Être en paix avec la célébration de son mariage

Aujourd’hui, ça fait déjà six mois que je suis Madame. Tu te demandes peut-être pourquoi je ne t’ai pas encore parlé concrètement du jour de notre mariage. J’ai multiplié les articles conseils et descriptifs, mais je ne suis pas encore rentrée une seule fois dans le vif du sujet, ce pour quoi je suis là à la base. Aujourd’hui je vais t’expliquer la raison de mon “silence”.

Vois-tu, ce 3 décembre 2016, nous avons reçu de l’amour. Beaucoup d’amour. Nous avons savouré ce moment où nous étions entourés de pleins de gens qu’on aime et qui nous aiment également. Nous avons eu du beau temps, pleins de sourires, d’émotions, et pour nous, ce jour-là, tout était parfait, en tout cas en apparence. Avec M. Patate à Raclette, nous avons aimé notre mariage, façonné par nous de A à Z, et nous étions (et sommes toujours d’ailleurs) très fiers d’avoir porté et mis au monde seuls notre bébé.

Et pourtant, malgré tout ça, dès le lendemain, j’ai eu un véritable blocage qui en plus de s’éterniser, m’a empêché de mettre sur papier le déroulement de la journée.

Avant de te le raconter, j’ai donc besoin d’être honnête avec toi sur ce que je ressens vis-à-vis de mon mariage. Parce que c’est aussi un des aspects que j’aimais sur Mademoiselle Dentelle avant d’en devenir une moi-même : l’honnêteté des chroniqueuses vis-à-vis des lectrices.

La vérité, c’est que même si j’ai aimé notre mariage comme il a été, au fond de moi, je ne peux pas m’empêcher de nourrir des regrets, d’avoir une pointe de tristesse, d’amertume et de rancune, qui un temps m’a fait rejeter en bloc toute cette célébration, et ce, malgré sa complète réussite.

Rassure-toi, je ne vais pas te dire (heureusement) que je regrette la façon dont cette journée s’est déroulée. Ce que je regrette surtout, c’est la gestion de mes sentiments et de mes émotions, beaucoup de choses qui se sont passées en amont, et quelques petites choses qui se sont passées le jour même ou après.

Les regrets de mon mariage // Vincent Besson Photographies

Crédits photo : Vincent Besson Photographies

Les regrets matériels

Commençons par le plus simple à aborder.

Il y a quelques mois, j’ai rédigé une chronique qui se voulait être un mini-bilan de nos préparatifs. Parmi tous les points que j’ai stipulé, il y en a un qui dans mon cas, est criant de vérité : les concessions.

Dès le départ, j’ai du faire plusieurs concessions, renoncer à des choses qui me tenaient à cœur. Moi qui d’ordinaire suis une forte tête, ça n’a pas été si compliqué que ça de me faire plier, et avec sourire en plus. Mais ce sourire de façade ne faisait que masquer ma décomposition intérieure un peu plus marquée à chaque fois. Je me suis auto-convaincue pour chaque décision que même si ça ne me plaisait pas de prime abord, c’était le bon choix, que ça ferait plaisir à M. Patate à Raclette et/ou aux invités, et que donc à l’arrivée, ça me ferait plaisir aussi.

Le problème c’est qu’à trop accumuler, à un moment, j’ai atteint le point de non-retour. J’avais cédé sur tellement de points importants pour moi qu’au final, je me suis retrouvée à me sentir totalement étrangère à mon propre mariage. Ce n’était plus le mien, mais celui d’une totale inconnue tant j’étais résignée.

C’est un sentiment très étrange car on continue de préparer les choses, sans pour autant y mettre de l’engouement ou du cœur. Si je devais faire une analogie, je te dirais que préparer un plat de pâtes avait plus de saveur que préparer mon mariage. Dès lors, j’ai su que je nourrirais des regrets par rapport à l’image que je m’étais faite de notre mariage, et comment il serait réellement. Et je m’en suis voulu de ressentir ça, de déjà rejeter en bloc ce mariage qui s’annonçait pourtant très beau quand même, égoïste de chipoter pour des détails que personne ne remarquerait qu’ils manquent mais qui pour moi seraient bien trop flagrants.

Je m’en suis voulue de ne pas réussir à dépasser cette frustration matérielle en me disant que le plus important restait que j’allais épouser celui que j’aimais et qui m’aimait tendrement ; je m’en suis voulue de casser les pieds de mes témoins qui, malgré toute leur bonne volonté, n’arrivaient plus à me remonter le moral tellement j’avais touché le fond et creusait encore.

Et puis ensuite, il y a eu LA grosse déception de la décoration. Paradoxe, lorsqu’on sait que j’ai écrit que notre décoration home-made était notre plus grosse fierté.

Comme je te l’ai expliquée dans la description de notre décoration, j’adore tout ce qui est lumineux, et je voulais que notre mariage soit particulièrement illuminé. On avait prévu de la lumière, beaucoup de lumière, et plus particulièrement la chose qui me faisait le plus rêver au monde : un ciel étoilé. Malheureusement, au tout dernier moment, on nous a enquiquiné pour quelque chose qui n’en valait pas la peine (je reviendrai peut-être dessus plus tard). Le résultat a été que je n’ai pas pu avoir ces lumières qui me tenaient tant à cœur. Insignifiant, hein, par rapport à tout le reste qui a été fait ? Et pourtant, aujourd’hui encore, quand je regarde les photos de notre déco, je ne suis pas satisfaite, et je suis triste de l’avoir « ratée » puisque je n’aurai jamais la chance de me rattraper. Il n’y a rien à faire, on aura beau me dire le contraire, cette décoration ne me conviendra jamais, et je la rejette totalement. Elle était jolie, ordonnée, travaillée, mais je n’arrive à ressentir aucun mérite ni aucune satisfaction en la voyant sur photo aujourd’hui. Pour être parfaitement honnête avec toi, je dirais que c’est LE point noir qui me dérange le plus dans mon ressenti. Je sais qu’une telle déception n’est pas justifiée, mais je n’arrive toujours pas à passer au-dessus de mon ciel étoilé que je n’ai pas pu installer.

À côté de ça, j’ai aussi énormément de mal à digérer l’année de préparatifs très compliquée que j’ai eu. Non seulement j’ai pris énormément de poids à cause du stress et des tensions (13 kilos, ce qui n’est pas rien), mais en plus, nous avons eu énormément de soucis de dernières minutes qui m’ont épuisée physiquement et moralement (je t’en reparle bientôt). Tout ça pèse sur mon ressenti global.

Arriver à ce samedi matin a été un véritable parcours du combattant et un calvaire, une bataille dans laquelle j’ai laissé beaucoup de force, y perdant des choses qui me tenaient une fois de plus à cœur. C’est comme ça qu’on arrive au second point : les regrets émotionnels.

Les regrets émotionnels

Émotionnellement, si j’ai traversé sereinement cette année avec M. Patate à Raclette, j’ai été ébranlée sur le plan amical, mais aussi sur le plan familial. Des personnes m’ont énormément blessée par leurs mots et leur comportement.

