Ceux qui ont bien failli ne pas pouvoir se marier et la course contre la montre

Qui dit mariage, dit paperasse. Et oui, la France quoi. Et puis vivre à l’étranger peut pimenter un peu le truc. Aujourd’hui je te raconte pourquoi nous avons bien failli ne jamais se marier et comment les derniers jours avant le jour J se sont transformés en véritable course contre la montre !

La mairie

La partie administrative a été folklorique.

Durant l’été, M. Hard et moi faisons un aller-retour en France. Nous en profitons pour aller retirer le dossier de mariage à la mairie où nous allons nous marier. Nous expliquons aussi notre situation à la dame en lui demandant s’il y avait des démarches supplémentaires, au vue de notre situation : « Non non évidemment, vous revenez 3 mois avant le jour J, en octobre quoi. Bon préparatifs ! »

Octobre. Le fameux rendez-vous arrive. Nous étions sereins et pourtant ! Ce jour-là, une course contre la montre s’est engagée. Nous étions domiciliés à l’étranger donc il fallait aussi faire la publication des bans en Angleterre sauf que (attention, tu vas avoir du mal à me croire !) les bans devaient être envoyés via valise diplomatique au consulat de Londres (via train !) et qu’il fallait un délai de 3 à 5 semaines pour que ça arrive. Donc, en France, en 2015, l’administration n’utilise toujours pas la technologie. Il ne nous a pas fallu longtemps pour nous rendre compte que l’aller de notre Sud natal vers notre contrée d’adoption, la publication des bans puis le retour de la contrée vers le Sud, et bien la date du mariage était dépassée. Voilà !

J’ai donc cherché toutes les solutions qui s’offraient à nous. Et grâce au consulat de Londres (toujours très réactif, avec de vraies réponses et ils ont tout fait pour nous sortir de la galère alors, merci !!), les bans sont revenus en France via EMAIL ! Ouf ! En temps et en heure mais…

L’église

Nous avons bien failli ne pas avoir de cérémonie religieuse aussi. C’est redondant, je sais. Nous en avons connu des rebondissements !

Nous sommes à trois semaines du mariage et je reçois un mail de notre prêtre qui m’annonce tout de go que finalement il ne nous mariera pas mais qu’il nous confie à un de ses confrères. Catastrophe. Le confrère en question a marié nos amis quelques mois auparavant et a fait toute son homélie sur… le divorce ! Autant te dire qu’entendre un prêtre m’annoncer le jour de mon union (pour la vie) que j’ai 50 % de chances de divorcer… non merci !

Nous avons donc écrit à notre prêtre que si nous avions choisi sa paroisse c’était pour qu’il (lui, en personne) célèbre notre mariage. D’ailleurs, ne m’avait il pas assuré lors de notre rencontre quelques mois plus tôt que ce serait lui et personne d’autre ? Donc, si ce n’était pas lui, ce ne serait personne. Adieu la cérémonie religieuse. Bon, tu t’imagines bien que finalement, il s’est débrouillé pour être présent. Mais ça nous a pris bien 10 jours pour régler le problème, nous étions en plein déménagement, et à ce moment-là, je n’étais pas très confiante !

Et en un battement de cils, nous voilà à J-3 !

Nous sommes à J-3 et nous rentrons en France. Ouais, je ne te le fais pas dire, nous sommes des optimistes du timing !

Mercredi 16 décembre 2015 : J-3

Arrivée en France à 17 heures. Vols très très compliqués (et une pause à Amsterdam plus tard), nous voilà prêts ou presque (merci la migraine et les vertiges !) à nous lancer dans l’aventure.

Nous allons directement voir le prêtre pour discuter des derniers détails et nous voilà rassurés, la cérémonie religieuse est au point ! Le soir, c’est chacun chez ses parents, pour faciliter l’organisation du lendemain et profiter chacun de nos parents.

Jeudi 17 décembre 2015 : J-2

Les péripéties (re)commencent !

10 heures : rendez-vous pour le premier essai coiffure et maquillage. Je n’ai pas pensé à faire des photos mais j’ai été très déçue par le maquillage et enchantée par la coiffure. En fait, elle m’a maquillée sous une lumière artificielle qui a faussé la couleur de ma peau et donc horreur quand je suis sortie de la dessous, ma tête était presque 3 teintes plus foncée que le reste… Et du coup, au lieu de cacher mes dernières cicatrices d’acné, on ne voyait que ça ! Bref, pas contente ! Je garde quand même tout ça bien en place pour aller revoir Ma Précieuse !

16 heures : dernier rendez-vous pour récupérer ma robe (je suis partagée entre stress et excitation) et les péripéties ne sont pas finies. Je la passe et impossible de marcher : beaucoup beaucoup trop longue alors que je l’avais essayé avec mes chaussures pour ajuster la longueur lors du deuxième essayage.

Crédit photo : Floriane Caux

Alors à 2 jours (oui 2 jours !) du mariage, la vendeuse me demande : « vous pouvez attendre deux heures pour qu’on la reprenne ? » Et bien non, mais je n’ai pas tellement eu le choix ! La couturière a dû la démonter entièrement et la remonter, tout ça en deux heures (perdues) mais au final robe récupérée et j’ai été ravie du résultat (sur le moment uniquement ! Euphorie bonjour, sinon je me serai rendue compte que je flottais dedans). Ça a aussi été l’occasion de tester la robe avec mes étoles. Oui oui mes. Ma robe n’était pas blanche et pas crème. Du coup, j’ai fait une étole blanche et une crème. Les deux mêmes. Du coup, c’était un peu un coup de poker : soit c’était parfait, soit j’allais me les geler genre comme jamais ! Et ce n’était pas parfait mais j’ai adoré !

