Mon mariage contes et légendes : wedding-blues en vue

Lectrice assidue 1 : Madame Bleue ? Mais c’est qui ça ?
Lectrice assidue 2 : Il y avait une Mademoiselle Bleue qui racontait son mariage ?
Lectrice assidue 1 : Ça me dit rien…
Lectrice assidue 2 : Attend, je fais une recherche dans l’historique. […] Ah ben si… mais ça fait un bail qu’on ne l’a pas vue par ici !

Mea culpa, je t’ai abandonnée – depuis trop longtemps – te laissant juste avec une petite chronique sur notre lieu de mariage depuis le 31 mai dernier, ne répondant même pas à tes commentaires. J’ai failli à tous mes devoirs, j’ai déshonoré mon rang (je suis obligée d’aller jusqu’au harakiri ?).

Je voudrais aujourd’hui t’expliquer mon silence qui dure depuis presque 1 an maintenant (non pas pour parler de moi – quoique…- mais parce que peut-être une mariée pourra se retrouver dans cette histoire).

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Crédits photo (creative commons) : Unsplash

Avant mon mariage, la raison du ralentissement progressif de ma présence est toute simple, je terminais mon second master : après des études d’ingénieur, j’ai rempilé (l’année de nos fiançailles !) pour des études plus artistiques. Pour tout te dire, je préparais mon diplôme d’architecte. Mes études d’architecture ne m’ont pas laissé beaucoup de répit. J’avais des horaires très aléatoires (je pouvais commencer à 8 heures et finir à 22 heures).

Mais ce ne sont pas les cours qui m’empêchaient de me consacrer aux préparatifs : le nombre d’heures de cours était limité mais moins il y en avait, plus la quantité de travail personnel augmentait. Ça ne s’arrêtait jamais : chaque projet est TOUJOURS perfectible alors on peut ne JAMAIS arrêter d’y travailler. Tu vois venir mon souci ?

Je passais le plus clair de mon temps sur mon ordinateur (malheureusement pas pour te raconter mon mariage…) ou mes carnets d’études pour préparer les projets et rendus. Comme j’aime me faciliter l’existence (ironie coucou !) nous avons fixé la date de notre mariage 3 mois après mon mémoire de fin d’études et 1 mois avant mon projet de fin d’études (PFE pour les intimes). Autant te dire que l’année a été sportive. Bref, voilà qui t’explique en partie pourquoi j’ai progressivement disparue de la circulation.

Lectrice assidue 1 : Mais elle a donc dû avoir plus de temps après son mariage non ? Pourquoi elle n’est pas revenue ?

J’y viens. Et là c’est nettement moins drôle. Alors certes, rien de dramatique dans ce que je vais te raconter, rien d’extraordinaire non plus, rien que du très banal. Ce qu’on pourrait appeler le wedding-blues. Comme Mme Lutine, j’ai eu quelques regrets. À peine un petit mois après ce merveilleux weekend, j’ai fait une presqu’allergie au mariage mais surtout à mon mariage.

Avant de te raconter la suite, sache que j’ai adoré mon mariage (non, non je ne suis pas schizophrène, lis la suite, je t’explique) et que je me souviens avoir passé une journée, un weekend et même 1 année extraordinaire. C’est important que je précise ça maintenant parce que sinon tu risques de penser que notre joli jour s’est mal passé, que les gens sont repartis dès qu’ils ont pu et que j’ai préféré oublier le plus vite possible. Ce n’est pas le cas du tout mais ces fichus sentiments sont parfois un peu sadiques incompréhensibles et on a beau savoir que tout était sublime, on a ce surprenant petit pincement au cœur…

Il faut savoir que j’aime que tout soit parfait (qui a dit control-freak ?) et que je suis facilement nostalgique (à celle qui ressente un vague à l’âme en fermant un livre bonjour !). Sauf qu’une journée de mariage, c’est impossiblement (on me dit dans l’oreillette que ce ce mot n’existe pas !) court, plein d’imprévus (pas obligatoirement mauvais d’ailleurs) et qu’il faut être préparé à les vivre (oui j’aime les parenthèses, ça se voit ?). Je pense que je ne l’étais pas.