Sur le plan amical, à 2 reprises, je me suis rendue compte que j’étais juste la copine bouche-trou alors que de mon côté il s’agissait d’amitiés essentielles à ma stabilité (ou tout du moins le pensais-je), qui avaient aidé à la construction de la femme que j’étais. Aujourd’hui encore je souffre en repensant à ces deux ex-amies, et je regrette de n’avoir ouvert les yeux que tard. Elles faisaient toutes les deux naturellement partie de ma garde rapprochée pour le mariage, et si j’ai arrêté les frais rapidement pour l’une d’elle, j’ai cru jusqu’au bout en la seconde, ce qui n’a rendu la chute que plus douloureuse. Plusieurs mois après, la pilule a toujours du mal à passer. Son comportement tout au long des préparatifs nous avait déjà énormément déçu, mais le jour du mariage, il a dépassé l’entendement. Encore, si elle nous avait passé un coup de fil ou envoyé un simple SMS les jours qui ont suivis pour s’en excuser, nous serions peut-être revenus à de meilleurs sentiments, mais jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons aucune nouvelle de sa part, aucun mot, et ça, c’est sûrement le plus dur en fait, car je me rends compte qu’elle n’en avait absolument rien à faire de nous en réalité.

Sur le plan familial, j’ai vu le lien étroit que j’avais avec mon père se briser au fur et à mesure que les mois passaient. Je t’avais déjà un peu parlé de notre relation compliquée au tout début, et bien sache que depuis mon mariage, les choses se sont encore plus envenimées. Et pourtant il est bien venu finalement. Il a même été tout sourire ce jour-là, en papa fier de sa fille qu’il marie. Cependant, dès le lendemain, il m’a brutalement fait redescendre de mon nuage de jeune mariée. Aujourd’hui nos relations sont justes cordiales, sans grand chose de plus. J’ai beau avoir décidé de continuer à vivre ma vie de mon côté, loin de lui et de ses mauvaises ondes, il n’en reste pas moins mon père et tout ça m’a dévasté ainsi que l’image que j’ai de mon beau jour.

Les regrets de mon mariage // Vincent Besson Photographies

Crédits photo : Vincent Besson Photographies

Le syndrome du blog de mariage

Outre tout ça, j’ai également ressenti un peu de culpabilité de ne pas avoir ressenti à chaque instant de cette journée un sentiment de transcendance accompagné d’une pluie de paillettes et de bonheur infini. Il y a eu des moments merveilleux certes, mais il y a aussi eu des moments où j’ai eu envie de pleurer de rage, où je me suis sentie mal physiquement, où je n’avais qu’une hâte : que les gens partent.

Au retour de notre belle journée, même si j’étais pleinement satisfaite, j’avais quand même l’impression de ne pas en avoir fait ou ressenti assez. Et je m’en suis une fois de plus voulue, je me suis demandée qu’est-ce qui clochait chez moi pour que je n’aie pas vécu la journée surréaliste qu’on peut voir et lire dans les blogs de mariage.

Et je pense que le problème vient justement de là. Les blogs de mariage sont là pour nous offrir d’autres récits de mariages, nous présenter des déco, des ambiances diverses et les sentiments qui y sont liés. Tout ça a l’air toujours tellement parfait. Qu’il ait plu ou pas, qu’il y ait eu méga ratage ou pas. Et dans un sens ça devient la norme, mentalement on se dit qu’il ne peut en être autrement pour notre mariage.

Sauf que, tous ces récits sont quand même beaucoup aseptisés et les déceptions souvent passées sous silence pour se focaliser sur les moments “magiques”. Les ressentis sont aussi sur-évalués car il est quand même dur, plusieurs mois après, de décrire réellement ce qu’on a vécu émotionnellement.

“C’était vraiment le plus beau jour de ma vie”, c’est ce qu’on s’attend à dire dès le lendemain, mais le lendemain, on a souvent une sacrée gueule de bois quand même et personnellement ce n’est pas du tout ce que j’ai ressenti direct. Il m’a fallu énormément de temps et de digestion avant de pouvoir dire ça objectivement (mais je reviendrai dessus dans une autre chronique).

D’ailleurs sur ce dernier point, je voulais te dire de ne pas te sentir coupable si tu ne ressens pas cette fameuse explosion de bonheur décrite sur les blogs. Ce n’est pas une condition sine qua none à la réussite de ta journée, et ça n’enlève rien au fait que tu en auras quand même bien profité. Ta journée ne doit pas forcément être vécue à 1000 à l’heure.

Ce qui en ressort

Certains penseront que j’avais des attentes trop hautes de mon mariage, ce qui expliquerait un tel ressenti. Je ne pense pas que ce soit ça le problème. Ce à quoi j’ai dû renoncer matériellement n’étaient pas des folies, et émotionnellement, je voulais juste ressentir en retour le même amour et la même affection que je portais à mes proches. Par contre oui, je l’avoue, j’espérais un peu quand même être sur un nuage pendant toute cette journée et un petit moment après.

Ce fameux jour J est passé à une vitesse folle. À l’arrivée, tout le monde nous a dit que notre mariage était magnifique, l’un des plus beaux auxquels ils avaient assisté, rempli de douceur et d’amour, totalement à notre image, féerique et parfait en tout point. Ça n’a fait qu’accentué mes remords et ma culpabilité de ne pas ressentir la même chose alors que j’étais l’actrice principale de l’événement. Je ne justifiais pas l’utilisation de tous ces superlatifs et compliments, tellement à mes yeux je n’ai pas vécu le mariage décrit.

Alors, c’est peut être très égoïste de ma part d’oser dire que cette magnifique journée, ce magnifique mariage qu’on a eu ne me satisfait pas à 100%, de rester focaliser sur des points qui m’ont blessés et pas satisfaite.  Je devrais regarder le côté positif de notre mariage et balayer le reste, te faire un récit fidèle à la féerie décrite par nos invités. Mais ça ne sera pas le cas, mon récit sera honnête. Il y aura de la joie, mais il y aura aussi de l’énervement et du désespoir même parfois.

Je pense que ça ne serait pas une bonne chose de ne me focaliser que sur ce qui a été merveilleux. Je n’ai pas envie que le souvenir que j’ai de notre mariage soit faussé, qu’il ne reste que les choses réussies. Notre mariage est comme ma vie, avec sa part de bonheur et sa part de tristesse. Reconnaître et assumer cette déception présente est important pour moi. Important car je ne me voile pas la face, important car je suis honnête avec moi-même, car je reconnais que mon mariage a un goût amer parfois quand j’y repense. Cette reconnaissance a son côté positif tout de même. Malgré tout ça, je reconnais que j’ai tout de même eu extrêmement de chance d’avoir un mariage aussi réussi dans l’ensemble. J’ai pu entendre des rires toute la journée, voir des sourires, des regard ébahis. J’ai eu une multitude de câlins, une tonne d’amour, et mon mari était le plus heureux ce jour-là. Et c’est tout ça qui me permet d’être en paix avec mon mariage : j’ai accepté le fait qu’il ne ressemblait pas du tout à ce que je voulais, mais je le prends tel qu’il a été, tout entier. Malgré tout, j’ai quand même adoré notre journée du début à la fin et quand même, la fête a été belle !

Les regrets de mon mariage // Vincent Besson Photographies

Crédits photo : Vincent Besson Photographies

Désormais, je peux te raconter sereinement notre mariage à partir de M-1, et ça, dès ma prochaine chronique !



