aux bonnes dimensions. J’ai alors pu constater que le format C5 était bien trop grand : il me rappelait ces cartes d’anniversaire qui te balancent des confettis à la figure à leur ouverture. Au contraire le format C6 me paraissait un peu trop petit, du style de la carte banale qu’on peut recevoir pour n’importe quelle occasion (et nous sommes loin de « n’importe quelle occasion », on se marie, pardi !).  Quant aux formats DL et carré, ils ne s’appliquaient tout bonnement pas à ma pochette à trois volets.

Il restait donc le B6, légèrement plus grand que le C6, soit exactement ce qu’il fallait pour nos faire-part (lorsque tu auras choisi le format de tes enveloppes n’oublies pas d’enlever 5mm de chaque côté, voire plus si ton faire-part est épais, pour avoir une marge de sûreté).

La recherche du matériel

Cette étape fut de loin la plus compliquée. Il fallait trouver des matériaux adaptés à des prix compétitifs.

Pour commencer, j’ai investi dans un peu de matériel de découpe, à savoir un tapis de coupe auto-cicatrisant (si si, je t’assure, le mien “cicatrise” parfaitement bien), un cutter, des ciseaux, une règle et de la colle en stick (évites à tout prix la colle liquide). Tout ce matériel a d’ailleurs été largement rentabilisé avec mes autres projets.

FP DIY Mlle Myrtille

Crédits photo : Photo personnelle

Ensuite j’ai cherché les matériaux pour chacun des éléments de mes faire-part.

  • La pochette : je la voulais plutôt solide donc en papier cartonné, et niveau couleur je voulais rester dans des tons naturels avec une couleur de type kraft. Après quelques tests il s’est avéré que pour un rapport facilité à plier/solidité de la pochette, l’idéal était un grammage autours de 200 g/m². Les choses se sont compliquées pour trouver le papier de la bonne couleur. J’ai fait le tour de nombreuses papeteries à la recherche de feuilles de Canson dans les tons “kraft”, mais elles n’étaient jamais “comme je voulais”. Cette couleur kraft ne semblait malheureusement pas exister. J’étais sur le point de me résigner à prendre du gris anthracite, lorsque je suis passée par hasard devant un bloc de papier à dessin au format A3, couleur kraft, en 230 g/m². Le Graal ! En plus bien moins cher que du papier Canson. C’est dans la poche !
  • Les cartons : comme je le mentionnais plus haut, je les avais avant de commencer car j’en avais acheté pour imprimer mes save-the-date, que j’ai finalement fait imprimer par un site professionnel. Ce sont de banales feuilles blanches en format A6 un peu plus épaisses que le papier classique.
  • La fermeture de la pochette : pas une mince affaire non plus. Je voulais de la dentelle, mais pas que… En m’inspirant une fois de plus de Pinterest, j’ai finalement opté pour un ruban de dentelle, une ficelle en chanvre, un bouton en bois et un détail musical. J’ai commandé le tout sur différentes boutiques d’amazon.

On passe à l’action

Quant à cette étape, elle fut de loin la plus intense.

Donc après plusieurs mois de recherche, entre style et matériel, je peux enfin me lancer dans le prototypage de mes faire-part.

Pour ne pas gaspiller trop de ce précieux papier à dessin, je voulais pouvoir faire deux pochettes par feuille. Ceci a grandement conditionné le format de ces pochettes car une feuille A3 n’est pas assez longue pour pouvoir faire une pochette sur la hauteur (version 1). Nous aurons donc une pochette sur la largeur du dernier volet (version 2).

FP DIY Mlle Myrtille

Crédits photo : Photo personnelle

Tu vois sur la version 2 que j’ai également ajouté une feuille de couleur anthracite pour augmenter le contraste ainsi qu’une découpe d’angle type dentelle pour apporter un peu de délicatesse.

J’ai ensuite établi un protocole (déformation professionnelle oblige), pour me permettre d’optimiser les temps de production des pochettes et je me suis lancée. Coupé, plié, collé… Coupé, plié, collé… Coupé, plié, collé… J’y ai consacré mes soirées pendant plusieurs semaines au rythme de 3-4 pochettes/heure.

Une fois les pochettes prêtes, je me suis attaquée aux textes et à leur mise en forme.

Tu remarqueras que pour texte je me suis inspirée des (f*cking) faire-part de Mme Peps. Quant au design, une couronne de fleur type aquarelle (merci Google !), quelques polices choisies avec passion, et le tour était joué (pour info, tu trouveras plein de jolies polices gratuites juste ici). Encore une fois, j’ai utilisé PowerPoint que je maîtrise correctement pour minimiser les prises de tête. Et si tu souhaites aussi faire un plan pour aider tes invités à se repérer, tu trouveras un chouette tuto pour le faire sur PowerPoint juste ici (devine sur quel blog je l’ai trouvé ?).

