Mon mariage champêtre saupoudré de touches geek : ce que je retiendrai du jour J

Je reviens aujourd’hui sur mes sentiments le jour J et les suivants…

Mes sentiments après le mariage

Crédits photo (creative commons) : Flash Bros

Mon ressenti ce jour-là

En vrac, des choses super…

Tout d’abord, après le stress accumulé des dernières semaines, j’avais peur de ne pas pouvoir lâcher prise le jour J et de prendre chaque petite contrariété comme un obstacle insurmontable. Et en fait non, c’est allé, je me suis laissée porter tout au long de cette journée, tout en restant bien consciente de ce qui se passait autour de moi.

J’ai adoré découvrir Chéri entre quatre yeux. C’était mon caprice depuis la lecture de la chronique de Mme Peps, et ça a fait pas mal jaser nos invités, mais je ne le regrette pas. Chéri étant très pudique, je voulais voir sa réaction spontanée (et non pas contenue à cause du regard des autres) quand nous nous sommes vus la première fois. Et ça nous a permis d’accueillir nos invités du matin ensemble, ce qui est un bon message précisément le jour de notre engagement je trouve.

Ma Témouine a super bien géré les musiques d’entrée et de sortie à la commune. De plus, tout s’est bien goupillé pour que je puisse entrer dans la salle au moment précis où la chanson allait crescendo. Et lors du film de notre mariage, notre super vidéaste a fait le montage de telle sorte à ce que je rentre également dans la salle à ce moment-là.

Nos familles et amis, qui ne se connaissaient pas, ont passé toute la matinée ensemble sans qu’il y ait de gêne. Y compris lorsque nous étions partis pour notre séance photo de couple et qu’ils se sont retrouvés seuls (enfin, à vingt, mais sans nous, quoi…).

Ma belle-famille en particulier ne s’était jamais retrouvée réunie depuis le divorce. Chéri et moi avions tellement peur qu’il y ait un clash ce jour-là… Et finalement, tout le monde a mis de l’eau dans son vin et ça s’est très bien passé. Bon, ça ne les a pas rapprochés non plus, bien sûr, mais on ne leur en demandait pas tant. D’ailleurs, nous avons eu quelques surprises, notamment Beau-Papa qui est allé retrouver les frères de Belle-Maman (son ex-femme, donc) comme s’ils s’étaient quittés hier, et tous étaient sincèrement ravis de se revoir.

Nos familles, nos amis sont venus de loin pour nous. Enfin, loin, tout est relatif, la Belgique, c’est petit ! Mais j’étais contente de voir que des gens avaient fait plusieurs heures de route pour venir. Sans oublier nos familles qui sont venues d’Italie, de France ou d’Allemagne rien que pour cette occasion ! Ça m’a fait chaud au cœur de les voir tous réunis autour de nous !

Le spectacle médiéval que nous avions tant préparé avec nos amis s’est bien passé. Nous avons reçu beaucoup de compliments à ce sujet, et les gens étaient heureux de découvrir un aperçu de “notre univers”. Chéri, d’ordinaire si timide, a accepté d’être le centre d’attention durant le spectacle médiéval, mais également lors de notre entrée rock dans la salle. Il s’est éclaté, et moi, ça m’a vraiment fait plaisir de le voir se lâcher comme ça, devant public.

La surprise du témoin de Chéri qui, avec l’aide de ses amis, avait fait un montage assez court de son EVG et l’a projeté devant nos invités, les surprises de mon papa : son diaporama photo, sa chanson modifiée et sa reprise live d’une chanson de Kiss avec son groupe de musique… c’est clair, on ne s’y attendait pas !

Notre salle et tout son personnel se sont mis vraiment en quatre pour nous faire plaisir, et nous ont préparé de nombreuses surprises, notamment une mise en scène digne d’un cabaret pour chaque lancement de service, de la location de vaisselle spéciale pour coller à notre thème, des feux de Bengale au moment de la pièce montée, et bien sûr, ils ont su gérer le retard généré par le fameux couac familial.

Et quelques regrets

En premier lieu, bien sûr, ce fameux couac qui nous pendait au nez : le fait que Maman se soit bloqué le dos dès l’ouverture de bal, et qu’elle ait tout fait pour le cacher, nous mettant tous en retard et prolongeant inutilement sa souffrance… Tu l’as vu dans ma chronique, j’étais très en colère ce soir-là.

En colère contre Maman, qui avait “forcé dessus” jusqu’à déclencher cette crise au plus mauvais moment, puis ensuite avait préféré la cacher. Contre le personnel de la salle, qui a préféré l’écouter elle et tout mettre en pause, plutôt que de venir me consulter moi. Contre les invités qui sont restés agglutinés autour d’elle sans qu’aucun d’eux n’appelle les secours (ou moi, éventuellement). Contre certains invités qui, trouvant l’attente trop longue, ont préféré partir avant la fin. Contre Chéri qui savait, qui a donné ses ordres (à savoir appeler les secours) mais qui a préféré ne pas me prévenir, pensant que tout se réglerait en douceur.

