Mon mariage multicolore et enceinte au cœur du vignoble alsacien : le grand jour

La semaine d’avant

Nous sommes arrivés à Mulhouse une semaine avant le jour J. Nous avions beaucoup de « derniers » préparatifs et nous avons eu la chance de pouvoir compter sur nos familles et nos témoins. Evidemment, je n’ai pas pu faire le trajet depuis Bordeaux en voiture, nous avons donc pris l’avion pendant que mes témoins chéries transportaient en voiture tout le matériel (les grues, les livrets, les photophores… et MA ROBE !).

Je pourrais te parler de notre quête de l’arbre parfait pour les vœux, de notre recherche des plantes de centres de table, des tests de massicot pour les livrets, des allers-retours dans les vignes, des discussions sans fin autour du plan de table… Tout ce qui fait le charme de cette semaine-là ! Mais, je peux bien te l’avouer, j’ai peu de souvenirs précis, pour une très simple raison : j’ai beaucoup dormi. Ma mère, mon futur mari et mon beau-père m’imposaient deux siestes quotidiennes pour que mon ventre et moi tenions jusqu’au dimanche et ce, d’autant plus que nous avions eu une alerte assez sérieuse le matin où nous devions prendre l’avion (rien de mieux qu’un petit tour aux urgences obstétricales pour mettre un peu de piment dans un semaine pré-nuptiale). Donc, je dormais. Et à chaque réveil, les préparatifs avaient avancé. Évidemment, ça m’a obligé à lâcher prise sur certains projets, tout n’était pas exactement comme je l’imaginais, mais c’était toujours parfait et mon objectif était clair : être en forme le jour J.

Je n’ai qu’un immense regret dans cette semaine : le drame du bouquet du vendredi soir. Dans la lignée de nos envies d’originalité et de durabilité, j’avais décidé de me faire un bouquet en papier, à partir de fleurs en origami. Tout était plié, mais j’avais procrastiné l’assemblage final toute la semaine et je me suis retrouvée à le réaliser un peu « à l’arrache » alors que nos amis bordelais, tout juste arrivés, pliaient les livrets de messe avec le futur marié, en prenant joyeusement l’apéro. Ça m’a agacé, j’étais blasée de les entendre s’amuser dehors pendant que je ramais dans la cuisine et j’ai eu un petit coup de « bridezilla ». Néanmoins, c’est la seule anicroche de cette semaine de préparatifs… ou du moins, la seule dont je me souvienne plus de cinq ans après !

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Le voilà, le héros de ce coup de stress… Il en valait la peine, non ?

La mairie

Nous avions rendez-vous le matin, à la mairie de Mulhouse, pour le mariage civil, auquel ne participe que la famille proche et les témoins. Je n’oublierai jamais l’émotion en découvrant toute la famille de M. Cannelé et la mienne, réunies pour la première fois, au milieu de la place. Ils étaient là, c’était vraiment notre mariage !

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

L’Hôtel de ville de Mulhouse, un incroyable bâtiment rose en trompe-l’œil

Tu remarqueras que nos tenues étaient assez simples pour ce moment-là. Je crois que je ne me suis même pas coiffée ! J’ai serré mes cheveux dans un chignon, mis la robe que j’avais mise l’an passé pour le mariage de ma belle-sœur (miraculeusement adaptée à ma grossesse) et M. Cannelé a mis une de ses fameuses chemises à carreaux. De ce fait, ce sont des photos que j’aime beaucoup revoir, car c’est vraiment nous.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Je suis accompagnée de ma plus proche amie d’enfance… Je repense à toutes ces fois où nous nous sommes dits que nous serions toujours copines, depuis cette rentrée au CP où le hasard nous a mis sur le chemin l’une de l’autre. Aujourd’hui, plus de vingt ans après, elle est là et c’est parfait.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Nous ne sommes pas les seuls à nous marier ce samedi d’août, alors on ne traîne pas ! La veille, l’officière d’état civil m’avait téléphoné, pour en savoir un peu plus sur moi. Ce n’est pas spécialement une habitude mulhousienne, nous avons juste, sans le vouloir, bénéficié du réseau parental. Grâce à cet entretien, elle nous a préparé une cérémonie personnalisée, mettant en avant mon attachement à la ville de mon enfance, qui a eu beaucoup de succès. Pour moi, qui suis un peu chauvine, me marier dans cette belle salle où transparaît toute l’histoire de ma ville et voir que nos invités y sont sensibles, me réjouit. La lecture des registres, l’échange des alliances, des rires, des larmes… nous voilà mariés !

