Le mariage… ou l’art de la négociation et du compromis

L’union de deux personnes, c’est aussi l’union de deux familles, de deux cultures je dirais même. Pourtant, au premier coup d’œil, nos familles se ressemblent. Mais les différences sont vite apparues dès le début des préparatifs.

Et, ça n’a pas manqué, dès la liste des invités on y a eu le droit…

Qui inviter au mariage ?

Du côté de Monsieur Xylo, c’est la famille, la graaaande famille. Facile !

Du côté de Mademoiselle Piccolo, ça se corse. Bien sûr la famille est invitée (et on dépoussière même les répertoires papiers pour retrouver les adresses des cousines de Papa Piccolo…), mais c’est aussi les (nombreux) amis des parents. Et puis il faut inviter tous les gens qui les ont invités au mariage de leurs enfants. Sauf que si tu prends en compte que mes parents animent plusieurs messes de mariage par an… Glurps !

Enfin, n’oublions pas les amis de Mamie Piccolo. Et là je sens que tu te tortures les méninges pour trouver le pourquoi du comment. La petite histoire est simple : nous nous marions dans le village secondaire de ma grand-mère (mais ça c’est une aventure racontée… la dernière fois !). Et voilà comment en quelques jours (voire minutes !), nous nous sommes retrouvés à envoyer 175 faire-part (argh, nous avons failli oublier la femme de ménage d’été de Mamie Piccolo !) et inviter 200 personnes au repas de notre petit mariage… Et surtout voilà comment, à moins de 5 mois de mon mariage, je rêve de recevoir des réponses négatives ou je risque bien d’avoir des soucis de places dans l’église et la salle…

Papa Xylo a aussi ses demandes, pas de souci. Nous avons senti son désespoir lorsque nous avons parlé de notre super idée (approuvée largement par Maman Piccolo) : « gros vin d’honneur – repas plat direct sans entrée ». En bon bourguignon, il lui manquait son entrée pour que le repas soit digne de ce nom. Et là j’ai senti Monsieur Xylo désemparé : faire plaisir à sa fiancée et sa future belle-famille ou à son Papa ?

Heureusement, notre super traiteur nous a permis de trouver le compromis parfait : un petit amuse-bouche avant le plat. D’un point de vue protocolaire, nous sommes sauvés. D’un point de vue gastronomique, on aura encore envie de goûter aux desserts tout en ayant notre long vin d’honneur. Ouf !

Le mariage... ou l'art de la négociation et du compromis

Crédits photo : Photo personnelle

Quelle cérémonie ?

Ça devient plus délicat lorsque l’on approche le sujet de la cérémonie religieuse : entre les attentes de mes parents, pratiquants et très attachés aux coutumes et nous, tous les deux baptisés et élevés dans la religion mais qui l’avons laissée sur le bord du chemin un jour…

Pour nous deux, ça a toujours été évident : notre mariage se passera à l’église. Ah la robe blanche avec longue traine, la remontée de l’allée au bras de mon père et Monsieur Xylo qui nous attend à l’autel…. Ooops je crois que je m’égare là !

Le mariage... ou l'art de la négociation et du compromis

Crédits photo : Photo personnelle

Le problème, c’est qu’il reste le choix de la bénédiction ou de la messe complète. Pour ma famille, c’est évident, ça sera une messe. Le jour où on parle de notre hésitation, Mamie Piccolo nous sort  : « Si ce n’est pas une messe, à quoi ça sert de se marier ? » Glurps ! Monsieur Xylo me dit alors qu’on part pour une messe, que ça ne le dérange pas. Il est trop gentil (normal il est à moiiii !). Mais ce mariage, c’est le notre, pas celui de ma famille.

Dans la famille Xylo, seule la grand-mère regarde encore les messes à la télé. Ça n’a pas la même importance. Et, surtout, une bonne partie de la famille n’est pas du tout pratiquante. Sans parler des nombreux bouts de choux Xylo qui risquent de s’impatienter. Allons-nous leur imposer une longue cérémonie alors qu’elle n’a pas vraiment de sens pour nous ? Et me voilà partie pour des nuits à me retourner dans notre lit, à faire des listes pour et contre…

Notre couple croit en l’amour, la famille, la fidélité. Des valeurs mises en valeur par une bénédiction. Mais le reste ne nous tient pas à cœur. Dois-je laisser Monsieur Xylo faire ce compromis pour ma famille, au détriment du bonheur de la sienne ?

