Mon mariage civil presque comme à la maison : le soir où nous nous mariâmes

Lorsque nous sommes rentrés, ma maman préparait les fruits pour le buffet de crêpes et ma maquilleuse, M., était là. Mon frère se propose pour aider ma maman au pelage des mandarines côté salle-à-manger, pendant que nous installons vite fait un coin mise en beauté côté salon (la pièce la plus lumineuse avec sa grande fenêtre).

L’heure de se préparer

Le temps de prendre une petite douche et je me pose pour ma manucure. Il doit être un peu après 14 heures. (Mes souvenirs du timing sont assez flous à vrai dire, déjà depuis les jours qui ont suivi.) Je ne sais pas si c’est le stress et/ou l’adrénaline qui retombe ou la fatigue qui se manifeste, mais j’ai soudainement un gros coup de mou ! Un léger mal de crâne s’installe et ne me quittera plus de la soirée. Mais rien de grave : j’ai pu profiter de la suite sans être gênée une seconde.

Une fois mes ongles parfaits et simplement ornés d’un vernis transparent, je passe au maquillage. M. commence par mon teint. Ma coiffeuse, A., arrive alors. Je change de mains (et j’en profite pour manger une tartine car je commence à dépérir…).

Crédit photo : JT Photography

Coiffure en construction… et une mariée qui profite.

Pendant ce temps, ma sœur se fait maquiller. Ma super A. change légèrement ma coiffure par rapport à l’essai, pour que ce soit moins « sage ». C’est juste parfait. Notre photographe arrive à son tour. À la suite de Miss LittleSister, ma maman a également droit à une mise en beauté par les mains expertes de M.

Crédit photo : JT Photography

Voilette posée.

Le temps passe. Monsieur Plumechon règle les derniers détails à la salle : réception des bains-marie de cuisine collective (prêtés par la maman d’un de ses témoins) et accueil des parents d’un ami et d’une de leurs amies qui géreront l’apéritif (et lanceront et surveilleront le lent réchauffage des boulet-te-s en notre absence).

Apparemment, je suis la mariée la moins stressée du monde. Comme nous avons un peu de retard, je choisis de ne stresser personne (et surtout pas moi…) et j’annule simplement les 50 minutes de photos de couple prévues initialement. De toute façon, il fait moche. Je n’ai pas envie de me prendre la tête pour ne réussir qu’à avoir une mini-séance raccourcie. Je peux ainsi finir mon maquillage tranquillement. J’adore le résultat. (Je suis rassurée, car j’avais douté après l’essai.)

Crédit photo : JT Photography

Dernière étape du maquillage : les yeux.
À ma demande, des tons bruns avec une pointe de doré.

M. Plumechon est finalement revenu et, après avoir également pris une petite douche, a commencé à se préparer. Je le rejoins pour m’habiller à mon tour. Il se demande pourquoi je ne stresse pas plus vu que nous sommes censés être déjà partis pour les photos de couple. Je lui explique ma décision, en me disant que j’aurais peut-être dû lui demander son avis avant d’avertir le photographe. Il est totalement d’accord avec mon point de vue. Ouf… Il en profite donc pour… repasser sa chemise qui sortait tout juste de l’emballage.

Crédit photo : JT Photography

La preuve en image : repassage et explications téléphoniques en cours. Multitâches mon futur mari.

Il est assez surpris de mon calme. Nous terminons de nous préparer en toute tranquillité. Comme nous étions au courant de nos tenues respectives, il n’y a pas de découverte en tant que telle. Mais le costume bleu va parfaitement à mon futur mari : il est beau !

C’est évidemment après que j’ai dit au photographe qu’il pouvait déjà partir pour la commune que Monsieur Plumechon me dit qu’il va m’offrir mon bouquet… Dans le feu de l’action, j’avais totalement zappé cette étape. Oups ! C’est donc Miss LittleSister, comme je te l’ai déjà expliqué, qui immortalise le moment avec mon petit appareil pas du tout adapté à la situation. Le bouquet est parfait ! Pile dans les couleurs de notre papeterie avec une touche de jaune.

Crédits photo : Photo personnelle

Ce moment où j’ai reçu mon bouquet. Et le bisou qui a suivi.

Bref, nous sommes prêts ! Mon papa arrive avec mon autre frère et ma belle-sœur. Nous savons que les parents de Monsieur Plumechon sont arrivés à la commune bien en avance. Monsieur Gamin arrive pour embarquer ma maman, ma sœur et mon frère. Tout le monde se met en route.