47 commentaires sur “Être en paix avec la célébration de son mariage”

  • Bonjour Madame Caramel Beurre Salé, et merci pour votre sincérité dans ce très bel article.
    En vous lisant, j’ai compris pourquoi j’avais le site ” Mademoiselle Dentelle ” dans mes favoris : non pas pour l’annuaire de prestataires (qui m’a pourtant bien servi), ni pour les DIY ou les descriptions de robes de mariées (qui sont les articles que je lis le plus), mais bien pour la réalité, qui n’est pas toujours aussi rose que la bannière du site.
    Merci donc, de m’aider à avoir conscience de tous les aspects de cette journée, avant que je ne me prépare à la vivre, et à ne pas sombrer dans le ” syndrome blog de mariage “.
    J’ai hâte de lire les articles à venir, vos précédentes chroniques m’ayant beaucoup touchée.

    • Bonjour Natacha,

      Merci beaucoup pour ce très gentil commentaire, ça me touche beaucoup de savoir que j’ai des lectrices silencieuses fidèles et encore plus que tu ais pris le temps de me laisser un petit mot.
      Puisque tu es en plein préparatifs, j’espère de tout coeur que tout ce passe bien pour toi et que tu auras un très beau mariage :).

  • Merci pour cet article, Mme Caramel beurre salé. J’ai vécu mon Mariage un peu comme Toi, en tout cas que certains aspects: fin des préparatifs difficiles, relations compliquée avec certains proches qui m’ont pesées, et surtout, journée pas vécu aussi fort émotionnellement que ce à quoi je m’attendais, + une paire de couac qui m’a franchement fâché (je m’attendais tellement pas à ressentir de la colère le jour de mon Mariage… suite à tout ça, j’ai énormément culpabilisé, et ça m’a valu une grosse crise de larme. Je me sentais coupable de ne pas avoir vécu cette journée comme ils le montrent sur les blogs… j’aurais voulu lire une chronique aussi honnête que la tienne avant mon Mariage, ça m’aurait évité quand même pas mal de larmes!

    • Juste une petite réaction à ton commentaire Mme Kiska : en fait, il y a d’autres chroniqueuses qui ont raconté les sentiments négatifs liés à leur mariage (je pense notamment à Mme Bidou)… mais bizarrement, avant le mariage, ces chroniques là je les avais lues, mais ne m’étais pas sentie concernée. Alors qu’au final, elles décrivent presque exactement ce qui s’est passé pour moi ! On n’est peut être juste pas facilement prêtes avant le jour J à se dire que ce qui va être le moins agréable finalement, ce ne sera pas les couacs extérieurs mais les sensations qu’on va ressentir…

    • Ah Mme Kiska, je suis tellement désolée de lire que tu as toi aussi ressenti cette culpabilité. Malheureusement je pense que de là où nous sommes le jour de notre mariage, le moindre petit truc peut prendre une proportion sentimentale tellement exarcerber à laquelle on n’est pas forcément préparé, qu’on finit par la suite par regretter d’avoir fait ci, ou ne pas avoir agis comme ça etc…
      J’espère que toi aussi avec le recul tu seras beaucoup plus apaisée comme moi, car c’est encore tout frais pour toi.

  • Ca doit être très dur pour toi de regarder derrière toi et de ressentir toutes ces choses négatives à propos du jour de ton mariage. Quel dommage que la langue française n’ait pas deux mots, comme en anglais, pour distinguer “wedding” et “marriage”… ça éviterait de devoir associer mariage et sentiment d’échec quand on veut parler de la journée qui s’est déroulée! Bon courage pour gérer toutes ces émotions. En tout cas j’espère que tu profites aujourd’hui pleinement de ta nouvelle vie de mariée… tu es rayonnante sur la dernière photo !

    • Oui c’est vrai Marie, tu as parfaitement raison de stipuler c epoint d edifférenc eentre “wedding” et “marriage”.
      Comme madame Gezilig, je dirais que “noces” correpsond bien au “wedding” car le mariage se construit dans le temps au final, et ne se limite pas à cette journée de fête.
      Je te rassure oui maintenant, je suis apaisée, et je regarde avec sérénité sur notre mariage. Meme si tout ce que j’ai décris est toujours là, j’ai quand même beaucoup moins de difficultés à l’apprécier. Quant à ma nouvelle vie de mariée, elle s’installe petit à petit oui, et j’y prends gout.
      Merci beaucoup pour ce compliment pour cette dernière photo, une de celles qui me font quand même réaliser que j’étais quand même très très très heureuse le jour j :).

  • Je suis désolée que tu te sois sentie si mal à propos de ce jour. je ne suis pas mariée mais quand je lis Melle Dentelle, que j’aime beaucoup, et voir que vous passez toutes un an au moins à ne vivre, manger, respirer, penser que “mariage”, je me dis que forcément la chute risque d’être (très) douloureuse. A force de trop investir un moment, de trop se projeter, on arrive à un décalage non?
    Il est peut être temps de s’ouvrir à nouveau au monde qui t’entoure, à la vie, loin des belles robes et de la pression qui veut que tout-soit-parfait-et-tout-le-monde-très-heureux-en-même-temps! Se sevrer pour ne pas faire d’overdose 😉
    Pour tes déceptions sur les relations qui t’entourent, ça c’est plus triste et tellement dommage pour toi.
    Bon courage, rendez-vous dans 10 ans je suis sûre que tu ne te souviendras que du merveilleux.

    • Effectivement, Anne, comme tu le dis, on passe une année complète à “vivre” mariage et ça doit jouer. Pour autant, moi j’ai été soulagée quand ça s’est achevé, pour plein de raison que j’expliquerai dans ma prochaine chronique :).
      Je dirai que ce qui m’a le plus affecté ça a été les regrets émotionnels. Il n’y aurait pas eu cette partie là, les 2 autres ne m’auraient certainement pas sauter à la figure autant. A vrai dire, c’est quand les tensions avec mon père ont resurgit que j’ai commencé à regarder avec un oeil noir ma déco aussi…
      Je pense que déja d’ici quelques mois, ça ira mieux. La meilleure thérapie reste les retours des amis qui font encore et toujours chaud au coeur!

  • Bonjour Mme Caramel-Beurre salé,
    Déjà je dois commencé par te dire que j’adore ta façon d’écrire, ton style est un plaisir à lire. Je suis désolée de ne jamais prendre le temps de commenter. Je comprends ton ressenti, je le vis aussi mais pour des raisons différentes. Et je te le raconte pour te consoler. Alors : mariage de rêve, shoot d’amour et de paillettes avec de micro contrariété. Le lendemain, je me focalise dessus, jusqu’à recevoir une parole très blessante. Puis on m’apprend que pendant le mariage, un enfant a eu un accident. Je fais alors abstraction du reste. Personne ne nous avait rien dit pour ne pas gâcher la fête. Cependant, la situation est très grave. Un petit garçon est tombé d’une chaise, sur la tête, (il était entre ses 2 parents et ses grands parents étaient juste derrière). Il perd connaissance. Les parents ont foncé aux urgences. 45 jours de coma. Je ne peux pas dire que j’étais plus mal que les parents mais clairement je me disais : c’est de ma faute : sans mariage, pas d’accident. pourquoi on a eu besoin de se marier si c’est pour prendre la vie d’un enfant ? et quand c’était les parents qui m’appelait pour me consoler ma culpabilité décuplait. Heureusement, il s’est réveillé sans aucune séquelle. Mais mon sentiment ne change pas. Cette épreuve d’attente horrible et inhumaine pour la famille aurait pu être évité si nous ne nous étions pas mariés. Je n’arrive meme pas à regarder les photos. Bref, malgré mon merveilleux mari, ce sentiment d’amertume et de culpabilité, je pense est ancré pour longtemps. Peut être que toi tu pourrais te consoler avec les photos (ou on ne voit pas la déco ? ;)) car tu es vraiment magnifique) et c’est important de se protéger des personnes malveillantes. Je te souhaite d’arriver à surmonter tout cela.

