Mon mariage civil presque comme à la maison : les préparatifs côté cuisine et côté salle

Mercredi 3 février, 15 heures : je suis en congé ! À mon retour lundi, je serai mariée. (Gniiiiiiiiiiiiiiii, je ne réalise pas tout à fait je pense.) Pour bien commencer ce long weekend, direction les derniers essayages de ma robe du mariage religieux. (Re-gniiiiii !) Je récupère ma précieuse. Petit périple dans le métro bruxellois pour la déposer chez ma maman, et retour à la maison. 

C’est parti ! 

En cuisine, des boulet-te-s et des pommes de terre 

Au menu, comme tu le sais déjà : des amuse-bouche réalisés par la maman d’un ami, un duo boulettes sauce tomate / boulets à la liégeoise accompagné de purée, et un buffet de crêpes ramenées par les invités avec leurs multiples garnitures. Le tout pour une soixantaine d’adultes et quelques enfants, certains de nos invités ne pouvant malheureusement être présents. 

Notre cuisine est transformée par l’ajout d’un long plan de travail improvisé à l’aide de planches en bois encore emballées (pratique pour un nettoyage facile avant, pendant et après !). Nous sommes équipés : notre cuisinière et ses quatre plaques électriques, deux plaques à induction supplémentaires, une collection de grandes casseroles (à nous ou prêtées par la maman d’un des témoins de Monsieur Plumechon)… et un ordinateur portable avec les playlists de mon brûlage retrouvées par hasard ! 

Jeudi 4 février 

Après un petit-déjeuner en amoureux, Monsieur Plumechon s’attaque à la purée. Il pèle 12 kilos de pomme de terre, les coupe et les stocke dans de l’eau pour une cuisson ultérieure. 

Vers midi, je commence mes sauces tomate et liégeoise et mes boulet-te-s (contraction unique et exclusive des mots « boulettes » et « boulets », mes origines m’empêchant de parler de boulettes à la liégeoise) ! (Si je te dis que je suis incapable de remettre la main sur mes recettes… ou du moins sur mes listes d’ingrédients que j’étais persuadée d’avoir gardées. À mon habitude, j’avais lu plusieurs recettes et fini par tester à ma mode. Puis sur base de cet essai, j’avais extrapolé les quantités nécessaires avant de faire les courses. Bref, je te résume au mieux en fonction de mes souvenirs, et si tu as la moindre question, n’hésite pas à me contacter.

Je commence par les sauces car j’y ferai cuire directement mes boulet-te-s. 

  • Version tomate : je fais revenir des oignons coupés dans de l’huile d’olive. Une fois translucides, j’ajoute des tomates concassées et de la passata, du bouillon de bœuf en cubes, probablement de l’ail, ainsi que les épices et herbes sèches : paprika, basilic, origan, poivre et sel. Ensuite, il n’y a plus qu’à laisser mijoter. 
  • Version liégeoise : je fais également revenir des oignons coupés mais dans un mélange d’huile d’olive et de beurre cette fois. Une fois translucides, je les farine généreusement. J’ajoute ensuite la bière brune de table. (Ce n’est pas un détail ! Par chez moi, il y autant de versions de cette recette que de gens qui la réalisent. La bière brune de table, sans amertume donc, est la meilleure option que j’ai testée. Celle qui donne le rendu le plus à mon goût.) Viennent alors quelques clous de girofle, quelques feuilles de laurier, du thym, du poivre et… du sirop de Liège évidement. Et je laisse mijoter. J’ajouterai les raisins secs en même temps que les boulets. Une fois ces derniers cuits, je les réserverai et il ne restera qu’à laisser longuement réduire la sauce pour qu’elle épaississe. 

Crédits photo : Photo personnelle

Sauces en cours de préparation. 

Je continue par la confection des boulet-te-s dont la recette est unique : un mélange de haché porc et bœuf avec des œufs, de la chapelure, des échalotes hachées, du romarin, de la marjolaine, du poivre et du sel. 

Crédits photo : Photo personnelle

Avant. Après. Les boulet-te-s n’attendent plus que la cuisson.

Alors que j’en suis à 4 kilos de haché transformé en boulet-te-s et à quelques litres de sauce qui mijotent, je reçois la visite de Madame Peps. Je suis sereine. Pour moi, tout roule en cuisine. Alors que nous discutons, Monsieur Plumechon arrive accompagné de ma maman, ma sœur et l’un de mes frères venus nous donner un coup de main. 

