Notre histoire, ou comment nous en sommes arrivés au mariage

Si tu as lu ma présentation, tu l’auras peut-être compris, nous avons tout les deux beaucoup déménagé (pas loin d’un déménagement tous les 6 mois pendant nos internats respectifs et déjà 2 déménagement dans notre vie commune), et même si nous habitions dans la même région, nous n’habitions pas dans les mêmes villes. Mais alors, comment nous sommes nous rencontrés ?

Nos débuts

Notre rencontre remonte à notre internat de médecine générale. L’internat c’est la formation « finale » en médecine, celle qui te prépare à ta propre spécialité, 3 ans répartis en 6 stages de 6 mois.

Lors de mon 3e stage d’internat, je me rends à Tours au mois de janvier 2013 pour un congrès, autant pour mon intérêt propre qu’en tant que présidente de l’association des internes de médecine générale de ma faculté. Le soir, on est traditionnellement invités à un gala. En milieu de soirée, je repère ce jeune homme en chemise rose qui semble avoir le rythme dans la peau. Mais, tiens, surprise, il semble me remarquer moi aussi. On danse un peu, on échange quelques mots. Il me demande comment je m’appelle et d’où je viens. À ma réponse il écarquille d’abord les yeux (j’ai appris par la suite que je suis la 4ème fille portant ce prénom là avec laquelle il est sorti. Oui, oui. La QUATRIÈME), et m’offre un grand sourire !

Le lendemain dans l’amphithéâtre, je ne peux pas m’empêcher de le chercher du regard. Je le repère, assis à mi-hauteur. Et je ne peux pas m’empêcher, à nouveau, de lui jeter des regards régulièrement ! À la pause, le voilà, accompagné de la troupe des internes de sa faculté, qui descend s’asseoir avec nous. Nous nous retrouvons lors de la pause de midi pour échanger encore quelques mots. Lorsqu’un cameraman passe parmi nous pour recueillir nos impressions sur le congrès, Mr Rigolo ne se gène pas pour dévier la camera sur moi ! Le traître !

À la fin du congrès, il me demande mon numéro de téléphone « pour entretenir de bonnes relations entre internes de nos deux facultés ». Autant te dire que je n’avais pas besoin de l’excuse pour lui céder mon numéro.

Téléphone

Crédits photo (creative commons) : JESHOOTS

Le soir même j’avais déjà un texto, le lendemain on en avait échangé une dizaine et on ne s’est plus jamais arrêté ! Presque deux mois ont passé comme ça, connectés par nos téléphones. J’habitais alors en collocation et mes 2 collocs adorées (mes demoiselles d’honneur au mariage) ont eu droit à la lecture de chacun de ses textos, pour savoir si oui ou non il y avait un jeu de séduction derrière. Nous cherchons rapidement une occasion de nous revoir. Celle-ci a finit par arriver, lorsque une de ses amies a organisé ses 30 ans dans le Vercors, juste au-dessus de là où j’étais alors en stage. Nous décidons de nous retrouver dans l’après-midi pour faire un peu de raquettes dans la neige et partager un goûter. Il amène une mangue et moi des muffins à la framboise home made (ils sont devenus fameux ces muffins ! Tu les retrouveras plus tard dans mes chroniques). Il me charrie, il me cherche, me pousse dans la neige sur le chemin. Arrivée la fin d’après-midi, il me propose de me joindre à lui pour cette soirée d’anniversaire. Et moi, qui suis habituellement d’un naturel timide face à des étrangers, j’accepte sans hésiter. M’inviter aux 30ans d’une nana que je ne connais pas ? Même pas peur ! Je finis par repartir à minuit passé, alors que j’ai une heure de route de montagne dans le brouillard et que je suis de gardes aux urgences le lendemain.

Nous nous revoyons deux semaines plus tard, Mr Rigolo me rejoint chez moi un samedi soir, dans l’espoir d’une sortie de ski de randonnée le lendemain. Après une fondue bourguignonne partagée avec mes deux collocs, je lui prépare le canapé lit du salon en me demandant silencieusement « mais comment je fais pour l’approcher ». Je me couche toujours avec cette rengaine en tête « J’y vais, j’y vais pas. J’y vais, j’y vais pas ». Et on toque à ma porte. Mr Rigolo passe la tête : « il grince le canapé du salon ». Il est en caleçon et t-shirt, son oreiller à la main ! Inutile de te dire que je lui ai proposé de me rejoindre. Et la suite nous appartient !

Comment nous sommes devenus un couple qui dure ?