Je me suis effondrée, dans les bras de Papa en premier lieu, submergée par ce sentiment d’injustice, de colère et de culpabilité (parce que j’étais en colère). Puis dans les bras de Chéri ensuite, qui n’en menait pas bien large non plus, ayant eu ses propres soucis à régler de son côté.

Mais heureusement, nous n’étions pas seuls. Je l’ai déjà évoqué, mais nous avons vraiment des amis en or, qui ont pu tous nous remettre (nous et nos invités) dans l’ambiance festive caractéristique des mariages. Les gens sont venus danser, la cabine photo a continué de fonctionner, l’ambiance a réellement repris.

Je regrette cependant de n’avoir pas pu danser avec ma mamie de 92 ans (elle est rentrée assez tôt, elle était fatiguée), ni avec mon grand-père, qui avait fait toute la route d’Italie pour assister à mon mariage (il était parti dans l’ambulance avec ma maman, sa fille)…

Du côté plus léger, je regrette aussi de ne pas avoir dansé avec tout le monde. Je veux dire, j’étais la mariée, tout le monde allait vouloir danser avec moi, non ? (Oui, mon ego se porte très bien, merci.) J’ai dansé avec pas mal de nos amis, mais je n’ai par contre pas dansé avec mes propres témoins.

Je n’ai d’ailleurs profité que très peu de Témouine, puisqu’elle a joué le rôle de rabatteur pour les photos de groupe durant le vin d’honneur et qu’elle s’est occupée de Maman durant la soirée dansante. Elle n’a donc pas vraiment pu profiter du mariage, mais heureusement, elle n’en garde pas un mauvais souvenir. J’avais également prévu une chanson spéciale pour danser avec Papa, et une autre pour Maman…

Bon, avec le recul, je me dis que j’ai fait l’ouverture de bal avec Maman et que j’ai dansé sur une ballade du groupe de Papa avec Papa, donc ce n’est pas si grave.

Je rumine le fait de m’être cassé la figure juste avant notre entrée-spectacle, et que ça ait généré du stress et du retard (que notre super DJ a comblé du mieux qu’il pouvait). Que Chéri se soit blessé et ai mis du sang sur ma robe (note, ça s’accordait bien avec les griffures dans mon dos dues à ma chute sur des graviers…). Que je me sois retrouvée seule pour découper les rubans pour mon “tirage au sort de bouquet”, et que ça ait mis du temps (enfin, moi je l’ai ressenti comme ça, les invités ont dû attendre cinq/dix minutes tout au plus… pas la mort, donc). Par contre, je suis énervée que les rubans aient fait de gros nœuds tels que je ne pouvais pas lever mon bouquet, et que j’aie dû les démêler pour savoir qui était la gagnante…

Je regrette que la plupart de nos photos de couple soient gâchées par nos têtes bizarres. Ben oui, quand la séance photo de couple est programmée à 14h un 8 juillet, forcément, on a le soleil en pleine poire et ça nous fait faire des grimaces pas très photogéniques… Bon, ça, pour tout t’avouer, je m’en doutais, de toute façon, je n’avais pas le choix : il n’y avait que ce créneau-là de disponible. Mais bon, il n’empêche, quand j’ai vu les photos, j’ai eu un pincement au cœur… D’autant plus que Maman s’était donné beaucoup de mal pour rendre son jardin plus “photogénique”.

La cabine photo, que Chéri avait passé tant de temps à faire, a eu quelques ratés. Notamment la partie distributeur de pièces en chocolat, qui n’a pas supporté le poids d’une pile complète de pièces et qui, de ce fait, a refusé de fonctionner… Le fait que les gens ne se rendaient pas compte que lorsqu’ils appuyaient sur le déclencheur, la photo se prenait instantanément mais qu’il fallait tout de même lui laisser le temps de s’imprimer. Du coup, il y a eu de nombreux bugs techniques dus aux déclenchements intempestifs du dispositif.

Heureusement, des gens se sont naturellement portés volontaires pour rester à proximité de la cabine photo, afin de vérifier que tout se passait comme il le fallait. Et Chéri a dû intervenir de nombreuses fois pour réparer les pannes, vu qu’il était le seul à savoir comment ça fonctionnait. D’un côté, il en avait marre d’être sollicité, mais de l’autre, ça lui a permis d’ouvrir la carcasse, de tripatouiller dans les circuits et d’exposer fièrement sa création au public admiratif  : “Oui, c’est moi qui l’ai fait, tout seul comme un grand !” “Ooooooh !

En aval du jour J : de la colère, de l’amour et de l’amitié

Oui, il y a eu quelques couacs. Et j’ai ruminé cette affaire avec Maman pendant plusieurs jours, puisque oui, les jours qui ont suivi ont remis sur ma mauvaise humeur. Mais j’ai adoré mon mariage. Il était stressant, épuisant, mais bon sang, que ça valait le coup !