C’est reparti : aussitôt qu’une fournée de boulet-te-s est prête, elle rejoint sa sauce pour la cuisson. Et lorsqu’une casserole est prête, elle laisse sa place à une autre. La famille Plumetis est mise à contribution : coupage d’oignons et d’échalotes, touillage dans les casseroles, surveillance pour ne pas que ça brûle… Nous les abandonnons un peu avant 19 heures pour aller faire l’état des lieux et récupérer les clés de la salle. De retour à la maison, Monsieur Plumechon se lance dans la préparation du souper du jour (c’est qu’il ne faudrait pas perdre nos troupes en route).  

Après le repas, nous terminons la préparation du plat : moi et mon frère aux boulet-te-s, Monsieur Plumechon et ma sœur à la purée ! Vers minuit, les 11 kilos de haché sont transformés en boulettes sauce tomate et en boulets à la liégeoise et la purée est parfaitement écrasée ! Le tout est stocké au frais. C’est l’heure du repos bien mérité. 

Crédits photo : Photo personnelle

Le résultat d’un vrai travail d’équipe.

Vendredi 5 février 

La journée commence par un gros petit-déjeuner en famille. 

Niveau cuisine, il ne reste qu’à veiller sur la sauce liégeoise qui doit encore réduire. C’est essentiellement ma maman qui s’en chargera. Elle souhaite aussi faire une série de crêpes pour le dessert. Et vu qu’elle restera à la maison, je lui confie également la mission de préparer les fruits, une des garnitures parmi celles prévue pour le buffet. 

Vers 10 heures, un ami arrive. Il est l’heure pour moi de me diriger vers la salle. 

En salle, mise en place et décoration 

Un fil conducteur visuel pour nos deux mariages, c’est chouette. Des déclinaisons différentes pour chacun, ça l’est aussi. Surtout que nos salles ne sont pas tout à fait du même style. 

Dans la salle de notre civil, il y a de grandes tentures rouges aux fenêtres. Nous sommes donc partis sur une décoration simple où l’orange serait accompagné de rouge et de jaune : nappes neutres, chemins de table et serviettes en papier de qualité ; des centres de tables en bois accueillant des tubes à essais contenant des tulipes ; des primevères dans des pots simples et neutres et quelques bougies dans des bougeoirs en verre (merci l’ami suédois pour tes designs souvent sympas) ; sur les appuis de fenêtres quelques bougies colorées ; et au mur des cadres neutres reprenant le menu, la carte des boissons et la présentation des différentes bières que nous proposerons. 

Jeudi 4 février 

Après le petit-déjeuner, alors que Monsieur Plumechon est occupé en cuisine, je finalise le volet papeterie, histoire que ça puisse être imprimé dans l’après-midi : feuilles-réponses pour le blind-test et diverses affiches à mettre sous cadre. En parallèle, nous vérifions que le blind-test que nous avons terminé la veille au soir ne contient pas d’erreurs. (Tu vas vite comprendre que chez les Plumetis-Plumechon, le « fait en dernière minute » est un art de vivre. Hum !

Vers midi, alors que j’attaque à mon tour la cuisine, M. Plumechon démarre ses multiples missions du jour : récupération d’une partie des boissons et des verres, création de nos supports pour les centres de tables, dernières courses (bougies, fil de nylon, cadres, confitures pour le buffet crêpes… et de quoi faire le souper du jour), impression de la papeterie, récupération de ma maman, mon frère et ma sœur à la gare, recherche d’une ceinture (non trouvée d’ailleurs…) et passage chez la fleuriste pour un bouquet en plus pour la maman de l’ami qui s’occupe des amuse-bouche. 

Crédit photo : JT Photography

Les centres de table en situation : un simple morceau de bois troué et poncé.

Monsieur Plumechon revient avec tout ce petit monde alors que je discute avec Madame Peps. De ce côté-ci aussi je suis sereine. J’ai le sentiment que tout se met en place comme il faut. Nous avons rendez-vous à 19 heures pour l’état des lieux d’entrée et récupérer les clés de notre salle. Nous réglons également tous les détails pratiques de l’état des lieux de sortie et de la remise des clés. Nous en profitons pour décharger une première série de boissons, ainsi que les nappes et serviettes. 

