Mon mariage mélodieux et convivial : quand le ras-le-bol pointa son nez

Après une petite pause pour déménager, me voici enfin prête à te parler de mon mariage et à commencer par ce sprint final que je redoutais tant.

Allez, suis-moi dans le tourbillon de mes derniers jours de « célibataire »…

Derniers jours avant le jour J entre couacs et ras-le-bol !

Crédits photo (creative commons) : Pixabay

Youpi c’est les vacances !

Enfin jeudi ! Mon dernier jour de travail avant deux semaines de congés dédiées à notre mariage. À J-9 ma perception du temps devenait vraiment étrange, il défilait tantôt tellement rapidement que j’avais l’impression de perdre pied, tantôt tellement lentement que j’avais le sentiment qu’on n’y arriverait jamais. Autant dire que ma productivité au travail était réduite à néant : impossible de me concentrer sur quoi que ce soit, mon cerveau se remettant automatiquement en mode «mariage » toutes les 90 secondes et, évidemment, je termine ma journée avec du retard, néanmoins soulagée d’être enfin en vacances.

Arrivée à la maison, je commence par faire les comptes (stressé(e)s du compte en banque bonjour !), finis quelques bricoles de dernière minute et une fois mon Grognon de retour, nous regroupons nos affaires pour notre grand voyage. Ça nous fait tout bizarre car c’est (enfin) notre dernier voyage de célibataires, et on trépigne d’impatience au contraire de notre toutou qui regarde d’un très mauvais œil tous ces cartons qui s’entassent devant la porte d’entrée.

Derniers jours avant le jour J entre couacs et ras-le-bol !

Crédits photo : Photo personnelle

Eh les gars, vous ne m’oubliez pas, hein ?

Le lendemain, nous nous mettons au travail après avoir profité d’une petite grasse mat’ bien méritée. Activité tetris pour le Grognon qui remplit notre voiture (loué soit le jour où nous avons décidé d’acheter un break !) pendant que je nettoie notre appartement laissé à l’abandon plusieurs semaines durant. Le Grognon, sensé m’aider au ménage ensuite, ne trouve plus son portefeuille et n’est du coup pas très collaboratif, bien au contraire il râle (le pseudo du Grognon n’a pas été choisi au hasard), retourne l’appart fraîchement rangé et se résout finalement à vider la voiture pour le retrouver sous son siège… Bref. Nous nous mettons en route énervés et avec un peu de retard. Cerise sur le gâteau : nous filons droit dans les bouchons du vendredi après-midi et il nous fallut 7 heures au lieu de quatre et demi pour rejoindre notre chère Alsace. Nous avons mis à profit ce temps pour travailler sur notre playlist de bal qui était encore en chantier, mais arrivons toutefois épuisés chez Papy et Mamie Grognon (qui nous hébergent lors de nos retours).

À ce moment-là, je pensais réellement que plus rien ne pouvait arriver. Et à quasiment J-7, en vacances, arrivée entière sur le lieu des festivités je n’aspire plus qu’à une seule chose : me relaxer et profiter…

Le destin en ayant décidé autrement, nous apprenons la présence de l’échafaudage (les détails de cette mésaventure se trouvent ici). Il est plus de 22 heures, nous sommes alors dans la cour où est sensé se dérouler notre fête, face à cette monstruosité et avec la gérance de la salle au bout du fil pour nous dire que celui-ci doit rester en place plus d’un mois et là, s’en est trop pour moi, je craque et m’effondre en sanglot.

Un weekend pour se concentrer sur l’essentiel

Mais que va-t-il encore nous arriver ?

Après une séance de cinéma pour tenter de nous changer les idées (autant te dire que c’était un échec total) et une nuit de sommeil agitée, mon Grognon et moi nous réveillons en appréhendant cette nouvelle journée. Heureusement, notre weekend nous a permis de relativiser un peu, grâce à nos proches qui nous ont aidés à nous recentrer sur l’essentiel : se dire « oui » pour la vie, entourés de gens qui nous aiment.

Entre une activité de collage d’étiquettes sur nos bières artisanales, une soirée entre amis et la fête des 30 ans de mariage de Papa et Maman Grognon, il n’en est ressorti qu’une seule chose : nos invités s’en foutaient royalement de la déco et seraient là pour nous (et pour la bière, évidemment).

