Mon mariage religieux tout en convivialité et en sourires : la cérémonie, le cœur de notre journée

Vers 10 heures 40, après une séance photo de couple rapide et efficace, nous sommes dans la voiture, en route pour l’église. La cérémonie, c’est l’élément central de notre journée. Nous y avons accordé beaucoup d’attention. Nous l’avons activement préparée.

Outre les rencontres classiques, et plutôt tournées sur le déroulement de la cérémonie, avec le prêtre qui officierait, nous avons participé, à sa demande, à une journée d’animation pour fiancés avec un autre prêtre, dans une abbaye. De plus, nous avons décidé de participer à un weekend « Amour et Engagement ». Animé par deux couples mariés et un prêtre, et ancré dans la foi catholique mais ouvert à tous, ce fut un réel moment de partage et de découverte avec Monsieur Plumechon. Nous avons énormément apprécié ces deux jours un peu hors du temps, très enrichissant, et je ne peux que t’encourager à faire de même si l’idée te plaît.

Nous voulions une cérémonie personnalisée le plus possible : nous avons choisi et pensé le moindre texte qui pouvait l’être, afin qu’elle nous corresponde au mieux. Nous voulions une eucharistie. Nous voulions une cérémonie vivante : nous avons demandé à certains de nos amis et certains membres de nos familles s’ils acceptaient de créer un groupe de musiciens et une chorale pour nous accompagner le jour J. Une amie proche a même accepté de se remettre à l’orgue pour l’occasion.

Crédit photo : JT Photography

Notre maître de musique comme nous le surnommions. Celui qui nous a aidé à choisir les chants religieux. Celui qui a tout organisé et géré. Celui sans qui notre cérémonie n’aurait pas eu le même cachet.

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Notre chorale et une partie de nos musiciens du jour. Ceux sans qui notre cérémonie n’aurait pas eu la même intensité. Tu remarques la fleur blanche dans les cheveux ou en boutonnière ? C’est à leur initiative. Ils voulaient porter un signe distinctif. J’adore.

Tu te joins à nous pour ce moment empli d’émotions et de joie ?

Le temps de l’accueil

10 heures 47 (environ, 2 ou 3 minutes de retard à peine) : à l’exception des derniers retardataires qui arrivent, tout le monde est entré et installé. Nos frères, ma sœur et nos témoins ont géré l’accueil alors que nous faisions les beaux devant les objectifs de nos photographes.

La suite est déjà quasi en place face à l’entrée principale. Elle est constituée de Monsieur Plumechon et sa maman, suivis par ma sœur et son frère, mon second frère et une cousine, ma premier frère et sa compagne et ma maman et le papa de Monsieur Plumechon. Ensuite viennent mon témoin et une amie, ma témoin et son mari et les deux témoins de Monsieur Plumechon et leur femme. Les enfants d’une cousine et la fille d’un des témoins de Monsieur Plumechon nous précèdent, moi et mon papa.

Le père Jacenty, notre curé, semble impatient. Il tente plusieurs fois de nous faire rentrer alors que Madame Poulette n’est pas encore revenue de la seconde entrée.

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Notre suite. Dans les tons vert d’eau (enfin menthe pour faire actuel) côté famille, ma sœur, ma belle-sœur et ma cousine ayant trouvé sympa d’essayer de se coordonner. Des tons roses et orangés côté témoins, à ma demande. Les hommes ont tous reçu une boutonnière réalisées par une Misstinguett en goguette. Et ma maman et son chapeau.

Les deux morceaux que nous avons choisis pour l’accueil des invités, et finalement l’entrée de la suite, tournent. Il s’agit de deux thèmes tirés de films : « Humours of Glendart / Leitrim Fancy / Paddy in London » par John Whelan (Harry Potter, le mariage de Fleur et Bill) et « Concerning Hobbits » par Howard Shore (Le Seigneur des anneaux).

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Monsieur Plumechon et sa maman.
Comme ma maman, elle a opté pour le pantalon.

La suite se met en marche. L’église est remplie de nos proches. Je suis sur un nuage. Je souris. Nos musiciens entament « Maxima » de Dizzy Stratford. C’est à moi. Je dois freiner mon papa qui avance trop vite à mon goût. Toute la suite n’est pas encore assise et je crains que Monsieur Plumechon ne me voit pas avancer.

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Au bras de mon papa. Instant d’autant plus émouvant qu’il a fait un double AVC il y a quelques années, duquel il s’est remis avec brio.

Tout le monde est installé. Dans la foulée de notre prêtre, nous accueillons nos invités. Ensuite, la chorale entonne « Il est grand le bonheur de donner ». Le père Jacenty clôture ce temps par une prière d’ouverture.

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Mot d’accueil pour nos invités.