J’avais trop cette image de film où TOUT le monde se réjouit du mariage de l’héroïne (bon sauf la vilaine blondasse qui n’a qu’un but dans la vie, pourrir celle de la mariée) et TOUT le monde se plie en 4 pour que cette journée soit parfaite. SAUF QUE… oui, SAUF QUE les gens aussi ont envie de profiter et qu’une journée parfaite et lisse, c’est beau mais s’il n’y a pas de sentiments, d’émotions et de vibrations ça n’a aucun intérêt. Tout a été parfait mais pas de la manière dont je me l’étais imaginé et je ne trouvais pas la motivation de me replonger dans ce tourbillon d’émotions et ces petits détails qui m’ont contrariés et que je ressassais.

En plus, le retour à la réalité a été un peu brusque. D’abord nous n’avons pas pu prolonger la magie en partant en voyage de noces juste après notre mariage (d’ailleurs je n’étais même pas vacances, mais comme j’avais cours seulement un vendredi sur deux et un trinôme de choc, j’ai pu dégager 10 jours entre deux cours pour me marier… marathon que j’espère te raconter un jour). Ensuite, il a bien fallu retourner en cours 5 petits jours plus tard. Un cours de « projet » (on y présente l’avancement de notre travail pour ce cher PFE). Et ce vendredi-là, ça s’est particulièrement mal passé. Nos profs n’ont rien aimé et tout remis en cause, à 1 mois de la présentation finale. Crois-moi le contrecoup a été plutôt rude.

À ce moment-là, je n’ai pas eu le temps d’enregistrer tout le bonheur et d’assimiler les couacs du jour J (dont je suis sûre que personne ne les a remarqué d’ailleurs…) pour les éradiquer une bonne fois pour toute sous une couche de paillettes et de bisous de licornes. Jusqu’au mois de juillet, je me suis fait violence pour me coucher à 3 heures du matin alors que j’étais exténuée et me lever à 6 heures pour recommencer (cf le paragraphe où je t’explique qu’un projet est toujours perfectible…). Et ça a été dur – non, sans rire ? D’autant plus que nous habitions ensemble depuis presque 2 ans avec M. Marine et que lui n’avait pas de devoirs le soir. Il me tardait de coller à l’image de la femme mariée et du couple installé façon petite maison dans la prairie : rentrer du boulot le soir, retrouver son mari, cuisiner, faire une lessive, regarder les infos puis un film.

Et je t’ai sciemment laissée de côté, toi, lectrice assidue 1, 2 ou 37 parce que je n’avais juste pas la force de mener de front les suites de mon mariage, mon diplôme et ma vie (oui, comme tout être humain, j’avais de temps en temps besoin de manger, de me laver et de dormir).

Juillet est arrivé, j’ai eu mon diplôme (!!!) et j’ai intégré un poste qui me plaît, avec des gens très sympathiques et pas trop loin de chez nous. Je me suis dit que je m’autorisais à souffler un peu après ces dernières semaines difficiles et que j’allais profiter de mon temps à nouveau disponible pour t’écrire un peu plus souvent. Et je t’ai laissé en pâture un petit article sur la recherche de notre lieu (attention teasing pour récompenser ta longue attente : on a trouvé le château de nos rêves et je te le raconte très vite) mais l’envie n’y était pas.

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Crédits photo (creative commons) : Ryan McGuire

Plus je repensais à cette journée, plus je ne voyais que les couacs (dont moi seule était au courant pour certains) alors que nos familles avaient été ravies et nous en parlaient encore… Je n’arrivais pas à te raconter parce que je n’avais pas envie de ressasser ces fameux couacs et qu’en même je voulais être honnête avec toi, te raconter surtout le beau, sans donner au moche une place qui ne correspondait pas à la réalité.

