Mon mariage multicolore et enceinte au cœur du vignoble alsacien : le bilan

Chère lectrice, alors que Mademoiselle Dentelle tire sa révérence, voici venu le temps de clore le récit de mon mariage. Je reconnais que je l’ai fait de manière très condensée alors que mes promesses de retour laissaient présager plus d’efficacité : j’en suis désolée. Je suis heureuse, aujourd’hui, de tourner cette page avec le sentiment du devoir accompli et j’espère que tu me pardonneras mon dilettantisme.

Trêve d’excuses : on fait le bilan ?

Le bilan financier

Rappelle-toi, nous avions réparti nos dépenses entre nos trois parents et nous, en fonction du caractère essentiel de chaque pôle (dans le référentiel parental, évidemment). Nous avons réussi à bien respecter cette répartition, et cela nous a permis d’avoir un grand mariage familial, avec quelques touches d’originalité d’inspiration bloguesque, sans ruine et sans dispute !

Finalement, ni très cher, ni très économique, notre mariage se situe pile dans une normalité pécuniaire sans surprise. Je ne sais pas si, finalement, nous avons beaucoup économisé en remplaçant les fleurs par des plantes et du papier ; ma robe a coûté plus cher que prévu… mais d’un autre côté, nous avons nettement économisé sur le DJ, la papeterie ou les cadeaux d’invités. À vrai dire, plus de cinq ans après, tout cela a bien peu d’importance.

  • Repas (tente et dîner) : 10300 € (110 couverts, vin compris)
  • Vin d’honneur : 2900 € (1600 € de traiteur, 400 € de salle et 900 € de boisson, dont une fantastique clairette de Die)
  • Prêtre et église : 200 €
  • Papeterie : 150 €
  • Décoration : 150-200 €
  • Cadeaux d’invités : 120 €
  • Tenue et accessoires mariée : 1000 €
  • Tenue et accessoires marié : 400 €
  • Photographe : 1200 €
  • Sono 300 €
  • Divers (maquilleuse, cadeaux prest’amis…) : 200 €
  • Total : 17 000 € dont environ 2000 € à notre charge

Mes meilleurs moments

J’ai voulu sélectionner mes trois moments préférés, ceux qui m’ont le plus marquée. Pour tout te dire, en écrivant le récit de ce beau jour, beaucoup d’émotions me sont revenues et je pourrais allonger la liste. Mais la semaine dernière, quand j’ai construit le canevas de cette chronique, ce sont ces trois étapes qui me sont immédiatement revenues à l’esprit, alors je préfère suivre cette « mémoire instinctive ».

La mairie : nous étions entourés de nos plus proches, j’avais l’impression de « jouer à domicile » : c’était un moment sans stress et très simple. Malgré cela, il a été chargé de beaucoup d’émotions, comme tu peux le voir sur les photos. Et puis, pour nous qui sommes tellement républicains, c’est à ce moment-là que nous sommes devenus mari et femme et cela compte par-dessus tout.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

La sortie de l’église : en sortant dans la lumière du perron, tout le monde était là, tout le monde applaudissait. La cérémonie avait été si belle, j’étais soulagée et heureuse. Ma mère et mon père m’ont serrée dans leurs bras, c’est assez rare pour faire de ce moment un moment d’exception.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Le discours de mon père : ce moment était en ballottage très serré avec la chanson de mes frère et sœurs, impossible de vraiment les départager. Entendre mon père raconter les péripéties autour de ma naissance, rappeler la chanson qu’il avait composée pour moi à l’époque et faire rire l’ensemble de l’assemblée ; le voir ému aux larmes au moment de terminer son discours… Une émotion très forte pour une petite « fille à son papa ».

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

On les voit bien, là, le bonheur et l’admiration.

Mes regrets

Même si cette journée était réussie, j’en ai gardé longtemps quelques regrets. Cinq ans après, ils se sont majoritairement dissipés (ceci est un message d’espoir : avec le temps, ces petits regrets s’estompent !) (je ne parle pas de gros couacs, là je pense que c’est différent).