    • Oh quelle soufrance, pour la famille bien sûre, mais pour toi aussi, je comprends très bien que tu sois incapable de dissocier ton mariage avec cet accident. Ca fait vraiment relativiser… Autant le sentiment de Mlle Caramel est normal (éprouver des petites déceptions, peut être dues au sentiment de vide après autant de préparatifs) autant un accident grave, c’est vraiment pas la même chose. Ton récit fait relativiser… Que sont nos petits états d’âmes à côte d’un enfant dans le coma?
      Rien à voir avec le fait que ce soit arrivé à ton mariage, les accidents domestiques, c’est tellement fréquent malheureusement. Et comme tu dis, c’était pas un problème de surveillance ou de disponibilité des parents… Ca serait arrivé exactement de la même façon chez eux pendant le repas… Ce courageux bambin est en bonne santé maintenant, c’est le principal!

      • Bonjour Julie,
        C’est terrible ce qui est arrivé mais… si tu te disais que c’est grâce à ton mariage que cet enfant est en vie (et sans séquelle dis-tu !). Si cet accident était arrivé chez lui (comme dit Elise, les accidents domestiques sont courants malheureusement) ça aurait été plus grave ; mais arrivé lors de ton mariage, il s’est réveillé sans séquelle… vous lui avez porté chance… une autre façon de voir les choses !!!

    • Julie, ton commentaire m’a fait tellement froid dans le dos. Je suis tellement désolée pour toi que cet accident soit survenue car comme toi, j’aurais réagi en me tenant responsable. Fort heureusement ce petit bonhomme va bien, mais oui, je comprends (et forcement relativise beaucoup) que ça te hante encore. J’espère vraiment qu’avec le temps tu arriveras à regarder tes photos et ta journée avec plus de douceur.
      Je te remercie pour tous tes gentils mots sur mon style d’écriture et les photos, ça me va droit au coeur.

  • Merci pour cet article plein d’honnêteté. Je suis un peu comme toi, au niveau des relations amicales qui s’effritent. J’ai moi aussi l’impression de ne pas vraiment compter aux yeux de mes amies (une me l’a dit assez clairement, les autres ne s’investissent absolument pas comme je l’aurais pensé). J’imagine que c’est dur d’avoir passé un an à rêvé ce mariage, pour finalement avoir des points de déceptions. En tout cas, j’ai hâte de lire le récit de ton mariage, avec les bons et les mauvais moments (surtout que vous vous êtes mariés le jour de mon anniversaire 🙂 et plus précisément le jour de mon dernier anniversaire en tant que Mademoiselle hahaha)

    • J’ai remarqué que la préparation du mariage révèle très souvent sur qui on peut vraiment compter ou pas en amitié. Je suis désolée que certaines de tes amis te déçoivent autant. Mais heureusement il y en a quand même quelques uns qui rattrapent tout ça ;).
      Félicitation pour ton mariage sinon ^^ (je ne sais pas s’il est passé ou pas). On partage une date d’anniversaire en commun du coup. Je chéris tellement cette date :)!

      • Je penserai à toi à mon prochain anniversaire 🙂
        Mon mariage n’est pas encore passé, il est en septembre, mais j’ai hâte que ça arrive, car penser/manger/rêver/cauchemarder mariage, ça me fatigue un peu …

        • ah courage, encore 3 mois à tenir !!! Je vais pas te dire que ça passe vite, ça va te faire peur xD, mais bientot ça sera la dernière ligne droite et tu pourras profiter :)!

  • Chère Mademoiselle Caramel Beurre Salé, mon commentaire va te paraitre très, très éloigné de ton article, mais ton texte ainsi que le commentaire de Anne m’ont fait pensé à ça : honnêtement, après avoir pensé, vécu, rêvé mariage pendant des mois et des mois, ce que tu as ressenti et ressens toujours aujourd’hui est normal. Comme je ne suis pas mariée mais que je comprends tout à fait ce que tu peux ressentir, voila l’analogie à laquelle ton texte m’a fait penser : après deux années de classe préparatoire où on ne vit que pour les concours, on parvient parfois à intégrer l’école de ses rêves, celle pour laquelle on s’est privé d’absolument tout pendant deux ans. Eh bien on n’imagine pas le nombre de gens qui font des dépressions, tout en étant obligés de conserver un sourire de façade parce que, bon sang, cette école qui finalement ne les comble pas, ils en ont rêvé pendant parfois toute leur vie, ils ne peuvent quand même pas assumer publiquement ne pas être heureux! Le mariage c’est pareil. Pour te redonner de l’espoir, moi ça m’est arrivé, j’ai détesté les trois années passées en grande école, et finalement, aujourd’hui, quand je regarde en arrière, j’arrive réellement à en retirer du positif. Donc sois patiente, ton regard sur ton mariage va s’adoucir petit à petit, si tu laisses le temps au temps… Courage, je sais que tu en as pour avoir écrit un tel article et tu réussiras à dépasser cette épreuve. Plein d’amour sur ta tête!

    • Agathe,
      je ne trouve pas ton commentaire si éloigné que ça. C’est une belle analogie que tu as faites et qui corresponds totalement à la situation en fait.
      Et tu as raison, il faut laisser le temps au temps. Mon regard s’apaise de plus en plus chaque mois, et le simple fait que je puisse vous le raconter maintenant en est un signe :)!

  • On avait rêvé avec mon Namoureux, d’un mariage que tous les deux. Puis j’ai commencé à douter me disant que la recherche de la robe de mariée, la sortie de l’Eglise (enfin la chapelle) étaient des rêves que je n’avais pas vraiment envie de mettre de côté. Donc on est parti sur un mariage que tous les deux puis une cérémonie avec nos proches … Mais finalement, quand je vois la réaction de ma mère quand elle m’a vue avec une bague de fiançailles (qui n’est même pas THE bague, la demande devrait avoir lieu … j’espère … bientôt ^^), la connaissant, etc, et maintenant en lisant ton témoignage, j’ai envie de m’éviter toutes déceptions et de faire un mariage que tous les deux, comme prévu initialement, quitte à prévenir mes Grand-Parents pour qu’ils ne soient pas déçus et que ma Grand-Mère paternelle participe en cousant ma robe …
    Merci d’avoir été honnête avec nous ! Comme tu le dis, ça fait partie de Mademoiselle Dentelle mais merci quand même, tu n’étais pas obligée !

    • Ah Lana, si tu savais le nombre de fois où j’ai eu envie de partir seule avec mon homme sur une petite île pour faire un mariage entre 4 yeux. Donc je ne peux que comprendre.
      Sur le pan familial on est resté très ferme sur nos décisions et choix et même si ça n’a pas été simple, nous sommes vraiment très heureux de l’avoir fait car nous avons vraiment eu le mariage que nous voulions de A à Z, meme avec tous nos couacs.

