Lorsque je me marierai…

Avant d’attaquer le récit de ma chasse aux prestataires, je dois d’abord te parler de mon idée du mariage et de mes envies pour le jour J pour que tu saches un peu vers quoi nous allons aller. Bon, d’accord, j’ai dû prendre en considération les envies également de mon Grand Chef Chat (GCC), mais je crois qu’après la demande que j’avais imaginée, mais pas eue, il voulait que j’ai le mariage dont je rêvais depuis toute petite. Il m’a beaucoup suivie, cependant, il a su imposer ses choix lorsque ça lui tenait à cœur. Et on se marie à deux donc c’était normal qu’il ait son mot à dire sur chaque décision. De plus, il a participé (et participe encore) grandement aux préparatifs. À sa manière, certes, mais tout ce qu’il a pris en charge, j’aurais été incapable de le faire.

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Le versus des Kate : le mariage de mes rêves lorsque j’attendais mon prince charmant

Revenons à ce que j’imaginais il y a 15/20 ans en arrière… Un peu cliché, beaucoup à l’eau de rose, mais surtout en mode princesse, je voulais un mariage à la Kate Middleton. Enfin, je ne savais pas encore à quoi ressemblerait son mariage, car lorsqu’elle s’est mariée, en avril 2011, j’avais en fait 24 ans et je connaissais déjà GCC. Mais en ayant vu cette mariée, je me suis dit que c’était exactement ce que je voulais lorsque j’étais enfant. Une robe de princesse, un diadème, un voile et une traîne à n’en plus finir, des demoiselles d’honneur qui m’accompagnent pour gagner l’autel où se tient mon futur époux, une calèche et des chevaux qui attendent dehors pour nous mener à notre salle qui serait un château… Bref, un mariage à la Cendrillon version réalité. Et puis, un autre courant a fait son apparition.

Le mariage de mes rêves lorsque j’ai rencontré mon prince charmant

La même année, nous avons Kate Moss qui s’est unie à son chéri en juillet cette fois-ci. J’ai découvert alors une nouvelle version des mariages. Beaucoup plus champêtre, beaucoup plus simple, mais pas moins classe. Des matières légères et fluides, des fleurs et des feuillages en guise de couronne. Une cérémonie d’engagement plutôt qu’une cérémonie religieuse. Faut dire que c’est quand même super beau comme ça aussi ! C’est plus décontracté, en harmonie avec la nature en plus, moi qui adore les animaux et être en extérieur, je trouve ça vraiment beau. Mais GCC, lui, ne m’imagine absolument dans une robe de ce style-là. Il trouve ça très joli, mais lui aussi a toujours imaginé sa future femme portant une robe « de mariée » comme il dit. Traduire par : robe bouffante. Bon, on va s’inspirer de tout ce que l’on voit en ce moment, mélanger tout ça à notre sauce, et créer un troisième plus beau jour de notre vie. * yeux qui pétillent *

Un choix à deux : quelle cérémonie

Nous avons parlé avec GCC de ce que nous désirions pour notre union. Nous sommes baptisés tous les deux et lui a en plus sa confirmation et sa profession de Foi. Le prêtre qui a célébré tous les événements le concernant, Le Père Jean, a également baptisé notre premier garçon. Nous voulions donc faire un mariage à l’église. Je ne suis pas pratiquante ni croyante aujourd’hui, GCC non plus d’ailleurs. Mais nous avons grandi avec cette tradition dans nos familles que l’on fait baptiser nos enfants et que nous nous marions à l’église. Et Le Père Jean est un prêtre des temps modernes, nous pourrions dire. Lors de ses messes, il met en avant les valeurs d’amour, de partage, de respect. Il n’a d’ailleurs pas refusé que la marraine de Titi ne soit pas baptisée. Pour lui, tant qu’elle apprend l’amour de son prochain à notre fils, elle peut avoir ce rôle. C’était très rassurant de savoir que c’est dans ce discours et cette ambiance que serait célébré notre mariage, car nous avons assisté à des cérémonies où je n’adhérais pas du tout au discours de l’officiant.

Par exemple, un curé disait, je cite « nous sommes la seule religion à ne pas reconnaître le divorce, car nous croyons en l’amour éternel et nous ne reconnaissons pas la polygamie, car le mariage, c’est entre un homme et une femme, il n’y a pas de déséquilibre ». Dans le fond, je comprends ce qu’il a voulu dire. Dans la forme, j’ai été très mal à l’aise de ce discours. Je ressentais un ton très accusateur envers les autres religions et je n’ai pas trouvais ça très correct. C’était certainement juste maladroit de sa part. Mais ce n’était pas avec de telles paroles que je souhaitais célébrer notre amour.

