Mon mariage d’hiver presque à la montagne : l’histoire de la bague de fiançailles

Jusque là je t’ai parlé de ma demande et de l’annonce à nos proches, mais tu te demandes peut-être « et la bague ? ».

Ayant fait ma demande moi-même, il n’y a évidemment pas eu de bague avec. Je ne suis pas assez égocentrique pour m’être offerte une bague toute seule !

Ma bague de fiançailles, c’est finalement une longue histoire et disons que je l’ai attendue beaucoup trop longtemps. Laisse moi te raconter tout ça !

Mes envies

Au quotidien, je ne porte pas tellement de bague. J’en ai bien une, offerte par ma tante et marraine, que je porte de temps en temps. Cependant, en tant que médecin, je ne suis pas supposée en porter du tout au travail. À l’hôpital, lors de mon internat, c’était assez strict. J’ai donc perdu l’habitude de porter une bague. En cabinet, c’est moins strict, mais je suis restée fidèle à cette notion d’hygiène.

Je porte tous les jours des boucles d’oreilles, que j’assortis scrupuleusement à ma tenue (ça fait beaucoup rire mes copines d’ailleurs). Ces boucles d’oreilles sont pour la grande majorité de la pacotille et fantaisies.

Des colliers et des bracelets, j’en porte là aussi très peu.

Bref, tout ça pour te dire que les beaux bijoux, ce n’est pas trop mon rayon. Tout du moins pas pour l’instant. D’ailleurs, si j’ai l’occasion d’en porter, je me sens prendre un coup de vieux d’un coup ! Ben oui, il n’y a que les « adultes » qui portent de vrais bijoux. Hum hum, à 28 ans, docteur et sur le point de me marier et de fonder une famille, tu penses que je pourrais commencer à me sentir adulte ? Oui, bon, peut-être. Mais non en fait, rien à faire, je ne suis pas encore tout à fait adulte.

Pourtant, la bague de fiançailles a toujours représenté un vrai symbole pour moi. Je me suis toujours dit que ça serait un de mes premiers vrais bijoux. J’ai d’emblée associé bague de fiançailles avec « or blanc » et « diamant ». Je n’avais pas besoin d’une bague à des milliers d’euros, mais j’avais besoin que ce soit quand même une jolie œuvre.

Alors, quand j’ai commencé pour de vrai à rêver de bague de fiançailles, je rêvais plutôt de quelque chose d’assez sobre, de fin. Un solitaire par exemple. Ou un « toi et moi » très simple.

Des bagues comme ça :

Une bague de famille pour mes fiançailles

Crédits photo : Histoire d'or

J’ai subtilement réussi à glisser à M. Rigolo que je fais un petit 46 en taille de bague. J’espérais secrètement, mais sans oser lui dire, qu’il me fasse une surprise en choisissant lui même la bague. Dans ma tête, c’était un peu le juste retour des choses d’avoir réussi à me jeter à l’eau en faisant ma propre demande (depuis quand on offre des choses en attendant quelque chose en retour me diras-tu ? Tu as raison). Nous allons même dans une bijouterie un jour, essayer ce qui me va ou pas.

L’attente de la bague

Les semaines et les mois passent et je ne vois toujours rien arriver. On se rapproche de mon anniversaire, j’espère voir LA bague arriver. Mais non, toujours pas. Arrive Noël, où nous avions prévu d’annoncer notre mariage à nos proches. Là encore j’ai espéré en vain que la bague arriverait à ce moment-là.

Par contre, au cours du repas, la maman de M. Rigolo lui rappelle qu’il y a une bague familiale qui est « pour lui », ou pour moi en l’occurrence. Ils conviennent donc que M. Rigolo récupèrera ladite bague à son prochain aller-retour parisien.

La découverte de la bague

Nous sommes fin janvier quand M. Rigolo retourne à Paris. En photo, je ne sais pas trop quoi penser de la bague. Elle est beaucoup plus chargée que ce que j’avais imaginé jusque là. Et surtout, elle me paraît ÉNORME, alors que sur mes petits doigts fins j’imaginais une bague délicate. J’attends cependant de la voir en vrai pour me faire mon idée.

Une bague de famille pour mes fiançailles

Crédits photo : Photo personnelle

La bague portée au petit doigt de M. Rigolo quand il l’a récupérée

Et j’ai bien fait ! Une fois à mon doigt, elle me va en fait très bien. Elle a beaucoup de charme, un petit air rétro et elle est très fine, très délicate. Elle est évidemment trop grande pour mes doigts, et nous prévoyons de la faire reprendre par un joailler.