      Quel que soit ton choix, mon conseil est de garder en tête que ton mariage doit te correspondre et que tu dois pouvoir le faire comprendre aux autres (je sais, plus facile à dire qu’à faire)

  • C’est une très belle chronique que tu as écrite ! Je suis d’accord sur la culpabilité que peut donner les blogs/magazines….On se DOIT de ressentir ça, on se DOIT d’être comme ça, et quand ça ne fonctionne pas, nous ne sommes que regrets et déceptions….J’espère qu’avec le temps les meilleurs moments seront d’instinct ceux que tu préféreras. Quant à la phrase “C’est le plus beau jour de ma vie”, je la déteste. Cela résume notre longue vie avec tout ce qu’elle apporte à une seule journée où la plupart du temps la mariée est épuisée, après tant d’efforts et de préparatifs…J’espère que le mariage n’est pas la plus belle journée de notre vie, qu’elle en fasse partie oui, mais j’espère qu’il y en aura d’autres de bien plus belles 🙂

    • C’est gentil Mme O’hara, ton commentaires me fait plaisir. C’est dommage qu’à la lecture de blogs, notre cerveau ne mette des obligation comme ça. Ca serait bien plus simple si on arrivait à prendre automatiquement du recul sur chaque article.

      Par contre, Je suis un peu moins catégorique sur la phrase “c’est le plus beau jour de ma vie” pour parler de mon mariage, mais je reviendrai plus tard sur ça, parce que la réflexion derrière est quand même un peu complexe.

  • Bonjour Mme Caramel Beurre Salé,

    Je n’ai pas beaucoup laissé de commentaires sur tes articles mais je les ai tous lus ou presque !
    Je suis vraiment désolée de lire cette chronique et triste que tu aies tellement de regrets.

    Pour ma part, je suis persuadée que seuls les mariés qui font préparer intégralement leur mariage par un wedding planner sont entièrement satisfaits de leur mariage. Quand tu fais tout tout seul, tu es face à ce que tu imaginais, ce que tu as réussi à prendre en charge et la réalité finale … Ca demande beaucoup beaucoup de travail, de temps et d’énergie et tu veux que ce soit à la hauteur. Mais je ne suis pas sûre que ce soit vraiment possible en fait ? Car tu sais qu’à la base tu voulais plutôt que ce soit de telle manière, ou tu sais que tu as oublié quelque chose, bref la réalité ne ressemble pas à ton rêve et forcément tu es déçue. Je pense aussi que tu dois être exigeante avec toi-même et forcément tu es plus dure que si c’était quelqu’un d’autre qui l’avait fait.

    J’ai eu aussi beaucoup de regrets, des blocages et de la tristesse pour pas mal de choses de mon mariage : l’organisation, le temps qui file, ma robe, avoir l’impression de ne profiter de rien ni personne, le lâcher de lanterne qui merde, mon discours qui est tout pourri, oublier de remercier les personnes qui se sont beaucoup investies, ne pas m’être laissée allée pour profiter à fond de ce jour, être dans la concentration extrême pour tout gérer … j’ai ruminé pendant des mois et des mois sur tout ça, et je me suis dit que j’avais complètement raté mon mariage et j’ai refais la journée comme elle aurait dû être …
    Puis j’ai raconté mon mariage ici sur Mademoiselle Dentelle en mariage de lectrice et franchement … ça m’a beaucoup aidée. J’ai eu des compliments de gens que je ne connaissais pas, qui n’étaient pas venus, mais qui trouvaient tellement de choses qui m’avaient dérangée, superbes que je me suis dit que ça devait finalement bien rendre.
    Puis j’ai arrêté de penser au mariage, on est partis en voyage de noces, on a profité et quand on rentrés j’ai remis le nez dans nos photos, nos vidéos et … j’ai trouvé tout ça superbe ! J’ai trouvé que j’avais une superbe robe, que la journée était vraiment parfaite.

    Le temps, le recul, et le fait qu’on me parle encore aujourd’hui de mon super mariage, que j’ai mis la barre haute pour tout notre entourage ou encore le fait que je suis devenue une sorte de référante en matière d’organisation de mariage me font voir le mien comme une totale réussite et estompe beaucoup mes regrets.
    J’aurais toujours cette impression que je n’ai pas profité autant que mes invités, que je ne me suis pas autant extasiée mais entendre encore aujourd’hui qu’eux l’ont fait me ravi.

    Et tu sais quoi, on attend avec impatience un prochain mariage pour être les invités et profiter à fond !!

    • Bonjour Mme Broderie,

      Je me souviens du recit de ton mariage, et tu vois, jamais je n’aurais pensé que tu ais un ressenti pareil. Comme quoi le choix des mots, le regard extérieur, ça change tout.
      Je suis d’accord avec toi, il y a des ressenti je pense qui ne partiront pas complètment, mais les retours ultras positifs des invités, ça n’a pas de prix.

      Pareil, j’ai très hate d’etre invitée à un mariage pour profiter à fond (bon manque de bol pour nous, nos amis ne sont pas trop trop mariage ahah).

  • Déjà, merci pour ce bel article, très honnête et qui me parle beaucoup, sur des tas de points. Je n’ai pas non plus eu la volée de paillettes que j’attendais (trop fatiguée, inquiète de savoir si tout allait bien pour mes invités…), et mon mariage n’est pas le plus beau jour de ma vie (une expression sur laquelle j’avais en plus la pression, puisqu’un ami me l’a posée le jour J, et que je me suis sentie obligée de répondre que oui étant donné qu’il l’avait aussi posé à une amie à son mariage un an plus tôt, et qu’il avait été super enchanté en l’entendant répondre que oui… j’avais l’impression qu’en disant “non”, j’allais être ingrate envers tous ceux qui avaient fait des efforts pour nous, et que ça faisait de moi une fille capricieuse). Aujourd’hui j’ai pris du recul, et j’adore notre mariage. Mais comme toi, “je ne vais pas te dire que je regrette la façon dont cette journée s’est déroulée. Ce que je regrette surtout, c’est la gestion de mes sentiments et de mes émotions […] et quelques petites choses qui se sont passées le jour même ou après” (j’aurais vraiment pu écrire cette phrase mot pour mot !). J’ai davantage profité de mariages dans lesquels je n’étais qu’une invitée au final. Pour le mien, j’avais l’esprit à trop de choses, j’étais blessée par le comportement de certains invités/prestataires, et j’étais épuisée. Quant à l’après mariage… la semaine grippe/gastro qui a suivi le jour J, et le Noël gâché par une partie de ma famille n’a pas aidé…
    J’ai écrit une chronique là dessus, et je pense que c’est en parlant ainsi de nos ressentis négatifs le jour J qu’on finira par ne pas faire du “syndrome du blog mariage parfait” une généralité absolue, commune à toutes les mariées !
    Encore merci pour ton article, et vivement la suite maintenant :). Car d’un point de vue extérieur, tu le sais, ton mariage était très beau !

    • Je trouve aussi que j’ai plus profité de mariages où je n’étais qu’invités, mais je pense que mon coté introverti est en parti responsable de ça.
      C’est vrai que quand la semaine directe du mariage n’a pas été simple, ça a tendance à accentuer un ressenti biaisé dans le négatif (toi par ta maladie et le repas de noël, moi par la maladie de maman par exemple).
      Comme tu dis, en parler pourras peut etre aider les futurs mariés, même si, comme tu l’as soulignés, ce genre de chroniques, on a tendance à les chercher post mariage quand on se dit “mais c’est pas normal que je ressente ça, est ce que je suis la seule?”

