Mon mariage hivernal : les préparatifs du vendredi

Nous voilà arrivés au bout du bout. Après t’avoir raconté mon début de semaine chaotique, mon mardi bien occupé mais euphorique, le mercredi relax, le jeudi plein d’émotions, nous voilà arrivés au dernier jour avant le mariage. Ce jour si chargé pour la plupart des futures mariées, j’ai nommé le vendredi avant le mariage !

Vendredi 21 décembre

8h30. Comme je suis contente de ne pas travailler ce matin ! Les parents de Sir Givré sont allés chercher du pain et des croissants pour le petit déjeuner. Je suis déjà pleine d’énergie : listes en tête et peur de ne pas être à l’heure à mon rendez-vous chez l’esthéticienne à 10h. Je dois aussi aller acheter des nappes, quelques gobelets et des assiettes en plastique.

10h. Demi-heure détente et soins du visage. J’ignore encore à quel point je serai contente, a postériori, d’avoir pris cette demi-heure de pause.

11h35. De retour à la maison, ma peau est nettement plus jolie, hydratée et je suis de bonne humeur.

Les hommes sont partis acheter le reste de boissons, et la maman de Sir Givré s’affaire en cuisine pour préparer les quiches et pizzas pour le lendemain. Nous avons donné rendez-vous à nos invités à la maison. Ils ont tous plusieurs heures de route à faire et nous avons dit que nous nous chargeons du repas.

Quant à moi, il me faut déjà repartir. Il y a bien sûr beaucoup de monde dans les magasins à cinq jours de Noël. Je patiente tant bien que mal dans les embouteillages. Puis à la caisse avec mes 4 rouleaux de nappes blanches, mon miroir sur pied (“mais Chéri, tu te rends compte ! C’est le seul mariage que j’aurai de ma vie, et je n’ai même pas un miroir pour me voir en entier ! Je suis obligée d’en acheter un !”) et mes babioles dans la main.

De retour à la maison, Maman et Sœurette sont arrivées. Elles sont debout dans le salon et portent encore leurs manteaux. Je pense qu’elles viennent d’arriver et je suis contente qu’elles soient déjà là.

11h30. La maman de Sir Givré est toujours à son poste dans la cuisine, mais sa bonne humeur ne semble pas entamée.

J’entreprends de sortir les boîtes de décorations que j’avais rangées dans le placard : il y a tant de choses à mettre dans les voitures, tant de choses à faire… Le salon devient un joyeux désordre. Au milieu des cartons, je me souviens tout à coup que nous avons oublié de finir les boîtes à dragées !

boîtes à dragées

Nous nous y mettons avec Maman et Sœurette. Maman et moi faisons les nœuds, je m’énerve sur les nœuds noirs que je trouve horriblement difficiles à nouer, et Sœurette remplit les boîtes. En 20 minutes, nous avons terminé, alléluia !

12h15. Le repas n’est pas prêt et Sir Givré a rendez-vous chez le coiffeur à 13h. A cette heure-là, je dois être en route pour Rouen, pour aller chercher ma copine d’enfance. Son train arrive à 13h42. Un coup d’oeil à mon portable me donne une décharge d’adrénaline : la SNCF est en grève et mon amie me dit qu’elle va arriver en retard. 13h49 au lieu de 13h42. Ouf, j’ai eu peur !

A l’étage, les hommes s’affairent : ils montent des “cabines de change” dans la chambre : la plupart de nos invités ont plusieurs heures de route avant d’arriver chez nous et nous ont demandé s’ils pourraient s’habiller et se maquiller chez nous.

Problème : nous n’avons qu’une seule pièce pour ça, puisque j’ai réquisitionné le bureau pour ma robe !

Solution : mon futur beau-père a eu l’idée de séparer la pièce en deux en montant des “cabines”, comme dans les magasins.

