Les compromis dans un mariage mixte

Le mariage multi-culturel : l’art du parfait compromis

« Alors, c’est l’histoire d’une athée et d’une juive qui se rencontrent dans un café à Vichy. »

On est d’accord, sur le papier, cette première phrase a tout d’une blague racontée au détour d’une soirée entre amis. Et pourtant, c’est bien comme ça que cette histoire a commencé. Quelques regards et quelques verres : il y avait déjà de l’amour dans l’air.

La famille de la première vient d’Italie, celle de la seconde d’Algérie. Pas simple, dans ces conditions, de pouvoir quelques années plus tard se dire oui.

Nous avons eu de la chance dans notre histoire : nos familles s’entendent à merveille, et le fait que nous soyons ensemble n’a jamais été source de conflits. Le mariage, par contre, c’est une toute autre organisation !

Les compromis dans un mariage mixte

Crédits photo (creative commons) : rawpixel

Première étape : fixer la date du mariage

Dans la religion juive, les célébrations ne peuvent avoir lieu lors des fêtes religieuses. Ceci incluant notamment le shabbat, qui se déroule du vendredi au samedi soir.

C’est donc là qu’arrive le premier compromis ! Pour faciliter la venue de tous les invités, nous avons décidé de célébrer tout de même la cérémonie le samedi.

En revanche, il a fallu trouver une date qui ne corresponde à aucune fête juive de l’année 2018. Nous souhaitions un mariage en septembre. Le 8 ? Trop proche de Roch Hachana. Et le 15  ? Trop proche de Kippour. Nous avons donc opté pour le 1er septembre, une bonne chose de faite !

Deuxième étape : côté repas

La problématique d’avoir des invités athées et de confession juive (plus quelques amis de confession musulmane), c’est qu’il fallait un repas qui convienne à tous, du vin d’honneur jusqu’au gâteau !

Mais du coup, comment allier tradition et budget ? Là encore, le compromis était de mise.

Exit les charcuteries à base de porc, ainsi que les fruits de mer. Nous devions également éviter de mélanger les laitages avec la viande. Néanmoins, nous n’avions pas le budget pour ne proposer que de la viande ou du vin casher.

Nous sommes donc parties sur une entrée à base de saumon et un plat de viande de bœuf, d’écrasé de pomme de terre à la truffe et de légumes de saison.

Pour le dessert, nous devions à tout prix éviter les desserts contenant de la gélatine de porc, ce que notre pâtissier a très bien compris en nous proposant un superbe wedding cake !

Troisième étape : la célébration

C’est là que ça coinçait le plus. Difficile de célébrer un mariage religieux lorsque la foi n’est pas présente. Si les coutumes traditionnelles juives sont plutôt festives, les chants et prières peuvent être difficiles à suivre pour des athées.

Heureusement, après quelques discussions à cœur ouvert, nous avons pu trouver un terrain d’entente qui réunirait nos deux familles : une cérémonie civile suivie d’une bénédiction avant le vin d’honneur.

Quatrième étape : maintenant on danse !

Les mariages juifs sont réputés pour être festifs, faits de danses et de coutumes en tout genre… tout comme les mariages italiens. Jeté de chaises, danses endiablées, pour le coup, pas difficile de mettre tout le monde d’accord !

Mais, cette partie-là, c’est la nôtre. LA partie où notre thème de mariage sera mis en avant. Notre thème ? Game of Thrones.

Comment avons-nous fait pour mixer les différentes cultures et un thème aux tendances médiévales ? Ça, tu le sauras dans un prochain article !

Les compromis dans un mariage mixte

Crédits photo (creative commons) : squeeze

Toi aussi, tu organises un mariage multi-culturel et tu as dû relever des challenges ? Raconte-nous tout en commentaire ! 

Mademoiselle Bonnie, 24 ans, amoureuse de mademoiselle Clyde et future mariée de septembre 2018 sur le thème Game of Thrones.

Commentaires

  • Avatar
    Sandy
    Répondre
    12 mai 2018

    Aahhh la deuxième chronique ! 😀 effectivement c’est loin d’être facile quand la religion et les traditions s’en mêlent ^^ mais heureusement tout le monde a l’air assez ouvert dans vos familles. J’ai hâte de lire la suite 😉 à bientôt

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    Madame Wait
    Répondre
    12 mai 2018

    Ça a l’air d’avoir été facile quand tu le racontes comme ça, mais vous avez du bien réfléchir et faire des compromis comme tu le dis si bien en amont pour que tout soit ok pour tout le monde. Quoi qu’il en soit, ça a l’air de gérer au final !!

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    Madame Impatiente
    Répondre
    12 mai 2018

    Ce n’est jamais simple… Mais vous avez finalement eu l’air de gérer ça d’une main de maître !
    J’ai vraiment hâte de voir comment vous avez organisé tout ça 😉

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    Mademoiselle Saphir
    Répondre
    12 mai 2018

    C’est intéressant de découvrir quels compris vous avez fais pour arriver à un mariage qui vous ressemble. Si bénédiction il y a, sera t-il à la synagogue ? 🙂

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      Mademoiselle Saphir
      Répondre
      12 mai 2018

      * fait
      * sera t-elle
      (c’est mieux 😉 )

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    Nala
    Répondre
    12 mai 2018

    Vivement la suite de tes chroniques Mlle Bonnie, je pense que je vais prendre plaisir à te lire 🙂 C’est toujours intéressant de savoir comment concilier deux religions et traditions différentes – voire diamétralement opposées…

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    Mademoiselle Fantail
    Répondre
    15 mai 2018

    Le soutien de vos proches est un atout précieux pour un mariage nécessitant autant de compromis et de réflexion! C’est super que vous soyez bien entourées de ce point de vue.
    Sinon, je suis vraiment ravie de lire un article qui aborde certaines traditions juives (que vous les ayez adoptées ou pas d’ailleurs!), car beaucoup de la littérature que je rencontre tourne autour du mariage chrétien -ou laïque à forte influence chrétienne. C’est super d’entendre parler d’autres traditions qu’on peut vite oublier si on n’est pas dans la bonne chambre d’écho, merci Mademoiselle Bonnie ! 😉

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