Pour autant nous ne nous sommes pas jetés corps et âmes dans ce début de relation. J’avais essuyé deux ruptures douloureuses juste avant, et lui avait vécu 18 mois très difficiles sur le plan familial. Les quelques dizaines de minutes qui séparaient nos 2 villes nous ont permis de débuter notre relation en douceur et de nous apprivoiser l’un l’autre. La tendresse et la confiance se sont peu à peu installées. Lors de mes choix de stage début octobre, j’ai choisi de faire un stage à Annecy. Mr Rigolo, lui, finissait son internat fin octobre, et était donc « libre d’attache ». Nous avons alors décidé que si le logement qu’on m’attribuait pour ce stage le permettait, nous emménagerions ensemble. Et ça a été le cas ! Après nos débuts tout en douceur nous avons donc finalement emménagé ensemble au bout de 8 mois ! Mes parents ne le connaissaient même pas encore ! À ce moment là, imagine toi que nous n’avions pas encore échangé notre premier “je t’aime”. J’avais saisi au fond de moi que ces mots auraient une importance toute particulière venant de Mr Rigolo, alors je lui ai laissé du temps, pour ne pas le brusquer. Et quand j’ai finalement entendu cette première déclaration susurrée à mon oreille, je l’ai pris comme un cadeau inestimable… Emménager ensemble a été une étape plutôt rapide mais une manière aussi de continuer à nous apprivoiser. Notre confiance réciproque en l’un l’autre, en notre couple, a été très progressive, mais elle me semble d’autant plus encrée profondément.

Lac d'Annecy et la Tournette

Crédits photo : Photo personnelle

Le lac d’Annecy et la Tournette

Et toi, avec ta moitié, ça a été la passion dévorante ? Le coup de foudre évident ? Ou la découverte progressive comme nous ? Raconte-moi !


Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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14 commentaires sur “Notre histoire, ou comment nous en sommes arrivés au mariage”

  • Coucou Mlle Croisé!
    J’apprécie encore plus ta 2eme chronique! Surtout qu’elle me parle beaucoup… Ce fut aussi une découverte progressive pour nous 2…
    Te lire m’a rappelé nos débuts et les “doutes”, attentes… Monsieur était très SMS aussi et moi, je ne savais jamais ce que tout cela signifiait (vive les copines devenues témoins hihi “regarde il a écrit ça, t’en penses quoi?”). Puis petit à petit, tout s’est installé à force de patience et douceur… 🙂 Et record sur toi, j’ai attendu le soir de nos 1 an pour avoir un premier “je t’aime”…!!!
    Monsieur m’avouera même plus tard, lors de la demande, qu’il avait envie de faire celle ci depuis ce soir là… mais il a attendu 9 mois de plus!
    C’est ainsi qu’avant même nos 2 ans, il m’a fait sa demande (totalement inattendue pour moi vu le temps qu’il avait mis à me dire un je t’aime)…
    Nous serons donc mariés lorsque nous fêterons nos 3 ans…
    Certains ont été étonnés lors de notre annonce et nous ont dit “ça va vite!” Mais non, c’est logique 😉

    Merci de me rappeler tous ces petits moments… <3

    Et vive Annecy !!! Il faut que j'aille y peaufiner mon bronzage (à combien est le lac ?)

  • c’est trop mignon <3 <3 <3
    Je viens d'enchainer la lecture de tes deux chroniques et je vous trouve vraiment adorables ! J'ai hâte d'en savoir plus mais je vous souhaite déjà un mariage à la hauteur de vos espérances et surtout sans prise de tête. En tout cas vous avez choisi une région magnifique. <3

  • Beau début d’histoire!
    Pour nous aussi, tout s’est passé en douceur. Plusieurs mois de sms et de rencontres platoniques, de questionnements (“non mais il veut me revoir?”), un cheminement par étape. Depuis on continue d’aller doucement, avec quelques étapes symboliques : les premiers weekend en vadrouille, la rencontre de mes amis (les siens habitent tout prêt), de nos familles respectives… Pas encore de je t’aime, on est tous les deux très pudique. On évite toute conversation qui nous dévoilent trop!

  • C’est une jolie histoire toute en douceur, j’espère que la prochaine fois tu nous raconteras la demande de M. Rigolo… Je l’imagine déjà très romantique…

  • Je le trouve hyper courageux d’avoir osé venir toquer à la porte pour s’incruster dans ton lit! 🙂
    C’est un joli début d’histoire. 2 médecins donc, on imagine pas mal de blagues de Carabins pour les surprises de la soirée du mariage…

  • J’adore lire les histoires de belles rencontres, elles sont toutes originales et la tienne fait très “cinéma”. C’est parfois une bonne chose que de ne pas être dans la même ville pour laisser le temps à l’histoire de se construire.

    • On est loin d’être des acteurs de cinéma et notre histoire est beaucoup moins romanesque que ça, je te rassure 😉 Mais tu as raison, chaque histoire, chaque début à son petit quelque chose à lui, ses anecdotes, ses sourires, c’est toujours beau!

  • Coucou Melle Croisé! J’ai adoré lire tes 2 chroniques, vous êtes mimi, tout comme votre histoire, ça me rappelle aussi nos débuts. Nous avons beaucoup de points communs: les sports de montagne; j’étais au congrès de MG de Tours en 2013; mon mari et moi nous sommes rencontrés aussi à un gala (je trouvais ça très cliché, et puis tout compte fait comme me dit une amie, c’est fait pour ça!); notre relation s’est bâtie progressivement notamment grâce à la distance;, et il m’avait prévenu ” le jour où je te dirai je t’aime, ça aura une valeur très profonde!”. J’ai hâte de te lire!

    • Haha j’ai toujours préféré dire que je l’avais rencontré “au congrès” que “au gala du congrès” 😉 je comprends tout à fait la sensation de cliché!

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