  • Bon, je ne vais pas répéter ce qu’ont très bien dit d’autres personnes ! Mais je rajoute un truc… si si, il est possible de “rattraper” comme tu dis : de notre côté, on fera un jour une fête pour nos x années de mariage et je compte bien… faire tout ce que je n’ai pas réussi à faire pour le jour J !!! Bon, je ne parle pas là de trucs très chers bien sûr. Il y aura moins d’invités, on demandera à chacun d’apporter une pizza ou un gâteau. Mais je réaliserai de la déco que je n’ai pas pu faire, et on fera des photos de groupes (que l’on n’a pas faites) etc… Personnellement ça m’apaise de penser à ça (même si comme pour vous, notre journée fut très belle, et que les invités nous ont fait plein de compliments). J’ai envie de t’écrire “grosses bises” même si je ne te connais pas !

    • Tu as raison Véronique. Pour le moment j’avoue que j’ai du mal à me projeter sur nos 10 ans, mais à moyen terme, envisager de refaire quelque chose encore plus intimiste et simple, où je pourrai refaire des DIY (parce que j’avoue avoir adoré imaginer et concevoir pleins de petites choses, ça m’a vraiment plu) et pourquoi pas mettr emon fameux ciel étoilé, et bien pourquoi pas :)!

      Merci (je prends les bises volontiers :D)

  • Bravo pour cet article sincère et courageux, je pense que tu vas rendre service à pas mal de futures mariées d’une certaine façon, car effectivement la seule chose que l’on voit habituellement dans les récits de mariage, ce sont les paillettes, alors que même si c’est un jour très spécial, c’est également un jour comme les autres, avec son lot de contrariétés potentielles plus ou moins grandes. Même si ce jour a été imparfait, voire douloureux à tes yeux, il marque quand-même le début officiel de votre vie de famille à tous les deux, et ça c’est beau et rien ni personne ne peut te l’enlever!

    • Ah mais tout à fait! Et j’adore le jour de mon mariage. J’ai ressenti des trucs incroyables.
      Mais comme tu dis, c’est pas mal de faire relativiser ce coté surréels qui veut que le coté incroyable dure du réveil au coucher. Et si je peux rendre service, tant mieux du coup :).

  • Vous êtes trop compliquées ! Je sais que ça ne va plaire à personne ce que je vais écrire mais les mariées sont trop compliquées. Ton mariage avait l’air énorme, il semble que vous n’ayez pas lésiné sur les dépenses vu tout ce que vous vous êtes autorisés. Personnellement, je trouve que vous en avez trop fait, à force peut être de vouloir absolument faire comme sur tous les blog ou les sites de mariages qui dictent les tendances. A trop en faire, on ne sait plus être raisonnable. Souvent, le mieux est l’ennemi mortel du bien. Je sais qu’on s’attend à avoir mieux pour son mariage mais le tien était puissance 10. Je comprends que vous n’ayez eu que des compliments car vu tes diy, c’était vraiment top. Mais personne ne va avoir le courage de te dire que c’était déjà trop. Il y a quoi être fière de tout le travail réalisé pourtant mais c’était trop. Je pense qu’il faut arrêter de se faire influencer par certains blog de mariage. Chez mademoiselle dentelle, l’esprit est plus authentique qu’ailleurs et c’est pour ça que je continue de lire même après mon mariage. Non, on a pas besoin de wedding planner pour que notre mariage soit parfait. Non, on a pas besoin d’ailleurs que tout soit parfait. Tu te compliques trop la vie et les choses et ça risque de te faire du mal un jour. Les tracas avec tes proches, peut être, ne sont que la traduction de cet façon de vivre (que ce soit toi ou les autres). Ce n’est pas méchant, ce que je te dis, bien au contraire, c’est de la bienveillance. Il faut apprendre à simplifier et à relativiser car tu te créés souvent tes propres problèmes. Et tu es la seule qui en souffre autant. Pourquoi se faire du mal ? Ne m’en veux pas surtout, tu es adorable et tes articles aussi. Je suis vraiment admirative de tout ce que tu as fait et de l’implication de ton mari. Mais rappelle toi que l’essentiel, c’est la nouvelle famille que vous formez désormais. Ça apaisera la suite (bébé par exemple…). Ne te fâchés pas surtout.

    • Je ne peux pas t’en vouloir, c’est ton avis et je le respecte. Si c’est l’impression que tu as vis à vis du mariage que j’ai commencé à raconter, je ne peux pas te l’enlever car c’est un sentiment propre à chaque lectrice.
      Effectivement, nous nous sommes donnés les moyens financiers de faire certaines choses. Pour autant, à aucun moment nous n’avons voulu suivre les tendances blog. Il n’y a pas de champêtre ni de boheme, il n’y a pas de cérémonie laïque, il n’y a pas non plus de tote bag, de cadeaux ultra personnalisés, pas de wedding planneurs, pas de voiture anciennes, pas de fleurs de ouf de partout. Bref, quand moi je regarde mon mariage, je ne lui trouve pas tant de ressemblance que ça aux mariages qu’on peut voir sur style me pretty ou en vogue actuellement.

      Nous avons fait un mariage à notre image pour de vrai, qui au final a été très simple. Je suis d’accord qu’on ne peux pas etre sur à 100% que nos invités ont dit la vérité, mais j’ai du mal à croire qu’ils se soient tous liés pour nous dire que c’était simple et à notre image alors qu’on ne leur ai rien demandé.

      Concernant les tracas avec mes proches, c’est beaucoup plus compliqué que ça et forcément puisque je ne rentres pas dans les détails, une fois de plus je ne peux t’en vouloir de penser cela.

      En tout cas, je te remercie malgré tout de nous lire, moi et les autres chroniqueuses, et de saluer notre authenticité :).

  • Un très grand merci Mlle Caramel Beurre Salé, pour ton honnêteté. Je viens de lire ton article depuis ma petite pause du boulot et je n’aurais pas dû, car je vais avoir du mal à me remettre au travail tant tout ce que tu écris m’a chamboulé. Je suis à M+1 de notre mariage, objectivement très réussi, parfait, sans couac, avec de l’émotion, du soleil, des surprises, bref, nous n’en avons eu que des compliments, et très sincères je pense, mais moi, je fais un rejet total, j’ai du mal à regarder les photos, j’ai du mal à en parler, j’ai du mal à répondre à la question : “c’était comment ?” ?
    Je suis arrivée à ce samedi comme au terme d’un marathon de 13 mois, épuisée, et, comme toi, avec l’impression grandissante au fil des mois que tout m’échappait dans les décisions : le nombre d’invités, ma robe (ma plus grosse déception, alors qu’elle a été faite sur mesure : je ne sais pas comment c’est possible qu’au final j’ai eu une robe SI éloignée de ce que je voulais au départ, quand j’y pense), le déroulé de la soirée, le brunch du lendemain. A vouloir faire plaisir à tout le monde, nous nous sommes oubliés. Exactement comme toi, toute la déco était home made, et plus on se rapprochait de la date, moins je savais pourquoi je la faisais.
    Et le Jour J, je n’étais pas moi-même : un super sourire, des attentions pour tout le monde, et intérieurement une envie de fuir intense, une envie d’arriver à 5h du matin pour en finir, pour être enfin seuls… pourtant je n’étais pas stressée… je n’avais jamais ressenti ça de ma vie ! J’espère qu’avec le temps je finirai par voir notre mariage autrement, le voir comme nos invités l’ont vu, et le voir comme une célébration de notre amour. J’aurais aimé aussi ressentir des paillettes dans le cœur, des émotions magnifiques, mais ça n’a pas vraiment été le cas ! Dans tous les cas j’ai hâte de lire la suite ! Encore merci !

