Mon mariage classique revisité : le retour à Lyon et l’arrivée à la mairie

Après ces premières émotions, il est plus que temps de se mettre en route vers la mairie de Lyon. Ce passage dans le froid matinal m’a également marquée, et je suis littéralement frigorifiée. Ce n’est pas forcément l’idéal pour être confortablement installée dans la voiture, mais ma team décide de me faire mettre mon manteau et mes mitaines (et Dieu sait qu’elles ont eu raison d’insister).

Arrivée à la mairie pour mon mariage // Photo : Vincent Besson

Crédits photo : Vincent Besson photographie

Nous avions convenu d’une organisation particulière pour l’arrivée à la mairie. M. Patate à Raclette devait partir avant moi pour m’ouvrir la route et être le premier à saluer nos invités à la mairie, ce qui me permettrait de passer chez la fleuriste pour déposer la composition florale sur le capot de la voiture des mariés. Seulement, on a tellement pris du retard sur le planning que nous sommes tous partis en même temps, mais dans des voitures différentes.

Je vais t’avouer un secret : si je voulais être en voiture avec Mme India et non avec M. Patate à Raclette, c’est aussi parce que j’avais peur d’être invivable pour lui sur ce court trajet, et je savais que pour ce moment, j’avais surtout besoin de ma meilleure amie.

Je monte donc dans la voiture des mariés avec Mme India et Aurélia, conduites par M. SNCF, et M. Patate à Raclette monte avec M. Stan et Vincent, conduits par M. Japan. Au final, nous partons à quatre voitures : la voiture du marié, la voiture de la mariée, la voiture des demoiselles et enfants d’honneur, et la voiture des autres témoins.

Arrivée à la mairie pour mon mariage

Crédits photo : Photo personnelle

Arrivée à la mairie pour mon mariage // Photo : Vincent Besson

Crédits photo : Vincent Besson photographie

En route vers le premier “Oui !”

Plus on se rapproche de Lyon, plus on avance vers le beau temps. On est partis pour une heure de route, pendant laquelle une fois de plus, je suis rattrapée par le stress. Je commence à réaliser que je vais revoir mon père, avec qui je ne suis pas vraiment en bons termes. Je n’ai su que deux jours auparavant qu’il serait bien là, et j’appréhende beaucoup.

Tout le monde dans la voiture essaie de me détendre en me disant que c’est ma journée, et que ça ne peut que bien se passer. On en profite pour faire une toute petite retouche make up rapide car avec les larmes versées lors de la découverte, j’en ai un peu partout.

De notre côté, ça roule très bien, on ne rencontre pas de bouchons, même au niveau du redoutable tunnel de Fourvière. Je sens les regards des autres conducteurs et des passants posés sur nous, et ça me gêne un peu, même si finalement, on ne reste jamais longtemps à un feu. Avant d’aller à la mairie, nous passons comme convenu chez la fleuriste. Ça ne prend que quelques minutes, et nous reprenons la route de la mairie, qui se trouve à moins de cinq minutes.

Plus on approche de cette mairie, plus le stress monte, jusqu’à atteindre son maximum lorsque j’aperçois les invités tous regroupés dehors, nous attendant. J’inspire un bon coup et je sens un sourire me monter aux lèvres. Tous ces gens sont là pour nous.

M. SNCF klaxonne pour marquer encore plus mon arrivée, ce qui accroît mon stress. J’ai peur de sortir. Comment dois-je me comporter ? Vers qui dois-je aller en premier ? Qu’est-ce que je dois dire ? Mme India sort en premier, suivie d’Aurélia qui me dit d’attendre son feu vert avant de sortir de la voiture. Je me retrouve seule en mode panique totale dans cette voiture, à guetter un signe de ma vidéaste. Il arrivera quand Mme India viendra ouvrir la porte de la voiture accompagnée de M. SNCF pour m’aider à sortir sans tomber.

Arrivée à la mairie pour mon mariage

Crédits photo : Photo personnelle

La rencontre avec les invités

Quand je descends de la voiture (avec la grâce d’un éléphant, entre ma traîne, mon manteau et le fait que la voiture soit haute, ha ha !), j’entends des exclamations et des murmures.

Même si je sors avec un grand sourire, je n’ose pas trop m’avancer vers tout le monde, trop tétanisée par l’enjeu. Mon homme me manque cruellement à ce moment ! J’aimerais qu’il vienne me prendre la main et m’aider à dépasser mon angoisse. C’est exactement ce que je voulais éviter à la base, en le laissant arriver en premier.

