Mon mariage romantique franco-irlandais : J-1 et notre « oui » à la mairie

Le réveil sonne à 8h30. C’est aujourd’hui ! Aujourd’hui que nous allons nous dire « oui » à la mairie. Aujourd’hui que nous allons être officiellement mariés. Pour tout te dire, ça ne me fait pas grand chose… pour moi, notre mariage a lieu le samedi 11 août : c’est notre mariage religieux et la grande fête avec tous les gens que nous aimons qui sera « notre mariage ».

Mais hop hop hop, on se lève, et j’envoie un message à notre hôte Airbnb pour savoir si, malgré l’heure de départ prévue pour 11 heures, nous pourrions laisser nos affaires et repasser les chercher après notre mariage, donc à midi au plus tard. Celui-ci me répond à 9h30 que ce n’est pas possible, que l’heure, c’est l’heure (et qu’après l’heure c’est plus l’heure), l’appart doit être propre et vide pour 11 heures, point final.

Je râle un peu beaucoup. Certes, j’ai demandé un peu à la dernière minute (j’avais bien d’autres choses à penser la veille au soir), mais l’hôte sait que nous nous marions aujourd’hui, et demander à récupérer nos valises (l’appartement rangé) une heure plus tard ne me semble pas être la fin du monde…

C’est donc en petite robe, maquillée et sur mes talons que je finis en vitesse de ranger l’appart, et de faire nos valises, le tout sous une chaleur de plomb.*

*J’ouvre ici une parenthèse : le weekend précédant notre mariage (et les semaines d’avant, d’ailleurs), c’est la canicule ! 36 degrés une semaine plus tôt ! Je me dis déjà que je vais mourir avec ma robe… mais je n’aurais jamais autant regardé les sites de météo (TOUS les sites hein, jusqu’à trouver celui qui m’annonçait la météo que je souhaitais ahah! Dis-moi que je ne suis pas seule…). Les prévisions annoncent une baisse des températures, et peut-être même quelques averses… ou des nuages… Bon, et bien ce vendredi matin, il fait chaud, mais pas trop (sauf lorsque l’on range un appart à toute vitesse), et nuageux.

Ma seule pensée à ce moment-là c’est « Je vais arriver à la mairie toute transpirante, pourvu que mes cheveux ne frisottent pas ». Oui, il y a des gens qui stressent à l’idée de se marier pour la vie, d’autres qui stressent à l’idée que leurs cheveux ne fassent des siennes. Chacune ses préoccupations, tu en conviendras.

À 10h50, nous montons en voiture, et bien sûr… nous avons bien du mal à trouver une place pour nous garer (et oui, plein mois d’août dans une petite ville balnéaire… bien joué Mademoiselle Claddagh). Je reçois un message de ma sœur-témoin et j’y réponds tout en slalomant entre les enfants, les bouées, et les seaux de plage sur la rue de la halle : « oui oui, j’arrive, on passe devant le fromager là, on est là dans 1 minute 30 ! ».

Mais, pourquoi si peu de stress ?

Parenthèse utile : ce vendredi 10 août, c’est donc notre mariage civil. En Irlande, le mariage religieux est reconnu par l’État, et il n’y a donc pas besoin d’un mariage civil. Lorsque j’ai expliqué à Monsieur Claddagh qu’en France, il fallait passer par la mairie avant d’aller à l’église, il a trouvé ça très étrange ! Et lorsqu’il a assisté à un mariage civil en France quelques mois plus tard, il a trouvé ça pour le moins… expédié et administratif. Pour nous deux, le mariage civil n’avait que « peu » d’importance : j’utilise ici des guillemets puisqu’évidemment, c’est LA cérémonie de laquelle nous ressortirons mariés officiellement, mais je veux dire par là que nous considérions tous les deux notre mariage religieux comme étant LA cérémonie de notre mariage. Nous n’avions donc rien préparé de spécial pour le vendredi.