Un autre a carrément interrompu l’échange des consentements parce que le vidéaste s’est un peu trop rapproché du couple pour les filmer. « Vous comptez les suivre jusqu’à la nuit de noces ? » a t-il demandé au moment où la mariée s’apprêtait à dire oui. Il y a eu un grand malaise, le vidéaste est resté bouche bée et le curé lui a demandé de reculer de quelques pas. Il s’est exécuté, mais une gêne était palpable de part et d’autre. Bref, ça ne faisait que conforter notre idée que Père Jean serait celui qui nous marierait dans la commune des parents de GCC.

Sauf que, malheureusement, Père Jean nous a quittés. J’en ai été très triste, car il était quelqu’un de merveilleux et aurait pu encore avoir de belles années devant lui. Notre deuxième garçon n’est d’ailleurs toujours pas baptisé, car, pour nous, il était le prêtre de la famille, celui qui aurait baptisé nos deux enfants et nous aurait mariés.

Nous avons donc choisi de ne pas passer par l’église, mais de faire une cérémonie laïque à la place. Nous connaissions le concept, car deux couples d’amis ont également choisi ce type d’union pour s’unir et finalement, ça nous correspond bien plus qu’un mariage à l’église.

Quel lieu ?

J’avais en tête un lieu avec une histoire, qui a du caractère, quelque chose de beau architecturalement parlant. Un château me tentait bien par exemple. Pour monsieur, ça pouvait être ça aussi, mais ce qui lui importait le plus c’était qu’il y ait un point d’eau. Pas très exigeant mais pointilleux ! Une fontaine, un lac, un bassin, une piscine… Peu importe, juste une touche aquatique faisait l’affaire. Il fallait aussi que le lieu puisse accueillir un espace qui serait dédié à la cérémonie d’engagement puisqu’il n’était plus question d’église. Et nous voulions que tout soit fait au même endroit tant qu’à faire. De la cérémonie au cocktail, des photos au repas… Et si possible tout en extérieur. Notre date faisait que le soleil était parmi nous jusqu’à 21h30 facilement et nous voulions en profiter le plus possible. Oui, c’est quand même risqué de miser sur le temps, car bien que nous soyons dans le sud-est et qu’il pleut rarement à cette période de l’année, nous avons LE MISTRAL… Et il n’est pas commode, lui ! Ce n’est pas comme une averse d’été qui ne fera que rafraîchir le moment. Non, non. LUI, il fait perdre 1° de température par 10km/h de rafale. C’est-à-dire que si tu as une journée prévu à 28° MAIS que le mistral souffle à 100km/h tu tombes à 18° ressentis. Et ça fout bien les boules. Mais je voulais un repas en extérieur donc le lieu devait nous offrir cette possibilité. Et pour finir nos souhaits, nous étions d’accord sur le fait que le lieu devait nous permettre de dormir sur place. Au moins, nous deux.

Quel repas ?

Pour ce qui est de nous restaurer, nous imaginons un long cocktail et un repas assis. Nous voulons que les invités passent le moins de temps possible à table et puissent profiter d’aller et venir comme bon leur semblait pendant la majeure partie de la soirée. Et étant donné que le soleil se couche-tard à cette période de l’année ça nous semble cohérent de primer sur l’apéritif. Nous tenons à ce qu’il y ait des produits locaux et de saison le plus possible sans avoir de véritables idées sur le menu. Nous sommes assez ouverts et adorons manger donc peu contrariants !

Quelle ambiance  générale ?

Nous voulons que les convives jouent le jeu en portant des vêtements de « cérémonie ». Qu’ils se fassent plaisir en mettant justement des habits qu’ils ne portent pas tous les jours. J’aimerais même que les dames soient chapeautées cependant, je ne veux en aucun cas que ce soit guindé. J’espère que la plupart joueront le jeu, mais que la journée soit tout de même en mode cool, pas prise de tête. Un peu contradictoire non ?! Pas tant que ça, on peut être en talons de 12 dans une superbe robe et rire à gorge déployée ou bien manger ses petits fours à pleines dents, m’enfin ! Pour la soirée, nous souhaitons bien sûr une ambiance festive, mais où les gens dansent beaucoup également. En fait, c’est nous qui adorons danser et nous espérons que les invités suivront surtout ! Notre grande peur serait en fait que tout le monde s’ennuie…

Quel thème ?