Derniers jours avant le jour J entre couacs et ras-le-bol !

Crédits photo : Photo personnelle

Et vive notre break !

Et le ras-le-bol arriva en force

Malgré toute la bienveillance de nos proches, je dois t’avouer que j’ai énormément culpabilisé d’avoir fait confiance au président de l’association qui nous a loué notre salle et d’avoir zappé la case contrat de location. Et puis en plus de l’aspect esthétique, il y avait aussi l’aspect sécurité : il y aura des enfants et je savais que je ne pourrais pas passer mon vin d’honneur tranquille, en sachant que s’ils échappaient à la vigilance de leurs parents, ils risquaient de se blesser sur cet échafaudage. Nous entamons toutefois la semaine avec l’espoir de régler rapidement ce problème. Mais la direction de l’association ne nous laisse pas discuter directement avec les ouvriers, les négociations n’avancent pas et notre moral chute en flèche.

Et puis d’autres petites contrariétés viennent s’ajouter, comme des instructions mal comprises par certains proches entraînant des ajustements de dernière minute (ou le stress inutile de la bride-to-be à J-4), le manque de fleurs du jardin dû à l’été trop sec qui nous contraint à en commander malgré le temps et le soin apporté par Papa Grognon (ou la frustration inutile de la bride-to-be à J-4). J’en étais même arrivée à être lassée de mes centres de table et de toute ma déco minutieusement préparée pendant un an.

Avec le recul, je me rends bien compte qu’il ne s’agissait de rien de grave mais dans l’état d’esprit dans lequel je me trouvais en ce début de semaine, arrivée au mardi soir, je n’avais plus qu’une hâte, c’était de pouvoir enfin parler de ce mariage au passé…

Et toi, comment as-tu vécu les derniers moments de tes préparatifs ? As-tu aussi laissé la fatigue et le stress prendre le dessus ?


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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6 commentaires sur “Mon mariage mélodieux et convivial : quand le ras-le-bol pointa son nez”

  • Comme je te comprends Madame myrtille. Surtout avec le recul quand on se dit que c’était pas bien grave au final mais que sur le moment, on est juste à bout. Ca n’a vraiment pas du etre simple émotionnellement pour toi.

    • Oui c’était plutôt galère sur la fin. Mais toutes ces petites contrariétés qui s’accumulaient et me pourrissaient cette dernière semaine, me font bien (sou)rire aujourd’hui 😉

  • Ouch, cette dernière ligne droite a été un peu éprouvante émotionnellement !

    Même si je ne l’ai pas vécue comme toi, je me souviens quand même avoir eu envie d’en arriver vite au jour J, sur la fin. J’avais bien sûr follement envie de vivre notre journée, mais j’avais aussi envie d’entamer d’autres projets. Je crois que quand on gère de bout en bout son mariage, qu’on coordonne tous ses proches et ses prestataires seule, qu’on a mangé et dormi déco pendant de nombreux mois et qu’on n’a pas arrêté de se poser des questions existentielles (est ce que je dois acheter un cake topper ? Faire des noeuds de voiture ? Fleurir tous les bancs de l’église ou pas ??), je crois que c’est humain d’arriver à un léger ras-le-bol organisationnel… Et encore plus dans ton cas quand des couacs s’invitent à la dernière minute…Arrive un moment où on a juste envie d’être au jour J !!

    En tout cas trop contente que tu démarres ton récit <3

    • Eh oui après un an ou plus a bosser sur son mariage je pense que quoi qu’il en soit, à la fin on n’aspire plus qu’à passer aux projets qu’on a remis à “après”. Et d’ailleurs ça fait un bien fou quand on peu enfin s’y atteler

  • ouh ma pauvre, ça n’a pas du être facile de gérer tout ça. tu as raison de relativiser, mais c’est plus facile à dire qu’à faire parfois surtout dans l’instant. J’espère pouvoir me contenir d’ici la D-Day, mais parfois je suis à 2 doigts de craquer (surtout quand il s’agit de la famille de Chouchou !!!).

    • Disons que c’est plus facile de relativiser après coup …
      L’important c’est de profiter de son jour et de ne pas rester focaliser sur c qui ne va pas, plutôt s concentrer sur tout l’amour qu’on reçoit ce jour là 🙂

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