Mon mariage printanier en hiver : l’église et le retour au domaine

Après la sobre et émouvante cérémonie à la mairie, il est temps de rentrer dans l’église.

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

Cette église n’est-elle pas superbe ?

Tous les invités s’installent et le cortège se prépare sur le parvis. M. Osier et sa Maman entrent, ma mère et le frère de M. Osier puis nos témoins sur « Othello » de Chilly Gonzales. Nous avons choisi cette musique parce que c’était le premier concert que nous avons vu ensemble au tout début de notre relation.

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

Puis le prêtre vient me chercher (au grand désespoir de M. Osier et du photographe qui ne m’ont presque pas vu entrer…). Ma cousine nous précède avec des pétales de fleurs. Je rentre au bras de mon père sur les « canons de Pachelbel » version piano. C’est superbe, l’église est magnifique, la décoration est parfaite, la musique m’émeut, mon père m’émeut… Nous avançons doucement ; je profite de chacun des invités qui nous regardent, ils sont beaux… 

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

La cérémonie commence

Le mot d’accueil du prêtre est simple puis on passe rapidement aux lectures. M. Barbe lit un texte que nous avions choisi et qui dit : « s’il me manque l’amour je ne suis rien ». C’était beau et émouvant. 

Puis une paroissienne chante le psaume et le prêtre lit l’évangile. Son homélie qui suit est superbe. Pleine d’amour pour Dieu mais il parle aussi de notre amour à tous les deux. Ses mots sont justes. J’ai beaucoup aimé. 

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

Vient ensuite le moment des consentements : nous avions choisi de les dire nous-mêmes et pas simplement de répondre oui. Dans les yeux l’un de l’autre, nous nous sommes dits notre amour, notre engagement.

« Moi, Mme Gariguette, je te reçois, M. Osier comme époux et je te promets de rester fidèle dans le bonheur et dans les épreuves, dans la santé et dans la maladie, pour t’aimer tous les jours de ma vie. »

Ce que j’aime dans cette phrase c’est que l’on ne se prend pas pour époux mais l’on se reçoit. Ce n’est pas une appartenance à l’autre mais un don pour l’autre. Ça a beaucoup de sens pour M. Osier et moi. « Amazing grace » dans sa version instrumentale d’André Rieu fait résonner les cornemuses dans l’église.

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

La cérémonie suit son cours avec nos prières à Dieu, suivi de « Say a Little payer » d’Aretha Franklin. L’offrande à la vierge sur l' »Ave Maria » de Schubert par Maria Callas.

La cérémonie a été belle même si le prêtre a été un peu autoritaire à certains moments et qu’il a fait les choses un peu à l’envers ! Ce que j’ai beaucoup aimé c’est que nous étions placés de manière à voir tout le monde et à être vus par tous. 

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

Pour la sortie, ce fut rock avec un instrumental d’ACDC et même le prêtre a dansé en sortant de l’église ! La machine à bulles que nous avions louée n’a pas très bien fonctionné mais nous étions tellement heureux que cela nous était égal ! 

Nous sommes sortie avec le prêtre devant nous, encore… Ce qui a un peu gêné le photographe, encore… Visiblement, il aimait bien être vu !

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

J’ai ensuite lancé le bouquet. Mais ça n’a pas fonctionné comme je le voulais : j’avais demandé à la fleuriste un bouquet qui se sépare en 5 parce que beaucoup de mes amies attendent leur demande ! J’ai défait le ruban mais quand j’ai lancé il ne s’est pas bien séparé et il n’y a eu que trois morceaux ! Du coup les gens ont pensé que les filles l’avaient détruit. C’était drôle ! 

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

Puis tout le monde nous a félicité c’était un peu long mais ça nous a permis de saluer ceux que nous n’avions pas encore vus. 

Crédit photo : Sylvain Bigourie pour Imag’in

L’échange des vœux

Nous sommes montés tous les deux dans la voiture ancienne. C’est le moment que nous avons choisi pour nous lire nos vœux. À l’origine, nous devions le faire à la mairie mais M. Osier a eu peur de mal faire et que ces mots ne soient pas aussi beaux que les miens. J’ai eu beau le rassurer, nous avons décidé de changer la veille. Et je ne regrette pas un seul instant. Nous avons pu nous dire tous les mots sans peur du jugement ou du trop plein d’émotions.

