Quand la jeune fille doit faire un choix

Avant d’entamer réellement le récit des préparatifs de notre mariage (et promis, c’est ma dernière chronique sans aucun rapport), je vais te faire une chronique vérité sur comment j’aborde cette étape de ma vie.

La plupart des jeunes filles, lorsque leur cher et tendre se déclare, commencent directement à penser aux joies de leur mariage. Robe, déco, invitations, repas, fleurs, etc. Oui, c’est merveilleux, celui que tu aimes tant, le seul avec qui tu te vois finir ta vie, vient de te demander de l’épouser. Tu attends peut-être ça depuis très longtemps et donc tu n’as qu’une hâte, c’est l’annoncer haut et fort à la terre toute entière (oui, même à ce parfait inconnu qui se demande pourquoi tu as un sourire niais en le regardant).

Moi, ça n’a pas du tout été ma réaction. Bien sûr, lorsque Monsieur Patate à Raclette m’a fait sa demande, j’ai été folle de joie. Mais hélas, ça n’a duré qu’une petite journée. Déjà, parce que sa demande a eu lieu le 12 novembre 2015, et ensuite parce qu’il y a eu des couacs.

Quand la jeune fille doit faire un choix

Crédits photo (creative commons) : Foundry

La mariée qui rit…

Au lendemain de nos fiançailles, la première personne à qui j’ai voulu l’annoncé a été mon père. Le premier homme de ma vie, la personne la plus influente de mon existence, celle pour qui je suis prête à tout presque tout sacrifier pour qu’il soit « fier » de moi. Nous rentrions tout juste d’une croisière aux Bahamas et, sur le sol américain, je ne voulais pas faire exploser mon hors forfait. J’ai donc fait un mail. Un mail qui engendra un appel enthousiaste de sa part, un peu trop enthousiaste même.

Puis, je l’ai annoncé à mes amis, ma seconde famille. Ayant toujours eu des relations très compliquée avec ma famille, j’ai su créer autour de moi un cercle d’amis très proches qui, je le sais, seront toujours là pour me soutenir. Je n’ai pas énormément d’amis dans la vie et, pour tout te dire, j’ai même été très surprise qu’on atteigne 70 personnes sur notre liste d’invités, vu nos caractères plus qu’introvertis à M. Patate à Raclette et moi.

Pour moi, partager cette annonce que tout le monde semblait attendre depuis un moment déjà était important, et ça n’a été que des félicitations et de l’excitation.

J’étais tellement heureuse, je me projetais déjà, en imaginant ce grand jour avec ma famille de sang et ma famille de cœur réunie. Et tout d’un coup, j’ai commencé à paniquer, à douter.

Vois-tu, Mademoiselle Caramel Beurre Salé a un problème, un très gros problème : je suis ultra stressée dans la vie, et je panique à peu près pour tout. Et quand je suis trop stressée, que je prends trop sur moi, je craque littéralement, je perds le contrôle de moi-même, et je déprime.

À J+2 après la demande, avec la tristesse et le choc causé par les attentats de Paris, tous mes doutes ont refait surface, tous mes défauts, et mon pessimisme naturel. J’ai demandé à Monsieur Patate à Raclette s’il était certain de vouloir m’épouser, moi, si compliquée, moi, une si lourde charge (dans tous les sens du terme)… moi, avec une famille envahissante.

Parce que oui, si mon père a (en apparence) bien accueilli l’annonce de nos fiançailles, j’ai très vite relativisé. Nous sommes trois dans ma fratrie, je suis la plus jeune, mais je suis la seconde à me marier. J’ai donc pu voir (même si ça a été dans un court laps de temps) le comportement de mon père durant les préparatifs du mariage de ma sœur. À J-3, on ne savait toujours pas si elle allait se marier et, la veille, il lui a crié dessus parce qu’elle voulait aller dormir à 1 heure du matin alors qu’il y avait eu un retard de livraison des fleurs (tu vois un peu le tableau ?). Mon père, c’est LE père africain ultra traditionnel de base, qui croit que tout dans le monde se passe comme lui le pense.