FP DIY Mlle Myrtille

Crédits photo : Photo personnelle

Il ne restait plus qu’à imprimer, coller et insérer les bons cartons dans chaque pochette, à les sceller, à les mettre sous pli, à les rouvrir en cas de doute et à ajouter la touche finale : notre tampon rapporté de notre voyage de pré-noce (chut !!! je ne t’en dirais pas plus… pour le moment). Là le rythme était plutôt de 2 ou 3 faire-part/heure. Et pour ne pas faire d’ erreur par la suite j’ai méticuleusement noté dans un tableau, à qui j’ai envoyé quelle invitation, quand je l’ai fermée et quand je l’ai distribuée ou postée.

FP DIY Mlle Myrtille

Crédits photo : Photo personnelle

Et voilà le travail, il ne restait plus qu’à les distribuer

L’épilogue de cette aventure

Il est certain que de faire soi-même ses faire-part de A à Z est un défi. J’ai beau te raconter ma démarche en quelques lignes, il ne m’a pas fallu moins de 4 mois pour en venir à bout. Et saches qu’à partir du moment où j’ai commencé à les confectionner, j’y consacrais toutes mes soirées et une bonne partie de mes weekends.

J’ai minutieusement confectionné chacune de ces invitations avec grand soin, et à chaque fois que je fermais une enveloppe j’essayais d’imaginer la réaction de son destinataire en la découvrant. J’ai surement passé pas mal de temps à sourire bêtement durant cette période. Mais il faut que je te dise que lorsque j’ai fermé la dernière enveloppe (la 113ème pour être précise), je ne pouvais plus les voir en peinture. Je n’ai pourtant eu ni gros stress, ni déception poignante quand aux matériaux, et encore moins de soucis de timing puisque j’ai pu les distribuer 6 mois avant notre grand jour. Mais finalement le temps adoucis les mœurs, et je les aime à nouveau. J’ai eu, et reçois encore, régulièrement de nombreux compliments, ce qui m’a permis de me réconcilier avec eux, et je ne peux que te conseiller de te lancer dans cette aventure,  saches juste qu’il n’est jamais trop tôt pour t’y mettre.

Au niveau budgétaire, j’ai réussi à m’en tirer à moins de 200€, soit moins de 2€ l’unité (en comptant l’achat du matériel de découpe et les frais de port). Par curiosité je suis tout de même allée voir sur des sites comme Etsy pour avoir une idée du prix d’un faire-part de ce genre. J’ai failli tomber de ma chaise en voyant que ça frôlaient les 10€ l’unité. Au final, je trouve que l’aventure en valait vraiment la peine (allez je vais le dire, je suis même un tout petit peu fière) : mes faire-part ont beaucoup plu et c’est ce qui compte le plus pour moi.

Et toi, projettes-tu aussi de confectionner tes faire-part ? Plutôt en mode stress ou en mode zen ? Et toi qui est déjà passé par là, as-tu aussi fini par les haïr profondément ? Dis moi tout !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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21 commentaires sur “Des faire-part DIY : de la réflexion à leur conception”

  • C’est rigolo de constater qu’aucune de nous n’échappe à la règle : il y a toujours un moment où on ne peut plus les encadrer, ces faire-part ! Et ce papier kraft, pour l’avoir longuement recherché aussi, quelle galère !

    En tout cas tu as de quoi être fière du résultat, parce que tes faire part sont délicats et pétillants, j’aime beaucoup !

    • Merci Melle Peach ! C’est sur qu’après tellement de temps passé sur les FP c’est inévitable de finir par les détester.
      J’avais aussi adoré les tiens et c’est rigolo car même si nos mariages se ressemblent “sur le papier” (champêtre et tout le tralala) le résultat est finalement bien différent

      • Héhé oui tu as raison, on a beau souvent imaginer des mariages “champêtres”, aucun ne se ressemble et c’est top comme ça d’ailleurs ! 😉

  • Tu peux être fière car le résultat et top : ils sont frais 🙂 ah j’aime beaucoup voir cette étape de réalisation de faire part et je suis contente d’avoir refiler cette tâche à Monsieur ah ah ah ah ! J’étais plutôt zen car c’est son métier je lui ai confiance pour la conception c’était plutôt pour le timing que je m’inquiétais …. En tous cas belle réalisation !