    • Déjà, félicitation Lizzlily, tu es une toute jeune mariée :).
      J’aime bien l’expression de marathon (il me semble même que je l’ai utilisé dans une de mes prochaines chroniques), parce que c’est tout à fait cela. Et je suis vraiment désolé pour ta mésaventure de robe. Ca m’attriste de lire cela.
      Je vais essayer de te rassurer, mais oui, avec le temps, ça s’apaise vraiment, et on arrête de rire jaune à tout. Seulement, certaines choses prennent un peu plus de temps que d’autres.

      Et désolée de t’avoir distraite au boulot :P!

  • Je comprends ce que tu veux dire avec ce « syndrome du blog de mariage ». On peut l’avoir si effectivement on ne garde pas les pieds sur terre, si on veut tout faire très beau et en très grand. On met tellement notre cœur dans cette journée que les contrariétés peuvent vraiment tout fiche en l’air. J’aurais sans doute connu ça sans mon chéri qui lui ne lisait aucun blog et a permis à notre mariage d’être 100% nous, sans extravagance, sans rien « d’absolument indispensable » pour les mariages d’aujourd’hui (bar à bonbons, à tatouage, à bulles ou autres). C’était très simple au final, quasiment pas de déco, pas d’animation, pas de lancer de quoi que ce soit. Ça ne ressemble pas du tout à ce que j’aurais imaginé, et pourtant je ne regrette absolument rien.

    Avant même notre mariage, je savais que ce ne serait pas parfait. J’avais si bien intégré ça, j’avais si peur d’une énorme catastrophe que les couacs n’ont pas terni le reste qui a été si beau et si fort. La veille j’étais comme toi complètement épuisée, je ne m’y attendais pas, encore moins à faire un malaise qui m’a obligé à m’allonger une heure le jour du mariage. J’ai vu nombre de soucis sur le moment (mais pourquoi j’ai toujours un truc moche à la main sur les photos ? Pourquoi la musique à l’église a foiré ? Pourquoi a-t’il plu ?) et plus tard en regardant les photos des invités.

    Mais les gens se sont amusés, il y avait une telle ambiance que je n’échangerais mon mariage contre aucun autre. Je pense que si il y avait eu comme toi des relations tendues ce jour-là, je l’aurais très mal vécu. De ce côté-là nous avons été entourés de tant d’amour qu’il aurait pu y avoir une tempête sans que ça gâche notre plaisir. Les jours qui ont suivi, on a eu énormément d’appels et de messages des personnes qui nous ont dit à quel point notre mariage leur avait plu, à quel point ils étaient heureux pour nous. Et ça c’est vraiment très important je trouve pour garder une image positive du mariage malgré les imprévus et les soucis.

    Et puis la semaine qui a suivi le mariage, mon mari tout neuf m’a donné tant d’amour et était si fier que je sois enfin sa femme, si heureux de pouvoir lancer nos nouveaux projets que tout le négatif s’est envolé très loin.

    Ça a été une journée fabuleuse. Pleine d’amour, de défauts et imparfaite… comme nous ! Et c’est sans doute pour ça qu’on l’a autant aimé.

  • Bonjour,

    Ton message m’a beaucoup touché. D’autant que j’adore tes chroniques pleine de feel good!!

    Je n’ai pas grand chose de plus à dire que toutes les autres Chroniqueuses et lectrices.

    Je traite les problèmes avec des calins et des sourires alors je t’en envoies pleins par écran et récits.

  • Quel beau texte qui dépeint à merveille tout le stress, les compromis et les déceptions qui peuvent survenir avant, pendant et après le mariage! Je pense que je vis un peu la même chose, mais avant le Jour J (qui arrivera le 28 octobre prochain), les préparatifs avancent mais les déceptions s’enchaînent au niveau des compromis (déco, cadeau d’invités, musique, fleurs…)

    Moi aussi j’ai fait pas mal de concessions avec chéri, mais je me rends compte que je décidais une bonne partie de la cérémonie sans qu’il puisse placer un mot, alors j’ai plié sur certains aspects.

    Aussi, je suis déjà déçue – un peu – des invités à notre mariage: une cinquantaine d’entre eux viendront de France alors que seuls une vingtaine sont de ma famille, ici au Québec. Mon père sera là bien entendu, mais il ne partage pas mes convictions religieuses, du coup on se marie pour rien selon lui (je respecte sa vision des choses mais ça m’attriste quad même), ma soeur ne viendra pas (nouveau travail oblige…mais bon), mes 2 fils aînés de 18 et 15 ans ne seront peut-être pas là (ils ne croient pas au mariage et détestent mon conjoint des 12 dernières années, qui les a pourtant élevés comme ses propres fils…).

    Ma grand-mère et mon oncle? Pas certaine qu’ils seront là…le reste de mes invités consiste en des amis très proches. Je n’ai pas jugé bon d’inviter la famille élargie dont je n’ai jamais de nouvelles, ni les amis que je vois à peine. Je pense que ce sera ma plus grande déception mais comme je ne peux rien y changer, autant faire avec et me concentrer sur ceux qui seront là!

    Il s’agit d’un 2e mariage dans mon cas et si j’ai déjà évité de refaire les mêmes erreurs que la première fois, je sais que j’en ferai d’autres et que j’aurai aussi quelques regrets à celui-ci.

    Je reviendrai faire mon bilan dans 4 mois et quelques jours et ce sera assurément aussi un mariage imparfait…lorsque j’aurai pris du recul (après tout, mes préparatifs sont imparfaits alors il y a de très fortes chances que mon mariage le soit aussi )

    Merci encore pour cette franchise et comme tu as dit plus plus haut prendre les bises,je t’en envoie tout plein! 🙂

  • Mille mercis Mademoiselle Caramel beurre salé pour cet article!
    Je me sens moins seule avec mes sentiments contradictoires sur mon mariage.
    Je me suis mariée il y a presque un an aujourd’hui et je nourris toujours des regrets sur le déroulement de la journée et des remords pour certaines personnes. Je me dis que si j’avais mieux organiser certaines choses ou fais comme ci ou comme ça, les choses auraient été différentes… La relation avec mes beaux parents et notamment ma belle mère n’était pas au beau fixe et bien, depuis la scène quelle nous a fait en pleine soirée le jour du mariage, les relations sont plus que tendues et je nourris des remords très amers contre elle. Comment a-t-elle pu faire pleurer la mariée de colère et gâcher le mariage de son fils en ne pensant qu’à sa petite personne? Ça me m’est hors de moi, encore un an après!