Dans la tradition de mon pays, il faut que ce soit les oncles de l’homme qui aille demander aux oncles de la femme s’ils peuvent l’épouser. Et ensuite, l’homme doit aller voir le père de la fille avec sa mère pour demander sa main.

Tu le comprends, ça ne se passe pas du tout comme ça en France au 21e siècle, sauf dans la tête de mon père. Il a donc très mal pris le fait que M. Patate à Raclette ne lui demande pas très officiellement ma main. C’est en parti là que tous mes problèmes ont commencé.

La mariée qui pleure…

Je n’ai pas directement annoncé mes fiançailles à ma sœur et à mon frère car je voulais le faire en face à face (mon frère vit à Lyon, et ma sœur était de passage). Naïvement, j’ai également pensé que mon père informerait ma mère de la bonne nouvelle. Double erreur de ma part. Le jour de notre retour, à peine avions nous quitté l’aéroport, que ma sœur m’appelait pour me féliciter à sa manière pour mes fiançailles. Comment l’a t-elle su ? Aucune idée, surement du bouche à oreille (d’ami d’amis connaissant un de mes amis). Je n’ai jamais eu l’occasion de l’annoncer moi-même à mon frère puisqu’elle l’a fait à ma place et aujourd’hui, il me le reproche encore dès qu’il en a l’occasion. Ma mère, elle, a été informé avec 3 semaines de retard, par pur hasard lorsque je lui ai dit que je commençais à regarder les robes de mariée. « Mais pourquoi faire ? – mais Maman, je vais me marier. – Ah bon ? » Non, mon père ne lui avait rien dit.

Dans ma tête, dans le meilleur des mondes, je voulais absolument faire une cérémonie en France, et une cérémonie au Burkina. Mes parents me l’ont clairement refusé, en me disant que je devais choisir entre les deux, en accentuant sur le fait que mon choix devait bien évidement se tourner pour le Burkina. C’était moins cher (à priori), et puis, j’aurais la chance de pouvoir avoir toute ma famille, oncles, tantes, cousins, cousines, une famille gigantesque que je ne connais pratiquement pas. Problèmes ?

  1. Si je choisissais mon pays natal, Monsieur Patate à Raclette se retrouvait seul. En effet, sa mère ne supportant pas du tout la chaleur, impossible pour elle de faire le déplacement, et ses grands parents, très âgés, ne peuvent envisager un si long voyage (oui, sa famille se limite à sa mère et ses grands-parents).
  2. Ce n’est pas du tout l’image que j’avais de mon mariage. Je voulais un mariage intimiste, avec que des êtres proches. Au mariage de ma sœur, ils se sont retrouvés à pratiquement 1000 car mes parents connaissent énormément de monde, et forcément, beaucoup se sont auto-invités.

C’est donc très naturellement que nous avons choisi la situation qui pour nous semblait la plus pratique : nous marier en France. Je ne voulais que ma famille proche (donc père, mère, frère, sœur) et ça tombe bien, ils sont français donc pas de soucis de visa.

Nous avons donné notre choix et, pour seul réponse, à M-12, nous avons eu « prenez le temps de réfléchir, vous avez le temps ». Sauf que nous n’avons jamais changé d’avis, et j’ai tenu tête pour une fois dans ma vie à toute ma famille. J’ai refusé de céder, pour moi, mais surtout pour M. Patate à Raclette. Car oui, je refuse qu’il se retrouve seul un jour aussi important, et oui c’est mon problème quand même, n’en déplaise à ma famille.

C’est surement la décision la plus difficile que j’ai eu à prendre de ma vie jusqu’à maintenant. Dès que je l’ai annoncé, j’ai dû faire face dans un premier temps à du chantage émotionnel (« si tu choisis la France, je ne viens pas à ton mariage ») puis à des mots très blessants (« même si t’es malheureuse le jour de ton mariage parce que c’est pas le mariage que tu voulais en te mariant au pays, ce n’est pas grave »), et encore à du chantage ( « si tu persistes à vouloir faire ça en France, je n’autoriserai pas ta mère à venir »).