Le temps de la parole

C’est la marraine de Monsieur Plumechon qui se charge de la première lecture : la lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (12, 09-18). Ensuite, la chorale enchaîne avec le bien connu psaume de la création. Nous avons choisi l’évangile selon Saint Luc (13, 06-09), soit la parabole du figuier stérile, car selon nous il parle d’acceptation de la différence, de patience, de bienveillance même, et d’espoir. L’homélie, quoi qu’un peu longue, est agréable.

Comme pour son mot d’accueil, notre curé a repris dans son texte une bonne partie de ce que nous lui avions raconté sur nous et sur le choix de nos textes. Il y a même glissé l’une ou l’autre anecdote qui font bien rire l’assemblée.

Le temps de l’engagement

Nos témoins se lèvent et se dirigent vers le micro. Nous leur avions demandé de participer à ce moment en lisant un texte, soit à quatre voix, soit l’un ou plusieurs d’entre eux. Notre envie : qu’ils nous livrent la façon dont ils voient notre couple et l’idée qu’ils se font de leur rôle de témoin, de ce qu’il représente pour eux. Chacun à leur tour, ils prennent la parole, que ce soit pour un texte choisi ou écrit. C’est émouvant, drôle et juste. Nous sommes touchés.

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Lors de la prise de parole de nos témoins…

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… des mariés entre rires et émotions.

Nous poursuivons avec le dialogue initial, moment au cours duquel les futurs mariés affirment leur croyance en les quatre piliers fondamentaux du mariage catholique : la liberté de consentement, l’indissolubilité du sacrement, la fidélité et l’ouverture au don de la vie.

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Tout en convivialité et en sourire : un instant volé qui décrit bien notre mariage, au moment même où nous nous engageons.

Dans la foulée, nous sommes invités à nous prendre la main pour l’échange des consentements. Je commence. Il répond « oui ». (Gniiiiiii !) Il enchaîne. Devine ce que je réponds… « OUI » évidemment ! (Gniiiiiii bis !)

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Au plus fort de la cérémonie, au moment d’échanger les vœux écrits les plus simplement et plus sincèrement possible.

Notre petit garçon d’honneur, trop classe dans son costume si mignon, amène nos alliances pour leur bénédiction.

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Le père Jacenty bénit nos alliances que tient le fils d’une cousine,
tout fier du rôle qu’il a à jouer.

Mon presque totalement mari cafouille et perd le fil ! (Il n’est pas aidé car le livret qui lui sert d’aide-mémoire à ce moment est celui de notre prêtre, qui a surligné certaines parties au fluo, mais pas celles auxquelles lui devait se référer évidemment). Je trouve ça terriblement mignon. Ça apporte un vent de fraîcheur sur un moment très solennel, sans rien enlever non plus à l’importance qu’on lui accorde. Et puis, je ne fais guère mieux, car comme lors de notre cérémonie civile, j’ai beaucoup de mal à lui passer son alliance.

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Celui qui en perd le fil et celle qui n’arrive toujours pas à lui passer la bague au doigt.

Nous ne savons pas trop si c’est le moment, mais je décide que oui. Nous volons un baiser alors que la chorale entame « Quand on a que l’amour » du grand Jacques Brel.

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Ceux qui sont heureux !

Le temps de la prière

Moment de recueillement après toutes ces émotions : c’est l’heure pour les époux tout neufs que nous sommes de présenter notre prière. Ensuite, ce sont ma sœur et nos frères qui énoncent la prière universelle, entrecoupée de « Heureux qui répond à l’amour par l’amour. » chantés.

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Miss LittleSister et nos frères, à la lectures des quatre intentions que nous avons écrites.

Le temps de l’eucharistie

C’est avec « Sans amour », chanté par la chorale, que se déroule la collecte. Pendant ce temps, notre prêtre prépare le nécessaire à l’eucharistie. Les différentes étapes se succèdent, et incluent la bénédiction nuptiale. Tantôt récitées, tantôt chantées, elles permettent avec une certaine dynamique. Lorsque vient la communion, c’est le classique « Oser la vie » que lance la chorale.

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Communion de la mariée : le corps et le sens du Christ.

Le temps de l’envoi

Après une dernière oraison du père Jacenty, arrive le moment de signer les registres ! Dans le feu de l’action et dans l’excitation générale, nous ne tiltons pas. Ce n’est que bien plus tard que nous nous rendrons compte que seuls nos témoins et notre prête ont signé. Nous n’y avons pas été invités. (Bon, depuis, nous supposons que c’était suffisant. Un jour, nous penserons peut-être à nous renseigner…) « À toi » de Joe Dassin retentit dans l’église en version instrumentale, jouée par nos musiciens.

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Ils confirment : nous nous sommes bien dit « oui ».

