Mon mariage participatif et trilingue : un bilan ?

Bon, après t’avoir raconté en long, en large et en travers mon mariage, je me dis que ce serait bien d’avoir un article synthétique pour savoir quel bilan j’en tire. Comme je l’avais fait pour notre mariage civil.

Bien sûr, j’avais déjà un peu fait une synthèse de ce que je garde de tout ça juste après. Mais c’était à chaud. Aujourd’hui, ça fait neuf mois que je suis mariée (quoi, déjà ???), c’est donc plus facile d’avoir du recul.

Le bilan financier impossible

Tu es peut-être curieuse de savoir combien ça nous coûté toute cette histoire.

Et ben, je vais malheureusement être incapable de te le dire. Nous avons acheté tellement de petites choses, à tellement de moments différents… (Il est très dur de dire combien, par exemple, nous a coûté le repas !). Nos parents ont aussi beaucoup beaucoup participé. Et j’ai rapidement cessé de noter.

On s’était dit, avant le mariage, qu’on aimerait que cette histoire (mariage civil + mariage religieux) ne nous coûte pas plus de 10 000 €. En évaluant les coûts potentiels au départ, on avait un budget prévisionnel de 6 /7 000 €. Il a évolué. Le mariage civil a pris plus de proportions que prévues.

J’avais prévu 800 € maximum pour ma tenue complète de mariage religieux et, finalement, ce n’était que le prix de ma robe.

Photo de mariée sur les plages de Normandie / Photo : Mamzelle Joe

Crédits photo : Mamzelle Joe

(Mais qu’est-ce qu’elle est belle ma robe !)

Les postes photographe et vidéaste n’étaient pas dans le budget prévisionnel.

Mais nos parents ont aussi participé plus que prévu (on n’avait rien prévu de ce côté-là et ils ont pris en charge certaines dépenses parce qu’ils s’en sont occupés).

Et puis je crois qu’on a aussi dépensé moins que prévu sur la déco et le repas.

Je pense donc que la célébration de nos noces en deux temps nous a bien coûté dans les 10 000 € au final. (Mais sans compter ce que nos proches ont dépensé pour nous).

En général, je trouve qu’on a bien géré :

  • On s’est fait plaisir sur ce qui nous tenait à cœur : j’ai eu mon vidéaste, ma robe de princesse, l’Amoureux s’est lâché sur ses deux paires de chaussures.
  • On a trouvé des bons compromis à nos envies chères : on voulait un domaine avec du caractère, un cachet normand et des chambres, on a réussi à trouver un endroit moins grand que ce dont on rêvait à la base mais qui correspondait sinon aux critères.
  • On a trouvé des bons plans pour ne pas dépenser trop sur les points qui n’étaient pas prioritaires pour nous (la décoration par exemple).

On a eu la chance d’avoir une situation financière qui nous a permis de craquer sur certains points, et on n’a pas eu à compter chaque euro dépensé.

Après, notre budget n’était pas extensible à l’infini non plus et surtout, nous n’étions pas à l’aise de dépenser trop d’argent pour ça (j’aurai eu l’impression qu’on “mangeait” nos projets d’avenir).

Bien sûr que si j’avais été riche, j’aurai craqué sur d’autres trucs : j’aurais pris mon photographe pour la soirée et le mariage civil aussi, j’aurais loué un super domaine (genre celui-là, qui coûte juste le budget prévisionnel de notre mariage quoi) pour une semaine et puis quelqu’un pour le nettoyage après… (ben, parce que l’après, ce n’est pas très fun).

Mais, dans l’esprit, non, je crois que je n’aurais pas changé beaucoup de choses. Notre mariage était tellement nous, tellement ce qu’on voulait…

A-t-on respecté l’idée de départ ?

Le déclic de départ, c’est le mariage de Claire et Pierre. Quand j’ai découvert ce mariage et que j’en ai parlé à l’Amoureux, ce fut une révélation. Avant, on parlait de se marier. À partir de ce moment, on a parlé de notre mariage.

Le 21 mai 2012 (wahoo, ça fait déjà 3 ans !), je commentais cet article en disant :

“Avec mon cher et tendre, nous parlons de nous marier… Et ce qui l’effraie le plus, je crois, ce sont les convenances qu’on croit devoir respecter… Je lui ai montré les photos et expliquer le mariage (il est néerlandais et son français n’est pas encore parfait), il a trouvé ça incroyable et génial !
On s’est rencontré à une soirée « auberge espagnole » de couchsurfing, on passe notre temps à organiser des pot luck diner / pot luck high tea ; c’est comme si l’idée du repas était faite pour nous… et pourtant, je n’y avais pas pensé plus tôt…
Maintenant, on se prend à rêver de quelques jours à nous, avec tous les gens qu’on aime, nos trois langues, un feu de camps, une balançoire géante et la participation de chacun…”