Les mots, ça blesse plus qu’on ne le pense. Huit mois que ça dure, et, je ne me suis jamais autant senti « vilain petit canard » de ma famille, que maintenant.

La mariée qui tient le coup !

Je l’ai dit plus haut j’ai une famille de sang et une famille de cœur. J’aime ma famille de sang plus que tout, et je regrette énormément qu’ils n’arrivent pas tout simplement à essayer d’accepter et respecter mon choix. Heureusement, ma mère s’est ravisée assez rapidement, elle s’est excusée, et est devenue mon soutien sans faille, mais sans jamais trop s’opposer quand même. Mon frère essaye également de me soutenir du mieux qu’il peut, même si parfois il a du mal à comprendre mes choix. Concernant ma sœur et mon père, j’ai décidé d’abandonner définitivement. C’est avec une très grosse tristesse que j’essaye de tourner la page, de faire le deuil de ce mariage entouré de ma famille de sang au complet, heureuse pour moi. Je n’aurai probablement pas mon entrée à l’église au bras de mon père, et très certainement pas ma première danse avec lui. Je ne sais même pas si ma mère sera là, et je suis effondrée au fond de moi. Mais entre eux et M. Patate à Raclette, j’ai choisi le second. Lorsqu’on se marie, c’est pour le meilleur et pour le pire, et le pire, on le traverse à chaque fois ensemble.

J’ai choisi d’unir ma vie à cet homme que j’aime et qui m’aime comme personne d’autre ne m’a jamais aimé. Cet homme qui est là à chacune de mes crises, cet homme qui encaisse toutes les critiques comme un roc, cet homme qui est toujours là pour panser mes plaies, cet homme qui ne me juge jamais, cet homme qui connait la vraie Mademoiselle Caramel Beurre Salé, cet homme qui est venu me sauver au moment où j’étais au plus bas.

Et tant pis s’ils ne veulent pas le voir à sa juste valeur. Tant pis s’ils ne veulent pas croire en la force et en la solidité de notre futur mariage, moi j’ai confiance en lui, j’ai confiance en nous, je crois en nous, et je sais que nous y arriverons. Ça ne sera pas tous les jours facile, mais je sais que notre avenir est ensemble et que ma nouvelle famille, c’est lui.

Séance d'engagement // Photo : Sivan Photography

Crédits photo : Sivan Photography

Et toi, as-tu eu des choix difficiles à faire par rapport à ta famille ? Dis-moi…

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Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Pssst ! Tu as vu la nouveauté de Petit Mariage entre Amis ? Ce sont les « Petits Tattoos » ! Nous sommes totalement conquises chez Mademoiselle Dentelle : c’est une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



30 commentaires sur “Quand la jeune fille doit faire un choix”

  • Je me reconnais un peu à travers tes lignes car je n’ai pas souhaité me marier dans mon île natale mais personne n’a osé me reprocher quoique soit de vive voix car ils connaissent très bien mon caractère …. C’est très bien d’avoir tenu tête et d’avoir pris en considération l’origine de ton futur mari : ) faisant un mariage ultra intimiste et étant maintenant à quelques mois du grand jour je ne regrette nullement mon choix parce que chacun sait l’importance qu’il a pour moi. C’est dommage que ton annonce soit entaché par les reproches quoiqu’il arrive c’est une bonne nouvelle et c’est ce qui compte, je sais aussi ce que c’est j’ai eu des indénombrables réflexions et je peux te dire j’en ai remis plus d’un à sa place : c’est du Mlle Afro en tout cas garde le cap !

    • Merci mlle Afro. Malheureusement je n’ai pas un caractère intrépide… en fait si, j’ai un fort caractère, mais je m’écrase toujours devant ma famille. Faire ce choix n’a pas été le plus simple, mais aujourd’hui je suis apaisée et fière de m’etre affirmée.