L’heure de se dire oui

Devant la maison communale nous attendent nos invités. Trop chouette ! Je ne sais pas trop décrire mon état. Je suis juste heureuse je crois. On se dit bonjour, on nous dit que nous sommes beaux, on nous dit que nous sommes nous, tout le monde a l’air content… et le vent fait voler ma voilette dans tous les sens !

17 heures 30, le bourgmestre en personne est présent pour la cérémonie. Lui et l’officier de l’état civil font rentrer tout le monde. Notre morceau d’entrée démarre en fond (« Happy Together » des Turtles). Nous nous avançons pour rejoindre nos places entre nos témoins.

Crédit photo : JT Photography

Prêts pour notre entrée en musique.

Crédit photo : JT Photography

La cérémonie est lancée.

La cérémonie est rapide, comme n’importe quelle cérémonie civile, mais dynamique. Le bourgmestre a l’habitude de se placer dans l’allée centrale, et donc de mettre les mariés face à leurs invités, pour les « oui » !

Crédit photo : JT Photography

Face à nos invités… pour le moment où nous sommes devenus des époux.

Nous n’avons rien préparé pour l’échange des alliances donc nous nous passons juste les anneaux sans rien dire.

Crédit photo : JT Photography

L’échange des alliances : pure improvisation et fou rire (parce que j’ai eu du mal à la passer au doigt de Monsieur Plumechon !).

Crédit photo : JT Photography

C’est signé ! Nous sommes officiellement mariés.

Je ne pleure pas : je crois que je souris trop bêtement pour ça. En fait, je ne sais pas te dire. Je suis à la fois crevée et euphorique intérieurement. Bref, un concentré d’émotions difficile à décrire. L’essentiel : nous sommes mariés… et heureux !

Ensuite, nous il nous est demandé de sortir les premiers sur notre chanson de sortie (« Get Lucky » de Daft Punk ft. Pharell Williams). Tout le monde nous suit et nous félicite, nous complimente encore, nous félicite, nous embrasse… (Pour l’anecdote, la commune tient une permanence le vendredi soir et la femme qui faisait ses photos d’identité au photomaton a dû se sentir un peu oppressée car il est juste à la sortie de la grande salle des mariages.)

Crédit photo : JT Photography

Les félicitations, les embrassades… et le sourire « bête » de la mariée.

Finalement, nous invitons tout ce petit monde à rejoindre la salle. Nous envoyons ma sœur et mon témoin récupérer certaines choses oubliées (version 2) à la maison (essuie-mains pour les toilettes, bols pour les chips, tire-bouchon… auxquels j’ai pensé plusieurs fois au cours de la journée mais jamais au bon moment…). Le trajet jusque la salle, nous le faisons à deux, tout heureux d’être mariés et sans vraiment se rendre bien compte !

L’heure de profiter du moment et de nos invités

À partir de là, tout s’enchaîne pour le mieux. Les amuse-bouches sont délicieux. Le service s’organise de lui-même par un peu tout le monde (que ce soit niveau boissons ou niveau zakouski et verrines). Les gens ont l’air détendus. Je vais de temps en temps en cuisine pour veiller sur mes sauces et « organiser » le réchauffage des différents plats.

Crédit photo : JT Photography

Ce serait quand même dommage que ça brûle maintenant…

En parallèle, nous passons un peu chez tout le monde pour discuter. (Il me semble que Monsieur Plumechon a fait ça bien plus méthodiquement que moi.). Je ne suis pas tout le temps collée à mon mari tout neuf et pourtant j’ai l’impression de bien en profiter. Nous n’oublions pas de remercier celles qui ont régalé tout le monde en leur offrant un bouquet de fleurs.

Crédit photo : JT Photography

Elles ne s’y attendaient pas !

Vers 20 heures 30 ou 21 heures, nous passons à table. Le placement est libre. Nous avions juste réservé une table avec nos frères, ma belle-sœur, ma sœur et l’ami qui nous avait aidé à monter le matin (et qui avait aussi été récupérer la dernière bière qui n’était pas encore livrée quand Monsieur Plumechon était allé…) et sa compagne. Petit stress qu’il n’y ait pas assez de purée au moment où la dernière table va se servir. Finalement, c’est tout juste. Ouf !! Tout le monde a bien mangé semble-t-il. Nous voilà rassurés.