J’ai commencé à demander 8 fois par jour à M. Marine si « il était bien notre mariage ? ». Un peu comme si je n’y avais pas assisté. Et quelque part, c’est vrai, je n’y ai pas assisté, je l’ai vécu mais pas du même endroit que les autres. Tu l’auras compris, j’étais paumée et mon état d’esprit à ce moment-là pourrait probablement rentrer dans la catégorie wedding-blues. Et pourtant, je te le redis, je SAVAIS que la journée avait été belle, avec un tas de surprises, d’émotions, de réussites. Mais je ne voyais que les manquements, ce que je ne pourrai JAMAIS changer. Et en y réfléchissant c’est probablement pour ça que ça me paraissait si grave. « JAMAIS » ça fait peur, c’est définitif et on est pris au piège.

Je n’arrivais pas à regarder les photos trop longtemps parce qu’il manquait des « compositions » que je m’étais mises en tête de faire faire à tout prix à ma photographe et qu’elles n’y étaient pas. Tout en sachant que les gens avait eu l’air heureux et que je l’avais été, j’ai fini par me persuader que cette journée n’avait pas été si bien que ça. J’étais incapable d’entendre les compliments (alors qu’il n’y a eu aucun retour négatif !) et les félicitations.

J’ai arrêté de ressasser, ça ne servait à rien et j’ai repris ma vie. Jusqu’en novembre. Je te rassure j’étais loin d’être sous ma couette le mascara coulant, allongée dans une marre de mouchoirs et demandant d’une voix lugubre qu’on m’achève ! Non, j’ai trouvé mes marques peu à peu. J’ai rangé notre appartement de fond en comble, fait de nouveaux projets, mis du cœur au travail. Et puis le voyage de noces est arrivé (tiens, ça aussi il faudra que je te raconte !). 12 jours fabuleux en Nouvelle-Zélande. Un voyage surprise dont je ne connaissais que la destination et que M. Marine avait organisé d’une main de maître (j’en profite pour le remercier et lui redire qu’il est un mari merveilleux), le pauvre qui me supportait ronchonner et geindre depuis si longtemps. Et puis quand nous y avons été, seuls dans ce pays, entre nous, j’ai retrouvé la douce magie de notre mariage. J’étais bien.

En rentrant, on a trié les photos du voyage et j’ai tout stocké sur le net pour pouvoir en faire profiter nos familles. Et j’en ai profité pour ressortir les photos de nos deux mariages (civil et religieux) pour les mettre au même endroit. Et je ne sais pas trop comment je me suis surprise à sourire – j’ai entendu un « niaisement » au fond de la salle ! – en les regardant (d’ailleurs la seule pensée de ces photos et de ce weekend de mai me fait sourire… difficile à expliquer quand ça arrive au cours d’une réunion sur la gestion de patrimoine !).

Lectrice 2 : Mais alors c’est parti comme ça, d’un coup ?

Eh… si seulement ! Ça n’a pas effacé ce qui me semblait manqué. J’ai cependant plutôt l’impression que ça a juste été différent du rêve que j’avais figé dans mon esprit, différent mais parfait d’une manière différente de celle que j’avais imaginé (tu suis ?). Et là attention lectrice, ne t’interdit jamais de rêver ! Juste un petit conseil : essaye de ne pas bloquer ce rêve au risque de ne vivre ni celui-ci, ni la majestueuse réalité du jour J.

Je continue de regarder les photos (auxquelles s’ajoutent désormais celles du voyage de noces et je souris systématiquement comme une idiote fille heureuse). Et je file les regarder dès que je commence à me dire que la quatrième bougie en partant de la droite sur la fenêtre n°28 n’était pas allumée et que c’est vraiment dommage et que ça aurait été tellement mieux qu’elle le soit. Et surtout, on a prévu une séance day-after. On ne sait pas quand et même si on ne la fait jamais ce n’est pas très grave (même si grâce à la talentueuse Amandine, j’ai eu la chance de ressortir ma robe et mon voile pour une séance boudoir délicieuse !).

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Crédits photo (creative commons) : Jill111

Alors est-ce qu’on en meure quand on a l’impression que la journée n’a pas ressemblé au poil de fesse d’un caribou près à celle qu’on avait imaginé ?