Je ris de l’ingéniosité de mon futur beau-père : il a construit la structure des cabines à partir de tubes métalliques, puis il a tendu de la nappe blanche d’un bord à l’autre de la structure tubulaire. Et voilà ma chambre transformée en véritable salon d’essayage ! Demain matin, il ne restera, qu’à plaquer le lit contre le mur, et nos invités auront un véritable espace pour se changer.

Je m’étonne de le voir trouver une solution à chaque problème, et lui fais part de mon admiration : heureusement qu’il est là pour trouver des solutions aux problèmes auxquels je n’avais même pas pensé !

Un seul regret à ce jour : je n’ai pas pensé à prendre des photos de ces cabines d’essayage. Je n’en ai donc pas de souvenir visuel.

La maison ressemble petit à petit à un joyeux désordre, il y a des sacs en plastique, des valises, des chaussures, des matelas pneumatiques partout. Je dis qu’il faudrait prendre une photo mais, hélas, dans le tumulte de préparatifs personne n’y repensera. En bas, les choses s’organisent.

12h45. Dans le couloir, entre cinq choses à faire, je vole quelques minutes à cette journée chargée pour un tête à tête avec mon fiancé. J’ai à peine le temps de recevoir un câlin et un bisou qu’il faut descendre manger. Dans 15 minutes, Sir Givré et moi serons partis.

Le repas vite avalé, l’homme part pour le coiffeur. De la porte, il dit au revoir à la ronde et je demande à grands cris mon bisou. J’entends quelqu’un s’esclaffer, je soupçonne Sœurette. L’ambiance est détendue, j’entends Maman et les parents de Sir Givré s’appeler par leurs prénoms. Ils ont l’air de s’entendre, je suis contente.

13h. Sir Givré à peine parti, je dois y aller aussi. Comme je suis soulagée de savoir que la famille se charge de la logistique à la maison ! Je n’aurais jamais pu tout gérer toute seule. C’est un vrai bonheur d’avoir la famille tout près de nous en cette veille de grand jour, pour nous soulager de toutes ces choses auxquelles nous devons penser.

Le trajet pour aller chercher A. se fait dans la légèreté et la bonne humeur, accompagnée de ma maman. Le peu de circulation sur la route nous permet d’être à l’heure. Spécificité Givrée, nous sommes PILE à l’heure : à 13h49, Amied’Enfance m’appelle pour me dire qu’elle vient d’arriver. Je suis en train de finir mon créneau sur le parking de la gare.

13h51 environ. Je suis dans le hall de la gare, à la recherche de l’amie d’enfance que je n’ai pas revue depuis cinq ans. Elle est là, de dos, à me chercher elle aussi. Quand elle se retourne, j’ai une boule dans la gorge. Rien n’a changé, sa façon de me dire bonjour me rappelle que je connais cette jeune femme depuis plus de vingt-quatre ans, que nous avons grandi ensemble, et que cinq ans sans se voir ne changeront rien à notre lien.

14h40. Nous sommes à la maison ! Avec 10 minutes de retard sur le planning. Il vaut mieux que j’appelle la personne qui nous loue la vaisselle pour lui dire que nous ne serons pas chez elle à 15h15. Heureusement, cette dame ne travaille pas cet après-midi, et elle m’assure que je n’ai pas besoin de stresser, je viendrai quand j’aurai le temps.

14h55. Le temps de déposer les affaires d’A. à la maison, de charger la voiture, de récupérer mon fiancé aux cheveux raccourcis, et nous voilà à nouveau repartis. Les parents de Sir Givré doivent aller chercher la clé de leur hôtel, à 20 minutes de chez nous, puis nous rejoindre au château. Ma mère nous suit avec Sœurette pour nous aider à récupérer les couverts et commencer à tout installer au château.

C’est vraiment la course aujourd’hui. Je demande à Sir Givré de mettre son GPS en route pour aller chercher les couverts, mais bien sûr le GPS ne fonctionne pas.

15h45 – 16h30. Après quelques détours, un demi-tour, un “tourne à gauche” au lieu de tourner à droite, et deux appels à la dame qui nous loue la vaisselle, nous arrivons chez elle. Je fais le chèque, on charge tout dans la voiture (non sans peine, chère Bride, sache-le : la vaisselle prend de la place!), et on repart.