Une fois le plat fini, mes cousines se mettent à la vaisselle. Pendant ce temps le témoin de M. Plumechon en profite pour ramener sa petite fille chez ses parents. En fait, ils sont partis à 8 ou 10 pour « décorer » notre maison. Au bout d’un moment, je remarque qu’il manque du monde et je suis un peu « fâchée » parce que nous les attendons assez longuement pour pouvoir lancer notre blind-test. Monsieur Plumechon partage le même sentiment que moi.

Crédit photo : JT Photography

C’est parti pour le blind-test.

Ceci dit, nous oublions vite une fois qu’ils reviennent. Nous lançons notre blind-test. Des échos qu’on a, ça plaît. D’où nous sommes, nous voyons les gens s’amuser et rire. Nous avions cinq séries sur des thèmes liés à nous et notre mariage : les couleurs, les voyages en train, Hainaut vs Liège, notre voyage de noces (Russie-Mongolie-Chine) et nos années clés (1984 (notre naissance) / 2002 (notre entrée à la Fac) / 2011 (notre mise en couple) / 2016 (notre mariage)). Nous avons particulièrement aimé animer ce moment.

Crédit photo : JT Photography

Ils sont prêts ! L’ambiance est au rendez-vous.

Une fois fini et l’équipe gagnante annoncée, nous lançons le buffet de crêpes à la bonne franquette ! Quelques coups de main et il est installé. Nous oublions juste de réchauffer les crêpes. Ce qui n’empêche pas que ce soit encore un succès.

Il est 1 heure 30 lorsque les premiers invités partent. Petit à petit ça se vide. Vers 2 heures, nous réquisitionnons les derniers présents pour la fin de la vaisselle et le rangement. En une heure tout est plié et embarqué. Le temps de déposer les clés dans la boite aux lettres de la dame qui s’occuperait du nettoyage et nous sommes chez nous (ainsi que tout le bazar ramené de la salle, ma maman, ma sœur et mon frère).

Il doit être 4 heures quand nous nous couchons, crevés, heureux et mariés !

L’heure de se rendre compte

Au réveil, nous prenons un petit-déjeuner crêpes en famille. Une fois partis, nous nous retrouvons entre tout frais époux.

Ah oui, nous avons des post-it partout dans la maison, avec des petits mots, des bons, des dessins, des cachets, de nos familles, amis, et collègues. C’est génial !

Crédits photo : Photo personnelle

Petit-déjeuner en famille, post-it et fleurs (ainsi que le cadeau indéfini de la commune…) : notre premier jour en tant que jeunes mariés démarrait bien.

Le bilan, c’est que je ne sais pas comment décrire mes sentiments par rapport à cette soirée. Heureuse est le mot qui convient sans doute le mieux. Nous avons reçu le plus beau des compliments : que la soirée était à notre image ! Et nous aussi d’ailleurs : nos tenues nous ressemblaient.

Nous ne regrettons donc rien : ni d’avoir annulé les photos de couple, ni d’avoir oublié certaines choses (version 3) et fait courir nos témoins jusque chez nous pour les ramener (du produit vaisselle par exemple, assez utile pour faire la vaisselle, pourtant ça aussi j’y ai pensé plus d’une fois…), ni de n’avoir su réaliser notre plan de table en sous-bocks qui nous aurait aussi permis de former les équipes du blind-test, ni d’avoir transformé 11 kilos de haché en boulettes et 12 kilos de pommes de terre en purée, ni d’avoir été offrir des fleurs à la maman de notre ami et à sa copine en cuisine au milieu de notre soirée, ni d’avoir fait confiance à ma maquilleuse, ni… Toutes ces petites choses, c’est nous (toujours voir grand, être un peu à la bourre, gérer quand même car l’essentiel est là) !

Et toi ? Dans quel état d’esprit étais-tu à l’approche du grand saut ? As-tu changé vos plans en dernière minute ? Comment s’est déroulé votre cérémonie ? As-tu profité de ton mariage civil ? Ne regrettes-tu rien ? Y repenses-tu encore avec émotion ?



4 commentaires sur “Mon mariage civil presque comme à la maison : le soir où nous nous mariâmes”

  • Super soirée j’aime beaucoup les ambiances bon enfant et ca avait l’air d’etre exactement ça ! Le blind test c’est une super idée, ca devait être tres amusant ! J’adore vos photos vous semblez tellement heureux !
    Et votre maison remplies de cadeaux/mots par vos invités c’est tellement mignon et attentionné !
    J’aime beaucoup ton récit 🙂

    • J’ai failli l’appeler « Mon mariage civil à la bonne franquette » ! Donc oui, c’était exactement ça. Merci pour le récit. J’essaye de m’appliquer. 😀

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