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Une fois dehors, nous profitons d’un petit moment « William & Kate » en haut du balcon et nous descendons profiter de nos familles.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Une de mes photos préférées : mes deux grand-mères et ma mère, ma lignée de femmes fortes !

Finalement, la grande majorité des invités part en compagnie de mon père qui entreprend une petite visite historique de la ville (devine de qui je tiens mon chauvinisme alsacien !) tandis que moi, je me rends chez la maquilleuse. J’avais beaucoup hésité entre deux enseignes et j’avais choisi celle qui semblait plus ouverte à mon envie d’un maquillage très léger. Sur le coup, c’était un moment un peu « bof » : elle n’était pas très sympathique et il faisait très chaud (ma photographe a dû insister pour qu’elle mette le ventilateur car je commençais à me sentir mal). Néanmoins, le maquillage était léger, il a tenu toute la soirée et je ne me sentais pas déguisée : elle a été très professionnelle et a parfaitement su respecter ma demande.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Les préparatifs

Nous rentrons chez mes parents qui ont organisé un petit pique-nique avec ma belle-famille. L’ambiance est chouette mais je dois aller me reposer. Je râle un peu face à l’insistance de mon beau-père mais je cède, et je réussis même à dormir une dizaine de minutes (oui, je suis la mariée qui a dormi 1 heure avant de marcher à l’autel !).

Je file chez ma voisine qui a offert de me coiffer, à 12h30 je la réveille et j’ai un petit coup de stress à l’idée qu’elle ne soit pas bien éveillée. Mais ouf, elle est en forme et prête à gérer l’immense tignasse que j’ai héritée de ma lignée paternelle (et pourtant, elle m’avait fait couper 30 cm !). Ma photographe est là… tiens ! c’est le moment ou jamais de te la présenter.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Lydiane est une amie de master de M. Cannelé, qui vit à présent de l’autre côté de l’Atlantique et que nous avions accueillie à plusieurs reprises, dans notre petit appartement bordelais. Quand elle nous a proposé d’être notre photographe, nous n’avons pas hésité longtemps : nous savions que son style nous plaisait, elle nous faisait une petite réduction et surtout, pour mon futur mari qui déteste les photos, une présence amie faciliterait sans aucun doute les choses. Nous avons été ravis de sa prestation le jour J et nous adorons nos photos ! Aujourd’hui, je connais d’autres photographes professionnelles et mon style a changé (coucou Anna et Amandine !) mais ça ne remet en cause ni notre choix, ni la beauté de ces photos. D’ailleurs, pour cette chronique, j’ai dû trier ses 700 photos, et j’ai eu bien souvent le cœur serré d’émotion… que demander de plus ?

Une fois coiffée, je me rends chez des voisins de mes parents (tu commences à prendre conscience que j’ai surexploité le réseau amical de mes parents, je crois !). Là, accompagnée de mes deux témoins bordelaises et de ma belle-sœur, je m’habille. Cette dernière est venue armée de son nécessaire à couture car elle coud ma robe directement à mon soutien gorge, pour éviter qu’elle bouge et glisse. En effet, le stress et l’activité m’ont fait perdre un peu de poids et ma robe, qu’Anne-Lise a conçue prête à s’élargir pour s’adapter à ma grossesse, doit finalement être adaptée en urgence à ce changement de morphologie.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Photo de gauche : ma belle-sœur en pleine couture ! Nous nous étions éloignées, et j’étais heureuse de partager ce moment avec elle !

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

La découverte

Je suis prête à retrouver M. Cannelé. Et je crois que je vais laisser les sublimes photos de Lydiane raconter à ma place ce moment parfait.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

L’église

Après ce beau moment, nous partons pour l’église. J’y retrouve mon père, extrêmement stressé et pressé d’en découdre. Je dois lui imposer fermement d’attendre que la musique commence et de ne pas bouger avant mon signal. Enfin, ça commence !