Après des semaines de réflexion et une conversation avec une super collègue, la décision est prise : ça sera une bénédiction. J’annonce immédiatement la nouvelle à mon père. Pas de souci, en bon diplomate, il est partisan du « c’est votre mariage, c’est votre choix ! ». Ouf. Et moi en lâche que je suis, j’enchaîne : « Je te laisse annoncer notre décision à Maman ? ». Aux dernières nouvelles, mon pauvre père prépare délicatement le terrain, bon courage ! Plus qu’à apprendre la diplomatie dans son niveau le plus avancé pour en parler avec ma grand-mère. Sauf que, depuis l’envoi des faire-part, ma relation avec elle s’est considérablement dégradée comme je te l’expliquerai bientôt.

En attendant, on aura une bénédiction à notre image. On va pouvoir se lâcher sur l’aspect musical (de quoi remonter le moral de ma Maman) sans prendre le risque d’endormir la famille Xylo.

Le mariage... ou l'art de la négociation et du compromis

Crédits photo : Photo personnelle

Tu auras même appris à quoi ressemble l’intérieur d’un orgue aujourd’hui !

Et toi, as-tu découvert l’art du compromis et de la diplomatie lors de tes préparatifs de mariage ? Ton type de cérémonie était-il évident pour vous dès le début ? Raconte-moi !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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13 commentaires sur “Le mariage… ou l’art de la négociation et du compromis”

  • « L’art du compromis », c’est tellement vrai.
    Dans notre cas nous étions TOUS (oui oui, les 2 futurs époux ainsi que les 2 familles !) d’accord sur la ‘simple’ bénédiction, mais c’est le curé qui, hyper-motivé par nos projet musicaux pendant la cérémonie, a de suite déclaré qu’il nous fallait une messe complète. En jeunes fiancés bien polis nous n’avons pas osé le contredire lors de ce premier rendez-vous mais comptons bien en discuter lors de notre prochain entrevue.

    • On n’a pas encore eu les RDV pour en parler. Après nous va falloir en convaincre deux en plus : la préparation se déroule vers chez nous, donc pas avec le prêtre qui va nous marier… Mais bon ils seront moins compliqués à convaincre que ma famille je crois!

  • Oh là là ! Je crois que si ça avait été à ce point pour nous (parce que bien sûr… on a eu aussi des tensions avec les parents) j’aurais préféré ne pas me marier : inviter la famille éloignée, et aussi les amis des parents… c’est pour moi inconcevable. J’espère que vous réussirez tout de même à avoir une belle journée à votre image (mais bien sûr que vous réussirez !)

  • J’aime beaucoup votre point de vue. Effectivement, c’est votre mariage. Mais pour moi aussi, c’est l’union de deux familles, chacune avec ses spécificités. J’avoue que nous avons de la chance car nous n’avons eu aucune requête que ce soit d’un côté ou de l’autre. Par contre, je trouve que vos compromis sont très symboliques de l’attention que vous vous portez et que vous portez à vos familles. Sans pour autant sembler dénaturer vos envies premières. Chapeau !

    • Merci ! C’est sur que c’est pas toujours évident, mais le fil conducteur c’est de nous faire plaisir en faisant attention aux deux cultures familiales en même temps 🙂

      • J’adhère totalement à cette vision. A quoi ça sert sinon d’inviter autant de monde pour qu’ils n’y prennent absolument aucun plaisir ? Je trouve super l’effort de mêler nos goûts de futurs mariés (on a forcément envie que ce mariage nous ressemble !) et l’envie de faire plaisir aux gens qui comptent pour nous… pour une journée remplie d’amoûuur ! 🙂

  • Pas facile de choisir entre bénediction et messe! Il faut penser aux deux familles et puis aussi aux invités qui parfois, non-croyants, s’ennuient un peu… En tout cas, l’important c’est de savoir trouver un compromis, et tu en parles trés bien! 🙂

  • Bravo, vous avez réussi à gérer vos désirs et les attentes de vos parents en finesse. Pas toujours simple!
    Pour le choix du mariage avec ou sans messe, il faut quand même bien se rappeler que le sacrement du mariage est rigoureusement identique, qu’il y ait eucharistie ou pas. Une « simple bénédiction » , c’est exactement le même mariage que si on a la messe! Dans le deuxième cas, la liturgie eucharistique est « ajoutée » après l’échange des consentements.
    Je pense qu’il faut surtout être sincère: si on ne va jamais à la messe le reste du temps, ça aurait pas beaucoup de sens d’en demander une pour le mariage.
    A notre mariage ce sera un messe, parce que pour nous, le signe de la communion fait sens avec l’engagement du mariage. Je sais très bien que certains invités risque de s’ennuyer, (on les a prévenus que ce serait long) et ça ne nous dérangera pas que certains sortent se dégourdir les jambes, voire zappent la messe pour ceux que l’idée d’entrer dans une église rebute vraiment. La cérémonie, on la fait avant tout pour nous 🙂

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