Mes mots étaient plus simples que lui. J’avais plus été à l’essentiel. Il m’a fait une véritable déclaration une preuve d’amour immense avec des mots pesés et choisis. C’était sublime surtout quand, les yeux remplis de larmes, il me lit sa dernière phrase : « pour toi je pourrai déplacer des montagnes, je t’aime ». 

Moi j’ai mis en avant les raisons qui font que je l’aime et ce que je veux lui promettre. J’ai aussi insisté sur le fait que cette journée était le début de notre mariage et qu’on le construirait chaque jour. 

Le trajet a un peu duré (vieille voiture oblige). Mais nous avons adoré avoir ce moment rien qu’à deux (le chauffeur s’est fait oublier) !

L’arrivée au domaine

Arrivés au domaine, nous avons fait les photos de groupe, assez traditionnelles, avec le lac en fond. C’est le seul moment de la journée où j’ai eu froid !

Je ne regrette pas d’avoir préparé la liste des groupes pour les photos avant ! Ça a considérablement réduit le temps ! Nos invités avaient la liste des groupes dans le livret du welcome bag mais mon papa a quand même pris les choses en main en appelant les personnes. Il les réunissaient pendant que le photographe faisait la photo du groupe précédent. Quand tu as près de 200 invités, je te promets que ça aide d’avoir un peu préparé la chose !

Crédits photo : Photo personnelle

Et maintenant, place à la fête ! Je te raconte ça très vite.

Et toi, comment as-tu choisi tes musiques de l’église ? Où vas-tu lire tes vœux à ton mari tout neuf ?



6 commentaires sur “Mon mariage printanier en hiver : l’église et le retour au domaine”

  • C’est très beau, le « je te reçois « , merci de cette remarque que je vais précieusement garder dans mon cœur.
    C est pourtant ce que j ai dit et cela ne m a pas marqué sur le moment, notre réflexion étant plutôt sur le choix entre les termes: epoux/épouse ou mari/femme, les deux sont possible.
    Finalement on a choisi époux/epouse, trouvant que ces termes marquent quelque chose de plus sacré que mari et femme. On s est dit que mari et femme, nous le sommes devenus à la mairie et époux et épouse à l Eglise!

    • Nous aussi nous avons préféré dire « époux/épouse ». Et c’est vrai que cette phrase a eu beaucoup de sens pour nous. Nous avons vraiment passé beaucoup de temps à choisir nos textes, à écrire nous-mêmes nos prières, etc. Il était important pour nous que chaque choix résonne en nous.

  • Oh là là cette photo du bisouuuu <3 magnifique !!
    La cérémonie avait l'air top ! Et j'adore l'idée du bouquet qui se sépare 😀

    • C’était une bien belle cérémonie oui.
      Le bouquet qui se sépare m’est venu comme ça et franchement, ça aurait pu être trop cool si ça avait bien marché !

  • Excellent d’avoir choisi une sortie sur AC/DC ! Puis C’est une super idée le bouquet qui se sépare en plusieurs ! Dommage en effet que ce n’est pas été bien compris par les filles 😅 C’est une bonne idée de le faire juste à la sortie de l’église. J’aime bien aussi votre idée d’échanges de voeux dans l’intimité de la voiture tous les deux, ça devait être un moment très émouvant !

    • L’abbé nous a beaucoup fait rire quand il a dansé dans l’allée de l’église à la sortie !
      Je voulais faire le bouquet à la sortie de l’église parce que la place et le parvis sont tellement beaux que ça aurait été dommage de ne pas en profiter.
      Pour l’échange des voeux, au départ, j’étais déçue que M. Osier ne veuille pas le faire à la mairie mais j’ai compris que ses mots seraient plus forts et plus vrais dans l’intimité. Aucun regret de l’avoir fait ainsi. Ça nous a permis aussi d’avoir un beau moment à deux entre l’émotion des cérémonies et la folie de la soirée !

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