Finalement, c’est ma future belle-mère qui arrivera à me détendre, en me posant une question à laquelle je réponds en rigolant. Tout le monde éclate de rire, et ça a pour effet de me décoincer. J’arrive enfin à aller vers des amis, avec qui je parle chaleureusement.

Arrivée à la mairie pour mon mariage // Photo : Vincent Besson

Crédits photo : Vincent Besson photographie

J’entends plein de compliments sur ma cape et mon bouquet de fleurs, même si je suis distraite car je n’ai pas encore vu ma famille. Normal, elle n’est pas là et arrivera peu après moi, attirant toute l’attention sur elle (ou comment voler sans le vouloir la vedette à la mariée). Je suis contente de les voir, j’oublie toutes mes angoisses et ça m’accapare tellement que je ne remarque même pas que M. Patate à Raclette est arrivé entre-temps.

On me rappelle qu’on n’est pas en avance et qu’il est temps d’y aller. Je réplique que je ne peux pas me marier sans mon fiancé et là, éclat de rire général quand on me fait remarquer qu’il est juste derrière moi, avec ses parents. En fait, tout le monde attend que nous ouvrions la marche pour rentrer dans la mairie, ce que nous faisons sans nous faire prier.

Arrivée à la mairie pour mon mariage // Photo : Vincent Besson

Crédits photo : Vincent Besson photographie

Arrivée à la mairie pour mon mariage // Photo : Vincent Besson

Crédits photo : Vincent Besson photographie

Nous entrons dans le hall de la mairie, où il fait bien meilleur. J’enlève ma cape, ce qui me permet de dévoiler ma robe à tout le monde, et de recueillir encore des compliments.

Alors que nous attendons que tout le monde monte s’installer pour pouvoir faire notre entrée, certains souhaitent nous saluer et parler avec nous, ce qui cause un mini flottement, parce qu’ils ne comprennent pas qu’il faut monter dans la salle avant nous. Nos témoins s’activent pour leur faire comprendre qu’il faut monter, pendant que moi, j’attends patiemment, sereine.

Arrivée à la mairie pour mon mariage // Photo : Vincent Besson

Crédits photo : Vincent Besson photographie

Quand tout le monde monte enfin, nous restons seuls M. Patate à Raclette, sa mère, mon père, et nos filles d’honneur. Je ne me suis pas retrouvée seule avec mon père depuis une éternité, et ça me fait bizarre. Je suis dans un état étrange, stressée mais relax en même temps.

Et là, ce moment dont j’ai rêvé depuis plusieurs mois arrive. J’entends les premières notes de « Can’t help falling in love ». Ça y est, c’est le grand moment !

Arrivée à la mairie pour mon mariage // Photo : Vincent Besson

Crédits photo : Vincent Besson photographie

Et toi ? Ton arrivée à la mairie a-t-elle aussi été un grand moment de stress ? As-tu réussi à te détendre ? Comment ? Viens nous raconter !



7 commentaires sur “Mon mariage classique revisité : le retour à Lyon et l’arrivée à la mairie”

  • Quelles jolies photos, et quel joli moment !! Le stress avait l’air de s’être invité lui aussi… Mais ce qui compte, c’est que ça se soit bien passé !! 🙂 Tu as vraiment une super tenue : la cape rehausse bien l’ensemble !!

  • la cape de fou j’adore! olala j’imagine bien ce moment pour sortir de la voiture et où tu ne sais pas quoi faire… Tes photos sont très sympas

    • ahahah, les moments de sollitudes sont quand même pas mal présents pendant la journée. Mais c’est vrai que resté seule dans la voiture, comment dire, ça m’a paru etre une éternité là.

      Merci pour les photos <3

  • Tes photos sont très jolies, j’adore celle avec tes petites filles d’honneur. Ton article me parle beaucoup, pour ma part le civil c’est samedi!

    • Je suis une méga fan de mes filles d’honneur! elles étaient trop belles dans leurs robes <3!

      Aaaaahhh, le début des paillettes pour toi Mlle Piglou! tu dois avoir tellement hate! j'ai hate que tu nous racontes ça.

  • J’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage de la dernière photo : on sent l’impatience, l’interrogation et le “stress” de chacun 😉

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