L’histoire de la demande – Partie 1 (ou comment tu apprendras d’où vient mon surnom Dentelle)

Si tu as un peu lu ma présentation et l’histoire de nos débuts, tu sais maintenant que M. Rigolo et moi habitons près d’Annecy et qu’on adore la montagne.

L’histoire d’aujourd’hui commence donc… en montagne !

Un 18 janvier 2015, première vraie chute de neige de l’hiver, dimanche de grand soleil : on se lève tôt, on attrape nos skis et direction La Clusaz pour en profiter ENFIN !

Là-bas, on doit retrouver différents groupes de copains. On arrive les premiers, on décide de commencer et qu’on se retrouvera tous sur les pistes. On prend la première remontée quand le téléphone sonne déjà : nos copains sont là. Arrivés en haut, on décide donc de redescendre ce petit bout de piste verte pour les retrouver. Une fois les bises faites, nous remontons tous dans la même remontée. On chausse nos skis, je suis contente : nous avons pu skier un peu cet hiver, mais rien de fou pour l’instant, et là enfin ça s’annonce comme une super journée !

Nous traversons la piste pour rejoindre la deuxième remontée. M. Rigolo tombe alors bêtement sur un changement de neige (le truc qui ne lui arrive normalement JAMAIS, c’est un champion de ski caché mon Amoureux), j’arrive à l’éviter lui, je ne lui rentre pas dedans… mais je n’évite pas son ski, qui file tout droit à vive allure. Je tombe. Et je crie (enfin ça, c’est lui qui le dit, moi je ne m’en suis même pas rendue compte). Et j’ai mal au genou. Et j’ai peur, parce que quand on fait beaucoup de ski, genre presque tous les weekend en hiver, la douleur du genou on la CRAINT. Je déchausse mon ski, je bouge mon genou, j’ai mal mais pas tant que ça. Je me remets debout. Je tiens debout. On décide de repartir, mais je n’arrive pas à chausser, M. Rigolo est obligé d’actionner lui même le mécanisme de ma fixation (et là ça ne m’a pas alerté…). On fait une première piste, je skie difficilement, mais je descends. On fait une deuxième piste et, dans un virage, me reprend une vive douleur.

L'histoire de ma demande en mariage... à la montagne !

Crédits photo (creative commons) : Pierre Laville

L'histoire de ma demande en mariage... à la montagne !

Crédits photo (creative commons) : Bickie Pickie

C’était à peu près une journée comme ça

Nous décidons donc de nos arrêter là. Nous profitons du tout petit chalet de nos copains pour rester quand même dans l’ambiance hivernale. M. Rigolo repart finalement skier quelques heures. Je passe mon temps ce jour-là à dire « mais non ce n’est pas une rupture du ligament croisé, je tiens debout, je suis stable, ça doit être un ménisque » (tu le vois venir maintenant mon surnom ?). Le soir, mon genou commence à gonfler. Je m’arrange alors pour que mon collègue m’emmène le lendemain au travail, je ne suis pas confiante pour conduire. Bref, j’ai boité toute la semaine sur un gros genou douloureux. Dix jours après je faisais mon IRM et… j’avais bien rompu mon ligament croisé antérieur au genou gauche. Et pas la moindre atteinte des ménisques…

Donc maintenant tu sais pourquoi « Mademoiselle Croisé » mais le lien avec la demande en mariage, tu la cherches toujours hein ?

J’y viens, j’y viens.

Là où tout commence

Après 3 mois de rééducation, je choisis donc de me faire opérer (il n’y a rien d’obligatoire après ce type de traumatisme, mais nos pratiques sportives m’ont plutôt poussée en faveur de me faire opérer). L’opération se déroule fin avril et, après, j’ai deux longs mois d’arrêt devant moi. Deux moi où, au départ, je ne pouvais pas marcher sans béquilles, où je ne pouvais même pas descendre ma jambe du canapé sans l’accompagner par la droite, tellement mon muscle quadriceps (celui de la cuisse) avait été sidéré par l’opération. J’ai donc réappris à marcher, à monter puis descendre les escaliers, à faire du vélo, etc.