En plus de ça, Mademoiselle Claddagh étant un chouia romantique fleur bleue, je m’imaginais Monsieur Claddagh me découvrant à l’autel alors que je m’avançais au bras de mon papa, et certainement pas devant une mairie sans aucun charme ! (En vrai, notre mairie est très jolie, mais tu m’as comprise : ce n’était pas la comédie romantique que je m’imaginais depuis toute petite !). C’est ainsi que nous avons décidé de nous marier civilement la veille, en petit comité. Monsieur Claddagh, pour qui le mariage civil ne signifiait pas grand chose, ne souhaitait pas particulièrement que ses parents soient présents (il voulait que notre mariage soit pour eux notre cérémonie religieuse et non pas une lecture de texte de 15 minutes qu’ils ne comprendraient pas). Nous avons donc conviés mes parents, et nos quatre témoins.

Parenthèse refermée.

En route pour notre premier « oui »

Ce sont donc mes parents et nos témoins que nous retrouvons sur le parvis de la mairie, et je commence à réaliser que ça y est : nous allons nous marier !

Nous entrons dans la salle des mariages : la maire est très sympathique, un peu surprise, je crois, de voir une salle si peu remplie ! Elle demande à Monsieur Claddagh s’il parle français, il répond « un petit peu », et elle commence la cérémonie. Elle parle anglais, et traduit donc certaines parties, mais la mairie a eu la gentillesse de nous envoyer les textes et leur traduction en anglais par email, et Monsieur Claddagh a donc déjà lu tout ce qui serait dit pendant le mariage.

Pour être honnête avec toi, je suis sur mon petit nuage, et je ne me souviens pas du tout des textes lus… Je me souviens du « non » (« Avez-vous un contrat de mariage ? » Monsieur Claddagh avait peur de se tromper sur quelle question il fallait dire oui, et laquelle non ahah !), et du « oui », de celui de Monsieur Claddagh, et ça y est : nous sommes mari et femme ! Nous nous embrassons, nous signons, nous récupérons notre livret de famille, et un joli livre-album de mariage offert par la ville, et je discute quelques minutes avec la maire. Je lui explique que nous nous marions religieusement le lendemain, et que c’est pour cela que nous sommes en petit comité, et habillés si simplement !

Et oui, je te ne l’ai pas dit, mais depuis le début de l’organisation de notre mariage, nous avons décidé de porter pour notre mariage civil les tenues que nous portions lors de la demande en mariage de Monsieur Claddagh : une robe d’été bleue marine pour moi, une chemise blanche et un short pour Monsieur Claddagh. La maire trouve ça adorable, elle nous félicite chaudement, et nous promet qu’elle passera à l’église le lendemain pour voir nos « habits de lumière » !

Mon mariage civil en petit comité et simplicité

Crédits photo : Photo personnelle

Mon mariage civil en petit comité et simplicité

Crédits photo : Photo personnelle

Mon mariage civil en petit comité et simplicité

Crédits photo : Photo personnelle

Mon mariage civil en petit comité et simplicité

Crédits photo : Photo personnelle

Une fois sortis, en route pour la maison de mes parents pour un apéro / barbecue. Monsieur Claddagh ne souhaitait spécialement pas que ses frères restent pour le déjeuner (toujours dans l’idée que « c’est demain notre mariage ! ») mais nous trinquons tout de même joyeusement !

Mon mariage civil en petit comité et simplicité

Crédits photo : Photo personnelle

Pas de repos pour les braves : après le déjeuner, nous devons filer à la salle pour les derniers préparatifs.

Quand y en a plus, y en a encore

La suite de la journée est passée à une vitesse folle, et je serais bien incapable de te la raconter en détail. Il y a eu des histoires de machine à glaçons à aller louer à la dernière minute, un plan de table à réviser, des « Mademoiselle Claddagh » par ci, « Mademoiselle Claddagh » par là, « et les lumières, tu veux plus orangées ou plus rosées ? », « Et le centre de table, ça va comme ça ? », et « Saluuuuuuut !!!! » (passage de ma demoiselle d’honneur qui vient d’arriver à son gîte et passe nous faire coucou), et « Coucouuuuuuuuu! » (arrivée de ma meilleure amie) et « Tu viens goûter le cocktail que j’ai fait pour me dire si ça te va pour demain ? », et « Purée faut vraiment qu’on trouve deux minutes pour réviser notre première danse », et « Alors, oranges ou rosées les lumières ? » et j’en passe et des meilleures… Rien que de l’écrire, ça me fatigue. De nouveau.