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Nous avions choisi comme musique d’entrée Welcome Home, de Radical face, une chanson que j’écoutais très souvent dans les années 2012-2013, à l’époque où M. Cannelé et moi avons compris que nous allions faire un bon bout de chemin ensemble. Le prêtre a fait une très belle analogie sur ce titre et la maison de Dieu dans laquelle nous nous trouvions, mais aussi la maison, le foyer que nous étions en train de construire tous les deux. Nous en avions fréquemment parlé avec lui, et j’ai été touchée qu’il souligne cette idée.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Monsieur Cannelé est là, il m’attend. Je devine qu’il est aussi nerveux que moi, je m’avance vers lui en souriant. Quel bonheur de croiser tous ces sourires et ces regards en avançant. Je me répète « ils sont là, ils sont là ! ». Il y a ma famille, des amis d’enfance, des amies un peu perdues de vue, mon institutrice de CP, nos copains bordelais… « ils sont tous là ». L’émotion me fait trembler à tel point que j’ai du mal à tenir mon bouquet et j’entend les murmures autour de moi « oh la la, elle tremble ! ».

Je rejoins l’autel, mon mari et la cérémonie commence. Elle est ponctuée de nombreux textes et de chants, laïques ou religieux, dont voici la liste, si tu as besoin d’inspiration. Le prêtre est souriant, dynamique et toutes ses interventions sont justes. Nous avons particulièrement été touchés par sa prédication, sur le thème de la montagne et de la marche (comme un écho à nos vacances d’enfant, M. Cannelé dans les Pyrénées et moi dans le Vercors) ; il a su trouver les mots qui nous correspondaient, qui rappelaient ce que nous étions et nos valeurs.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Textes :

  • Les Mains D’Elsa, Louis Aragon
  • Première épître de Saint Paul, apôtre, aux Corinthiens (Corinthiens 13, 1-8a)
  • Évangile de Jésus Christ selon St Marc, 4 : 1-9

Morceaux musicaux (religieux et laïques) :

  • ♪ Psaume : Bless the Lord (Taizé)
  • ♪ Alleluia de Taizé (n°7)
  • ♪ « No estes lejos de mi » Pablo Neruda
  • ♪ Magnificat canon de Taizé
  • ♪ Chant d’action de grâce : Laudate Dominum de Taizé
  • ♪ Prière universelle : Jesus, remember me de Taizé
  • ♪ Vivaldi : concerto en sol majeur (RV310), 3ème mouvement
  • ♪ Marche nuptiale Jazzy à l’orgue

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Enfin, nous échangeons nos vœux. Nous avons pour cela rédigé un court texte simple et, nous l’espérions, drôle. L’effet est réussi, je vois l’assemblée rire ou sourire : ils nous reconnaissent dans tout ça, c’est l’essentiel.

Nos vœux

Aujourd’hui, nous disons oui. […] Cela succède à une longue série de « oui ». Le premier, le commencement, c’est le hasard. Sans lui nous ne nous serions jamais croisés, nous ne nous serions jamais retrouvés à cette même table du restaurant universitaire. Finalement c’est peut-être là le premier et le plus important des oui : accepter ce hasard, prendre ce risque et foncer.
Depuis il y en a eu des dizaines. Oui à un dernier verre au Blarney et à des pique-niques en amoureux par tous les temps ; Oui à deux clés pour un même appartement et à Jean-Jaques Goldman à fond dans la voiture ; […]
Ce oui que nous allons nous dire n’est pas le premier et ne sera certainement pas le dernier mais il est dit à voix haute, en ce lieu et devant vous tous et c’est cela qui le rend si précieux.

L’échange des alliances puis la signature des registres se font dans la lumière de cet après-midi d’été. Une des raisons pour lesquelles nous avons choisi cette église, c’était qu’elle avait une espèce de puits de lumière juste au-dessus du chœur, tout en vitraux rouges, jaunes et orange. Au moment de la signature des registres, le soleil a illuminé ce puits de telle façon qu’une lumière rouge-orangée se reflétait sur nous. Je ne m’en suis pas tellement rendue compte sur le moment, mais c’est bien visible sur les photos.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

La lumière orangée sur nos épaules, à ce moment précis : un signe !

C’était une cérémonie très belle et très émouvante où sont intervenus de nombreux proches. Mes beaux frères et belle-sœur ainsi qu’une de mes sœurs ont lu des textes, ce qui m’a beaucoup émue, car je ne pensais pas qu’ils en auraient envie. Mon autre sœur et mon frère ont interprété un chant magnifique (tiré d’un poème de Pablo Neruda). Et enfin, un ami d’enfance a joué du violon et mon oncle a accompagné tous les chants à l’orgue. Si on ajoute à ça le fait que ma famille est une famille de musiciens, je te laisse imaginer l’effet que chaque chant, chanté en polyphonie par presque toute l’assemblée, nous faisait, à nous, qui étions debout au milieu du chœur. C’était magique ! Ça rejoignait exactement ce que je désirais : me marier entourée de tous ceux qui m’accompagnaient depuis l’enfance.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Ma sœur et mon frère, interprétant un chant d’Angélique Ionatos, sur un poème de Pablo Neruda.

