Mon mariage civil Années Folles : le matin du grand jour

Je te retrouve donc après une nuit chaotique, très chaotique, mais j’ai décidé que tout irait bien, et que pour le reste, il y aura le blush (je t’ai déjà dit que j’adorais mettre du blush ?) ! D’ailleurs, ne t’attend pas à trouver des couacs dans mes chroniques : si je les avais écrites à chaud (ahem), j’aurai pu je pense en noircir au moins 4 chroniques entières…

Trois ans après, je ne retiens absolument aucun couac et je serai bien incapable de te les raconter : ils ont finalement eu tellement peu d’importance dans le ressenti et les souvenirs que j’ai de mon mariage que je les ai simplement occultés ! Il y aura par contre quelques anecdotes :).

Un matin tout en douceur

Le matin, et comme nos supers aides ont été tout simplement au top la veille, se passe dans la douceur et dans la sérénité (et oui, comme quoi, tout arrive). Je suis sur un nuage malgré mes douleurs dans le ventre (d’ailleurs, j’en ai eu tout le long de la journée, notamment devant Madame l’Adjointe au Maire, mais j’ai décidé d’arrêter de te le raconter 🙂 ).

J’ai enfin le droit d’aller voir la salle : elle est à 5 minutes à pied de chez mes beaux-parents. Le soleil brille (en mars dans les Ardennes, c’est quasi inespéré), il fait vraiment chaud (pas besoin d’écharpe finalement) et tout va bien. Arrivée à la salle, je me prends une vraie claque : j’aime tellement le rendu ! Je grignote (contrainte et forcée) un mini muffin du goûter d’honneur puis nous repartons préparer nos affaires (nous avons décidé que M. Redingote et les garçons se prépareront chez mes beaux-parents, et mes amies et moi à l’hôtel).

Crédit photo : Charlène Drouel

Mon bouquet de mariée, tout en gypsophile

Mon futur mari part également récupérer tout ce que nous avons commandé : macarons et cupcakes pour le goûter d’honneur, pâtés-croûtes ardennais pour le lendemain… Il en profite pour faire un tour chez le barbier et il finit… Place Ducale en terrasse avec sa team pour boire une bière ! Nous sommes donc désormais tous les deux détendus !

Nous nous retrouvons une dernière fois avant notre mariage tous ensemble pour un repas rapide, puis je pars (accompagnée de toutes les filles) pour nos rendez-vous coiffeur !

Des chignons, des boucles et du blush

Nous nous préparons donc toutes ensemble, et j’ai adoré ce moment : si tu peux te préparer entourée de tes amies proches dans un sas rien qu’à toi, fais-le ! Pendant mon essai, j’ai obtenu que le salon nous soit réservé pendant 2 heures (nous sommes 6 à nous faire coiffer) et d’avoir le droit de nous maquiller au salon. Nous envahissons donc le salon, littéralement.

Crédit photo : capture de notre film (images personnelles)

Le tout début de la coiffure : j’ai l’air sereine comme ça mais mon amie qui vient de dire « ah non, pleure pas maintenant »

Je me maquille seule (je me suis entraînée) pendant qu’une partie des filles se fait coiffer, puis je passe à la coiffure. Mon stress remonte car l’essai ne s’est pas très bien passé : la coiffure me plaisait mais m’a fait très très mal au bout d’une heure, tout me tirait et des mèches ont commencé à vivre leur propre vie au bout de 2 heures…

Autant te dire que je ne suis pas rassurée (c’est idiot pour un chignon, mais pour moi, c’est une vraie composante de ma tenue). Heureusement, Coloc est là et elle rappelle gentiment à ma coiffeuse que non « un chignon n’est pas censé faire mal », la coiffeuse nous ayant assuré « si on veut que ça tienne, ça fait forcément mal à cause des épingles ». Scoop : c’est absolument faux, et ma géniale coiffeuse du mariage religieux me l’a prouvé. À la réflexion, j’aurai dû changer de coiffeuse après l’essai (certes réussi, mais douloureux), mais je n’avais pas le courage de faire d’autres recherches.

Crédit photo : capture de notre film (images personnelles)

Coiffure et maquillage terminé : il ne me reste que le bibi à fixer

Il faut croire que mes essais maquillage ont porté leurs fruits : une coiffeuse arrive pour prendre son service et me dit « oh, vous êtes déjà passée chez l’esthéticienne pour le maquillage ». Exactement le genre de petite phrase dont j’avais besoin pour me rassurer sur mes compétences esthétiques :).

Deux de mes amies, déjà prêtes, partent chercher mon bouquet et la boutonnière de M. Redingote : elles n’ont qu’une rue à traverser, elles devraient être revenues dans moins de 10 minutes, juste le temps de finaliser nos coiffures.

Mon chignon est terminé, je suis soulagée, je n’ai pas mal, il ne tire pas ! Je prends le temps de me regarder avant que l’on place mon chapeau et je décide de rajouter du blush (malgré les « nonnnnnn » de mes amies, qui trouvent que j’en ai déjà assez).

