Retour sur ma mésaventure avec la salle pour t’éviter des ennuis de dernière minute…

C’est très bien de t’éclabousser de paillettes et de bisous de licornes avec nos belles aventures, nos essayages de robes et nos DIY à longueur de semaines, mais je pense qu’il est aussi important de partager les soucis rencontrés afin de t’éviter de reproduire les mêmes erreurs.

Aujourd’hui, je vais faire une petite entorse à mon planning de chroniques (oui, elles sont déjà quasiment toutes planifiées, il ne reste « qu’à » les écrire…) pour te parler des mésaventures qui auraient pu gâcher notre mariage, et qui nous ont, malgré tout, bien pourri notre dernière semaine de préparatifs.

Eviter les ennuis et les sources de stress à l'approche du jour J

Crédits photo (creative commons) : Ryan McGuire

Donc il y a quelques temps je te parlais des recherches de notre salle. Vraiment super facile et tout et tout. Tu te rappelles ? En l’espace de trois coups de fil, l’affaire était réglée. En lisant cette chronique tu t’es sûrement dit : « Elle nous baratine celle-là, en un coup de fil on ne peut pas louer une salle, il faut au moins se déplacer pour aller signer un contrat de location. »

Ben en fait je n’avais rien enjolivé, notre « contrat de location » était bien oral, et il se résumait à notre nom noté sur un calendrier. Et ce fut une grossière erreur. Tu as le droit de rigoler, je me sens vraiment stupide et, à une semaine de notre mariage, je peux te dire que je m’en suis bien mordue les doigts.

Le contexte

(Parce que je n’aurai quand même pas fait confiance à n’importe qui.)

Donc il y a un an nous nous étions décidés pour louer la salle des fêtes du village où habitent les parents du Grognon : une capacité de 100 personnes assises à l’intérieur, 500 debout à l’extérieur, du parquet ancien, des murs par trop défraichis, une scène spacieuse, des plafonds hauts, une cuisine fonctionnelle, la possibilité d’avoir la salle dès le jeudi midi et un prix très attractif (500€ pour le weekend tout compris).

Bien que « salle des fêtes du village », cette salle n’est pas gérée par la commune mais par une association de bénévoles (clubs de sports : gym, judo, zumba, etc.). Le président de l’époque (tu la vois venir l’entourloupe ?) était le père d’une copine de classe du Grognon (qui figurait d’ailleurs dans notre liste d’invités), donc lorsque je lui ai demandé si c’était normal qu’on ne signe pas de contrat de location, j’avais toute confiance en sa réponse :

« Ne t’inquiète pas, on a toujours fait comme ça. »

Sauf que…

Les associations sont tenues d’organiser une assemblée générale tous les ans, permettant entre autres aux bénévoles et responsables de s’engager ou au contraire de démissionner. Donc, au printemps dernier, l’association a essuyé quelques changements : le père de notre amie, surement fatigué de sa fonction, a démissionné et n’était plus le président et un autre bénévole que nous ne connaissions que par sa réputation de personnage désagréable a repris la gérance de la location de la salle.

Bien entendu, nous n’avions pas été mis au courant de ces changements de hiérarchie pas l’association elle-même, nous l’avions plutôt appris quelques semaines avant le grand jour, au hasard d’une discussion.

À ce moment-là, une petite voix paniquée s’était mise en marche en moi « il va t’arriver des bricoles ma fille, je t’avais bien dit de signer un contrat ! », mais je me suis employée à la faire taire et ça n’a malheureusement pas suffit.

Problème n° 1

Donc, trois semaines avant le grand jour, nous contactons le responsable des locations pour définir l’heure exacte de la remise des clés. Là nous apprenons qu’elle ne pourra pas avoir lieu avant 20 heures. 20 heures ?! Mais à nous, on nous avait dit midi ! Ah ben non, maintenant c’est 20 heures, et en plus il faudra débarrasser la salle de tout son équipement de gym (tapis, poutres, bars parallèles, etc.). Apparemment il y aurait entrainement dans la salle jusqu’à 20 heures (Vil mensonge puisque notre amie, entraineuse de gym justement, nous confirma un peu plus tard que la reprise des entrainements était retardée à cause de notre mariage !).