  • Bon eh bien maintenant je pleure……….Merci Mademoiselle Caramel Beurre Salé pour ce magnifique témoignage d’amour ! Oui, car même si cette chronique témoigne de toute la tristesse liés à tes choix (on insiste bien sur le mot TES), tout l’amour que tu portes à ton futur mari est magnifique ! J’espère que ton père et ta soeur comprendront à quel point il est important d’être à tes côtés, et qu’ils seront là le jour J !

    Je reste quand même sur cette horrible phrase : « (« même si t’es malheureuse le jour de ton mariage parce que c’est pas le mariage que tu voulais en te mariant au pays, ce n’est pas grave » », Comment ça c’est pas grave si tu es malheureuse ??? Snif…

    Bravo pour cette force et ce recul pendant ce moment ci stressant ! <3

    • Oh non, désolée de t’avoir fait pleurer.
      C’est vrai que c’est un choix que j’aurais préféré ne pas avoir à faire, mais c’est vrai que l’amour qui nous unis avec Mr Patate à raclette est impressionnant parfois. Je dois avouer que ce qui a définitivement aidé mon choix, c’est les remarque désobligeante qu’on a osé faire sur lui et que je ne pardonne pas. On peux me dire toutes les horreurs qu’on veut je m’en fiche, mais mentir sur lui, je n’accepte pas.

  • Chère Mademoiselle Caramel Beurre Salé. Comme je me reconnais dans ton témoignage. J’ai eu droit à pareil à plus petite échelle vu que je fais faire 400 km à ma famille pour mon mariage… Si je deviens chroniqueuse pour Mlle Dentelle je raconterai cet episode. En tous cas tu as eu bien raison, il faut affirmer ses choix et le mariage c’est souvent la première vraie occasion de s’affirmer en tant que couple aux yeux de tous. Moi j’ai dû suivre une thérapie pour faire ce deuil des membres de ma famille qui ne seront pas là (mes parents inclus). Bon courage à toi et surtout rappelle-toi de suivre ce que te dicte ton coeur, que la famille c’est celle que l’on se construit et surtout que l’amour, le vrai ne fait pas de mal, il ne détruit rien et est plus fort que tout !!

    • Hello LiliV., Merci pour ton commentaire. Désolé que tu aies aussi du faire face à des tensions avec ta famille.
      Comme tu le dis, c’est important d’affirmer ce choix pour son mariage. Je considère personnellement que c’est la première grande preuve que notre couple fera bloc contre tout ce qui voudrait nous empêcher de vivre notre vie.

  • Mademoiselle Caramel Beurre Salé, moi aussi ton article m’a beaucoup émue… Que c’est difficile quand les parents n’approuvent pas tes choix ! Je l’ai vécu aussi (à un degré moindre, mais avec des remarques tout aussi difficiles à avaler, comme « si on te fait pleurer en te disant qu’on ne pense pas que c’est l’homme qu’il te faut c’est qu’il y a une part de vérité, sinon ça ne te ferait rien »). Et comme toi, j’ai eu l’impression de « faire un choix », même si j’ai tout mis en œuvre pour ne blesser personne dans ma famille (et que tous seront présents au mariage). Finalement décider d’épouser l’Ours c’est quand même m’élever un peu contre leur avis. C’est dur parce qu’on voudrait que nos parents nous approuvent en toutes circonstances, et même si on ne doute pas du choix que l’on fait, leur réprobation est perturbante…
    C’est drôle parce que cette histoire de choix famille/mari réveille en moi une histoire qui m’a troublée sur le coup, mais à laquelle je n’avais plus pensé jusqu’à te lire. Il y a quelques semaines une amie a déclaré que si sa famille n’approuvait pas son compagnon, elle pourrait le quitter rien que pour cette raison. Tout le monde a donné son avis, et dans le groupe il y avait un prêtre qui a dit qu’à partir du moment où on était marié, on s’était engagé à faire passer son époux avant tout le monde. Que c’était l’une des seules fois où l’on promettait oralement et devant témoins à quelqu’un qu’il deviendrait la priorité. Ça m’a perturbée car je n’avais jamais pensé au mariage de cette manière. Encore aujourd’hui je ne sais pas qu’en penser… mais je constate que c’est un peu comme ça que ça se passe pour moi, et que de ton côté aussi, bien que cela t’attriste, ce ne soit pas ta famille que tu aies « contenté » en priorité.
    Désolée si mon commentaire est un peu confus ; ton article fait remonter en moi des tas de souvenirs et d’interrogations…

