La vie, les makis, le mariage – Partie 1

Des débuts jusqu’aux makis de la demande, et depuis… Un petit résumé de qui je suis, et comment j’en suis arrivée à me marier.

Ma vie en dehors des makis

Je n’ai jamais voulu me marier dans mon enfance ou mon adolescence. Je n’ai jamais été rigoureusement contre, mais ça ne me paraissait simplement ni essentiel ni important. Pourtant, en étant avec Monsieur, on a commencé à en parler, vaguement, en partie parce que les gens commencent à se marier et à fonder des familles autour de nous, et surtout à plaisanter.

Du genre « Si un jour je me marie je veux un picpus en gâteau (Le meilleur gâteau du monde, et je l’aurai héhéhé), je veux / je ferais / je… etc. » Petit à petit, l’idée de me marier a fait son chemin. Je ne courais plus partout d’un air paniqué en agitant les bras (un peu comme ce que je fais quand on me parle d’enfants), et crois-moi, c’était un gros progrès.

MAIS (oui, il y a un mais)

Je me retrouve beaucoup dans ce que Mlle Zeureu vous racontait il n’y a pas si longtemps. L’idée du mariage évoque souvent en moi de vagues angoisses comme quoi je risque d’être définie dorénavant comme épouse de… et non pas comme une entité propre.

Cela peut me coûter des opportunités dans le travail par exemple (je me souviens encore d’un potentiel futur employeur qui me demandait si je comptais me marier bientôt et donc faire des enfants, parce que bon, il avait rien contre, mais c’était pas pratique…). En plus, je suis plus jeune et dans une situation beaucoup moins stable que Monsieur (la joie de l’indépendance), et j’ai souvent du mal à l’assumer.

Et enfin, par dessus tout ça, nous avons des goûts assez différents. Nous avons une base commune, bien sûr, mais il y a une des grandes passions de ma vie qu’il ne partage pas, à savoir mon envie constante de toujours être ailleurs. Si je pouvais, je passerais ma vie à voyager, je n’ai juste pas les moyens. Et si nous sommes arrivés à un compromis (qui pourrait se résumer à « tant que je reviens, tout va bien »), c’est un stress supplémentaire à ajouter au statut de femme mariée. Est-ce que ça ne m’empêchera pas, quelque part, de vivre cet aspect de ma vie qu’on ne partage pas ?

Tu t’en doutes, si je suis là, c’est que malgré ces angoisses, le plaisir que j’ai à l’épouser l’emporte. Parce que même si je ne suis pas une obsédée du mariage, son envie de m’épouser m’a donné envie de l’épouser (tu suis ?). J’aurais continué sans le mariage, mais je suis contente de continuer avec.

Donc nous en étions là, vivant à Bruxelles dans notre petit nid, à 5 minutes du Makisu, mon restaurant de makis préféré (par exemple, en goût communs, manger se pose là), et la vie bien que pluvieuse était formidable.

Pas si longtemps avant les makis

Avant l’épisode central de cette histoire (les makis au foie gras), j’avais du mal à trouver du travail, et cette année-là il ne faisait pas particulièrement beau. Même très moche. Et un (pas) beau matin, j’ai reçu un mail d’Actiris (aka l’équivalent bruxellois de Pôle emploi) me proposant de candidater pour un travail/stage, dans une île, loin. Les fourbes avaient inséré une photo de l’île en question.

J’ai regardé par la fenêtre, et j’ai donc décidé d’aller voir ailleurs si j’y étais.

Et j’y étais.

Je me suis donc retrouvée à 4000 km de chez moi dans l’archipel des Açores, pour 6 mois. Toute seule (et c’est une des choses les plus formidable qui me soit arrivée).

Pico18

Crédits photo : Photo personnelle

 Le petit village que tu vois, j’y ai vécu pendant 5 mois.

[ Petit interlude touristique ]

Les Açores ? Kezako ?

Mais si, tu sais, c’est de là que vient l’Anticyclone des Açores dont on nous parle souvent à la météo ! Et bien en vrai il s’agit d’un ensemble de 9 îles, portugaises, magnifiques, avec du bon vin et plein de dauphins. Moi qui était une petite citadine, j’y ai découvert la nature, la vie sans internet, les 10km de marche pour aller faire mes courses, et surtout, surtout, de magnifiques choses à voir. Ce petit changement de vie a été sponsorisé par l’Union européenne et le programme Leonardo Da Vinci.