Témoignage d’une survivante : non ! Je ne dis pas qu’on surmonte aussi bien l’écroulement du toit sur les invités au moment du plat principal que l’oubli des affichettes « Toilettes », mais franchement j’ai fini par me rendre compte que j’amplifiais ce qui me semble être des « couacs » et que la plupart des gens n’ont même pas remarqué…

J’ai toujours été persuadée, et je le suis encore plus aujourd’hui, que le mariage en tant que fête n’est qu’une journée, c’est l’étape matérielle obligée (ou pas d’ailleurs) du mariage. Maintenant, aujourd’hui, je me préoccupe moins des petites choses qui m’ont contrariées, je me souviens juste que la journée était belle.

Quand M. Marine rentre le soir et m’embrasse, quand nous nous tenons la main dans la rue, quand nous avons un fou rire ensemble parce que je fais (ou qu’il fait !) le pitre, quand nous faisons des projets, c’est ça qui compte. C’est l’après qui est important, bien plus que cette simple et unique journée. Et c’est aussi pour ça que je suis heureuse d’avoir pu passer un an à préparer ce jour, ça aussi ça fait partie de notre mariage. C’était fabuleux et je croise les doigts pour que les jours suivants soient aussi beaux ! Et c’est aujourd’hui que nous vivons notre mariage, comme chaque jour depuis le 31 mai dernier et comme chaque jour pour, je l’espère, encore de nombreuses années.

Et toi, comment s’est passé ton après-mariage ? Tu as eu un coup de blues malgré toi ? Tu as eu un dur retour à la réalité ? Tu n’as plus voulu entendre parler de mariage pendant plusieurs mois ? Viens me raconter !

Monsieur Marine et moi nous sommes mariés civilement avec une jolie et intime fête de noël Bleu marine en décembre 2013 et nous sommes unis religieusement avec nos familles et amis le 31 mai 2014 dans un magnifique château. Château pour lequel nous avons fait le pari d’être le premier mariage à sa mise en location (ce qui nous a valu une belle rencontre : sa charmante propriétaire). Deux rêveurs, musiciens et amoureux des belles histoires, nous ne pouvions pas choisir autre chose que le thème des contes et légendes avec notre couleur préférée : le bleu ! Nous avons accueilli nos nombreux invités dans ma région natale pour deux jours de douceur et de festivités !

Commentaires

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    Madame Gezillig
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    24 mars 2015

    heureuse de te voir de retour et bravo pour cet article vrai et honnête 😉

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    Mlle future Mme
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    24 mars 2015

    Verdict d’une lectrice assidue depuis plus d’un an et qui a donc eu l’occasion, en cliquant sur les chroniqueuses à l’affût d’un article-top, de remarquer que tu n’écrivais plus… Bravo et merci 🙂 D’avoir repris la plume et de nous raconter cela. Moins guimauve que la déco et les petits cœurs dans les yeux, mais vrai et sincère. Un autre « après mariage » auquel certaines d’entre nous pourraient être confrontées, et c’est bien de le lire! D’ailleurs, ça me fait déjà réfléchir sur certaines émotions que je peux ressentir quand, après avoir projeté et rêvé mon mariage, je me rends compte que je n’aurai pas telle ou telle chose, et que je me dis que j’en sortirai frustrée… Paaaaaaas bien! (exemple typique: la cérémonie d’engagement et la liste d’invités expansible de mes beaux-parents)

    Cela dit… Je croise fort fort les doigts pour que tu te ressentes à l’aise et heureuse de ton mariage au point de nous le raconter, même en raccourci, et de nous faire profiter de ce week-end fabuleux de vos vies 🙂

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    Cyçou
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    24 mars 2015

    C’est drôle de te lire aujourd’hui parce que j’ai justement rêvé cette nuit de certains couacs de notre mariage qui a eu lieu le 2 mai 2014 ! Pareil que toi, des petits trucs insignifiants aux yeux des invités mais qui restent malgré tout en mémoire et font parfois oublier tous les compliments reçus, et la belle journée qu’on a vécu.
    Merci pour cet article sincère et vrai, et j’espère que d’écrire tes futures chroniques t’aideront à passer au delà des couacs. Hâte de te lire en tout cas !