17h. Arrivée au château ! On fait l’état des lieux et le chèque de caution (1500€, gloups, le premier qui casse un truc je l’étrangle). La dame nous montre où trouver des tables et des chaises supplémentaires en cas de besoin, nous explique comme éteindre et allumer les lumières intérieures et extérieures, puis s’en va. On peut se mettre au boulot.

17h25. Je prends les choses en main ! Il faut sortir les cartons de la voiture, ainsi que les couverts et assiettes, et tout poser dans la première salle. Tant pis si on salit, je sais, dehors tout est boueux, on re-nettoiera plus tard. Oui, je sais, c’est lourd et il faut traverser le pont, mais on va porter à plusieurs.

pont vers la salle

De mon poste de contrôle, je fais une liste de ce qu’on doit faire : trouver des chaises et aller les mettre dans la salle de la cérémonie. Trouver des tables rectangulaires à installer dans la salle du vin d’honneur. Trouver des tables rondes qui ne sont pas cassées et les installer à l’étage, dans la salle du repas.

18h. La salle de la cérémonie religieuse commence à ressembler à quelque chose. Les chaises sont installées. Nous avons déplacé les deux plantes qui trônaient dans l’autre salle pour donner une jolie ambiance. Une table est posée en cas de besoin.

Dans la salle du vin d’honneur, les choses sont sous contrôle.

Je monte donc dans la salle du repas et les choses se corsent : les tables traînaient dans un abri à l’extérieur, elles sont poussiéreuses et tachées, il faut tout relaver ! La vaisselle louée par la dame est elle aussi très sale, il faut faire la vaisselle. Maman et Sœurette s’attellent à la vaisselle pendant qu’A. aide Sir Givré à nettoyer et déplacer tables et chaises et que je commence à organiser la déco de la salle.

19h. Les parents de Sir Givré nous appellent, ils sont perdus ! Coup de stress supplémentaire : je ne sais pas comment leur expliquer comment venir jusqu’ici. Je crois que Sir Givré est stressé aussi parce qu’au lieu de me donner le téléphone (j’ai dit que c’est MOI qui suis en charge aujourd’hui), il garde le téléphone en main et répète mes instructions.

Ma sœur, quant à elle, m’aide à installer la décoration. Cependant, je manque de patience et la vexe en lui disant que si elle ne veut pas m’aider correctement, je préfère me débrouiller toute seule. Oups !

19h30. Les parents de Sir Givré arrivent ! La maman de Sir Givré prend la relève d’A. à la vaisselle, et le père de Sir Givré rejoint son fils pour commencer à installer la sono et le matériel qu’il avait dans la voiture. Ouf, les choses se précisent de plus en plus.

salle de mariage en cours d'aménagement

(Tu noteras la sono posée, les boîtes à organiser, et derrière, nos mamans qui s’affairent à la cuisine. Et tout devant, le cageot “mon chéri” récupéré au travail… C’est vraiment de circonstances !)

21h 30. Il nous reste encore plusieurs heures de travail. La vaisselle est loin d’être finie, les tables ne sont pas encore toutes propres, et aucune déco n’est montée. Maman et moi décidons d’aller acheter des pizzas pour tout le monde.

22h15. Pause repas! Les tables sont propres et la vaisselle bientôt finie, on tient le bon bout.

23h. La salle du repas ressemble à ça :

salle du repas

  • Chaises : check.
  • Nappes : check.
  • Guirlandes flocons de chez Ikéa aux poutres : check.
  •  Déco de table (haha ! Tu ne l’avais pas encore vue celle-là !) : check.
  • Chemins de table bien posés : check. (Ça m’a valu un accrochage avec Sir Givré qui n’allait pas assez vite à mon goût. Mais il paraît que les futurs mariés se disputent toujours avant le mariage de toute façon…)
  • Petite sœur auprès de laquelle je me suis excusée en train de finir les détails : check.

