Le jour où j’ai joyeusement enterré ma vie de jeune fille – Partie 2

Samedi, 8 heures, le réveil sonne. La nuit a été un peu courte !

Quand tes copines te baladent

Bon alors, on va où comme ça ? Hmmm… bonne question ! Je me doute juste qu’on va s’éloigner de Toulouse puisque Miss Hapiness me demande de préparer un sac mystère pour le weekend avec trousse de toilette, pyjama, jean pour le début de la journée, tenue pour sortir et maillot de bain. Un maillot de bain pour… un spa ou une station thermale ? Une activité nautique ? La plage ? Oh la la, je ne sais pas !

Nous nous dispatchons dans deux voitures et il me semble qu’on emprunte la route pour remonter vers Bordeaux, mais… non, nous bifurquons en direction du Sud. Les Pyrénées ou l’Espagne seraient-elles au bout du chemin ? C’est en tout cas ce dont je me persuade jusqu’à ce qu’on fasse étape à Tarbes, devant la maison des parents d’une de mes copines, et qu’on s’entasse toutes dans la même voiture. « Alors, prête à découvrir notre belle ville de Tarbes et ses environs ? » me taquine Miss Happiness, avant qu’on reprenne finalement l’autoroute… Bon là, je crois que je me fais clairement balader ! Je décide de ne pas me poser davantage de questions mais je sens les filles s’inquiéter de la pluie qui s’intensifie au fur et à mesure que l’on avance. Ça sentirait l’activité de plein air que ça ne m’étonnerait pas… Le nombre d’indices augmente fortement, mon Cher Watson ! Cependant, je n’en saurai pas davantage puisque je passe la fin du trajet avec les yeux bandés et des « Attention, virage à gauche ! », « Fais gaffe, dos d’âne ! » pour seules informations de repérage.

« Alors, tu devines où on passe le weekend ? »

Libérée de mon bandeau et peinant à y voir de nouveau clair, je me retourne et tombe… sur le nom de la gare. Je glousse : « Ben oui, à Saint-Jean de Luz apparemment ! ». Alors ça, c’est  génial, un weekend de filles sur la côte basque, le pied total ! Entre temps, la pluie a cessé et on envisage plus sereinement la journée.

Quand tu relèves ton premier défi

Nous atterrissons au milieu des charmantes halles de Saint-Jean et des étals débordant de fromage de brebis, de gâteaux basques à la cerise noire et de jambon de Bayonne. Mes papilles se mettent en éveil, c’est qu’il est bientôt 13 heures ! Mais nous devons patienter. Nous attendons quoi ? Je ne sais pas, mais j’ai quand même ma petite idée… Les filles zieutent leur portable, jettent des regards en direction de la sortie… jusqu’à ce qu’apparaisse Miss Dorée, ma deuxième témoin, tout droit descendue des pays nordiques ! J’en étais sûre ! Trop-le-pied-ce-weekend #bis.

Ma première mission de fille qui enterre son célibat consiste donc à concocter un pique-nique pour le midi en essayant de marchander avec les commerçants des Halles. Bon, pour la négociation, on repassera… mais quand même, j’ai obtenu un saucisson gratuit et on a dégusté plein de produits grâce à moi !

Mon EVJF à Saint-Jean de Luz !

Crédits photo : Photo personnelle

Je continue à me faire allègrement balader de droite à gauche par ma bande de copines trop heureuses de savoir où elles vont alors que je ne sais rien. Je les remercie de m’épargner les costumes ridicules et de n’être affublée que d’une sympathique visière rose bonbon et d’un t-shirt marinière (le même que mes copines portent dans des dégradés de vert d’eau et de corail !), puis nous élisons domicile sur la plage pour l’heure du pique-nique. La sensation du sable sur les pieds – attention, envolée lyrique en vue -, l’odeur de l’iode qui chatouille le nez, et le spectacle apaisant de l’océan… Ô bonheur, je suis dans mon élément !

Mon EVJF à Saint-Jean de Luz !

Crédits photo : Photo personnelle

Mon EVJF à Saint-Jean de Luz !