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    Mademoiselle Fleur
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    24 mars 2015

    Roh Madame Bleue, je suis contente de te lire et de savoir que tu vas bien !
    Il est compréhensible étant donné ce que tu as vécu et les événements tels que tes études ou prise d’un nouveau boulot, d’avoir eu moins de temps pour passer ici ou pour avoir l’envie de passer par là.
    J’espère que tout s’apaisera dans ton coeur et dans ta tête pour que tu viennes nous parler de ta journée sans appréhension et sans ressentiment.
    PS : il me semblait bien avoir reconnu ta frimousse sur le blog d’Amandine !

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    Laure
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    24 mars 2015

    Mener de front mariage et études d’archi, chapeau! Tu as toute mon admiration, en tant que survivante de 4 ans d’archi, je sais à quoi devaient ressembler tes journées (et tes nuits). Ça n’a clairement pas du t’aider à être «bien dans ton mariage», ça bouffe tellement. Et nous aussi on prévoit la NZ comme voyage! En tout cas merci pour ton texte, le mariage est dans 7 mois, je ferai bien attention à ne pas me concentrer sur les mauvais détails… Et bon retour parmi nous!

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    Mlle Lau
    Répondre
    24 mars 2015

    J’ai aussi fait un wedding blues mais différent du tien. Certes je voyais les petits défauts mais j’arrêtais pas de me dire que j’avais passé une super journée et que j’aimerai à tout prix que ça recommence, j’ai parlé je ne sais combien de fois à mon mari du fait d’organiser un re-mariage dans 10 ou 15 ans sur le bord de mer, ou alors de prendre nos tenus quand on allé dans sa famille en Bretagne pour faire des photos (on s’est marié à Paris, pas vraiment le même décor). Enfin bref je cherchais désespéramment à prolonger cette journée magnifique mais que j’avais trouvé trop courte.
    Tout ça pour dire que le wedding blues a autant de forme que de mariage mais qu’avec du temps (et de nouveaux projet) ça passe. On n’a pas fait de voyage de noces mais je suis quasi certaine que si on en avait fait un ça m’aurait aidé (mais le travail de Monsieur ne le permettait pas)
    En tout cas bon retour madame bleue et hâte de voir la suite.

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    Mademoiselle Paillettes
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    24 mars 2015

    Ton article m’a émue, je ne saurai te dire pourquoi. Je suis contente que tu aies réussi à sortir de ce « wedding blue » et j’espère bien pouvoir lire tes futures chroniques et découvrir ce beau mariage semé de quelques couacs 😉

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    Véronique
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    24 mars 2015

    Un bel article, sincère, et qui explique bien les choses. Pour moi, j’ai été heureuse de tout (les choses passées « comme prévu » et celles inattendues) sauf une : nous n’avons pas de photos de groupe, ni même de photo avec nos parents (je veux dire « les mariés et les parents ensemble sur une même photo ») et j’ai mal vécu cela(ce n’est pas la faute de la photographe, c’est nous qui n’avions pas prévu cela). Mais heureusement, je prenais quand même plaisir à regarder les photos du mariage. Comme tu dis, le voyage de noces permet de réaliser un voyage « spécial » (nous ne sommes pas allés loin pourtant, mais nous avons passé des vacances différentes de celles que nous avons habituellement) et de mesurer la chance que l’on a. D’ailleurs, à toutes celles qui ne peuvent pas se permettre un voyage (raison financière, de planning etc…) : partez simplement deux nuits, à 100 km de chez vous, ça vous fera un bien fou « d’être ailleurs » en amoureux.