La musique, la présence de nos proches, notre bonheur mais aussi l’absence de la mère de M. Cannelé nous ont procuré un panel d’émotions très fortes, et je suis très heureuse que les photos de Lydiane nous racontent tout ça encore aujourd’hui.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

À la fin de la cérémonie, les invités sont sortis sur le perron de l’église ; nos cousines et nièces ont distribué des bulles à tout le monde. Nous sommes donc sortis sous les bulles, comme je l’avais vu dans de nombreux blogs : un rêve réalisé, enfin ! et un réel succès !

Après quelques embrassades, comme le perron était un peu étroit et surtout, comme nous avions faim et soif d’avoir tant ri, pleuré et chanté, nous avons entraîné tous les invités vers la salle qui était située en dessous de l’église, où notre traiteur avait disposé le vin d’honneur.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

En route pour le vin d’honneur !

Le vin d’honneur

Devant la salle paroissiale où était servi le vin d’honneur (préparé par un traiteur que nous connaissons depuis près de 25 ans, un délice !), il y avait une grande cour. Nous avions fait le choix de ne rien y servir, par soucis de propreté mais aussi parce qu’il y avait des risques d’orage. Malgré cela, les gens sont très longtemps restés à discuter sur cette place au lieu de rentrer dans la salle pour boire ou manger ! Discuter entre eux, mais surtout… avec nous !

Nos parents avaient invité de nombreux amis ou connaissances professionnelles pour le vin d’honneur et nous étions (surtout moi) le centre de toutes leurs attentions. Tous voulaient me féliciter, m’embrasser, me donner les dernières nouvelles de leurs enfants avec qui j’avais tant joué autrefois. C’était un moment particulièrement sympathique, mais aussi difficile : j’ai mis près de 45 minutes à parcourir les dix mètres qui me séparaient de ce que je désirais le plus au monde : de quoi m’asseoir, quelque chose à boire et, surtout, à manger ! Heureusement, ma famille maternelle m’avait préparé une petite animation, le prétexte parfait pour entrer dans la salle et me poser, enfin !

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

La chanson pleine d’humour interprétée ma famille-orchestre.

Puis est venu le temps des cathédrales des photos de groupe, qui avait été l’objet de nombreuses discussions avec M. Cannelé et nos parents. J’avais gardé un mauvais souvenir des photos de groupe des mariages auxquels j’avais assisté dans les années précédentes et j’avais des idées très arrêtées. Nos consignes étaient claires : uniquement les témoins et la famille proche.

Mes frère et sœurs ont joué les chiens de berger, ramenant inlassablement ma mère et ma grand-mère au lieu des photos, appelant les nièces de M. Cannelé qui jouaient plus loin… et tout s’est très bien passé.

Mon seul, mais immense, regret, c’est qu’il n’y a pas de photo avec nos amis. Ils étaient nombreux à être venus, de tous horizons, de toute notre vie… et j’aurais dû me dire que ce moment, où ils étaient tous réunis, devait être immortalisé. J’étais fatiguée, j’avais un peu mal au ventre : je voulais que ça se termine, vite ! Depuis, nous n’avons pas eu la possibilité de tous les réunir et, même cinq ans après, c’est un détail auquel je pense souvent, amèrement.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Nos deux familles autour de nous.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Les photos de couples

Nous quittons l’apéritif un peu avant les invités pour faire nos photos de couple, dans les vignes. Ce n’est pas une chose à laquelle nous sommes habitués ; si j’aime être sous l’œil de l’objectif, ce n’est pas le cas de M. Cannelé, et cela s’en ressent sur certaines photos.

Qu’importe, je rêvais d’une séance dans les vignes, la voilà et, en toute objectivité, je nous trouve très beaux !

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Le repas et les animations

Après les photos de couple, j’ai eu un petit moment pour me reposer dans la chambre d’hôtel de mon beau-père. Il avait expressément réservé dans l’hôtel du restaurant afin d’accueillir, dans l’ordre, sa toute-nouvelle-bru enceinte et ses déjà nombreux petits-enfants, gardés par une baby-sitter. Je dois reconnaître qu’il a eu raison de m’y inviter fermement : ce petit repos d’une demi-heure m’a fait le plus grand bien et m’a donné l’énergie nécessaire pour affronter la soirée !