Alors, il n’y a pas eu un feu de camp, trop compliqué de trouver un lieu qui les autorise. Le jardin de la salle n’avait pas de branche assez grosse pour accueillir ma balançoire et, lors de la séance photo, je n’ai pas profité des jeux de plage où j’aurai pu faire voler ma robe de mariée – mais bon, pas sûre que ça l’aurait fait avec ma robe de princesse et mon voile de 4 mètres…

Mais l’essentiel était là : c’était gai, c’était joyeux, c’était convivial (gezellig !), c’était participatif. C’était plein d’amour…

Photo de couple, la main et l'alliance du marié / Photo : Mamzelle Joe

Crédits photo : Mamzelle Joe

Alors qu’est-ce que je referais sans hésiter ?

  • Proposer à chacun de s’investir suivant ses envies et ses moyens. Beaucoup, beaucoup de jolies surprises, de moments précieux et de souvenirs inestimables sont la conséquence de cette orientation participative.
  • Un peu dans la même veine mais très très important de le signaler : faire confiance. Confiance en ceux à qui je déléguais des morceaux entiers de préparation. Confiance en la réussite du jour J quels que soient les couacs. Confiance en la vie qui a toujours beaucoup plus d’imagination que nous qui a réussi à m’apporter encore une fois beaucoup plus que je n’attendais (et pourtant, ce n’était pas faute de l’avoir rêvé ce mariage).
  • Ne pas céder sur l’idée d’un petit mariage intimiste et d’une soirée entre amis, ça a fait grincer des dents et provoquer des mini drames mais on a tellement adoré notre fête ainsi ! Aucun regret de ce côté-là donc !

L'échange des alliances à l'église / Photo : Mamzelle Joe

Crédits photo : Mamzelle Joe

Et qu’est-ce que je ferais différemment ?

Alors, là, c’est plus dur pour moi. Parce que je suis quelqu’un de très optimiste et positive et j’ai beaucoup de mal à regretter quelque chose.

Je pourrais ici mettre beaucoup de choses par rapport aux couacs : je n’utiliserais pas de cutter à 10 jours de mon mariage, je m’organiserais mieux pour ne pas oublier les gâteaux, je demanderais à ce qu’on teste le cierge pour le rituel de l’union avant, je donnerais des indications de temps à ne pas dépasser pour les animations

Mais en fait, aujourd’hui, je me dis que ce ne sont que des détails. Que notre mariage n’aurait pas été notre mariage s’il n’y avait pas eu quelques plans foireux et un certain nombre de trucs qui ne se passent pas comme prévu. Si ça a pu me peiner un peu une fois le mariage passé, aujourd’hui j’en ris presque !

On a eu le mariage imparfait dont on rêvait. Plus beau même que ce qu’on pouvait imaginer…

Mais bon, allez, je me force un peu pour te trouver quelques trucs que je ferais différemment avec un peu de recul.

  • On se passerait de blog de mariage. Je me suis beaucoup amusée à écrire les textes, Monsieur Gezellig, lui, a trouvé ça beaucoup moins cool de les traduire en néerlandais. Il y a littéralement passé des heures.
    Et très peu de personnes sont allées lire notre prose…
  • Je me prendrais moins la tête à me demander si je pouvais faire telle ou telle chose pour notre mariage “simple et participatif”.
    Je me suis torturée pendant plusieurs mois à savoir si j’avais le droit de porter une robe de princesse alors que je faisais un mariage sans plan de table et avec un buffet dans une ferme. Comme si la robe de princesse devait forcément aller avec le château, les chapeaux, le repas servi à l’assiette. Comme si une brigade allait arriver et me dire “non, non, Mademoiselle Madame [je n’arrive pas à m’y faire], la traine et le voile de 4 mètres, vous n’y avez pas le droit”.

Photo de couple sur la plage, le voile volant au vent / Photo : Mamzelle Joe

Crédits photo : Mamzelle Joe

J’avais aussi peur que mes invités se disent : “quoi, elle nous fait faire la bouffe et elle se paye un vidéaste, elle se moque de nous ! Pour qui se prend-elle ???” Je me suis aussi demandé si acheter des produits tous prêts comme la pièce-montée n’était pas une aberration pour mon mariage participatif. N’importe quoi. Comme si le concept était déposé !

Bref, si c’était à refaire, je ne douterais pas de mes idées sous prétexte de rentrer ou non dans une case. Nous sommes nous : complexes et nuancés, pas toujours conséquents ou logiques ; notre mariage peut tout à fait être à cette image !

Et les proches le jour J ont (généralement) l’esprit à l’amour et à la fête et ne sont pas là pour juger.