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    Ptitange30
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    24 mars 2015

    Contente de te relire, même si tes articles sont parmi les premiers que j’avais lus sur le blog, et donc un peu effacés de ma mémoire !
    Je trouve ton article tellement touchant que ça me fait déjà réfléchir sur cette période « post-mariage »…
    J’ai très peur de ce passage après le mariage, car je passe énormément de temps à préparer le grand jour, et à le rêver comme tu dis bien ! Mais ton article permet de relativiser, et j’espère que les autres projets que nous menons de front me permettront de passer à autre chose lorsque ce jour sera passé.

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    Choupichette
    Répondre
    24 mars 2015

    J’ai trouvé cet article très émouvant et je pense qu’il t’étais nécessaire de l’écrire pour toi, mais je suis certaine que cela servira à d’autres mariées qui vivront le même ressenti post-mariage pour diverses raisons (je sais moi même que si je n’enchaine pas avec un projet derrière, je risque de « sombrer », ce qui me fait très peur !!). Au final le plus important était de te recentrer sur le pourquoi du mariage : l’amour !
    J’espère qu’on aura plaisir à te lire par la suite !

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    nana
    Répondre
    24 mars 2015

    j’ai un peu cette impression là… d’ailleurs depuis mon mariage cela doit etre une des 1eres fois que je commente un article, j’ai tout effacé, plus de mlle dentelle, effacé le tableau mariage sur pinterest, jeté tout les papiers en rapports avec mes preparatifs… je me suis monté la tête toute seule, jusqu’a recevoir mes photos, elles etaient si belle que ca m’a bcp rappelé cette belle journée! mais parfois j’ai des ptits coup de cafard du style  » tiens j’ai meme pas penser a ca » ou  » pfff j’ai pas gerer mon stress si seulement patati patata » , mais pas grave on prevoit le remariage tout les 5 ans :p

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    Adeline
    Répondre
    24 mars 2015

    Coucou
    Ça me fait un bien fou de te lire. Je me suis mariée en 2012 soit bientôt 3ans et je repense encore aux choses qui ne se sont pas passés comme je l’avais prévu. Notre préparation à été très intense avec la maman de mon amoureux qui avait un cancers qui s’est déclaré lorsqu’on a annoncé qu’on se mariait. De plus mon chéri a aussi eu une très grosse dispute avec son père (et oui il ne voulait pas comprendre que c’était notre mariage). Bref la veille et le jour j à la mairie et à l’église je n’ai fait que pleurer car toute la tension retombée. Je me dis aujourd’hui que je suis stupide car je nen ai pas profite. Il nous manque certaines photos comme avec ma soeur ou tous les enfants. Je n’ai même pas dit bonjour à tout le monde (bon on était 300 au vin d’honneur), le dj s’est trompé dans notre musique pour l’entrée dans la salle, des éléments de la déco qui n’était pas exactement comme je voulais. Je suis comme toi j’ai longtemps vu les choses négatives même si nous n’avons eu que de beaux commentaires. Je voulais ce jour trop parfait et je navais pas prévu l’humain. Mais c’est dur et on s’en veut de penser comme ça…… merci je me sens moins seule

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    Madame Lumi
    Répondre
    24 mars 2015

    Je te comprends quand tu dis que « jamais », ça fait peur. Un mariage, c’est une journée très courte et qu’on ne pourra pas refaire. Après tous ces préparatifs, on n’a droit qu’à une seule tentative ! Les petits ratés le resteront, les oublis ne pourront pas être rattrapés… Dans le genre, j’ai toujours un petit pincement au cœur pour l’enregistrement vidéo coupé de notre cérémonie laïque. Et en même temps, j’ai fini par me dire que le côté éphémère de cette journée en faisait aussi la beauté. Surtout que, comme tu le soulignes si bien, ce qui compte le plus ce sont les journées qui suivent : le « marriage » et non le « wedding », même si le vocabulaire français ne fait pas cette distinction.
    En tout cas, félicitations pour la réussite de tes études et ton nouveau travail ! Et j’espère aussi que tu nous raconteras quand même la suite un jour 🙂

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    24 mars 2015

    Contente de te voir reprendre du poil de la bête ! 🙂

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