C’est déjà l’heure de sortir… Notre chanson est lancée : « I’m gonna be (500 miles) » de The Proclaimers, dénichée par Monsieur Plumechon lui-même. Tout ce monde sur le parvis : c’est limite impressionnant ! La suite sort, « couple » par « couple », pour les photos. Puis vient notre tour, sous une pluie de riz et avec une haie d’honneur de la Jeunesse du village de Monsieur Plumechon. Ils se sont déplacés spécifiquement pour lui, ce qui nous touche énormément.

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Sous le riz et les applaudissements, entourés de chemises rouges :
notre sortie et le bisou !

Ensuite, notre photographe se transforme en meneur de foule. Il rassemble tout le monde pour des photos de groupe. Il fait crier les gens (qui commencent à mourir de froid, comme moi d’ailleurs…) et prends plusieurs photos.

Mais pour l’instant, j’ai froid, il est déjà presque midi et quart. Nos invités pour le vin d’honneur sont attendus pour 13 heures à la salle (qui est quand même à 45 minutes de route). Nous prenons le temps de dire bonjour et de discuter quelques minutes avec ceux dont nous savons qu’ils ne pouvaient venir qu’à la messe et nous écourtons les autres bonjours au maximum en disant qu’on se retrouve à la salle.

Bref, tu l’auras compris, j’ai adoré l’implication de nos proches et amis, je n’ai pas pleuré, j’ai été très émue malgré tout, mais surtout je pense que je nageais dans le bonheur !

Et toi ? Avais-tu choisi de célébrer ton union avec une cérémonie religieuse ou laïque ? Comment s’est déroulée la cérémonie ? Comment l’aviez-vous préparée ?As-tu été émue ? Tout s’est-il bien passé ? Quel souvenir marquant en gardes-tu ?



13 commentaires sur “Mon mariage religieux tout en convivialité et en sourires : la cérémonie, le cœur de notre journée”

  • Mais trop bien vos amis et familles pour créer le groupe de musique à la mairie !! Bravo d’avoir si bien réussi à personnaliser cette cérémonie religieuse ! Moi qui n’aime pas trop les « messes » je suis sûre que j’aurais passé un très beau moment à la votre pleine d’émotions ! Et vos photos reflètent parfaitement votre joie et votre amour !

    • Ooooh merci Madame Chaton. J’avoue que nous voulions que tous nos proches, quelles soient leurs croyances, se sentent à l’aise, sans pour autant évincer ce qui nous tenait à coeur. Ce fut un pari réussi.

  • Très belle cérémonie pleine d’émotion ! Et ouiiii « I’m gonna be » !!!! La meilleure chanson de sortie 😉

  • Je suis tellement fan de ta coiffure : le headband est parfait ! Vous êtes très beaux tous les deux et la cérémonie avait l’air d’être très émouvante. Quel bonheur de pouvoir faire intervenir vos témoins pour le texte.
    J’ai besoin d’une précision 😉 I’m gonna Be pour Grey’s Anatomy ou pour HIMYM ? 😉

    • Merciiiii, il faut que je trouve l’occasion de le reporter ce headband d’ailleurs.

      Pour te dire, on avait tellement préparé notre cérémonie, qu’au deuxième ou troisième rendez-vous, je ne sais plus trop, notre curé a rigolé en disant qu’il n’avait plus rien à faire. Je crois qu’il ne s’attendait pas à une telle implication.

      Euuuh, pour aucune des deux je pense. C’est Monsieur Plumechon qui l’a proposé. Il savait que les paroles étaient importantes pour moi. Je ne sais pas comment il est tombé dessus. (Grey’s Anatomy, je ne pense pas qu’il ait vu. Et je ne suis pas particulièrement fan.)

  • C’est vraiment trop chouette que vos amis aient autant participé à la cérémonie, avec la musique, la chorale, et les petits discours de vos témoins ! L’une de mes amies nous a beaucoup aidés avec les choix des lectures, des chants etc, et a aussi fait chanter toute l’assemblée (et comme les Irlandais ne chantent normalement pas lors d’une messe, c’était un challenge ahah!), ca change tout je trouve !

    • Oh que oui ! Ça change tout. 🙂
      Nous avons eu énormément de chance d’être aussi bien entourés pour faire de ce moment, un moment magique.

  • Ta cérémonie avait l’air vraiment émouvante, avec les jolies participations de vos proches. Et les photos sont très jolies, vous sembles si joyeux ! Par contre c’est un peu bizarre qu’on ne vous ai pas demandé de signer ! Et I’m gonna Be me fait penser à How I Met Your Mother. J’aime beaucoup ta plume 🙂

    • C’est marrant, je n’ai pas la référence HIMYM pour « I’m gonna be ». Et tu es la deuxième à m’en parler. J’ai du m’arrêter trop tôt dans la série. 😉
      Oui, c’était une cérémonie joyeuse. Je suis contente de m’être replongée dedans pour écrire cette chronique.

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