Crédits photo : Photo personnelle

Quelques photos plus tard et le ventre plein – le gâteau basque, ça plombe quand même – , nous reprenons la route direction Ciboure, la ville voisine, où les filles ont réservé un appart’hôtel, et elles n’ont encore pas fait les choses à moitié. Je découvre notre petit nid pour le weekend entièrement décoré de guirlandes de fanions.

Mais assez traîné, il est presque 16 heures et il paraît que nous sommes attendues !

Mon EVJF à Saint-Jean de Luz !

Crédits photo : Photo personnelle

Quand tu luttes contre le mal de mer

« – C’est l’heure d’enfiler ton maillot de bain !
– Ok, et je prends quoi d’autre ?
– Ben, justement, on ne sait pas trop en fait… prévois ta serviette de bain, des tongs et des chaussures fermées… et des habits qui ne craignent rien ! »

Euh, est-ce que le fait que mes vêtements ne doivent « rien craindre » est sensé me faire un peu flipper là ? Ce qui sûr, c’est que nous ne sommes pas parties pour une petite séance tranquillou de massage dans une station thermale ! Nous atterrissons à Socoa et alors qu’on se gare juste à côté du port, mon trouillomètre s’emballe pour la première fois du séjour. C’est que j’ai un mal de mer atroce et que l’idée d’une activité en pleine mer m’angoisse assez fortement ! Je ne fais plus la maligne du tout et j’attends, un peu fébrilement je l’avoue, de découvrir l’activité que les filles m’ont réservé.

Il s’agit en fait d’une balade dans la baie de Saint-Jean en pirogue hawaïenne, en somme, dans deux sortes de gros canoës reliés ensemble par des barres en bois. Ouf, pour le mal de mer, je devrais m’en sortir ! Nous enfilons nos tenues de combat – combinaison de plongée, chaussons en néoprène et gilet de sauvetage, le must de la sexy attitude – et c’est parti pour 5 km de pagaie sur l’océan !

Si ce n’est que je ne suis pas forcément très à l’aise quand on s’arrête pour contempler le paysage (la houle à l’arrêt est le pire ennemi du malade en mer !), on passe un super moment, on affronte les vagues de front et on fait quelques sauts plutôt marrants, certaines osent le plongeon en mer depuis la digue et… bien sûr, je n’échappe pas au gage de la future mariée ! Je dois monter en équilibre sur une des barres en bois qui relient les deux canoës et faire le salut de la Reine d’Angleterre aux touristes qu’on croise le long de la jetée… le but étant bien entendu que je me vautre et finisse à l’eau ! Oui mais ça, c’est sans compter sur mes nombreuses années de voltige à cheval… tu sais, ce drôle de sport qui consiste à faire de la gymnastique au galop sur un cheval qui tourne sur un cercle ? Bon, ben, quelques années de compétition dans ce domaine, ça te forge un équilibre assez solide, et je ne suis pas tombée au grand damne de mes sadiques coéquipières qui n’attendaient que ça, héhéhé.

Quand tu es pourrie-gâtée

Il est déjà 19 heures quand nous abandonnons nos sexy tenues de plongée et il est temps de rentrer se préparer pour la suite des festivités. Les filles ont prévu tout un tas de trucs sympas : des vernis pour une séance manucure aux notes pastels, plein de ballons, des couronnes de fleurs et une séance photos avec un polaroid.

Mon EVJF à Saint-Jean de Luz !

Crédits photo : Photo personnelle

Avec tous ces détails bien pensés, je présume ne pas être la seule à avoir arpenté les blogs de mariage ces derniers mois, huhuhu ! Mais surtout, en moins de temps qu’il n’en faut pour le réaliser, je me retrouve assise au milieu des ballons gonflables avec un bonne grosse dizaine de paquets cadeaux à ouvrir. C’est Noëeeeel ! Mais faut pas déconner, je n’ai le droit d’ouvrir mes paquets que si je devine qui me les a offerts…

Je te laisse admirer la masse de petits cadeaux plus ou moins sérieux que j’ai reçus, entre des dessous affriolants pour séduire Roméo, des jolis bracelets, un déshabillé gris et blanc (le même que mes témoins) pour mes préparatifs du jour J… et un flamant rose porte-verre que j’ai pour mission d’emmener partout avec moi désormais, et qu’on appellera Poulou !

Mon EVJF à Saint-Jean de Luz !