Ne pouvant pas nous expliquer avec cette personne qui, fidèle à sa réputation, ne voulait rien entendre, nous nous retrouvions déjà avec 8 heures de retard sur notre planning. Voilà qui était embêtant. Heureusement que nous avions encore trois semaines devant nous pour nous réorganiser.

Cela étant dit, ce souci ne serait jamais arrivé si l’heure de remise des clés avait été stipulée par écrit sur un contrat de location…

Problème n° 2

Allez, on montre crescendo dans le désagrément.

Notre location comprenait donc la cuisines et ses équipements. Le traiteur, lui même très bien équipé, n’avait d’ailleurs besoin que d’une seule chose : le lave-vaisselle pour pouvoir réapprovisionner les stocks de verres propres et réduire notre facture de location de matériel.

Mais apparemment « ils » avaient oublié de stipuler qu’il fallait demander le bouchon du lave-vaisselle au responsable des locations, en absence duquel ce dernier ne pouvait évidemment pas fonctionner.

Et là, je dois une fière chandelle à mon traiteur et aux serveurs qui ont retroussé leurs manches pour nettoyer tous les verres à la main et nous éviter de finir le vin d’honneur avec des gobelets en plastique.

Encore une fois, un contrat de location faisant état du matériel mis à disposition et des conditions d’utilisation nous aurait évité ce désagrément (enfin c’est surtout aux plongeurs que ça aurait servi car le traiteur a eu le tact de nous faire part de cet élément qu’au moment de s’en aller, en toute fin de soirée pour nous éviter tout énervement inutile. Mais aujourd’hui la pilule n’est quand même toujours pas passée).

Problème n° 3

Et là, c’est le méga-drame. Je pause rapidement le décor (j’y reviendrais plus en détails lorsque le moment sera venu). J-8, nous sommes enfin en congés et nous arrivons en Alsace fatigués par un après-midi passé dans d’interminables bouchons.

À table, Mamie Grognon lance : « J’espère que d’ici samedi prochain l’échafaudage sera enlevé ! »

Euh Mamie ? De quel échafaudage tu parles ?

Ben de celui-là voyons :

La salle de mon mariage à J-3 !

Crédits photo : Photo personnelle

Sympa non ? La salle en elle-même n’était déjà pas top design, mais là c’est… indescriptible…

Ni une ni deux, faisant fi de l’heure tardive, nous appelons le sympathique responsable de la location pour avoir des explications et, encore une fois, il est impossible de discuter. D’après ce que nous comprenons, les travaux de toiture dureraient encore un bon mois il va falloir, je cite, “que nous fassions avec car je n’y peux rien”.

À ce moment-là, la fatigue et la pression eurent raison de moi. Je me suis écroulée en sanglot. Même s’il fallait relativiser et se recentrer sur le fait que j’épouserai l’homme de ma vie quoi qu’il arrive, l’idée d’avoir cette monstruosité sous le nez me révulsait.

Et ce n’était pas qu’une question d’esthétique, il s’agissait en premier lieu de sécurité car il y aurait de nombreux enfants et un souci d’accessibilité : comme tu peux le voir sur la photo, le traiteur n’aurait eu aucun accès aux cuisines par l’extérieur (et le vin d’honneur avec 220 personnes se déroulait à l’extérieur).

