Mon mariage végétal d’automne au Pays Basque : 8 mois après… Regrets, bonus et satisfactions (teaser vidéo inclus !)

À l’heure où je prends le clavier pour rédiger cette chronique, il s’est écoulé huit mois depuis notre mariage au Pays Basque.

Huit mois à clamer « mon mariiiiii » à qui veut bien l’entendre. Huit mois avec ses joies, ses peines… à partager, à se soutenir, à faire de nouveaux projets, à construire non plus notre « wedding » mais notre « marriage ». Huit mois où je me suis surprise à l’aimer chaque jour, encore un peu plus fort, moi qui était persuadée que « le mariage ne changerait rien ». Huit mois qui m’ont permis de prendre du recul, d’apprécier à leur juste-valeur les souvenirs laissés par ce weekend automnal.

Il est donc grand temps de partager avec toi mon bilan : ce que j’en retiens, ce que je changerais et ce que je referais à l’identique.

Le bilan de mon mariage sur la Côte Basque // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

Les regrets

Ça va peut-être te surprendre, mais je ne considère pas les couacs de notre mariage comme des regrets. J’aime penser que ce sont les aléas de la vie qui la rendent vibrante, tout comme ce sont eux (les fameux couacs) qui font vivre une journée de mariage authentique, entourés des êtres les plus chers, par la présence ou la pensée. Au-delà d’épouser un partenaire de choc pour la vie entière, n’est-ce pas ça, le plus important ?

Le réveil difficile après une courte nuit, la bretelle du bustier qui se découd, la pièce montée de fromages qui n’est pas installée à l’endroit convenu, les nappes brûlées par les scintillants… Je t’assure que tout ça n’est qu’à anecdotique, après coup ! Vraiment.

Cependant, en grande « chercheuse de perfection », je dois aussi t’avouer qu’il me sera toujours compliqué d’être pleinement satisfaite (ce fameux « oui, mais… »), en particulier de :

  • Ne pas avoir assez insisté auprès de nos plus proches sur le fait que l’on serait suivi de très (très) près par une équipe de deux photographes et deux vidéastes. Faire face à 4 inconnus munis d’autant d’objectifs, en permanence braqués sur soi, ça peut être impressionnant… Nous nous y étions psychologiquement préparés. Pas eux.
  • Ne pas m’être autorisée à dépenser davantage pour la coiffure. Je ne garde pas le souvenir d’avoir passé un moment zen et détendue… « La confiance n’exclut pas le contrôle ». Tu connais cette règle d’or ? Et bien, là, tout pareil : convaincue par un tarif raisonnable, j’en ai oublié qu’un essai, ça se réalisait de bout en bout, et pas juste en « mimant » vaguement le rendu final. À trop avoir les yeux rivés sur le budget, pas de mystère… On en oublie que le prix est souvent corrélé avec la qualité de la prestation. La mise en beauté, c’est pourtant ce qui permet de se sentir belle et c’est ce qui reste sur les photos.
  • Avoir choisi une robe qui, avec le recul, était très (trop ?) couvrante et pas assez près du corps. Au moment de la récupérer au magasin, j’aurais dû bataillé (à nouveau…) pour que les manches du top – trop larges – soient parfaitement ajustées. J’ai beau toujours aimé ma robe, si c’était à refaire, je choisirais le modèle Alissa de Harpe, moins romantique, plus glamour. Il paraît qu’il est assez courant d’avoir des regrets sur son choix de robe… cela me rassure un peu.
  • Ne pas vouloir « pourrir l’ambiance » de la soirée, en cédant sur la diffusion de titres – qui étaient à l’origine sur notre blacklist… – dans l’unique but que ma cousine insistante me lâche la grappe. Quand j’ai appris les jours suivants qu’elle s’était permise d’aller fouiller dans les frigos, à la recherche de Champagne, « parce que le Crémant en dessert, ce n’est pas assez bien pour Mâdââââme », hum… comment dire ? *je vais rester polie*
  • Ne pas avoir compris que mon papa tenait à une dernière danse aux côtés de sa fille… Trop intimidés, nous avions plus ou moins éludé le sujet. Pour moi, c’était « old school » (on aurait de toute façon l’occasion de danser un rock pendant la soirée), alors que pour lui, ça avait bien plus de sens qu’il ne voulait me/se l’avouer.