  • Je ferais un discours pour remercier tout le monde. J’avais prévu de le faire et puis il est passé à la trappe. Je n’ai rien préparé et, le jour J, je n’y ai pas pensé.
    Je regrette de ne pas leur avoir dire à tous “merci du fond du cœur”… pour tout ce qu’ils ont fait pour nous, pour que cette fête ait lieu comme on en rêvait. Je regrette de ne pas avoir pu dire en néerlandais à la famille, les amis de l’Amoureux que même si j’ai un accent pourri, que je parle leur langue comme une gamine de 5 ans, je suis heureuse qu’ils m’aient acceptée comme je suis. Je dirais à ma famille, mes amis, mon Amoureux, qu’encore une fois, je me sens tellement reconnaissante qu’ils me soutiennent dans mes folles idées…
    Ce genre de choses. Et je me mettrais à pleurer sans doute.

J’aurai aimé aussi prendre plus nos proches dans mes bras, me soucier plus de savoir si ça va, s’ils manquent de rien (c’est bien de profiter de cette journée mais pas que…), dire aux gens qui ne sont venus qu’à l’église “merci d’être venus” (j’étais incapable de dire quoi que ce soit à ce moment-là), j’aurais aimé pouvoir profiter de chacun encore plus (et pourtant, on n’était pas si nombreux)…

L'étreinte entre la mariée et sa soeur / Photo : Mamzelle Joe

Crédits photo : Mamzelle Joe

Mais, heureusement, le mariage n’est pas le seul moment d’une vie où on peut dire “je t’aime”. Et on espère bien avoir d’autres fêtes pour réunir nos proches !

Non, vraiment, je ne suis pas bonne pour les regrets !

Alors un dernier point super positif pour la route.

Le bonheur de mettre des mots sur cette aventure

Si c’était à refaire, je représenterais ma candidature pour être chroniqueuse chez Mademoiselle Dentelle et plutôt deux fois qu’une !

Parce que ça me donne l’occasion de prendre la plume pour parler d’un sujet que j’adore, parce que ça m’a fait rencontrer des filles formidables (team Dentelle, you rock <3), parce que c’est merveilleux de lire tes commentaires si bienveillants (lectrice Dentelle, tu rockes aussi. Grave !), parce que c’est un élan pour me lancer professionnellement dans la rédaction, parce que ça m’apporte encore plus que tout ce que j’aurais pu imaginer…

Mais, au-delà de ça, je suis profondément heureuse d’avoir posé des mots sur cette aventure. Avoir dû raconter les préparatifs puis le jour J fut l’occasion de faire un retour sur la manière dont je l’ai vécu, d’y songer de manière ordonnée, de relativiser parfois.

Et puis ces écrits sont aussi précieux pour les souvenirs, mais ça je t’en reparle la prochaine fois (oui, non, ce n’est pas encore un article au revoir, j’aime vraiment bien squatter par ici !)…

Et toi, tu es mariée, qu’est-ce que tu referais sans hésiter et qu’est-ce que tu changerais ? Raconte !



26 commentaires sur “Mon mariage participatif et trilingue : un bilan ?”

  • Félicitations pour votre magnifique mariage et ton récit qui nous a fait rêver de semaine en semaine !
    Je suis devenue fan de ton aventure alors que je venais lire les derniers articles des mariées que j’avais suivies pendant nos préparatifs ! Si je n’étais pas déjà mariée, j’aurais pu écrire le même commentaire que toi pour l’une de tes chroniques ! Je suis heureuse de voir que tu fais un bilan très positif de cette belle journée.

      • Ouiiii ! Ce fut formidable. Le coaching de Mlle Dentelle a été une vraie bénédiction, d’autant que nous vivons chacun dans notre pays respectif l’année des préparatifs…. Il fallait aller à l’essentiel !

  • Je dirais qu’en tant que chroniqueuse, “you rock too !”.
    J’aime le côté positif de tes chroniques qui met la banane même quand les journées journées sont difficiles. Et puis surtout tu nous as montré un mariage magnifique à ton image.

    • J’avais des papillons dans le cœur en écrivant cet article… c’est chouette que j’arrive à vous en transmettre un peu 🙂

    • Encore trois articles par ici à paraitre (même si je me dis “zut, j’ai oublié de parler de mon EVJF ou de mes remerciements”…) mais plein d’idées pour Sous Notre Toit, ne t’inquiète pas 😉

  • Quel plaisir de te lire encore une fois ! De mon côté, je regrette aussi de ne pas avoir présenté ma candidature de chroniqueuse. Mais j’ai eu tellement peu de ne pas avoir assez de temps pour tout… Maintenant, nous continuons la préparation de notre mariage participatif trilingue français-suédois-anglais, ça promet de bonnes prises de tête pour amener un barnum sur une île sans voies de communication, mais je crois qu’il va y avoir de très nombreux épisodes de franche rigolade… trilingue ! ET TANT MIEUX SI TU SQUATTES LE BLOG, CAR TOUT LE MONDE ADORE TE LIRE, ICI !