J’ai peu profité du vin d’honneur. Le monde était pressant autour de moi, je n’arrivais pas à atteindre les tables du buffet et, une fois à l’intérieur, je n’ai pas trouvé le temps de correctement boire ou manger… C’était une réelle déception pour moi : grande adepte du grignotage, c’est souvent mon moment préféré des mariages, et je n’ai pas pu déguster à leur juste valeur toutes les petites choses que nous avions sélectionnées. Tant pis, je me suis bien rattrapée depuis, grâce aux nombreux mariages amicaux et familiaux.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Rare image d’une mariée profitant de son vin d’honneur… et dont l’assiette n’a jamais pu être terminée.

Influencée par ma mère et mes tantes, très classiques et plutôt dogmatiques (« moi je ne fais pas de cadeaux, s’il n’y a pas de liste »), j’ai accepté de construire une liste de mariage, en ligne, alors que nous aurions préféré faire uniquement une urne. Cela a créé un flou autour des cadeaux, et je pense que beaucoup de gens auraient préféré quelque chose de plus clair.

De plus, certains membres de ma famille nous ont beaucoup déçus quant aux cadeaux et, même si on ne se marie pas pour cela, nous en avons gardé une certaine amertume. Les premiers temps, je n’ai pu m’empêcher de comparer ce que nous avions reçu avec ce qu’avaient reçu d’autres proches récemment mariés… Mais c’est un regret qui a fini par s’estomper.

Crédits photo : Photo personnelle

Pourtant, je la trouvais sympa, mon urne, avec ses grues faites à partir des cartes de deux de nos « lieux-racines » !

Notre arbre à vœux a été un gros échec. Les gens n’ont pas bien compris le principe et seules quelques personnes l’ont habillé de leurs vœux. De plus, mon oncle avait apporté une carte géante humoristique qu’il a fait signer à tout le monde et qui a fait concurrence à l’arbre. Sur le coup, ça m’avait beaucoup agacée, mais finalement, je lui en suis reconnaissante : l’encre des stylos de l’arbre était de mauvaise qualité et tous les (rares) petits mots se sont peu à peu effacés. Aujourd’hui, il ne nous reste que cette carte un peu bizarre… mais où finalement tout le monde a écrit !

Aussi fou que ça puisse paraître, j’ai longtemps regretté ma robe. Je ne me trouvais pas belle sur les photos, c’était trop rouge, j’étais trop grosse, c’était vulgaire, too-much : rien n’allait. Mais, avec le temps (et en l’ayant remise plusieurs fois pour le plaisir) (devine quoi ?! je flotte dedans !), nous nous sommes ré-apprivoisées. Quel bonheur en rédigeant ces trois dernières chroniques de me découvrir si jolie, si souriante… et de voir qu’en fait, cette robe était réellement « ma parfaite ».

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Finalement, elle était vraiment chouette, cette robe !

Deux regrets sont liés aux souvenirs concrets qui nous restent du jour J. D’abord, il me manque une belle photo, un peu dingue, avec tous nos amis. Je l’ai dit : cela reste aujourd’hui, mon plus grand regret (et mon seul finalement, avec le temps). J’imagine que ça passera, comme le reste.

De la même façon, j’ai longtemps regretté de ne pas avoir pris un vidéaste (j’aurais pris celui-ci, évidemment !). M. Cannelé trouvait ça inutile, il lui était déjà assez difficile d’être photographié, cela nous aurait fait un pôle de dépense important… Soit ! Pas de vidéaste. Mon entrée dans l’élise (toute en tremblements), nos larmes durant nos vœux, les chants composés par nos familles : j’aurais aimé montrer tout cela à nos enfants. Aujourd’hui, je n’y pense plus et je pense même que c’est sans doute mieux ainsi.