Le soir, c’est toujours chacun chez ses parents, M. Hard commence les réjouissances au restaurant avec toute sa famille.

Chez moi : nouer toutes les étiquettes autours des cadeaux invités, finir les livrets de cérémonie et les marque-places, écrire le plan de table et le menu sur des tableaux noirs… Merci à mes frères-témoins, mes belles-sœurs et mon papa pour leur active participation !

Crédit photo : Floriane Caux

Les livrets de cérémonie home-made

Vendredi 18 décembre 2015 : J-1

10 heures : M. Hard arrive sur notre lieu de réception, mon frère-témoin, Blond-Roux, sa chérie (qu’il a épousé depuis !), mon cousin et moi arrivons quelques minutes plus tard. On installe la décoration (essentiellement de la déco fournie par la propriétaire sauf les napperons que j’ai crochetés pour les centres de tables). Les gens prennent des initiatives et tout avance bon train ! On mange des pizzas et on continue.

Crédit photo : Floriane Caux

Bien sûr, il y a quelques déconvenues sur le lieu notamment l’espace pour le vin d’honneur envahit par des orangers (il devait y en avoir 6 ou 7, nous nous sommes retrouvés avec 20 orangers et interdiction de les bouger, ça me reste encore en travers !). Ah et tu te souviens, nous sommes en hiver. Et bien, il n’y a pas de chauffage. Rien, nada. Mais normalement demain, tout sera là. Oui, oui (ironie, bonjour !).

À 16 heures, je quitte la salle, en laissant mon chéri et Blond-Roux s’occuper des derniers détails, mais tout est prêt pour le lendemain !

17 heures : rendez-vous pour une manucure à domicile avec ma meilleure amie, une pause bien agréable et même nécessaire ! Nous avons papoté, une pause hors du temps qui m’a permise de recharger mes batteries.

20 heures : je rentre chez mes parents, M. Hard est chez les siens. Pas une question de tradition, juste de l’organisation.

Coté M. Hard : resto, encore. Toute sa famille vient de Suisse, d’Espagne et du Liban, autant dire qu’il voulait en profiter !

Chez mes parents : repas avec mes parents, mes frères-témoins, mes belles sœurs, et une amie. Mes frères-témoins me font la surprise de m’offrir un bracelet très fin orné d’un solitaire en diamant juste magnifique, premières larmes (et là, je suis en train de pleurer devant mon écran parce que depuis, j’ai perdu ce bracelet, alors que je le portais…). Evidemment, j’ai été tellement touchée que j’ai décidé de porter ce bracelet le lendemain.

Crédit photo : Floriane Caux

Je pars dormir chez mon oncle (mon parrain de cœur chez qui je me prépare le lendemain) avec mon amie qui vient de loin et ne connaît personne du mariage. Je suis épuisée, stressée mais surtout, épuisée. Et devine quoi ? J’ai mis de longues heures à m’endormir !

Le lendemain sera le grand jour. Le fameux jour J. Je ne réalise pas !

Pour toi aussi les derniers jours ont été une course contre la montre ? Et la dernière nuit, tu l’as passée avec ou sans chéri ? Raconte-moi !



6 commentaires sur “Ceux qui ont bien failli ne pas pouvoir se marier et la course contre la montre”

  • Ah les méandres de l administartion française!! J ai bien connu ça! Lors de la dépose du dossier en mairie, tout était parfait, jusqu au moment où, 3 semaines avant le mariage, coup de fil: le divorce de cheri n est pas reporté sur son acte de naissance…ah oui, personne n y avait fait attention, pas même nous! Évidemment, pour faire bien, tout doit passer par Nantes puisque en bon fils de militaire , chéri est nait à l etranger. Heureusement que je suis tombée sur une dame fort sympathique qui a accéléré le dossier, sinon, pas de mariage!!
    Les derniers jours ont été aussi assez chaotique chez nous, entre la panne de voiture sur le chemin du traiteur, le gros coup de stress pour moi (heureusement parfaitement géré par ma tram d amour) et les divagations de ma grand-mère…il faut un sacré moral quand même!
    En tout cas merci pour ton récit, ton mariage avait l air tellement merveilleux!
    Bisous

  • Non mais que de péripéties et de rebondissements !!! on peut dire que tu m’as plutôt stressée rien qu’en lisant alors je n’imagine pas dans quel état tu devais être à quelques jours de ton mariage avec toutes ces pressions de partout !! Je te découvre à travers ces chroniques et on peut dire que tu as l’art du teasing, j’aime beaucoup votre déco et le côté chaleureux qui se dégage des photos, ça promet… hâte de lire la suite !

  • J’étais tendue en lisant ton article !! Du stress supplémentaire dont on n’a pas vraiment besoin pendant les préparatifs ! Moi aussi je n’ai quasi rien dormi la veille, alors j’espère que tu auras tout de même réussi à profiter à fond de ton joli jour ! Hâte de lire la suite, les photos sont chouettes 🙂

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