Bon, tout ça, ce ne sont que de petits regrets qui s’estompent avec le temps, en se disant « on ne peut pas penser à tout », « on a le droit à l’erreur, y compris le jour de son mariage ». Rien de bien grave. Il y a deux autres choses pour lesquelles je garde une déception plus grande… contre moi-même :

  • Je me suis mise une grande pression dans les derniers jours, ce qui m’a fait accumulé beaucoup de fatigue. Comme je te l’ai raconté, ça m’est revenu en boomerang le jour J… Je ne saurais te dire si j’aurais été capable de vivre les choses différemment (après tout, j’avais fais le choix de me passer d’une coordinatrice – on n’est jamais mieux servi que par soi-même… surtout quand on est perfectionniste !), mais une chose est sûre : je donnerais tout pour revivre cette journée, avec le recul que j’en ai aujourd’hui… et en ayant accumulé des kilos de sommeil à l’avance !!
  • Ne pas avoir assez exprimé mes souhaits à nos témoins, de peur qu’il ne me prenne pour une bridezella… Résultat ? L’effet inverse : nos frères et sœurs n’ont pas osé nous prévoir des surprises (« comme tout était prévu, on avait peur de planifier quelque chose qui ne soit pas dans tes plans« )… alors qu’en vrai, j’adore les surprises !
Le bilan de mon mariage sur la Côte Basque // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

Les bonus

Lors d’un mariage, il y a toujours ce que l’on prévoit… et ce que l’on ne prévoit pas. Les bonus, ce sont tous ces courts instants improvisés, ces douces attentions, ces surprises auxquelles je n’étais pas du tout préparée.

  • Le moment de détente – totalement imprévu – avec l’esthéticienne qui a accepté de refaire ma manucure en catastrophe, la veille du jour J. J’ai failli perdre mes nerfs dans l’agitation de l’installation, alors discuter sur d’autres sujets que le mariage (la beauté de la région, son installation à son compte…) m’a fait un bien FOU !
  • Les coups de main des uns et des autres, en particulier l’investissement inattendu de mon papa dans les DIY et l’aide bienvenue de ma belle-sœur et de la tante de M. Golf pour la décoration florale… mes sauveuses !!
  • L’émotion dans les yeux des « autres hommes de ma vie », lors de notre découverte en famille. Ils sont si pudiques que je m’attendais pas à être aussi touchée par leurs regards.
  • Les improvisations de notre prêtre qui a rendu la cérémonie joyeuse et personnelle, sans lui enlever sa solennité. Nous avons tellement bien fait de lui faire confiance !
  • La chance inouïe d’avoir mon ancien professeur d’orgue derrière les pistons (un rêve de gosse).
  • Les super animations durant le dîner, préparés par nos amis… qu’est-ce qu’on a ri !
Le bilan de mon mariage sur la Côte Basque // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

Les satisfactions

J’ai adoré nos deux journées de mariage, et il y a certaines choses – ne soyons pas faussement modeste – dont je suis fière :

  • Le choix d’espacer le mariage civil et le mariage religieux de plusieurs mois. Tous les jeunes mariés le disent : « ça passe beaucoup trop vite… ». Se marier en deux temps m’a donné la sensation d’en profiter deux fois plus. Alors, même si ça représentait un budget supplémentaire (et qu’accessoirement, on ne sait toujours pas à quelle date célébrer notre anniversaire de mariage…!), ça valait le coup.
  • Notre réactivité face à la météo maussade annoncée. Ça n’a pas été facile à accepter au départ, mais lorsque je revois nos photos de couple, je nous félicite d’avoir réagi aussi vite, en achetant de jolis parapluies et en changeant nos plans à la dernière minute. Je voue un amour sans bornes (tout à fait objectif, cela va de soi…) à nos photos sur la Corniche, ce sont mes préférées.
Le bilan de mon mariage sur la Côte Basque // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

  • Avoir réussi à écouter mes sensations, en tentant de m’imprégner au maximum des mots, des bruits, des odeurs, des images… En grande sensible, j’avais la peur bleue que « tout se mélange », de ne rien vivre intensément, comme pour me protéger de mes propres émotions. M’interroger, à chaque instant de la journée, sur les émotions qui parcouraient mon corps m’a permis de conserver des souvenirs très précis. Pour une fois que l’hypersensibilité a du bon, on ne va pas s’en priver !
  • Préparer un mariage qui nous ressemble, en questionnant chacun de nos choix (est-ce que je le fais parce que je trouve ça beau/bon/intéressant ou parce que c’est tendance ?). Cela nous tenait réellement à cœur de partager notre intérêt pour le vin, de faire un clin d’œil à notre quotidien dans une infographie, de préférer une pièce montée salée, ou encore d’inclure la passion sportive de Monsieur à notre entrée des mariés. Non pas pour être original à tout prix, mais pour vivre une journée en totale cohérence avec nos loisirs, nos personnalités, notre histoire… et la famille que nous formions désormais.
  • Avoir insisté auprès de l’amoureux pour embaucher l’équipe de vidéastes Marie Marry Me (tant qu’à dépasser le budget, autant miser sur les souvenirs !). Alors que mon mari garde une solide préférence pour la photographie, il est tombé amoureux, autant que moi, de ces 12 minutes d’images en mouvement, qui permettent de revivre très concrètement les précieuses secondes de cette journée… Un petit craquage (on parle pépettes la semaine prochaine, promis 😉 ) que nous n’avons pas regretté.