Crédits photo : Photo personnelle

Comme ça, j’ai l’air détendu, mais regarde mes mains : on voit bien la crispation !

On fixe mon chapeau et ça y est, je me sens dans la peau d’une mariée (oui, oui, en chemise en jean). J’ai toujours rêvé de porter un bibi (une des raisons pour lesquelles je suis ravie de me marier en deux temps) et je suis plus que ravie du résultat. Ce bibi, je l’ai fait faire sur mesure par une créatrice ardennaise : si tu es de la région et que tu cherches un joli chapeau de qualité, je te conseille vivement d’aller voir La Mare aux Fées !

Tout le monde est prêt, nous rangeons nos affaires, nous préparons à partir mais mes amies parties en mission fleuriste ne sont toujours pas revenues… Je regarde le planning, nous allons finir par être en retard. Mais ouf, les voilà, la fleuriste avait tout « simplement » oublié d’ouvrir ! Mon stress redescend quand je vois mon bouquet (tout en gypsophile) : il est parfait.

Nous nous remettons en route, prochain stop, l’hôtel ! Ma super photographe m’appelle : elle est en avance et nous propose de nous rejoindre à l’hôtel pour quelques photos de mes préparatifs !

Crédits photo : Photo personnelle

C’est donc chapeautée et avec mon bouquet que j’arrive à l’hôtel : je tombe sur la commerciale avec laquelle j’ai échangé lors des réservations qui me reconnaît de suite « ah, c’est vous la future mariée ». Là, encore, c’est le genre de petites phrases anodines qui boostent l’égo d’une future mariée. Tu le verras, ma robe est très simple et j’avais peur « de ne pas faire mariée » : me voilà rassurée !

Le moment des habits de lumière

Nous embarquons Charlène, notre photographe, et montons choisir notre chambre. Pendant qu’elle prend en photos ma robe, mon manteau et mes accessoires, je me balade dans le couloir (l’avantage d’avoir réservé une dizaine de chambres, le couloir « est à nous »). Je tombe sur mon papa, qui me dit « nous sommes en retard » : je vérifie le planning, nous avons même 15 minutes d’avance. Je comprends alors que lui aussi est stressé et qu’il est prêt depuis 30 minutes (il n’était pas chez le coiffeur avec nous) et qu’il m’attend. Bon bah Papa, tu vas encore m’attendre un petit peu…

Crédit photo : Charlène Drouel

J’enfile ma robe puis ma Maman et ma Coloc me rejoignent pour la fermer. Je mets mes bijoux. Je maquille ma Maman. Je rajoute du blush. Je mets mon rouge à lèvres. Je vérifie mon blush. Je suis bien, je profite du moment, je suis heureuse. C’est le moment de partir à la Mairie : mon Papa a eu le temps de faire trois fois le tour de l’hôtel, de dire à mon grand-père qu’il pense que nous allons être en retard, d’aller demander à notre photographe si j’étais (enfin) prête.

Crédit photo : Charlène Drouel

Crédit photo : Charlène Drouel

Crédit photo : Charlène Drouel

Crédit photo : Charlène Drouel

Avec ma super témoin !

Mes parents étant venus en voiture 2 places, ils ne peuvent pas m’emmener. Mince, l’hôtel n’est pas loin de la Mairie mais impossible d’y aller à pied. Ma super copine D. a une idée : c’est elle qui va m’emmener (elle file donc enlever les sièges auto de sa voiture) ! J’adore cette idée, je vais partir à la Mairie avec mes 3 plus chères amies !

On se retrouve tous devant l’hôtel, je vois une partie de ma famille (mes grands-parents et mes cousins du Sud) : les premières larmes coulent ! Mon père, qui s’est autoproclamé timekeeper nous rappelle qu’il faut se mettre en route, sinon, on va finir par être en retard. Devine quoi ? Cette fois, il a raison !

Crédit photo : Charlène Drouel

Après quelques minutes en voiture, j’aperçois enfin le parvis de la Mairie avec nos invités : ils sont tous tellement beaux et à fond dans le thème ! Je me réjouis d’avoir choisi ce thème : ils sont tous tellement élégants. Je respire à fond, je remercie mes amies d’être là pour moi, et j’ouvre la portière.



6 commentaires sur “Mon mariage civil Années Folles : le matin du grand jour”

  • Tu es rayonnante, ce bibi ça te va vraiment super bien. Et cette photo dans la voiture en noir et blanc est juste sublime !!

  • Ton sourire est magnifique, vraiment cette mise en beauté est extrêmement bien réussie, bravo ! J’adore toutes tes photos, avec un sourire pareil, ça donne envie de te faire des câlins ! ^^ Par contre c’est clair qu’une coiffure qui fait mal ça n’est pas normal … !

  • Tu es radieuse sur tes photos ! Ta robe est peut-être « simple » mais elle est très belle et te va bien ! Et personnellement j’adore ton bibi ! J’en voulais un (ou plutôt je voulais une voilette), mais j’ai abandonné l’idée quand j’ai vu que je n’en trouvais pas dans les magasins autour de chez moi.

Commente ici !