Ce que je retiens de cette belle journée

La première idée qui me vient à l’esprit c’est : le monde. Tout le monde était là, de partout. Même ceux qui ne s’entendaient plus très bien, même ceux que nous n’avions pas vu depuis des années, même ceux qui avaient la France à traverser. Imagine-toi que la grand-mère de M. Cannelé a pris l’avion pour la première fois de sa vie, à plus de 80 ans, pour être parmi nous.

L’année suivante, ma grande-tante (qui me servait de troisième grand-mère) et mon grand-père sont morts, à quelques mois d’intervalle. Ça a été un grand choc pour nous tous, et nombreux sont ceux qui m’ont avoué lors des funérailles « heureusement qu’il y a eu votre mariage l’an passé, c’est là que je l’ai vu.e pour la dernière fois ». Depuis, tant d’autres personnes de cette génération nous ont quitté et il m’est parfois difficile de regarder toutes ces photos. Mais je retiens qu’elles étaient là, ce jour-là, entourées de leur famille, dans la joie : c’est tout ce qui compte.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Tiens-toi prête, je vais enfoncer une porte ouverte avec toute l’énergie qui me caractérise : ce jour-là était aussi le jour où j’ai épousé l’homme que j’aimais. Je crois que cela était évident pour tout le monde, nous nous aimions alors passionnément, et ce OUI que nous nous sommes échangés était l’accomplissement d’un rêve construit à deux et le début d’une belle histoire familiale.

Nous avons toujours aimé penser à tous ces hasards qui nous ont mis sur le même chemin (et si j’étais partie à Montpellier ? Et si, ce jour-là, j’avais refusé l’invitation de mon pote au resto U ? Et si tu n’avais jamais quitté l’Irlande ?), comme autant d’étapes vers la fin du conte. Nous étions l’évidence l’un de l’autre, la certitude.

Ce jour-là, dans le fauteuil de la mairie de Mulhouse, juste à côté du mien, il y avait mon meilleur ami, mon amant merveilleux, mon compagnon de tant d’épreuves et le père de mon enfant.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Finalement, les émotions, la famille, épouser celui qu’on aime… c’est bien gentil, mais ce que je peux aussi retenir de cette journée c’est que c’était une sacrée fiesta !

Nous avons beaucoup ri (en témoignent les nombreuses photos où j’ai la bouche grande ouverte), même dans les moments solennels ; nous avons beaucoup chanté, dansé ; nous avons bien bu et bien mangé ; nous avons pu nous donner les dernières nouvelles importantes, mettre à jour nos registres familiaux intérieurs. Comme je l’ai dit plus haut, j’ai vu certaines personnes essentielles de ma vie pour la dernière fois ce jour-là, et ça a été la dernière grande réunion familiale avant la série noire de 2015-2016. Il y avait du soleil, des enfants qui courraient partout, du bonheur en barre. C’était une belle fête.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Un petit florilège de photos « la mariée qui rigole ».

Se marier enceinte, une bonne idée ?

Il est temps de répondre à cette question qui peut-être te taraude depuis le début de mon récit. Au risque de te décevoir, je n’ai pas encore pu répondre à cette question. Je peux juste te dire que si c’était à refaire, je ne le referai pas.

Pourtant, ça a beaucoup d’avantages. Pour celles qui aiment que les choses aillent vite et efficacement, ça permet de brûler les sacro-saintes étapes sociales du métier-mariage-bébé. Sans rentrer dans les détails, nous avions suffisamment attendu cette grossesse pour ne plus vouloir la repousser et il était impensable pour nous d’annuler le mariage à six mois du jour J.

J’ai aussi beaucoup profité de mon état pour prendre du recul dans l’organisation, comme j’ai pu te le raconter pour la dernière semaine. Il fallait que je dorme régulièrement et il n’était pas question pour moi de tourner bridezilla à chaque accroc : réussir ce mariage était une chose, mener cette grossesse à terme le plus sereinement possible en était une autre, incontestablement prioritaire (dans mon référentiel, évidemment, rien de ce que je dis ici n’a valeur d’universalité et de norme). J’ai vécu de ce fait un mariage plutôt tranquille, reposée et entourée de personnes qui veillaient à ma santé (je t’ai parlé de mon beau-père ?).