Je ne vais t’épargner le suspense : oui nous avons réussi à faire enlever cet échafaudage pour notre mariage. Ouf ! Mais ça n’a vraiment pas été une mince affaire. Nous avons dû négocier avec le nouveau président, et avec les ouvriers, et à nouveau avec le président et le pire : avec calme, douceur, tact et gentillesse. Et dans une telle situation, restez zen face à quelqu’un qui n’a « pas pensé qu’il y avait un mariage ce weekend, mais bon un échafaudage ce n’est pas si grave, vous comprenez, l’automne arrive et il fallait qu’on fasse des travaux d’étanchéité, enfin bon on va voir comment on peut faire » relève de la discipline olympique.

Mais nous n’avions pas le choix, comme aucun contrat ne stipulait que la salle était à nous ce weekend là, nous avions très peur de l’entendre nous dire que finalement, nous n’aurions pas les clés du tout. Nous nous serions retrouvés à 3 jours de notre mariage, sans salle (le cauchemar !).

Au final, je pense que notre bonne étoile a bien travaillé car malgré notre imprudence (dont nous rigolerons surement dans quelques années) nous n’aurions pas pu rêver plus beau mariage.

Pour conclure, j’espère que je t’ai convaincu de signer un contrat détaillé pour ta salle, et d’ailleurs avec chacun de tes prestataires. Lorsqu’il s’agit d’un évènement aussi important que ton mariage, il faut que tu prennes le maximum de précautions (tout en faisant confiance à tes presta, hein, il ne s’agit pas de tourner bridezilla un an avant le grand jour) !

Et toi ? As-tu aussi essuyé quelques imprévus juste avant ton mariage ? Es-tu plutôt du genre cool, à faire confiance ? Ou bien exige-tu un contrat en trois exemplaire à chacun de tes prestataires ? Dis-moi tout !

Enregistrer



25 commentaires sur “Retour sur ma mésaventure avec la salle pour t’éviter des ennuis de dernière minute…”

  • Roalalala la tuile ^^ pour ma part, mon menu a changé deux mois avant le jour J car changement de chef …. et la commerciale qui s’occupait de nous est partie 3 mois avant donc j’ai dû composer avec de nouvelles personnes et tout ré expliquer ^^ je ne sais pas si j’écrirai une chronique mais en tout cas c’est sûr que ce n’est pas drôle et c’est une source de stress supplémentaire … J’ai donc été contente d’avoir suivi mon instinct en prenant une wedding planner pour la déco !

    • Comme tu dis : la méga tuile
      En fait en une année (généralement le temps qui s’écoule entre le moment où tu choisis ta salle et celui où tu te maries) il peut se passer des tonnes de choses, et globalement, les gens comme des bénvoles qui ne sont même pas invités ou les presta, ils s’en foutent un peu (voire totalement) de ton mariage (c’est pas ça qui va les empêcher de démissionner). Et ça c’est pas toujours évident à comprendre pour ceux qui préparent leur mariage… malheureusement

  • Oh la la ! C’est bien de faire confiance, mais demander un document écrit à signer, c’est vrai que ça doit être automatique. Sauf que parfois, on n’ose pas parce qu’il s’agit d’une personne que l’on connait. Les derniers jours ont dû être éprouvant, mais heureusement tu dis que votre journée fut belle, ouf ! Pour nous, il y a eu un problème d’eau (eau coupée) le matin du mariage : pas d’eau dans la cuisine, et pas d’eau non plus dans les bungalows qui étaient loués dans le camping (mariage dans la salle de restaurant d’un camping)… heureusement que je m’étais levée tôt et que j’avais déjà pris ma douche… Allez, ça fait des souvenirs !!!

    • Aie des problèmes d’eau c’est aussi plutôt génant et surtout pas de chance. J’espère que ça avait été réparé. En tout cas vous aviez pas l’air de manquer d’eau sur les photos que tu montres sur ton article 😉
      Quant à la confiance en des connaissances, c’est bien un soucis. C’est le “on a toujours fait comme ça” qui m’a convaincue. Je pense toutefois que si ce monsieur avait gardé sa fonction nous n’aurions pas eu tous ces soucis. Mais comme tu dis tout s’est bien passé et nous en rigolons déjà 🙂

  • Ah Mme Myrtille, comme cet article me fait de la peine pour toi. Bravo d’avoir reussi a garder ton calme malgré tout.
    Et oui, un contrat c’est crucial.
    On a fait cet amere experience egalement avec notre photographe mais heureusement a M-8.