Nous avons eu beaucoup de compliments, sur la décoration, sur l’ambiance, sur le spectacle médiéval, sur les animations, sur la qualité de la nourriture… Nous avons ressenti beaucoup d’amour et de bienveillance de la part de nos proches. Ils ont fait beaucoup de choses pour nous, ils nous ont aidés en amont et nous ont fait de belles surprises ce jour-là. Et ils ont su nous laisser tranquilles, souffler rien qu’à deux pour “l’après”.

Dans le film monté par notre super vidéaste, j’ai (re)découvert de chouettes moments, festifs ou émouvants. Nous avons eu la surprise de voir que nos amis étaient passés un à un devant les caméras pour nous laisser un petit message. Et ce qui ressortait le plus, c’est qu’ils s’étaient bien amusés à notre mariage, qu’ils le trouvaient à notre image et avaient été ravis d’y prendre part. Ils ont dit aussi qu’on leur manquait, qu’ils ne nous voyaient pas assez souvent à cause de la distance. Pfiou, ça fait plaisir à entendre ! Chéri et moi avons eu les larmes aux yeux en regardant la vidéo.

Pour eux, pour nous, et surtout pour Maman qui en avait besoin, nous avons décidé de déménager afin de revenir dans notre région d’origine, près de nos familles et nos amis. Ce sont des gens formidables, ils nous l’ont prouvé tout au long de notre mariage, et nous voulons profiter un maximum de leur présence afin de déménager à nouveau, d’ici quelques années, à 450km d’eux pour vivre notre rêve : faire une micro-ferme et vivre de nos productions, sur le principe de la permaculture (sans traitement aucun, bio ou non). Mais bon, ça, je t’en parlerai plus en détails sur Sous Notre Toit, car c’est une autre aventure !

Et toi ? Comment as-tu vécu ton mariage ? Et la suite ? Est-ce que le mariage a eu des répercussions sur tes relations avec tes proches ? Raconte !


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4 commentaires sur “Mon mariage champêtre saupoudré de touches geek : ce que je retiendrai du jour J”

  • C’est une très jolie chronique Mme Ophrys !
    Je comprends tes regrets, je pense que l’on en a toutes quelques uns, mais le bilan reste plus que positif : Vous avez eu un superbe mariage, entourés de ceux qui vous aiment, et vous pouvez en être fiers ! Et puis, le plus important au final c’est d’être marié à l’amour de ta vie !
    Tu m’intrigues beaucoup avec votre projet, j’ai hâte de lire ça 😉
    Ca sent la fin des chroniques Mme Ophrys ? 🙁

    • Merci du compliment !
      Oui, je pense qu’aucun mariage n’est “parfait”, mais ce n’est pas pour autant un superbe mariage !
      Oui nous avons eu quelques couacs, mais ils n’ont rien gâché du tout. L’important, c’est de prendre du recul.
      Nous sommes très fiers de notre mariage, et très reconnaissants envers ceux qui ont participé, d’une façon quelconque.
      Merci pour ta curiosité envers notre projet, j’en dirai plus dès qu’il sera un peu plus abouti 🙂
      Et ne t’inquiète pas, il me reste encore quelques chroniques à écrire, mais oui, nous sommes plus proches de la fin que du début…

  • Je vois que tu as eu vraiment pas mal de regrets. Mais au final, ce qui reste c’est que tu as aimé ton mariage et ça c’est le plus important.

    Ici, le mariage a changé le fait que nos amis se soient rencontrés. Nos familles se connaissaient et s’appréciaient déjà, mais des affinités se sont crées parmi nos amis et ils se parlent et se voient maintenant sans notre intermédiaire ce qui nous rend très heureux. Et il est prévu de nous revoir tous régulièrement.

    Ah oui, et tu m’as fait rire avec ton “tout le monde allait vouloir danser avec moi” ! Pour ma part je n’y avait même pas pensé et j’ai été très touchée car mes beaux-frère, pourtant pas portés sur la danse, on chacun dansé avec moi. Un très joli souvenir…

    • Ah super, je suis heureuse de voir que votre mariage a rapproché des gens qui, au départ, ne se connaissaient pas, c’est chouette !
      Nous on a eu pas mal de rapprochements ce jour-là, mais ça n’a pas perduré par la suite. Pas grave, on est déjà super contents comme ça !
      Et oui je suis égoïste pour la danse 😛
      Enfin c’est surtout qu’il y a des personnes importantes avec qui j’aurais voulu danser : mon grand-père, ma grand-mère, mes 2 témoins, mon mari (bon j’ai dansé avec lui, mais pas assez à mon goût, et je sais que l’occasion ne se représentera plsu avant longtemps car il n’est pas porté sur la danse…)

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