Et puis, quel beau symbole que de se marier enceinte. L’officière d’état civil et le prêtre l’ont d’ailleurs plusieurs fois souligné : nous étions déjà une famille. Dans cette symbolique, il y avait aussi la présence silencieuse (mais bien visible) de ma fille (même si je ne savais pas, alors, que c’était elle) : ces moments que nous avons partagés toutes les deux, ses mouvements pendant les chants ou ses coups de pieds pendant l’ouverture du bal. Elle était là, et son sourire de fierté quand elle en parle aujourd’hui, montre à quel point ce statut de « premier témoin » compte pour elle.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Ce sourire, cette main sur mon ventre : sans doute une chatouille de mon envahisseur.

Quand au dernier avantage, tu en as largement profité dans ces deux dernières chroniques : se marier enceinte, ça fait de jolies photos. C’est une « séance grossesse » plutôt classe et assez originale, finalement.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Mais alors, pourquoi ne le referai-je pas ?

Pour la fatigue, d’abord. Malgré tous nos efforts, j’étais très fatigable ce jour-là et j’ai eu quelques gros coups de mou plutôt désagréables. J’ai même dû aller m’allonger dans une voiture siège baissé pendant vingt bonnes minutes (M. Cannelé est venu me rejoindre, c’était romantique et c’était une pause plutôt salutaire et finalement très douce, mais j’aurais préféré ne pas avoir à le faire).

Pour la santé, évidemment. Notre passage aux urgences obstétricales une semaine avant le jour J nous avait refroidis et, bien que décidée à en profiter à fond et à m’amuser, je ne voulais pas commettre d’imprudence. Alors, oui, j’ai dansé. Beaucoup. Beaucoup trop pour certains. Mais bien moins que ce que j’aurais dansé si je n’avais pas eu cette petite frayeur. Evidemment, chaque grossesse est différente, et je connais beaucoup de femmes qui auraient pu, sans inquiétude, se donner à fond sur la piste de danse.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Moi qui me retiens d’improviser une danse endiablée.

Pour l’alimentation, ensuite. Pour une grande amatrice de charcuterie, de fromage et de Clairette de Die, le vin d’honneur a été un supplice de Tantale. De la même façon, lors du brunch du dimanche, il m’a fallu être assez vigilante… quelle frustration ! Ne pas pouvoir manger tout ce qu’on veut et boire tout ce qu’on veut quand on se marie, c’était parfois franchement ennuyant (j’avais le seum, comme diraient mes élèves). Mais rassure-toi : mon père m’a gardé plusieurs caisses de Clairette et pour les mignardises salées et sucrées, je me suis bien rattrapée au mariage de ma sœur, l’an passé !

Pour la superposition des événements, enfin, et c’est mon principal argument. J’ai peu de souvenir des mes premiers trimestres de grossesse, ils étaient focalisés sur le mariage. Et dans le même temps, de nombreux projets de déco ou d’ambiance n’ont pas pu aboutir par soucis financiers ou parce que nous avions l’esprit occupé par des changements de vie liés à ma grossesse (déménager, passer les concours de l’enseignement…). Ce sera pour toujours ma seule et unique « première grossesse » et j’ai parfois l’impression de l’avoir grillée en me consacrant à un autre énorme projet. De la même façon, il y a peu de risques que je me remarie un jour, et je regrette de ne pas avoir vécu ça avec un esprit et un corps 100% disponibles.

Malgré tout, même si je ne le referais pas, je ne le regrette pas. Je sais, c’est un peu paradoxal, mais voilà : je me suis mariée enceinte de sept mois, c’est notre histoire et celle de notre fille, je ne reviendrais dessus pour rien au monde.

Et aujourd’hui ?

Comme tu t’en doutes, quelques semaines après nos noces, j’ai mis au monde notre petite fille. Ce soir-là, c’était la fin d’une année folle (365 jours : une fausse-couche, une soutenance de thèse, une nouvelle grossesse, le CAPES, un déménagement, un mariage et un accouchement). Mon corps et mon esprit ont mis du temps à s’en remettre, et je ne te cache pas que c’est une des raisons de mon silence ici.