Et la salle du vin d’honneur ressemble à ça :

salle du vin d'honneur en cour d'aménagement

Un peu de rangement s’impose, mais on a dépassé le pire.

00h00. La salle du vin d’honneur est fin prête. Et il ne reste plus qu’à donner une touche finale à la salle de notre cérémonie religieuse : un noeud à tirer sur le pupitre du pasteur, et on déplace les plantes pour ne pas gâcher la vue de la magnifique porte :

Traveler Digital Camera

Des noeuds à tirer dans l’allée :

déco salle cérémonie

Et, dernier caprice de la future mariée : des nœuds à tirer de couleurs différentes pour les chaises des mariés.

1h. Tout est propre, prêt pour demain, rangé. Tout est verrouillé. Nous pouvons repartir à la maison (qui est, accessoirement, à 45 minutes du château). Les parents de Sir Givré partent vers leur hôtel, et j’emmène le reste de la troupe chez nous.

2h. Le matelas pour A. est gonflé, le lit pour Maman et Sœurette est fait, les cabines d’essayages dans notre chambre sont décalées, nous pouvons dormir. Demain (aujourd’hui !) est un grand jour, il faut se reposer. Tout est sous contrôle.

Sir Givré et moi n’ayant pas sacrifié à la tradition de la séparation la veille du mariage, nous nous endormons, fourbus de fatigue, dans les bras l’un de l’autre, à moitié dans une cabine d’essayage.

Et toi ? Tu as prévu beaucoup de marge pour éviter de finir l’installation trop tard ? Tu loges des proches chez toi ? Qui viendra t’aider pour l’installation ? Dis-moi ! 



14 commentaires sur “Mon mariage hivernal : les préparatifs du vendredi”

  • Et bien, quelle journée ! Tu de vais être lessivée ! 😀
    J’ai eu la chance de pouvoir confier l’installation du vin d’honneur et de la salle à la commerciale du traiteur. Du coup en 2h le vendredi après midi pour nous c’était fini !
    Petit resto tranquille le soir et dodo ensemble bien sur !
    Alors maintenant moi j’ai hâte de lire le récit du jour J !

    • Waouh, la classe Madame Croco! Oui, j’étais lessivée mais j’étais aussi contente de pouvoir tout gérer. C’est un super souvenir, les deux familles + mon amie d’enfance à pied d’oeuvre pour tout préparer.

  • Quel timing !!
    Ce sera pareil pour nous dans 10 jours, même si j’ai bon espoir que nous serons plus nombreux pour installer les tables et le couvert.
    Et nous avons loué la vaisselle à une entreprise pro donc pas de plonge à refaire … là je compatis avec toi, dure découverte en dernière ligne droite !!
    Quant au sang froid à garder pour ne pas froisser les proches qui nous aideront, je vais y veiller car je serai bien du genre à gaffer comme tu l’a fait avec ta soeur…
    Et les disputes avec chéri la veille, là j’en suis sure car cela fait partie de notre quotidien de relâcher la pression et de râler l’un sur l’autre, ou l’un avec l’autre contre les autres (l’enfer c’est les autres, on connait bien !), mais le soir on dort ensemble donc on pourra se rabibocher 😉

    • Oui, attention à ne pas froisser les sensibilités. Ca serait dommage.
      Ici on avait prévu de louer la vaisselle du château mais on n’a pas pu à la dernière minute.
      Vivement ton récit!!

      • Aïeuh, attention, ma sensibilité !
        Excuse-moi, j’t’avais pas vu.

        *parenthèse Naheulbeuk sans intérêt, mais j’ai pas pu m’empêcher. Je retrourne me cacher.*

  • Quel marathon !!!
    En tout cas le résultat est très joli .
    Vite ! on veut la suite !!!
    De notre côté ,le lieu de réception est dans notre commune, un gros stress en moins pour moi et nous serons assez nombreux pour l’installation ;

  • j’ai hate de voir la suite et aussi d’avoir un zoom sur la déco de table qui ont l’air magnifiques avec ses petits sapins argentés. :p

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