Crédits vidéo : Marie Marry Me

Ce qu’en retient le marié

Le bilan de mon mariage sur la Côte Basque // Photo : Sara Cuadrado

Crédits photo : Sara Cuadrado

Et M. Golf, quel a été son ressenti ?

Malgré une fatigue un peu accumulée la semaine précédente, le jour J s’est très bien déroulé, sans couac. Faut dire que voir tous les amis et familles heureux, ça booste l’énergie !

Alors… que dire de mon ressenti sur ce jour très spécial, unique pour son investissement (autant mental que financier) ? Le sentiment le plus continu / diffus a été de voir nos amis et familles heureux, qu’ils se parlent tous entre eux, sans même se connaitre. Le plus puissant a sans aucun doute été de découvrir ma future femme en robe blanche.

Ce que je referais ?

  • Une belle chambre pour les préparatifs = de belles photos !
  • Un planning du jour J à la minute près : ça aide beaucoup
  • La préparation d’un goûter pour les invités : au vu du temps, ils ont pu nous attendre tranquillement avec de quoi manger / boire
  • Un plan de table placé : ça créé une super atmosphère, qui s’est traduit sur la piste de danse

Ce que je ne referais pas ?

Honnêtement, je ne vois pas… Même si la météo a parfois été capricieuse, elle a nous donné des lumières magnifiques et je serais prêt à me remarier demain avec exactement la même configuration !

Voilà – en toute transparence – pour le bilan du mariage, ce que l’on en retient, presque un an après… J’espère que ça pourra t’aider dans tes choix pour ta (ou tes !) journée(s) de mariage.

Et toi, garde-tu des regrets de ton mariage ? Quel est ton meilleur souvenir ? As-tu demandé à ton mari ce qu’il avait préféré ? J’ai hâte de te lire !



16 commentaires sur “Mon mariage végétal d’automne au Pays Basque : 8 mois après… Regrets, bonus et satisfactions (teaser vidéo inclus !)”

  • Chouette chouette, encore une chronique de Mme Saphir ! J’aurais pu écrire le premier paragraphe mot pour mot… moi qui pensait que le mariage ne changerait pas grand chose, j’aime Mr Claddagh encore plus fort chaque jour, et il me disait l’autre jour que c’était pareil pour lui 😀
    Très beau bilan, et une belle façon de voir les choses 🙂

  • Merci pour cette belle chronique 🙂
    Moi je trouve que ta robe te va super bien et je la préfère à celle du lien que tu as mis! & vos photos au bord de la falaise, ça oui elles sont vraiment sublimes!
    Hâte de lire la chronique sousous :p

    • Ca me fait plaisir de le lire de la part de quelqu’un d’extérieur, tu vois (on n’est pas toujours très objective lorsqu’il s’agit de soi). Rendez-vous sous la chronique sousous du jour, alors 😉

  • Merci Madame Saphir pour cette chronique. Je vois que, dans les grandes lignes, on retrouve la même dichotomie que chez nous : Monsieur ne voit pas les couacs et n’a aucun regret, alors qu’ils restent dans un coin de nos tête. Est-ce lié à notre sensibilité ? notre perfectionnisme ? un peu de tout cela à la fois ? Je ne sais pas…

    J’attends de voir dans 8 mois, avec un peu plus de recul, quel sera mon bilan.

    • Je crois que tu as raison… Un combo de tout ça. Mais tu verras, la dichotomie s’estompe avec le temps. Penser à son mariage avec le plus d’objectivité possible, laissant de côté les petits regrets, repensant le sourire aux lèvres aux bonheurs vécus ce jour là, ça prend plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Et c’est normal, je crois.
      Je suis persuadée que si tu écrivais ton bilan aujourd’hui, il n’aurait pas la même tête que celui que tu écriras début 2020. On parie ? 😉

      • Ah mais je n’en doute pas !! déjà, je ne vois pas les choses pareil que le lendemain. Alors je sais que dans quelques mois ça sera encore différent. Il est nécessaire de prendre du recul sur beaucoup de point 😉

        J’ai lu ta réponse à Aventure, et donc le récit de ton brunch. Effectivement, la fin de ce week-end n’a pas été parfait…. Et cela t’a causé quelques tracas.
        J’espère que tu garderas surtout en souvenir la surprise de ton père et de ton parrain. 😉

  • Pas du tout dans l’univers du mariage, je prends pourtant plaisir à regarder les sites consacrés au sujet, notamment pour les belles photos (sujet qui m’intéresse et auquel je suis sensible). Mais je dois dire Mme Saphir, que j’ai vraiment adoré lire tes chroniques, tu fais partager ces moments d’une très belle manière, j’ai énormément aimé ta plume et ta personnalité. Un plaisir de lire et voir votre si beau mariage, félicitations ! (Et petite mention pour ta très jolie robe qui t’allait comme un gant). Le brunch n’a pas été évoqué en chronique, j’espère qu’il était aussi réussi que votre jour J.