Tout ce que je peux dire, chère bride-to-be, c’est ceci :

Nous avions une wedding*planner qui s’occupait de la décoration. Nous pensions donc naïvement ne « pas avoir grand chose à faire ». Sache, chère bride-to-be, qu’il y a TOUJOURS quelque chose à faire, et que quand il n’y en a plus, il y en a encore.

Je serais bien incapable de me souvenir pourquoi nous étions toujours à la salle à 21 heures, alors que nous pensions en partir au plus tard à 18 heures. Je sais seulement que nous n’avons pas chômé, que nous ne nous sommes pas posés 1 minute, et que nous avons révisé notre première danse sur la terrasse de l’abbaye, à l’abri des regards, entre le problème de machine à glaçons qui ne marchait pas, et les spots de la salle à régler.

Très honnêtement, j’ai été un peu déçue de cette veille de mariage, trop bousculée, qui ne s’est pas déroulée comme je l’avais prévue, malgré toute notre organisation. Nous avons même raté la « répétition » à l’église avec le prêtre, qui souhaitait nous voir le vendredi soir (il avait atterri de Dublin le jeudi pour notre mariage), et nous l’avons eu au téléphone sur la route du retour pour régler les derniers détails.

Je me suis félicitée mille fois d’avoir choisi une wedding-planner (et notre ami Pipeau comme DJ, animateur, « problem solver » en tout genre !), et à 21 heures, elle nous a gentiment chassés, et nous sommes rentrés. J’avais prévu une courte soirée dans un pub irlandais de La Rochelle, pour ma dernière soirée de célibataire, avec mes amies qui venaient d’arriver pour l’occasion. Monsieur Claddagh devait passer la soirée avec ses frères, puis retrouver l’hôtel où il passerait la nuit… Finalement, nous sommes tous deux rentrés chez mes parents, mes amies étaient là, nous avons commandé des pizzas, j’ai mis un masque au miel sur mon visage le temps qu’elles soient livrées (il y a des priorités dans la vie !), et mon père a déposé Monsieur Claddagh à son hôtel peu avant minuit…

Finalement, bien que ce n’ait pas été pas la soirée prévue et que la journée ait été un peu mouvementée, je garde un bon souvenir de ce repas, de ces retrouvailles avec mes amies autour de pizzas, un peu comme une pyjama party, heureuse d’avoir mes proches autour de moi pour ces dernières heures avant le jour J… Et finalement, c’est bien tout ce qui compte, n’est-ce pas ?

Et toi ? Comment s’est passé la veille du jour J ? As-tu organisé ton mariage sur plusieurs jours ? La veille s’est-elle passée comme prévue ? Raconte !



7 commentaires sur “Mon mariage romantique franco-irlandais : J-1 et notre « oui » à la mairie”

    • Ouii ca nous faisait plaisir (même si je n’aurais pas été contre acheter une autre robe ahah!). Heureusement qu’on était pas en maillot de bain pour la demande en mariage cela dit XD

  • Pas cool le proprio du airbnb ! La pourquoi du comment de vos tenues est très chouette ! Et du coup la maire est passé vous voir à l’église ?

    • Ahh le proprio du Airbnb… j’en reparlerai dans une autre chronique, mais pas cool DU TOUT ! Nooon elle n’est pas venue… elle était sûrement occupéé ! Mais je lui ai envoyé une photo par email plus tard, et elle m’a répondu avec toutes ses félicitations 🙂

  • Tu m’as fais rire, j’imagine en effet l’horreur qu’il se trompe en disant non au mauvais endroit !! Dans les prépa on nous a bien précisé qu’il ne fallait surtout pas blaguer la dessus, ça peut entraîner l’annulation du mariage ! Petite journée speed mais qui avait l’air somme toute sympa ! C’est vrai que ça a du lui faire bizarre à la maire de ne voir presque personne ! 🙂 Mais vous etiez trop mignons dans vos tenues de demande en mariage 🙂

    • Ouii carrément, c’est pour ca qu’il ne voulait pas se planter (surtout que si l’un des deux époux ne parle pas la langue, il faut normalement un interprète présent !). Merci Mme Chaton 🙂

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