    • C’est sur que je ne ferai plus jamais cette erreur !
      Heureusement que tu as pu te retourner et qu’en te mariant en hiver, à M-8 des photographes devaient encore être disponible. OUF !!

  • Il est arrivé à peu près la même tuile à mes parents. Contrat oral pour une salle. Sauf que à un mois du mariage, plus de salle… Ils ont du en catastrophe trouver une salle à la dernière minute. À l’époque ça leur avait coûté 3000 francs (en 1988). Du coup quand nous avions annoncé notre mariage, le grand coup de flippe de mes parents c’était la salle… En plus avec une organisation à distance… Bonjour l’ambiance!

    • Bon après un contrat ne protège pas des catastrophes du type innondation ou feu….
      Mais c’est sur que de se retrouver sans salle à un mois d’un mariage ça doit être stressant. C’est un peu comprehensible qu’ils aient reporté les craintes sur la nouvelle génértion.

  • J’ai signé un contrat de location pour une salle vers chez nous, 150€ de vendredi au lundi, et voila quelques mois avant le mariage (2-3) je reçois un mail de la personne chargée de la location pour dire que le tarifs avait changé, qu’il fallait régler la différence blabla euhhhhh, j’ai fais un scandale, avec contrat à l’appui signé (tarif spécifié dessus), du coup après quelques blablatages, on a eu notre salle au tarif conclu, mais j’ai halluciné..et encore arrivé le vendredi à la salle pour décorer, on s’aperçoit qu’il ont changé de frigo qui lui n’a pas de compartiments congél (glace pour le dessert).. super! heureusement notre traiteur à super bien géré le truc

    • Eh ben dis-donc c’est sacrément gonfflé de venir entre temps pour un changement de tarif ! Heureusement aue tu avais signé un contrat du coup car ils auraient pu t’embêter encore bien plus ! (150 euros ! imbattable 😉 )

      • ouais imbattable! ^^ non puis la salle c’était une grange restaurée donc pierres et poutres apparentes, elle était chouette, bon ils nous ont pas prévenu qu’il n’y avait pas de chauffage… on a fait avec les vestes lol

      • Ah ouais mais à ce prix c’est qu’ils ne savaient pas ce qu’ils louaient ? Ou alors que c’est dans un trou complètement perdu ?? Bon le coup du chauffage c’est moyen quand même, j’espère que vous n’avez pas eu trop froid ! Par curiosité c’était de combien l’augmentation qu’ils voulaient vous imposer ?

  • Whouhou que de rebondissements… heureusement que tout s’est bien terminé ! Pour ma part l’avant veille de notre jour J imposdible d’allumer le four…. impossible de contacter les responsables de la salle… mon mari a réussi à l’allumer mais le jour j pendant le vin d’honneur le four a fait disjoncter la salle à deux reprises…. notre super traiteur avait prévu le coup et un four d’appoint je ne lui dirai jamais assez merci tout s’est bien terminé ^^

    • Heureusement que certain prestataires sont des pépites et rattrapent les dégats causés par les autres. J’ai aussi une très grande reconnaissance pour notre traiteur qui a vraiment assuré du début à la fin.

  • Dur !!! Bravo pour votre persévérance !
    Il y a encore pire avec certains prestataires lorsque l’on ne signe pas de contrat, et il faut bien en avoir consience ! Pour en avoir discuté avec un chauffeur de limousine, certains prestataires, après un accord oral, continuent à répondre aux éventuelles demandes de devis pour la même date, comme si de rien était, en augmentant le tarif de 30-50%. Si ça marche, ils vous appellent ensuite pour décommander tranquillement… On ne le dira jamais assez : signez un contrat avec vos prestataires !