Crédits photo : Photo personnelle

Quand tu danses jusqu’au bout de la nuit

Ce soir, c’est samedi, et on est au tout début du mois de juillet. La foule se presse sur les terrasses pour regarder le match de l’Euro projeté sur tous les écrans de Saint-Jean, et visiblement, nous ne sommes pas le seul EVJF du weekend ! À chacune son signe de ralliement : on croise des filles affublées d’un sombrero, une autre déguisée en princesse, tandis que moi, je joue dans la cour des minus avec ma petite couronne de fleurs, mon badge aux couleurs de notre faire-part et mon Poulou sous le bras ! Merci les copines, merci d’avoir si bon goût et de m’épargner l’affichage en public que je redoutais tant !

Après avoir mangé et bu un verre chez Renault, le garage désaffecté transformé en buvette et foodtrucks branchés pour la saison estivale, après avoir tremblé – ironie – devant le match Allemagne / Italie et les prolongations les plus interminables du monde, et après avoir sympathisé avec un futur marié venu fêter son EVG, il est temps pour notre joyeuse troupe de rallier notre deuxième QG de la soirée : Biarritz ! Et le tout en taxi que les filles avaient réservé, s’il-vous-plaît – oui, je ne t’ai pas dit, j’ai le droit à un EVJF de princesse !

Je te passe les détails, nous avons donc fini la soirée dans l’une des boîtes les plus convoitées de Biarritz, réussi à négocier le prix du vestiaire – hors de prix – grâce à mon statut de future mariée, j’ai quand même eu le droit de dégonfler Poulou et j’ai dansé toute la nuit jusqu’à ce que… mes pieds demandent grâce. Je suis rentrée en rampant et j’ai cru que je ne pourrais plus jamais poser les pieds par terre tellement c’était le feu là-dessous. Mais n’empêche que j’ai dansé sur du Michel Sardou avec un ex-joueur international du XV de France de rugby ce soir, oui oui !

Quand tu te remets de la veille

La journée du lendemain est placée sous le signe des yeux qui craignent les rayons de lumière, des lunettes de soleil en guise de camouflage et de la petite lassitude qui suit généralement les longues soirées de fiesta. Au programme, du chouchoutage et rien que du chouchoutage, avec un excellent brunch et un après-midi au bord de la piscine de l’hôtel.

Mon EVJF à Saint-Jean de Luz !

Crédits photo : Photo personnelle

Je te présente Poulou, le flamant rose qui m’a suivi partout ! 

Voilà, ma vie de célibataire est définitivement derrière moi, et je crois qu’on a dignement célébré ça ! De retour chez moi, un peu cuite mais le sourire aux lèvres, je suis reboostée pour affronter ma semaine de travail. Heu-reuse !

Et toi, comment s’est déroulé ton EVJF ? Tu redoutais un peu ce moment ou tu l’as abordé sereinement ? C’est le moment de me raconter !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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4 commentaires sur “Le jour où j’ai joyeusement enterré ma vie de jeune fille – Partie 2”

  • J’adore cet EVJF !
    Que de jolies attentions de la part de tes amies… 🙂
    Je crois qu’en plus de s’être mariées le même jour, nous avons aussi enterré notre vie de celib le même weekend (merci le match de l’EURO! :-)).

    Et tout comme toi, j’ai aussi remercié mes amies de ne pas m’avoir affublée d’une tenue speciale… surtout quand j’ai croisé les autres EVJF !!! J’avais une simple banderole que je réussissais à cacher derrière mon gilet parfois 😀

    Petite différence : je n’ai pas supporté le bandeau pendant le trajet 😀 Respect !

    Pour ma part, nous étions sur Lyon (ville de mes études) pour un jeu de piste grandeur nature dans la ville, une soirée de folies et le dimanche chouchoutage egalement (brunch, SPA..).
    .

    • Ah mais c’est trop fort cette ressemblance de dates ! 😀 je n’ai pas eu à supporter mon bandeau trop longtemps, juste sur la fin du trajet, elles ont été très cool sur ce point-là aussi 🙂

      Un jeu de pistes ! Alors ça, ça devait être top aussi ! Je t’imagines bien essayant de camoufler ta banderole… Et vive les lendemains de chouchoutage 😉

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