    Et puis, je regarde les photos et mon mari et je me dis que le plus important c’est ce que les gens ont vu ce jour là: l’amour qui nous anime!
    Mais dans la rubrique “ce que je changerai si c’était à refaire”: plein de choses 😉

  • Chère Madame CABS 🙂 (ça fait plus court et c’est rigolo :))

    1/ Félicitations pour ton mariage 🙂 Et pleins de bonheur à venir
    2/ Merci pour cet article criant de vérité, d’honnêté, et qui aura au moins pour but de te libérer (dél… noooon !) mais aussi de déculpabiliser toute jeune mariée qui passe par là, car…
    3/ J’aurais pu écrire ton article, peut être pas dans les faits, mais dans les mots, je m’y retrouve beaucoup

    Je me suis mariée il y a 2 ans, et comme toi, j’ai parcouru les blogs, j’ai lu quasi toutes les chroniques de Melle Dentelle, et d’autres, et parfois en tant que bonne maso, je cherchais même les pires témoignages pour me préparer aux pires cata.
    Bref, j’ai mis beaucoup de temps à me remettre des déceptions, réelles et plus ou moins “imaginées” que j’ai pu avoir. Notre mariage était merveilleux de la bouche de nos invités, parfait, l’un des plus beaux également. Mais l’était-il pour moi ? Je ne sais pas, en tout cas il était loin de l’image que j’en avais (ah les blogs…)
    Déjà, il a plu : nous qui avions prévu cérémonie civile + symbolique en extérieur (et j’avais rêvé mon arrivée 1 million de fois avec la musique dans les oreilles), on a du faire avec. Civile, c’est ma mère qui a géré et ça a fait partie des grosses déceptions : j’apprends la veille au soir par mes parents – non présents pour nous aider à installer les déco pour le brunch du dimanche alors qu’ils habitent la commune – que non ils n’ont pas anticipé la pluie comme demandé depuis des mois, et qu’on devra faire monter 50 invités sur les 110 dans la toute petite salle des mariages. Ca a été l’une des seules “crises” que j’ai eu, mais au moins, ma mère s’est remuée. C’était sa seule mission…
    Pour la cérémonie symbolique la salle a fait très fort et nous a emménagé toute la déco à l’intérieur. Ils ont été géniaux, avaient des étoiles dans les yeux lorsqu’il me l’ont montrée avant que les invités arrivent, et rien que ça, ça m’a fait du bien. Ils savaient comme je tenais à cette cérémonie et y ont mis tout leur coeur.

    Par ailleurs, ça a été dur, car j’ai vécu de grosses déceptions amicales, avant le mariage et la demande, et me rendre compte que toutes ces personnes ne feraient plus partie de ma vie à ce moment précis, m’a fait du mal. Et parfois honte, de voir ce cercle d’amis si restreints… Et oui des fois on est stupide. Mais au moins, les copines près de moi l’ont été et elles ont été géniales. Plus présentes que ma propre famille, et ça a été je pense, l’une des plus grosses déceptions, même blessure, à gérer après coup. Ma mère n’a pas du tout donné l’impression de vouloir s’investir. En temps, surtout, financièrement on voulait gérer seul, mais en amour également. On avait proposé aux parents d’intervenir lors de notre cérémonie pour nous transmettre quelque chose qui leur tienne à coeur, un texte, ou autre. Ma belle mère a choisi de m’offrir un cadeau très symbolique, et ma mère ne m’a pas caché n’avoir rien trouvé une semaine avant. Le jour J, elle m’offre un cadeau très similaire à celui offert par ma belle mère. j’apprendrai pas tard qu’elle avait insisté auprès de notre officiante pour savoir quel cadeau donnait mes BP, et elle a donc… “copié”. Et offert un cadeau complètement ridicule à mon homme, sans rapport avec quoi que ce soit (un slip… glamour).

    Voilà quelques anecdotes qui ont fait que ce jour a été merveilleux, et en même temps, douloureux. J’ai mis de mon côté, une année à m’en remettre totalement, j’ai pris beaucoup de poids après. Aujourd’hui, je le vois comme une magnifique journée, et j’ai pris de la distance par rapport au négatif. Ce qui est sur, c’est que la journée la plus merveilleuse, magique, et émtionnelement plus forte que j’ai vécu, c’est, à mon grand étonnement, le jour de la naissance de mon fils. Je ne pensais pas être autant submergée, et pourtant, j’ai adoré accouché, je revis chaque seconde de sa naissance en ayant les mêmes frissons.
    Mais on s’éloigne … 🙂

    Pour conclure ce très long roman, je dirais que tout comme toi, j’ai ressenti une tempête émotionnelle, mais pas celle attendue. Je m’attendais à flotter sur mon nuage, à être la plus heureuse du monde, à sourire tout le temps, et en fait, je n’ai pas réussi à savourer. J’ai, je pense, du mal à me laisser aller et lâcher prise, ça a participé, eu du mal à encaisser certaines déceptions également, et je pense que si je le revivais, même en changeant ce que je regrette, ce serait pareil. Ce jour là, on est au centre du monde, et ça, on a beau s’y préparer pendant 1, 2 ans ou plus, on y est jamais vraiment préparées.
    J’ai mis du temps à vouloir voir notre vidéo, pourtant magnifique, j’avais peur de voir des détails qui ne me plaisaient pas, de revivre des moments où j’aurais voulu mieux faire (mon discours à mon mari par exemple), revoir ma robe et me dire que j’aurais du faire d’autres essayages, voir mon maquillage peu élaboré par rapport à ce qui était demandé, bref… tant de choses et pourtant pas grand chose ! Car par dessus tout, dans tout ça, je regarde mon homme et je le vois tellement heureux et fier de cette journée, parfois ne comprenant pas ma tristesse, et je me dis qu’au moins, il a savouré cette journée au moins pour lui et pour moi.

    Et le plus important, c’est de voir que je l’ai épousé lui, et d’ailleurs toute la journée, je n’attendais qu’une chose, me retrouver avec lui et lui seul…

    Sur ce, merci encore pour ce témoignage touchant, et j’espère que tu arriveras à voir le bon côté de ton mariage. Nous le vivons en étant au coeur de la tornade et ce n’est pas facile de prendre du recul, par rapport à la manière dont ce sont déroulées les choses (par exemple des ratages au niveau musique, pourtant je l’avais briefé ce p**** de DJ ;)) mais qui pourtant ne nous apparaissent qu’à nous ! Car on l’a préparé, imaginé, projeté, prévu au millimètre… Et c’est juste impossible de l’avoir à 100%. En tant qu’invitée de mariage, à part 1 ou 2 mariages où c’était réellement la cata… En général on voit peu ou pas les petits couacs, on profite, on boit, on mange, on danse, on admire surtout les mariés heureux et on les envie 🙂

  • Coucou Madame Caramel Beurre Salé. Je tenais à t’écrire pour te remercier de partager tes ressenties. Je devais organiser mon mariage mais aujourd’hui je ne sais plus si je veux encore me marier. Tout se passe très bien entre mon Chocolat au Lait et moi mais, c’est l’entourage beaucoup trop envahissante qui me pousse à bout. Ta chronique m’aide à reprendre courage, à me dire que tout n’est pas toujours parfait, que malgré tous les efforts possibles, il y aura toujours un verre qui tombera, un verre qu’on ne pourra recoller. Mais qu’il faut avancer. Alors de tout coeur. Merci. Ce blog est parfait, car quand on est enthousiaste on y trouve des chroniques de fée et de princesse et quand le moral est un peu plus à zéro, des bonnes fées te réconfortent. Comme toi.

    Bisous

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