    • Merci Melle Afro !
      Tu as bien de la chance d’avoir un chéri qui s’en est occupé. Moi j’aurai pas dit non à un petit coup de main (le mien n’a même pas participé au collage des timbres…)

  • Ils sont tops!! Et je rejoins mlle Afro, tu peux être fière du résultat!! Super ingénieux l’idée du plan tracé, je vais peut-être faire ça pour mettre dans mon welcome bag 🙂
    Décidément ce blog est plein de ressources 🙂

  • Bravo, non seulement ils sont superbes, mais en plus tu as été franchement super bien organisée !!! ça me rassures moi aussi de voir que toutes celles qui se lancent dans les FP DIY vivent un vrai parcours du combattant !! ça doit être normal…. ! Et pareil que toi, à la fin je ne pouvais plus les encadrer et puis avec le temps … je les aime de nouveau <3 !!!

    • Merci Madame Salade de Fruits !
      Dans mon cas le parcours du combattant c’était surtout au niveau endurance car de manière générale je n’ai pas spécialement bataillé (comme toi contre ton imprimante 😉 )

  • Ouh là là, respect ! Et bravo ! Pour ma part, ayant bien lu les aventures des collègues chroniqueuses j’ai décidé que nous ferions des FP originaux sur Photoshop mais envoyés par mail. C’est moins glamour mais je me connais assez bien pour savoir que j’aurais eu envie de tout balancer par la fenêtre en cours de route n’étant pas franchement manuelle….Ce qui ne m’empêche pas d’admirer celles qui, comme toi, confectionnent amoureusement leur FP avec leurs petites mimines.

    • Merci pour les compliments 🙂 Tu as raison Mme Ambrym, il ne vaut mieux pas se lancer si on ne le sent pas. Il faut que cela reste un plaisir avant tout.

  • ahhhh j’adore, ils sont trop beaux! bravo!!!!
    tu as de quoi être fiére!
    c’est possible de savoir ou tu as trouvé le bloc de papier kraft?

    • Merci beaucoup !
      Le bloc de papier kraft c’est celui de la seconde photo le “skizzenblock”.
      Je l’ai trouvé dans un magasin de bricolage (bricolage décoratif, pas Mr. bricolage) en Allemagne (où je vis), mais je suis sure que tu dois pouvoir trouver le même genre en France.

  • Quel beau travail!! Ça me rappelle de merveilleux souvenirs tout ça…
    D’ailleurs je cherche à encadrer un de nos faire-part, histoire de sourire bêtement moi aussi devant ce morceaux de papier et de carton si précieux…

    • Merci Mme Ebichu ! Ca fai plaisir de te revoir par ici 🙂
      Tu as de la chance qu’il t’en reste un. J’en avais exprès fait plus pour être sûre de pouvoir un garder un pour moi mais au final je les ai tous envoyé, et j’ai beaucoup trop la flemme d’en refaire un pour nous.

  • j’adore l’idée des petits cartons car je trouve ça trés jolie mais finalement ça ne s’est pas fait parce que:
    A/ ma soeur me l’a déconseillé: à son mariage des gens ont perdus les cartons et ne savaient plus s’ils étaient invités ou non au repas. Sans parler d’éventuels oublis!
    B/ avec plus de 180 faire parts à envoyer, le poid était un élément essentiel pour ne pas exploser le budget timbre!
    Du coup avec tous ces cartons tu as dû depasser les 20g non?

    • Ah tiens… je n’avais pas pensé à la perte des cartons et/ou l’oubli de la part des invités… j’espère que mes invités on meilleure mémoire que ceux de ta soeur 😉 verdict d’ici quelques semaines.
      Quant au poids c’est vrai qu’ils faisaient plus de 20g (entre 30 et 35g si mes souvenirs sont bons). Mais je n’en ai posté qu’un tier et pour le reste j’ai joué au facteur pendant 2 jours…

  • Je viens commenter ce post, bien longtemps après, mais juste pour te remercier Madame Myrtille, car je me suis beaucoup inspirée de ta pochette pour créer mes faire-parts !! (que je suis censée être en train de faire, j’en ai déjà plié 2 youhou !!!!!). En tout cas, merci beaucoup pour ces partages, qui m’ont beaucoup aidés 🙂

    • Ah super ! Merci beaucoup pour ton message. Ca fait vraiment super plaisir de voir que cet article à finalement servi 🙂
      Bon courage pour le pliage ! C’est l’étape la plus longue, mais aussi la plus satisfaisante (quand tu vois les piles de pochettes s’accumuler…)

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