Nous avons quitté Bordeaux au hasard des mutations de l’éducation nationale et avons rejoint une petite ville de l’académie de Reims. Nous y avons petit à petit trouvé notre place, malgré la nostalgie et l’impossible oubli de la lumière sur les quais, le soir ; de nos amis réunis à la terrasse de notre QG ; de la couleur de la Garonne, à la marée montante. Il nous a fallu apprendre à vivre différemment, un peu plus solitaires, loin du monde de la recherche (nous sommes devenus enseignants tous les deux) (c’est beau la paléoanthropologie, mais ça ne nourrit pas) et sans la vie sociale ou culturelle à laquelle nous étions habitués. C’était simple, et parfois ça me pesait, mais sans doute était-ce nécessaire après ces trois années scolaires vécues sans vraiment respirer. Nous avons eu un petit garçon, et nous étions terriblement heureux tous les quatre.

Crédit photo : Anna Chaplin photographe

Aujourd’hui, M. Cannelé a pris un nouveau chemin, sur lequel je n’ai plus ma place. En tout cas, plus comme avant. Nous sommes encore amis, et comme je le dis souvent à Léopoldine : « papa et maman s’aiment très fort, mais ils ne sont plus amoureux ». Cette bonne entente nous permet de faire cette transition en douceur, de rester fidèles à nos valeurs, de mettre invariablement les enfants en premiers « paramètres de décision », de nous ménager encore de précieux temps à quatre et parfois même de se faire une soirée Top Chef – sushis, tous les deux, comme avant.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

J’ai de nombreux projets professionnels (croisez les doigts, les filles !), dont certains impliqueraient que je quitte la région et M. Cannelé est prêt à me suivre ; notre vieil accord « la carrière de Madame a la priorité » tient toujours. C’est difficile de réussir sa séparation et seul l’avenir nous dira si nous avons « bien fait » mais aujourd’hui, je savoure le fait que tout se passe bien et je fais mille vœux pour que ça tienne.

Aucun de nous deux n’a refait sa vie actuellement (en même temps, notre séparation concrète a précédé de peu le confinement, le retour à une vie amoureuse n’était pas évident) mais j’ai bon espoir que le hasard nous réserve d’aussi belles surprises que celle qu’il m’a faite ce jour de juin 2010, quand j’ai accepté cette invitation à déjeuner au RU. Il y avait, dans le sourire et le regard de ce jeune homme inconnu (« Tiens, je te présente M. Cannelé ») la promesse de dix ans d’amour, de grandes aventures, d’une journée d’août en rouge dans le vignoble alsacien et, surtout, de deux enfants aux yeux bleus, qui sont pour moi la plus belle preuve qu’il n’y a rien à regretter.

Crédit photo : photographie personnelle



2 commentaires sur “Mon mariage multicolore et enceinte au cœur du vignoble alsacien : le bilan”

  • Bonjour Mme Bretzel!
    Merci pour tes belles chroniques. Je me suis mariée en 2014, donc je me souviens très bien de tes premières chroniques.
    Ta robe était vraiment superbe, tu as raison. 🤩.
    Merci aussi pour l annonce de votre séparation. C’est rassurant aussi de voir qu’un souvenir de mariage peut rester doux, même après une rupture.
    Je te souhaite beaucoup d amour pour la suite, avec tes loulous, avec ton ex-mari et j espère avec un amoureux tout neuf.

  • Quel magnifique dernier paragraphe. J’en ai des larmes. Ton écriture est vraiment parfaite et tes mots sonnent justes et vrai pour tous les sujets.
    Concernant les regrets, j’ai eu les mêmes sur les sommes reçues, certaines personnes m’ont déçue, mais aujourd’hui peu importe.
    En tout cas, merci d’être revenue pour nous raconter ce si joli et coloré mariage.

Commente ici !