Retour à la maison où ma famille nous donne divers coups de main en plus de la mise à contribution en cuisine : décollage des étiquettes des cache-pots et des bougeoirs achetés quelques jours plus tôt chez le géant suédois, rangement sommaire de la maison, ponçage des centres de table… 

Il est finalement un peu plus de minuit, une fois la cuisine finie, lorsque nous installons les lits de la Plumetis-family. Direction un dodo bien mérité pour tous. 

Vendredi 5 février 

Après le petit-déjeuner en famille, nous préparons le départ vers la salle. Je « donne les ordres » pour tenter de ne rien oublier et embarquer tout ce qu’il faut : caisse pour la déco, caisse pour le buffet de crêpes, nécessaire pour la cuisine… (Un petit conseil avec le recul : privilégie les listes papiers faciles à distribuer pour que d’autres puissent superviser. Parce que sur ordinateur, dans le feu de l’action, et en briefant également ma maman pour la partie cuisine, ce n’était pas évident à gérer !

Un ami arrive vers 10 heures pour nous prêter main forte. Nous chargeons les voitures et laissons ma maman en cuisine à la maison. Une fois tout débarqué, Monsieur Plumechon repart pour ses nouvelles missions du jour : récupération des fleurs et de mon bouquet chez la fleuriste, récupération de la bière fruitée (qui n’était pas encore arrivée…), passage de la voiture au car-wash, récupération de toutes les casseroles (purée et boulet-te-s) et des choses que nous avions remarqué avoir oubliées (version 1). 

Crédits photo : Photo personnelle

Les préparatifs vont bon train.

Côté salle, nous plaçons les tables et les chaises. Nous formons ensuite deux équipes. Moi et Miss LittleSister nous chargeons des tables : mise des nappes et chemins de table, installation des centres de table, dressage des tables, etc. Les hommes s’occupent du remplissage des frigos, du nettoyage des verres, de la mise en place des mange-debout et de l’installation des cadres avec le fil de nylon. (À une certaine hauteur, tout le long des murs, il y a un fil de fer spécialement placé pour pouvoir décorer ceux-ci. C’est bien pensé.) Le frère d’un ami passe également installer le matériel sono et de projection qu’il nous prête pour le blind-test. 

Crédits photo : Photo personnelle

La salle prend forme selon nos idées.

Crédit photo : JT Photography

Le rendu final de nos tables : frais, simple et convivial. 
(Sans les bougies chauffe-plat, un de nos autres oublis, heureusement arrivées avant le début du repas.) 

Alors que M. Plumechon revient nous récupérer à la salle, ma maman m’appelle. Ma maquilleuse est arrivée. Nous avons une trentaine de minutes de retard sur le planning, mais je suis contente du résultat des différents préparatifs et je vis bien ce délai. 

Et toi ? Comment se sont passé les préparatifs de ton mariage civil ? Es-tu dans le camp des « tout en dernière minutes ou presque » ou dans celui des « tout était prêt et finalisé depuis des semaines » ? Avez-vous respecté le timing fixé ? As-tu été satisfaite du résultat ? 

Salut les Dentelle-addicts, Mademoiselle Plumetis et Monsieur Plumechon, c'est... nous ! Monsieur Plumechon m'a fait sa demande un beau dimanche de septembre 2014 et, pas à pas, nous avons créé nos deux journées de mariage. Cellui-ci a donc eu lieu en deux temps en février 2016 : - une cérémonie civile début du mois, en "petit" comité, suivie d'une soirée en mode fait maison et participatif ; - une cérémonie religieuse fin du mois, suivie d'une journée plutôt traditionnelle mais à notre image donc conviviale et colorée, le tout pour un nombre conséquent d'invités. Joli challenge que je me réjouis d'avoir partagé avec vous au travers de mes chroniques ! Si tu as la moindre question, n'hésite pas à me contacter en m'envoyant un mail à j.plumetis@gmail.com.

Commentaires

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    Abby
    Répondre
    12 mai 2020

    J’adore tes compositions de fleurs sur les morceaux de bois, c’est rafraîchissant, original et super joyeux!

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    Madame Chaton
    Répondre
    12 mai 2020

    Whaou quel travail de dingue entre faire à manger et faire la déco mais ça rend très joli ces couleurs !! c’est super frais !

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    Madame Crapate
    Répondre
    15 mai 2020

    La préparation du repas maison m’a rappelé nos préparatifs ! J’ai adoré ce moment et je vois qu3 pour toi il a été très convivial !
    Sinon j’adore tes centres de table. Je les trouve simple mais efficaces !

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