    • Mademoiselle origan, j’ai compris ton commentaire, il était pas confus t’en fait pas :).
      On a effectivement a peu près la même expérience, mais heureusement pour toi tes parents seront quand même là.
      c’est très dur les mots que tu rapportes, et je te trouve très courageuse d’avoir quand même tenu tête.
      L’anecdote sur le prêtre me fait sourire parce qu’à chaque fois que j’ai failli céder à la pression familiale, c’est grâce à notre prêtre que j’ai tenu le coup, en tenant le même discours que tu rapportes.

      • Si ça se trouve c’est du même prêtre qu’on parle, celui avec qui j’ai discuté travaille dans la région lyonnaise ! Ses initiales ne seraient pas MT par hasard ?

  • Qu’elle article …. j’ai juste envie de te dire COURAGE c’est très difficile moralement .
    je me suis mariée l’an dernier un mariage en tout petit comité nous étions 35 !! résultat un an plus tard certains m’ont faire une vie impossible pendant 4 mois ( le temps de la préparation ) , et un an plus tard je n’en n’entend plus parlé plus rien zéro ….
    heureusement mes parents nous ont soutenus .
    c’était un beau mariage mon mariage mais si c’était à refaire ces personnes la j’aurais préféré ne pas les inviter !!!

    • Félicitation pour votre mariage Sophie!
      C’est pas très sympa ces invités qui se comportent mal et respectent pas les mariés… Heureusement vous gardez une bonne image de votre mariage, c’est le principal :).

      • Oh oui … surtout que c’est ma grand mère avec qui je n’ai plus aucun contact aujourd’hui si c’était à refaire je ne l’inviterai pas ! alors surtout vivez pour vous et soyez fier de vous ! courage

  • Comme je te comprends… J’ai également vécu la même chose lors de l’annonce de mon mariage à ma famille. En plus des kilomètres, il y avait aussi les différences religieuses qui entraient en ligne de compte.
    Tu as raison de leur tenir tête, c’est ce que j’ai fait aussi, pensant même qu’ils ne seraient pas là pour me soutenir. C’est seulement à 3 semaines du mariage que mon père m’a confirmé sa présence. Jusque là, c’était assez flou… Donc ne perds pas espoir, mais s’il ne vient pas, tu sais que tu seras quand-même entourée, et que tu épouses l’homme qu’il te faut. Et puis la famille dentelle est toujours là, je m’en rends compte chaque jour!

    • merci mademoiselle frisette.
      Tout le monde me dit que mon père finira quand même par venir, moi je suis beaucoup moi persuadée parce que j’ai hérité de sa tête de cochon lol. J’en suis à un point où ça serait même un soulagement pour moi qu’il ne vienne pas.
      En tout cas pour le moment, on est parti du principe que seul mon frère sera là.

  • Ton article m’a beaucoup émue. Merci d’avoir partagé tout ceci avec nous. Courage pour la suite des préparatifs, j’espère que l’atmosphère se détendra d ici décembre…

    • Hello Laura, Merci pour ton commentaire et tes encouragements :). Promis, les prochaines chroniques devraient être plus joyeuse.