Une fois l’ensemble des invités installés (grâce à une étiquette colorée, à leur nom et indiquant le nom de leur table), M. Cannelé est venu me chercher. Nous n’avons pas fait d’entrée flamboyante de rock star, car il était impensable pour Monsieur Cannelé, très timide, de s’afficher ainsi devant tout le monde. Nous sommes donc allés nous asseoir discrètement, et le repas a commencé, entrecoupé par de nombreuses animations.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Notre panneau d’étiquettes colorées, avec notre logo, au nom de chaque invité. Une fois à table, le placement était libre.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Je ne résiste pas à l’envie de te remontrer notre salle !

C’était un excellent repas et nous avons tous et toutes été extrêmement satisfaits à la fois de la qualité du repas et de celle du service. L’efficacité et la réactivité de l’équipe du Bollenberg ont participé grandement à la réussite de cette soirée. Je ne voulais pas d’un repas qui traîne jusqu’à 2-3 heures du matin, et mon vœu a été amplement exaucé.

Cinq ans après, je ne me souviens plus exactement du menu, à part l’entrée qui était une terrine de rouget, très fraîche, et la viande, un quasi de veau, dont certains membres de nos famille ont gardé un souvenir ému ! Les vins étaient délicieux, mais ça, je ne l’ai su qu’au Noël suivant ! J’avais la tête ailleurs et l’estomac noué, mon envahisseur se manifestait vigoureusement… je n’ai pas autant profité du repas que ce que j’aurais voulu, mais M. Cannelé m’a assuré que c’était délicieux et les invités semblaient ravis. Et naturellement, je me suis bien rattrapée au dessert : un ensemble de gâteaux et de vacherins, assorti d’un sorbet fraise-rhubarbe !

J’avais désigné ma sœur comme relais entre les différentes animations et le restaurant. Ça nous permettait d’une part d’être certains que tout s’enchaînerait bien et d’autre part que les animations seraient à notre goût. Pas de jeu nous mettant au centre de l’attention, pas de blagues de mauvais goût, pas de surprise gênante… Je voulais ne pas avoir à m’inquiéter de tout cet aspect de la soirée.

Finalement, nous avons eu :

  • le discours des papas, très émouvants des deux côtés
  • une création sonore de ma sœur, sous la forme d’un montage de différentes voix de nos proches et de chansons (dont un enregistrement de moi qui chante, à 4 ans, la traîtresse, qui a beaucoup plu !)
  • le discours de ma témoin de mairie – amie d’enfance, un bijou d’humour, de souvenirs et de promesses
  • le jeu organisé par nos témoins bordelaises, le jeu des points communs (les invités se lèvent s’ils répondent à des critères précis, les mariés devant deviner ces critères), un beau moment de rires et de surprises (« ah, toi aussi, tu as été en Irlande ? »)
  • un conte raconté par la marraine de ma sœur, conteuse professionnelle et avec qui j’ai fait plusieurs ateliers (cette animation n’était d’ailleurs absolument pas prévue, ce qui a un peu fait paniquer tout le monde, mais il m’était impossible de ne pas l’accepter, par affection et par diplomatie)
  • la traditionnelle chanson des frère et sœur (traditionnelle car nous en écrivons une à chaque grande occasion), une création incroyablement drôle, que j’ai eue dans la tête pendant longtemps et qui mettait en avant mes qualités de sœur bavarde et chercheuse amoureuse
  • deux courts diaporamas de photos, créés par ma sœur et mes beaux-frères et belle-sœur, avec l’habituelle sortie de vieux dossiers qui ont fait rire tout le monde… même nous !

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Nos rires pendant le jeu des témoins. Pour l’anecdote, cette splendide couverture vache-léopard a tenu mes deux enfants bien au chaud pendant ces cinq dernières années !

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

La chanson de mes frère et sœurs, un moment drôle et plein d’amour !