    • Coucou Aventure,

      Un immense merci pour ton petit mot, qui m’a beaucoup touché. Il est vrai qu’écrire par ici demande d’y consacrer du temps (surtout lorsque ton mariage est déjà bien derrière toi, et que tu regardes désormais devant). C’est adorable que tu prennes à ton tour le temps de partager ces quelques lignes <3

      Je n'ai pas voulu dédier une chronique au brunch, car d'une part, je n'en voyais pas grand intérêt (un brunch est un brunch 🙂 ) et d'autre part, je t'avoue que ça n'a pas été mon moment préféré du week-end. S'agissant du cadeau de mes parents, je m'en suis un peu voulue de ne pas apprécier le moment autant qu'espérer. Je te raconte, en quelques mots ?

      Cette matinée du dimanche est passée très vite. Malheureusement, mes amis chinois avaient laissé leur voiture sur la place du marché (un problème de communication avec mes témoins…), elle s'est donc fais embarquée par la fourrière, alors qu'ils devaient prendre le TGV pour Paris, puis leur avion pour la Nouvelle-Zélande. PANIQUE A BORD. Au lieu de gérer la situation sans m'en parler, ma copine a préféré profiter du brunch (je peux comprendre… mais bon, pas cool). J'ai passé tout le brunch à m'en inquiéter, et mon père a dû partir sans manger pour aller assister mes amis au commissariat. J'avais oublié de missionner quelqu'un pour distribuer les "hangover kits", on les a oublié. Nous étions finalement plus de 50 au brunch (quasi tout le monde est resté…!), la traiteur n'était donc pas ravie de rajouter des couverts…
      Malgré tout, en fin de matinée, une belle surprise a joliment marqué la fin de ce week-end : mon père et mon parrain ont pris la guitare et nous ont dédié une chanson de leur enfance. J'en avais les larmes aux yeux.
      Puis, il a fallu dire au revoir, tout ranger, remettre les clés. Je n'étais pas du tout triste, juste… explosée et soulagé que ça soit finiiiiii XD Je n'ai réalisé que le lendemain, face aux sourires et aux compliments de nos parents, témoins et frères/sœurs, à quel point nous avions eu une chance énorme de vivre ces deux jours si intensément.

      Très belle journée à toi,
      Mme Saphir

      • Une drôle de fin effectivement ! :/ Heureusement que cette belle surprise personnelle de tes proches a pu rattraper un peu niveau émotions, c’est le genre de moment marquant et touchant !

  • C’est cool de faire un bilan sur ses émotions, ses ressentis avec du recul. Au final, malgré quelques couacs (qui arrivent dans TOUS les mariages), ça reste une journée merveilleuse et la vidéo est un super souvenir de cette journée. Ça rend super bien.
    Moi aussi je préfère ta robe à celle dont tu as mis le lien.

    • Merci ! Vous êtes unanimes sur ma robe vs. celle qui a grâce aujourd’hui à mes yeux. Vous me feriez presque porter un regard différent, tiens 😉 En vrai, lorsque je regarde les photos et la vidéo, je me dis qu’elle collait vraiment à ma personnalité, cette robe. Ce n’est donc pas un vrai regret.

      Quant aux couacs, ils font l’âme de la journée. C’est ce qui fait des anecdotes à se raconter, des années après. Un mariage sans anicroche, ce serait ennuyeux au possible, non ?

      Le moment venu, je te souhaite de pouvoir faire un joli bilan de ton mariage : sincère, joyeux et authentique 🙂

  • J’adore lire les chroniques de bilan, avec le recul (nécessaire à bien des égards) on voit souvent les choses différemment. Le tien et celui de M. Golf sont très posés en tout cas, on comprend en vous lisant que vous avez pris le temps de « digérer » cette folle journée qu’est le mariage ☺
    Je me suis régalé de vos magnifiques photos tout au long de tes articles, la découverte de votre vidéo est un peu la cerise sur le gâteau ! ❤ Quel est l’artiste et le titre de la chanson au passage ? 😉

    • Merci Nala 🙂 Les chroniques de bilan sont également parmi les préférées 🙂
      Ce sont nos vidéastes qui ont choisi cette musique. On l’aime beaucoup. Il s’agit de « Fever » de Two Door Cinema Club.

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