  • Tu m’as beaucoup émue Mademoiselle Caramel Beurre Salé ! Je n’imagine pas ce que tu dois ressentir… moi qui suis très émotive dès que ça touche à la famille, je fonds en larmes au moindre conflit, je suis très admirative, quelle force tu as. C’est vraiment beau de voir comme tu aimes ton chéri, je vous souhaite vraiment beaucoup de bonheur pour votre grand jour. et rien à voir mais je dois dire que vu les circonstances j’appréhende un peu mon anniversaire (le 12 novembre)…maintenant je penserai aussi aux fiançailles de Mademoiselle Caramel Beurre Salé et Monsieur Patate à Raclette 🙂 <3

    • Mademoiselle Loup, je suis comme toi très émotive, et j’ai vraiment beaucoup pleurée. Heureusement nos amis ont toujours été là pour me soutenir. Mais en plus des larmes, j’ai également pris 10 kilos, ce qui est plus embêtant pour moi. J’avoue que j’angoisse énormément pour mes essayages de robes dans un mois ?.

      Je me souviendrai que ma date de demande est ta date d’anniversaire maintenant ☺️, on pensera l’une à l’autre mutuellement.

  • Bonsoir Mademoiselle Caramel Beurre Salé,
    Je voulais d’abord t’écrire pour te dire que, comme tu l’auras remarqué en lisant tous ces commentaires: tu n’es pas seule! Certes, tu as ton mari qui te soutient mais il est important que tu te rendes compte que beaucoup de Marié(e)s sont passés par ces mêmes conflits familiaux! C’est beaucoup moins rare qu’on peut le penser malheureusement… Donc, dis-toi que VOUS n’êtes pas seuls à avoir du concéder une part de bonheur-pré/post-matrimonial… <3 Mais tu dois savoir une chose: même quand on a souffert avant/pendant (sisi…)/après le mariage, même si tu as l'impression que ca l'a gâché/entâché, que c'est trop dur, que tu n'as presque même plus "envie/hâte" (je parle pcq ca m'est arrivé, je ne dis pas que tu atteindras forcément ce sentiment là mais je te montre que même en étant arrivé très loin, on peut en revenir!) d'y être tellement les pensées négatives sont là: Cette journée sera la vôtre! Et avec le temps, tu pourras y repenser sans tristesse ou amertume, te dire que tu t'es assumée comme une adulte et que cette journée, la plus belle de votre vie, elle VOUS ressemblait… <3
    Je voulais essayer de t'amener un vent de courage et de bon espoir pour la suite, sans commencer à t'expliquer mon propre vécu que tu devines (En bref, Nous Nous sommes mariés il y a 1 an, beaux-parents plus qu'intrusifs qui 3 jours avant le mariage, quand on annonce qu'ils n'auront pas leurs changements espérés et qu'on s'affirment, nous disent ne pas venir 😉 ). Malgré tout, mon Mari et moi sommes heureux d'avoir affirmé notre avis, nos choix, même si ca ne leur a pas plu, on s'en veut même de ne pas Nous être affirmés plus tôt: Résultat, on a eu le mariage que NOUS voulions, nos amis nous en reparlent encore et l'ont trouvé parfait et à Notre image! Et malgré toutes ces tensions, je n'aurais rien voulu changer dans Notre mariage! <3 Donc pensez à VOUS! <3 Soit ils comprendront, soit ils ne comprendront pas mais ce jour-là, c'est vous qui devez passer en premier, pas eux!
    Plein de courage! <3

    • Merci Féelyne, ton commentaire me touche énormément et me fait très plaisir. Oui au début je ne ressentais aucun bonheur ni plaisir à préparer ce mariage, mais désormais, je suis apaisée et j’ai vraiment hâte d’y être. Je suis heureuse à l’idée d’épouser l’homme de ma vie et juste hâte d’être le jour J.

  • Chère future mariée:

    Je suis très touchée par ce que tu écris, et je te trouve très courageuse.
    En se mariant on créé une nouvelle famille: la notre.
    Qu’une partie de ta famille ne soit pas consciente ou égoïste face à tes projets doit t’aider à comprendre qui tu es. Ce que je veux dire, c’est que tu ne dois jamais perdre « l’essence » de toi-même, tu ne dois jamais t’oublier.