Mais avant d’en arriver là, j’ai surtout passé de longues heures semi-assise dans mon canapé à occuper mes journées à coup de lectures (vive la médiathèque !), de séries, de séances couture (je me suis cousue une robe pour le mariage de copains) et de rêveries variées. Pendant ce temps-là, M. Rigolo a vécu une période plutôt difficile sur le plan familial, ce qui lui a pris beaucoup de temps et surtout beaucoup d’énergie « émotionnelle ».

Donc pour te donner une idée de cette période pour nous : j’étais déprimée avec un genou qui ne marchait pas, des muscles qui fondaient à vue d’œil, arrêtée, à attendre chez moi que le temps passe. Et M. Rigolo était submergé, perdu et pas très disponible.

L'histoire de ma demande en mariage... à la montagne !

Crédits photo : Photo personnelle

Le skateboard qui m’a sauvé la vie lorsque je ne pouvais rien prendre dans mes mains déjà occupées par les béquilles !

Et pourtant, c’est pendant ces longues heures à la maison que je me suis mise à rêver de mariage. Que je me suis dit pour la première fois que cet homme là, même en étant « déprimée », c’était son humeur à lui qui comptait le plus pour moi, c’était avec lui que je voulais faire des projets, c’était lui que je voulais aimer toute ma vie.

Une petite idée s’est donc lentement insinuée dans mon esprit : et si on se mariait ? Et, pire que ça, et si je faisais ma propre demande ?

Mais tu n’auras la réponse à ces questions que dans ma prochaine chronique, parce que je suis un peu sadique, ou plutôt que l’histoire est encore trop longue à raconter pour tenir en une seule chronique !

Et toi, comment en êtes-vous arrivés à parler de mariage ? As-tu été totalement surprise pas la demande de ton homme ? En avez-vous parlé tous les deux avant de prendre votre décision ? As-tu fait ta propre demande ? Dis-moi tout !

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Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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9 commentaires sur “L’histoire de la demande – Partie 1 (ou comment tu apprendras d’où vient mon surnom Dentelle)”

  • Je pensais à la bague cachée dans une fixation l’espace de quelques instants! 🙂 Puis, ski et pseudo… Euh ça sent le ligament croisé! :-S
    Hâte de lire la suite de cette jolie histoire…
    Au fait, vive la Clusaz !!! Et vive la prochaine saison de ride !!!! En espérant plus de neige que cette année et surtout, et je te souhaite un peu de temps pour que tu puisses en profiter ainsi que ton genou 🙂

  • Coucou! J’adore les photos que tu publies sur ta région, çà a l’air magnifique!!! Ça promet pour le mariage! A bientôt dans ta nouvelle chronique!

  • Haaa tu me fais languir de l’hiver, moi non plus je n’ai pas beaucoup skié cette année, avec le peu de neige et surtout un mariage à préparer !
    Aie, tu as dû en baver, les ligaments croisés, à ce qu’il parait, ça fait un mal de chien ! Moi ce sont les côtes que j’ai cassé au ski, très bêtement aussi, vive les plaques de verglas !
    Et tu nous met un suspens de dingue là 😉 !!!!! La suiiite !

    • J’ai eu la chance de ne pas avoir trop mal, comme dit j’ai même refait deux descentes. Mais ça peut être très douloureux oui!
      Mais du coup j’ai bien skié cet hiver, c’était réparé 😉 C’est l’année d’avant que j’ai rien pû faire.

  • Eh ben! J’aurais jamais deviné seule pour le pseudo, et l’histoire fait un peu froid dans le dos ma pauvre.
    Arf, et la reeducation après un arret complet.. J’ai du apprendre 3 fois a marcher dans ma vie, et les bequilles c’est tres frustrant.

    Mais t’es vraiment sadiqie de nous lacher sur une fin comme ça. Viiiitttteeee la suiiiittte.

  • Ouille ouille, juste avant de lire ce qui était arrivé, je commençais à imaginer…Ski, chute…ligaments ? En tous les cas c’est pas très très gentil de nous laisser sur notre faim…:D

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