[ Fin de l’interlude touristique ]

On pourrait croire à l’adage « loin des yeux loin du coeur », mais en ce qui nous concerne ce fut plutôt l’inverse. L’absence prolongée, et les déboires sur le chemin (monsieur devait venir me voir, ce qu’il n’a pas pu faire, je devais un jour avoir internet dans ma maison, et ce ne fut jamais le cas) ont fait que nous sommes passés de « un jour, probablement » à « un jour, très bientôt », particulièrement quand Monsieur a mentionné comme ça en passant la possibilité d’organiser une fête de fiançailles à mon retour. (Hein ? Quoi ? Gni ! Comment ? HAAAA. Glousse. HAAAAAA – furent les seules choses à traverser mon cerveau dans les minutes qui ont suivies le message fatidique. Il ne faut pas oublier : j’angoisse un peu quand même. Mon dieu. Je vais me marier. HAAAAAAAAAAAA).

Depuis cet instant jusqu’à la fin de mon voyage, j’ai beaucoup gloussé. J’ai également passé beaucoup de temps à changer compulsivement ma bague de doigt (et ce toujours en gloussant, évidemment).

Forcément, j’ai beaucoup piaillé sur Monsieur à ce moment là, qui m’a assuré que ce n’était pas une demande, et que j’en aurai une vraie. Et que ce serait cool, d’ailleurs, si je pouvais dire ce que j’aimais pour ma bague. J’ai donc pompé l’internet du boulot pendant des heures (jusqu’à ce qu’une collègue me fasse remarquer que je faisais ralentir tout le bâtiment) pour lui faire une short liste de ce que j’aimais : simple, épuré, graphique.

SaoMiguel14

Crédits photo : Photo personnelle

 Gouzi gouzi les poissons.

Mais au milieu de tout ce bonheur, restait un gros point noir : j’avais beau vivre sur une île avec plein de poissons, il n’y avait pas de restaurant japonais près de chez moi.

C’est maki mon kiki !

(Je m’excuse pour ce jeu de mot pourri et je vais de ce pas me flageller. Du coup, la suite au prochain numéro ! Je sais, je suis vilaine.)

Et toi, tu voulais te marier depuis toute petite ? Ou tu étais plutôt comme moi, pas intéressée avant de changer d’avis ? Penses-tu que le mariage peut freiner ton indépendance ? Dis-moi tout !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

Pssst ! Tu as vu la nouveauté de Petit Mariage entre Amis ? Ce sont les « Petits Tattoos » ! Nous sommes totalement conquises chez Mademoiselle Dentelle : c’est une chouette idée à retenir pour une animation originale le jour J ! Regarde vite par ici !



9 commentaires sur “La vie, les makis, le mariage – Partie 1”

  • Oh non !!! Ce suspense est juste insoutenable !!!
    Je ne savais pas où était les Açores, maintenant oui. Et c’est vrai que cela donne plutôt envie !
    Bon ben vivement la suite !!!

  • Ahahah trop bien ton jeu de mot ! J’ai failli m’étouffer avec ma tartine (oui je sais je suis très bon public…)
    On veut savoir la suite !!!

        • Je plaide coupable également! Alàlà, on se rend compte que ce blog est vraiment indispensable quand il nous sert AUSSI à choper de nouvelles expressions! La fine fleur^^
          Cela dit, je suis pour la prolongation de l’intermède touristique! Tu as titillé notre curiosité! (Sous notre toît, te voilà? :-p)

  • Tu me fais bien rire 🙂 Les Açores, maintenant on connait avec mon mari car c’était notre destination de voyage de Noces et c’était juste sublime!! Une destination à laquelle on ne pense pas spécialement mais qui n’est pas loin de la France et qui est très dépaysante.

    • Ah bah du coup tu dois connaître, j’étais d’abord à Ponta Delgada, puis sur l’île de Pico.
      Vous avez été où ?
      Cet endroit à été une vrai surprise et une magnifique découverte pour moi, et j’espère vraiment y retourner (faire de la rando à São Jorge ou profiter des sources d’eau chaudes à Furnas <3 …)

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