    Pour la petite histoire, à mon mariage, c’est mon parrain qui m’a amené à l’autel le jour de notre mariage religieux. mon père a fait la même chose la veille pour le mariage civil (il est parti juste après la cérémonie: 8 heures de routes en voiture aller et 8 heures retour)

    La vérité fini toujours par triompher. Si tu es honnête, sincère, si tu sais ce qui est important pour toi, alors fonce! Les absents ont toujours tors!

  • Merci Mahaut.

    Oui, je pense qu’on est à une étape de notre vie où nous devons penser à nous et notre futur. Ma vie est avec mon homme désormais et plus avec mes parents, et ils doivent accepter cela.

  • C’est tristement que je me reconnais dans ton récit…
    En pleine préparation de mon mariage, ce sont plutôt des tensions religieuses qui nous entourent, mais une chose est sûre c’est qu’on ne verra pas la famille de mon cher et tendre à notre mariage. Etrangement, j’ai eu plus de mal à l’accepter que lui… C’est sa famille, il s’en doutait mais c’est moi qu’il a choisi. C’est la plus belle déclaration d’amour qu’il m’ait faite depuis nos 8ans de couple.
    La tradition de mon pays d’origine aurait voulu que je m’intègre dans sa famille, presqu’au point que ses parents puissent se substituer aux miens… Je pense que c’est ça qui a rendu la nouvelle plus dure pour moi que pour lui. Mais mes parents sont géniaux et je comptais bien les garder !
    Du haut de mes 2 mois de fiançailles, j’ai l’impression que les problèmes familiaux sont les plus difficiles à gérer…

    • Newbie, je sais que pratiquement 2 mois se sont écoulés, mais j’espère que ces 2 mois vous ont été bénéfiques et vous ont un peu apaisé. Il est important de prendre du recul, faire le point, et beaucoup discuter.
      Rien n’est jamais perdu, jusqu’au dernier moment, et j’espère de tout coeur que vous arriverez à être entourés de tous vos proches :)!

  • Mlle Caramel au beurre salé, ta chronique ma beaucoup émue. .. Il semblerait que ce soit courant, finalement, les parents qui ne viennent pas au mariage de leurs enfants ! (Comme tu sais, pour nous c’est ma BF qui n’est pas venue). MonChéri et moi nous sommes souvent dit qu’on était heureux de se marier pour pouvoir fonder notre propre foyer, vu comme nos foyers d’origine nous semblent parfois tordus et douloureux. .. Ça sert aussi à ça de se marier ? en tout cas tu as raison de tenir bon. Le mariage fait très souvent ressortir ce type de conflit et c’est la aussi qu’on devient « officiellement  » adulte aux yeux de tous !

    • Ah madame Suzette, je suis une des fans de votre mariage ;), et j’avoue que relire tes chroniques me donne du baume au coeur. C’est vrai que les conflits familiaux sont courants, et on s’attend pas forcément à ce que ça nous tombe dessus (en tout cas moi je pensais que ça serait que la date qui poserait problème). Mais comme tu dis, le fait de m’imposer, j’ai l’impression que mes parents me voient plus en adulte maintenant qu’avant, j’ai beaucoup moins de compte à rendre.

  • Wow… je suis très admirative de ce témoignage ! C’est très difficile ce genre de décision (je viens de vivre un peu la même chose, et votre texte me donne un peu de courage pour ne pas céder non plus) mais bravo d’avoir tenu tête, c’est (à mon sens) la meilleure chose à faire ! Ce n’est pas parce qu’on partage le sang avec qqun qu’on doit accepter de faire malmener. Je vous souhaite un très beau mariage, entourés de gens qui vous aiment et vous veulent du bien 🙂

    • Merci Beaucoup ?!

      Je n’aurais jamais réussi sans le soutiens de mon homme qui m’a montré plus que jamais à quel point je pouvais compter sur lui.

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