Le temps de nous renseigner où aller, de prendre rendez-vous, nous sommes bien début mars. Nous décidons avec lui de ne pas l’altérer et de la laisser vraiment à l’identique, mais en la nettoyant, en refaisant le chaton central qui ne tient presque plus et en mettant l’anneau à ma taille. J’espère alors pouvoir l’avoir avant notre départ pour 7 semaines au Népal. Les semaines de mars défilent et la bague n’est pas prête. Nous partons début avril pour le Népal. Au retour, le joailler nous apprend qu’il attendait notre retour pour avoir notre accord pour faire d’autres petites réparations, et donc il faut attendre encore un peu.

Aaaahhhh ! Je l’attends moi ma bague !

Finalement, un soir fin juin, en allant me coucher, je trouve M. Rigolo assis dans le lit qui m’attend, avec l’écrin posé sur mon oreiller. Papillons dans le ventre, sourire niais. Hihi ma bague est là. Elle est encore plus belle que dans mon souvenir. Ainsi nettoyée elle est superbe, elle brille vraiment. Elle me va comme un gant !

Une bague de famille pour mes fiançailles

Crédits photo : Photos personnelles

Il m’aura donc fallu attendre presque 9 mois avant d’avoir ma bague ! M. Rigolo ne l’aura pas choisie tout seul, mais le fait que ce soit une bague familiale a encore plus de valeur pour moi. Sa maman a tenu à ce qu’il la récupère pour ME l’offrir, n’est ce pas un merveilleux symbole d’accueil dans la famille ?

Mon seul regret ? Je ne la porte pas au quotidien. Elle est trop imposante tout de même pour être portée lors de mes consultations. Je la range donc dans son écrin les jours où je travaille.

Et toi ? Ta bague a t-elle une histoire ? Était-ce un symbole important pour toi ? Raconte-moi !

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Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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9 commentaires sur “Mon mariage d’hiver presque à la montagne : l’histoire de la bague de fiançailles”

  • Ta bague est magnifique et pas imposante du tout !! Tu la trouve inadaptée pour les consultations ou bien tu as peur que tes patients jugent? C’est vrai qu’en France les « belles » bagues de fiancailles (> 1.5/2 carat) semblent rare surtout en province donc je peux comprendre l’hésitation mais vraiment c’est dommage!

    • Théoriquement, pour des questions d’hygiène nous ne devrions porter aucun bijoux aux mains et poignet. C’est assez mal suivi comme règle dans les cabinets médicaux. Je porterai mon alliance, toute simple, mais la bague a trop de reliefs, d’anicroches etc ça attraperai toutes les saletés

      • Ta bague est magnifique! Moi aussi je suis médecin (anesthésiste) donc au bloc il n’est carrément pas question de porter des bijoux aux doigts. Mais ça me fait trop de peine de laisser ma bague et mon alliance loin de moi, alors je les porte autour du cou, sur une belle chaîne en or blanc, sous mes vêtements de bloc. Comme ça personne ne les voit, mais je les ai toujours sur mon coeur! Et quand je quitte l’hôpital le soir, je les remets avec bonheur!

  • Votre magnifique bague est une création des années 1890-1914, un modèle (appelé « Daisy » dans le monde anglo-saxon) fabriqué à l’unité par des joailliers dans toute l’Europe occidentale et centrale. Ces bagues sont souvent réalisées en or blanc (anneau) et platine (chaton) et comportent un diamant central de taille brillant ancien, un entourage diamants et quelquefois des pierres précieuse (rubis, saphirs, émeraudes) en calibré (entourage intermédiaire entre la pierre centrale et l’entourage).
    Comme vous, j’ai reçu une bague de fiançailles de famille de ce type avec calibré en saphirs, fabriquée pour l’arrière-grand-mère de mon époux en 1910.
    Une immense joie de porter un bijou de ce type, d’abord pour sa symbolique de « bienvenue » et d’intégration dans une nouvelle famille, mais aussi pour sa beauté intrinsèque, ses lignes graciles.

    • C’est tout à fait ça. Elle avait été faite pour l’arrière grand mère de mon fiancé, sa grand mère étant née en 1912, ça colle bien ! Ravie d’avoir a pris ces détails historiques en plus.

  • Rectificatif : le panier (et non le chaton, erreur de ma part) est généralement en platine car le travail tout en finesse de cette partie nécessite un métal particulièrement résistant.

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