Il est vrai qu’une fois au détour d’une conversation, j’avais évoqué que le thème de Paris pour un mariage était très romantique puisque cette ville représente la ville de l’amour. Et comme mon GCC entend tout et retient toute, il a fait sa demande dans notre belle capitale. Afin de mettre à l’honneur son choix (et un peu, mon idée tout de même), nous sommes donc partis sur le thème de Paris pour faire un mélange avec notre belle Provence. Et comme j’adore le violet, nous nous sommes mis d’accord sur cette couleur. Bon, disons plutôt un camaïeu, pas du violet violet.

Quels souvenirs ?

Ah… Que va-t-il nous rester après cette si belle journée ? J’aime énormément les photos. Il me tient vraiment à cœur d’avoir des souvenirs de chaque chose. Mes enfants ont eu des séances photos dès la naissance. Dès que je peux photographier un instant, je le fais. Grand Chef Chat y pense moins, mais reconnaît que c’est très appréciable de revoir certaines scènes figées lorsqu’il regarde les photos que nous avons de nos voyages, de nos anniversaires, des noël et de la vie de tous les jours. Et les photos seront pour moi les choses les plus précieuses qu’il nous restera. On oublie avec le temps malheureusement. Il parait même que si l’on perd petit à petit les détails d’un souvenir, c’est parce que la mémoire ne garde ensuite que le souvenir et plus l’instant vécu. Donc nous repensons ensuite à notre souvenir de la scène, puis au souvenir du souvenir, puis au souvenir du souvenir du souvenir… Bref, je ne t’ai pas trop perdu ? Et les détails s’estompent au fil du temps. J’aimerais donc avoir la possibilité détenir des supports de cette journée en photos, mais aussi en vidéo. Pouvoir réentendre les voix de certaines personnes dans quelques années. Je pense déjà à des choses tristes, mais je sais que c’est la vie et qu’un jour viendra où je chérirais ces vidéos, car elles me permettront d’entendre encore et toujours les paroles des miens (bon j’ai carrément les larmes au yeux donc revenons en mode paillettes et licornes si tu le veux bien!). Je disais donc que, au vu de notre désir d’immortaliser notre journée de part et d’autre, il nous faut un photographe et un vidéaste. Rien que ça !

Pour résumer, il va falloir partir à la chasse aux prestataires pour trouver :

  • un lieu
  • un officiant de cérémonie
  • un traiteur
  • un dj
  • un photographe
  • un vidéaste

Finalement, c’est très banal pour un mariage, j’ai envie de dire faciiiiiiiile ! Finger in the nose ! Mais que je suis naïve… Que le parcours du combattant commence !

Et toi, tu as dû confronter ton rêve à celui de ton chéri ? Est-ce que finalement tu auras un mariage qui ressemblera à celui de tes rêves de petite fille ? Dis-moi tout !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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4 commentaires sur “Lorsque je me marierai…”

  • Eh oui, les hommes d’Eglise qui disent des choses révoltantes… C’est pour ça que lors du dernier mariage où nous sommes allés, nous nous sommes installés au café pendant la cérémonie religieuse… J’espère que vous n’aurez pas de mistral, parce que c’est chouette le ciel bleu, mais si c’est pour se geler et s’envoler, ah ah ah ! (mais bon, ça ferait sûrement de belles photos, alors pas de soucis quelle que soit la météo !)

  • « dire des choses révoltantes », je suis pas d’accord. Dire que le mariage est un engagement (et un défi) à un amour éternel , c’est pas révoltant je trouve, c’est des paroles de confiance et volonté. En soi ça ne porte pas de jugement sur les divorcés! Mais c’est vrai que c’est plus exigeant que de tenir un discours du type « faites ce que vous voulez, Jésus vous aime quand même »

    • Bonjour Elise, bien sûr que croyant ou non, le mariage est un engagement. Quelle que soit la spiritualité que l’on a (une religion, ou une autre religion, ou une spiritualité athée) on est d’accord ! Mais je maintiens… j’ai déjà entendu des paroles révoltantes de la part d’un homme d’Eglise, style « nous les croyants » pour exposer une philosophie (euh, et moi qui ne suis pas croyante et qui ai la même philosophie, je ne compte pas ?!). J’espère m’être mieux exprimée.

  • Coucou les filles, merci pour vos retours. En ce qui me concerne, peut-être me suis-je mal exprimée mais j’étais très gênée par le ton accusateur envers les autres religions notamment. Je comprends qu’il ait voulu mettre en avant le fait que l’église catholique croit en l’amour unique mais je trouvais que c’était déplacé de « critiquer » les autres. On peut prôner ses propres valeurs mais ça ne les met aucunement en avant lorsque c’est fait dans ces conditions.
    Quoi qu’il en soit, le mariage reste un engagement sur du long terme pour toutes personnes qui décident de s’unir et nous sommes tous d’accord sur ça, ouf! 🙂

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