  • C’est de l’émotion en barre cette chronique ; elle fait tout à fait le lien à mon sens avec ce que tu as écrit sur la bienveillance. Tu n’as pas idée à quel point ces 2 chroniques en particulier résonnent en moi en ce moment. Merci 🙂

  • Merci pour tout Mme Gezillig ! Tu m’as montré qu’un mariage où tu fais dans la simplicité peut être aussi merveilleux qu’un mariage “princier”, même si c’est toi qui est censée prendre le balai le lendemain matin ! 😀
    J’espère te lire encore longtemps, ici ou ailleurs, car tes chroniques sont un rayon de soleil qui met le sourire.

    • Pas de soucis à se faire, je continuerai d’écrire ! (J’écris des blogs depuis presque dix ans, et aujourd’hui, je suis contente d’avoir trouver la communauté Dentelle alors je ne vais pas partir de si tôt 😉 )

      Mais sinon, je suis heureuse d’avoir montré que non, on n’a pas besoin d’épouser un héritier de la couronne pour avoir un beau mariage – d’ailleurs, entre nous, Kate, elle a peut-être eu une sublime robe mais je suis pas sûre qu’elle se soit pas éclatée tant que ça à ses noces 😉

  • C’est encore un très bel article que tu nous proposes là, et j’aime particulièrement ta manière de revenir sur ce grand jour.
    Et je me répète, mais je rêve d’une cérémonie comme la vôtre…
    A la base, j’aurai aimé que nous préparions notre cérémonie religieuse dès le début de l’année, afin de prendre le temps et de bien choisir nos textes… Mais rien n’est encore programmé, et chéri-chéri n’est pas très motivé, alors que c’est son papa qui va nous marier… Je crois que je vais t’appeler au secours !!

    • Répondre à ton mail est dans ma to do liste du jour 😉
      Et ça demande du temps mais ce n’est pas siiiii difficile, tu vas voir 🙂
      (Et merci des compliments, il pleuve par ici mais chacun me touche vraiment)

      • ah en fait, je suis pas sûre que ce soit toi qui m’as envoyé un mail… Mais du coup, tu peux m’envoyer un mail pour un peu d’aide si tu veux 😉

  • Ouf, j’ai eu peur en commençant à lire que ce soit ton dernier article :(, mais ça va ce n’est pas un au revoir !
    J’ai fini ton article les larmes aux yeux. Ton texte sonne encore une fois très juste et est plein d’émotions.
    Il y a une chose qui me touche particulièrement, c’est quand tu parles de confiance. Tu as raison faire confiance à ses proches c’est primordial. On peux vite se laisser aller à tout vouloir gérer seule car on a l’impression que personne ne nous comprend ou ne comprend nos attentes. Mais nos proches sont bienveillants, ils ne voient pas les choses exactement comme nous certainement (en même temps ils ne pensent pas 24h/24 au mariage comme nous) mais ce n’est pas pour autant qu’ils vont “saboter” notre mariage. Alors je suis d’accord, rien de plus important que la confiance accordée à nos proches et au destin…

    • Déléguer, c’est pas facile.
      Tout n’a pas été exactement comme moi je l’aurais fait si j’avais tout fait… mais c’est la beauté et la richesse de cette fête, ce n’était pas ma fête, c’était une fête que nous avons créée tous ensemble autour de l’amour de l’amoureux et moi. Je crois profondément qu’on vit d’échange et d’ouverture et c’était important que notre mariage soit ainsi, ouvert et riche de ce que chacun avait à nous apporter 😉

  • Ah le stress ! On est pas prête pour un au revoir Mme Gezillig 🙂
    Merci pour tous tes articles car même si je ne commente pas, je n’en suis pas moins une lectrice assidue et j’ai beaucoup apprécié ta fraîcheur et ton honnêteté !

  • comme toi, finalement, mon seul regret est de n’avoir pas pu passer plus de temps avec chacun des invités ! Nous avons organisé notre mariage dans un gîte loué du vendredi au dimanche, la plupart sont donc arrivés dès le vendredi soir et personne n’est pas parti le samedi soir mais j’ai vraiment l’impression d’avoir passé tout ce temps sur un nuage sans jamais atterrir et du coup de ne pas m’être assez préoccupée de mes invités !

    Le discours de remerciement, on y a pensé et c’est vrai que j’y tenais beaucoup. Témoins, amis et familles se sont beaucoup impliqués malgré un mariage non participatif, et ça nous a beaucoup beaucoup touchés. Du coup, on leur a dit !

    • comme je le dis dans mon article, heureusement, on peut créer d’autres moments pour profiter encore de nos proches 😉

      (Et merci pour le compliment au dessus, la prof que je suis adore savoir qu’elle enseigne des choses ^^)

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