Pour nous, mon mari tout-neuf et moi, c’était une soirée très réussie. Le plan de table fonctionnait, les invités s’amusaient, la playlist conçue par mon frère soulevait l’admiration de tous… Je nous voyais tous rire, manger, et rire, puis re-manger. C’était une belle soirée.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Le bal et la soirée

Vers minuit, M. Cannelé et moi avons ouvert le bal sur une de nos chansons chéries, sur laquelle nous dansions souvent, pour rire, à la maison. Evidemment, là, l’ambiance était différente, et je t’avoue que nous avons parfois été un peu gênés de danser ainsi, devant toute l’assemblée. Nous n’avions pas tellement réfléchi à ce moment, et nous n’avons par exemple pas pensé à inviter des proches à nous rejoindre au fur et à mesure de la chanson. Tout le monde m’a depuis assuré que non, mais je persiste à penser que c’était un peu étrange. En tout cas, nous nous sommes amusés sur la piste pendant trois minutes, dans notre bulle et hors du temps.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe

Le bal a finalement commencé. Suite à deux grosses mésaventures dans notre recherche de DJ, nous avions fait le choix de ne pas en prendre. Nous avons préféré louer une sono, et concevoir une playlist, gérée par un ami mulhousien (non invité à la base) puis finalement, par mon frère (peu enclin à danser). Ce choix était à la fois une bonne et une mauvaise idée.

D’un côté, nous avons fait une belle économie et nous n’avons pas eu de DJ un peu lourd qui lance des tonnes d’animations (c’était ce dont nous avions peur) mais d’un autre côté, pendant la soirée, il nous a parfois manqué quelqu’un de professionnel pour enchaîner les chansons suivant l’ambiance de la piste, réagir aux demandes et éviter les coups de mous.

Néanmoins, et notamment grâce à ma belle-famille grande adepte du rock endiablé, la piste de danse n’a pratiquement pas désempli jusqu’à près de 4 heures du matin ! Et moi ? Je ne me suis pas privée (et mon envahisseur personnel non plus, d’ailleurs), malgré les regards inquiets et courroucés de… mon beau-père, évidemment !

Finalement, ne sont restés que deux amies proches qui dormaient sur place et deux-trois cousins, peu décidés à arrêter la fête. Nous avons ainsi refait le monde en finissant les bouteilles et le candy bar, jusqu’à plus de 5 heures du matin. J’étais tellement éreintée que M. Cannelé est allé chercher une voiture pour me descendre du chapiteau à notre chambre d’hôtel. Pas de folle nuit de noces pour nous, j’ai réussi à m’extirper de ma robe, à me démaquiller un minimum et nous nous sommes écroulés, épuisés mais ravis et surtout… mariés !

Le lendemain de noces

Nous avons fait le lendemain de noces dans la salle de l’église. Les invités avaient apporté des spécialités de chez eux et, comme souvent, c’était un moment très sympathiques. On rigole, on discute, on joue avec les enfants, on met à jours les informations sur chacun et chacune. Je me souviens surtout de la fatigue, des contractions et d’un petit regret : celui d’avoir été « kidnappée » par ma belle-famille et des amis de mes parents, alors que j’aurais préféré m’amuser avec mes cousins et mes grands-parents maternels, que je vois peu. Mais ça fait partie du job de la mariée, je crois !

Finalement, le gens sont repartis… trop vite à mon goût, mais nos invités avaient de la route. S’en sont suivis les grands rangements traditionnels, le nettoyage à dix mains, les au-revoirs… la fête était finie. Enfin, presque ! Nous avons lancé un goûter dans le jardin de mes parents, mes frère et sœurs ont repris leur chanson, nous avons tous improvisé quelques notes dans l’orage qui se préparait, histoire de grappiller encore quelques minutes d’émotions et de terminer ces deux jours en douceur.

Je regarde une dernière fois tout ce monde autour de nous. Je sens mon enfant bouger doucement. Je suis bien.

Crédit photo : Lydianne Gaborieau Photographe



3 commentaires sur “Mon mariage multicolore et enceinte au cœur du vignoble alsacien : le grand jour”

  • Et finalement ce bouquet est très réussi ! et complètement dans la lignée des grues qui tapissent le ciel de votre salle de réception ! J’adore l’ambiance que ça dégage 🙂 Cette robe te va vraiment bien, et vous êtes tous les deux coordonnés, ça créé une belle unité ! Welcome Home est un titre que j’ai beaucoup écouté également, je trouve qu’il transporte ! Franchement, t’as eu la grande forme de rester debout aussi longtemps ! C’est super, tu as pleinement profité de ce jour spécial !

  • Quel beau mariage entouré de vos proches. Vous êtes beaux et êtes super bien coordonnés tous les deux. J’adore vos tenues respectives.
    J’avoue, bravo à toi d’avoir tenu jusqu’au bout de la nuit après cette journée remplie et forte en émotions tout en étant enceinte. Tu as bien pu profiter de ton mariage. Et ton bouquet est super joli.

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