    • Merci 🙂
      Pour ça je dois remercier mon chéri, nos parents et nos amis qui nous ont bien soutenu et qui insistaient beaucoup sur le fait qu’ils seraient là pour nous et non pour la déco.
      Mais il n’y a pas de secret, à notre époque signer un contrat avec ses prestataires est devenu indispensable

  • Heureusement que tout se finit bien et que vous avez pu passer une bonne journée… Nous n’avions pas de contrat avec les baby-sitters puisqu’on a demandé à deux jeunes de s’occuper des enfants et résultat, une des deux est partie à 18h, soit 2h après son arrivée, laissant sa copine toute seule avec une quinzaine d’enfants…
    Parfois, même avec un contrat, certains prestataires ne sont pas réglo, c’est le cas de la personne qui a fait notre wedding cake, je ferai peut-être une chronique là-dessus…

    • Ah … Pas cool le coup de la baby-sitter ! C’est quelqu’un que vous connaissiez ?
      Et encore moins cool pour le gâteau.
      Bien que toujours présent avec un contrat, je pense que le risque de mauvaise surprise est tout de même diminué car il y a toujours la possibilité de poursuite légale.
      Et dans tout les cas il y a le bouche à oreilles !
      Moi je ne recommanderai à personne de louer cette salle (et c’est dommage pour eux car c’est une rentrée d’argent facile pour l’association). Et puis pour être honnête nous ne l’avons pas encore payé. Je souhaite écirire un lettre pour exprimer mon desapointement au comité, seulement je suis encore trop énervée pour rester polie donc j’attends…

  • Ohlala quel stress quand même cet échafaudage ! Heureusement que vous avez finalement été épargné de cette “déco” imprévue…
    J’ai failli avoir une mauvaise surprise aussi, avec le DJ. On a eu un coup de coeur pour un presta et on n’a pas signé de contrat, un an avant le mariage. A un mois du jour J, il nous a annoncé qu’il avait un imprévu et ne pourrait pas assurer notre prestation… Là, sans contrat, j’ai commencé à avoir des sueurs froides. Finalement, il a été très réglo et nous a de suite proposé son binôme, on l’a donc échappé de eu. Certes, je n’ai pas eu le même feeling, certes, j’ai dû batailler avec son binôme pour l’heure de fin de la prestation (j’ai obtenu 5h30 alors que le premier DJ n’avait aucune heure limite), mais bon, j’ai eu un DJ expérimenté qui savait rameuter sur la piste, qui ne parlait pas au micro et donc… ça va ! Mais oh oui, le contrat, c’est important…

    • Rho comme j’aurai stressé ! C’est clair que le dj c’est vraiment THE presta où il faut avoir un feeling alors changer comme ça de dernière minute ça a du être super stressant. Heureusement que dans ton cas aussi l’ “imprudence” s’est bien finie.

  • Si je peux ajouter : le jour où tu signes ton contrat, en général, le proprio t’auras envoyé avant un contrat “type” pour que tu le lises avant de signer. Le jour où tu signes, relis bien le papier sous tes yeux, pour être sûr de signer la même chose.

    Ca nous a joué pas mal de tour car le contrat reçu avant pour lecture et le contrat papier qu’on a contre signé avec le propriétaire avait des différences importantes.

    • Rho ça pour moi c’est de la malhonnêteté. Je ne sais pas comment je réagirais mais en fonction du temps restant il n’est pas impossible que j’aie finalement pas signé et repris les recherches…

  • Horreur ! Malheur !!!
    J’ai une crise d’urticaire rien qu’à lire vos mésaventures !!!
    Ce type est d’une mauvaise foi ! Bravo à vous pour votre calme et votre persévérance.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *