Préparer son mariage, c’est aussi…

Ça y est !!! Je suis passée de l’autre côté du miroir, je suis officiellement une « Madame » ! Il m’a fallu un peu de temps pour me remettre de mes émotions (une journée fantastique !) et reprendre l’écriture de mes chroniques, mais me voilà d’attaque et prête à tout te dévoiler.

Mais avant de reparler DIY, tuto et chiffons (il va bien falloir que je me mette un jour à parler de ma précieuse…) voici une chronique qui résume un peu ce que j’ai appris de cette année de préparatifs de mariage.

… apprendre assumer ses choix et aller au bout de ses idées

« Vous voulez vraiment aller à l’église ? »
« Pourquoi septembre ? En plein été c’est vraiment mieux ! »
« Mais sans DJ il n’y aura pas d’ambiance ! »
« Tu as la chevelure de Raiponce et tu ne veux pas de coiffure sophistiquée ? »

Et le meilleur pour la fin :

« Je trouve que ça ne fait pas trop mariage… » (Enlève la négation et ça marche tout aussi bien)

Que tu prépares un mariage plutôt traditionnel ou un mariage d’un genre complètement nouveau, tu trouveras toujours des personnes pour remettre en question les choix que tu as faits pour ton mariage. Je pense qu’en fait, il y a simplement autant de conceptions du mariage que de personnes qui y réfléchissent. Alors prépare-toi à devoir te justifier régulièrement. Il est important de savoir défendre ses positions, mais n’oublies pas de garder l’esprit ouvert à la critique, car celle-ci peut aussi bien se montrer de temps à autre constructive. Je suis sûre que sans certaines discussions bien animées (n’est-ce pas Maman Myrtille ?) nous n’aurions pas eu cette fête fantastique.

Et puis suis ton instinct, et va au bout de tes idées, même les plus farfelues, toi et ton Amoureux êtes finalement les seuls à vous connaître assez bien pour construire cette fête à votre image.

… faire confiance aux professionnels

Il est vrai qu’en véritable control-freak, la bridezilla qui sommeille en moi m’a régulièrement soufflé, que c’est MON mariage et que si JE paye des prestataires, c’est pour qu’ils accomplissent MES volontés, même les plus farfelues, et avec le sourire s’il vous plaît (nan-mais-oh-là !).

Mais j’ai tenu bon et, grâce à ma nature confiante, je me suis dis que « chacun son métier » et que notre traiteur, par exemple, a bien plus l’habitude que moi de gérer les réceptions à 100 ou 200 personnes, que ma coiffeuse a surement déjà vu passer des mariés par dizaines, que ma couturière est bien plus apte à juger quel tissu mettra ma taille en valeur et que la photographe sait bien mieux que moi où capter la lumière pour faire de belles photos.

Bien évidemment, je n’ai pas choisi mes prestataires au hasard. Pour pouvoir leur faire confiance il a fallu que le feeling passe et que leur travail nous corresponde (je pense notamment au travail du photographe qui varie beaucoup en fonction du style propre de chaque artiste). C’est donc ainsi que je n’ai quasiment pas donné d’indications à ma couturière ou encore que j’ai écouté avec attention tous les conseils promulgués par mon traiteur. Et tu sais quoi ? Chacun d’entre eux à fait de l’excellent travail.

Il n'a pas géré le vin d'honneur notre traiteur ? // Photo : Valentine Poulain Photographie

Crédits photo : Valentine Poulain Photographie

Il n’a pas géré le vin d’honneur notre traiteur ?

… se poser les bonnes questions

Nous n’avions pas tout de suite réfléchi à la question du contrat de mariage. Et pourtant, c’est bien là le point par lequel il aurait fallu commencer car nous, les brides en puissance, nous oublions bien trop souvent que les préparatifs d’un mariage ne se résument pas uniquement à choisir la couleur des fleurs, une robe de princesse et le design de la pièce montée. Le mariage est avant tout un contrat signé par deux partenaires, qui s’engagent à vivre le meilleur et à surmonter le pire, main dans la main.

Comme l’expliquait si bien Fabiola il y a quelques temps, il existe plusieurs types de contrats. L’un se prête mieux aux personnes qui ont une entreprise ou un gros héritage, un autre se prête mieux aux couples sans enfants… Le choix du contrat pousse réellement à se projeter dans le futur, à faire le bon choix aujourd’hui pour se protéger mutuellement demain.

Après prospections avec nos proches, puis discussion entre quatre yeux, nous avons fini par franchir le seuil du bureau d’une toute jeune notaire (je m’excuse par avance pour le cliché, mais je t’avoue que j’appréhendais beaucoup de me retrouver face à un vieux notaire moustachu et bedonnant ayant pour habitude de gérer des patrimoines aux valeurs exorbitantes, alors j’ai pris contact avec un notaire un peu au hasard, dont le prénom semblait appartenir à une « jeune ») qui nous a guidé en répondant à nos questions lors d’un rendez-vous d’information (gratuit). Une fois décidés, nous avons repris rendez-vous pour signer le fameux contrat.

Le régime matrimonial que nous avons choisi est celui délivré par défaut : la communauté réduite aux acquêts (seuls les biens acquis après le mariage sont divisibles en cas de rupture du contrat de mariage, les biens propres – acquis avant le mariage ainsi que les héritages – ne sont pas divisibles) et nous y avons rajouté une clause d’ « attribution intégrale au conjoint survivant », c’est-à-dire qu’en cas de décès de l’un des partenaires, le survivant hérite de la totalité de la part du patrimoine commun du défunt. De ce fait, nos futurs enfants ne pourront prétendre aucune succession tant que l’un de nous deux sera en vie.

Comme tu peux l’imaginer, cette clause possède des avantages ainsi que des inconvénients. Nous avons choisi de l’ajouter en toute connaissance de cause et nous n’hésiterons pas à modifier notre contrat de mariage si dans le futur nous n’en voyons plus l’utilité.

(Pour information, en 2016, notre contrat de mariage nous a coûté un tout petit peu moins de 400€.)

…faire confiance à ses amies pour enterrer sa vie de célibataire

Alors voilà, je fais partie de la catégorie des personnes qui redoutent redoutaient énormément d’enterrer leur vie de célibataire : je n’aime pas particulièrement être le centre de l’attention et j’avais bien trop peur de finir déguisée en je-ne-sais-quoi à devoir faire des gages insensés. Par conséquent, à chaque fois qu’une copine abordait le sujet, j’essayai de détourner discrètement  la conversation.

Mais alors que l’été approchait mon angoisse grandissait et mon Grognon, compatissant, me proposa alors d’organiser nous même un EVG/JF mixte : une méga fête en mémoire de celles que nous organisions dans notre jeunesse. J’étais vraiment très emballée, c’était la vraie bonne solution ! Et notre été étant plutôt chargé et nous n’avions trouvé qu’un seul samedi de libre. La date fut bloquée et nos amis enchantés de la perspective de cette grosse fête « comme à l’époque ». Mais malheureusement un impératif professionnel, apparu dans mon agenda une semaine avant, nous a contraints de revoir nos plans et notre fête s’est transformée en « simple » EVG de mon Grognon. N’ayant plus de weekend de libre de l’été, j’étais un peu rassurée, bien que déçue de n’avoir finalement pas pu marquer le coup.

Et je n’étais pas la seule à être déçue puisque mes amies ont lourdement insisté auprès de mon Grognon pour savoir quand est-ce que j’avais un moment de disponible, ne serait-ce qu’un dimanche après-midi.

Et c’est donc justement un dimanche, juste avant un repas de famille, que je vois mes copines débarquer et m’enlever à mes proches pour profiter d’un moment entre filles au bord d’un lac Vosgien. Au programme : pique-nique, bronzette et pédalo avec tout de même un boa orange et un joli chapeau vert fluo. Durant la soirée, d’autres copines nous ont rejoints pour dîner, puis boire quelques mojitos.

Aperçu de mon EVJF

Crédits photo : Photos personnelles

Ce fut donc un EVJF tout en douceur et tout en simplicité, bien loin des weekends sur-vitaminés de certain(e)s, mais exactement ce qu’il me fallait. Avec le recul, je me dis que j’aurai peut-être du faire plus confiances à mes amies…

… apprendre à relativiser

Tu as beau être la reine de l’organisation : ne t’attends pas à ce que tout fonctionne du premier coup comme tu l’espérais. Je ne prends pas de risques en te disant que tu n’es pas à l’abri d’imprévus en tous genres, comme un échafaudage qui apparaît devant ta salle une semaine avant le mariage (c’est du vécu ! Je t’en reparlerais le moment venu), un soudain dégout pour tous tes DIY (également vécu), des amis qui n’avaient pas ou mal compris leur mission, la mairie où tu devais te marier qui a brûlé, ton fiancé qui a décidé de se teindre les cheveux en vert et violet pour l’occasion (surpriiiise !) (non, je te rassure, le Grognon ne s’est pas teint les cheveux)…

Quoi qu’il arrive, ne perd jamais de vue l’essentiel : tu vas épouser l’homme (ou la femme) de ta vie, vous formerez enfin une famille au regard de la loi et vos invités seront là pour vous et pour célébrer votre bonheur et non pas pour la déco, la salle ou le beau temps.

… apprendre à assumer son corps

Être le centre de l’attention durant toute une journée, ce n’est pas facile à envisager lorsqu’on est rongée par les complexes. Au cours de cette année, grâce aux blogs de fantastiques blogueuses, j’ai beaucoup appris…

Mais ça, c’est une tout autre histoire…

Et toi ? Quelles sont les leçons que tu tires de tes préparatifs ? As-tu aussi appris à faire confiance à tes proches et à tes prestataires ? As-tu opté pour un contrat de mariage particulier ? Raconte-moi tout !

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8 commentaires sur “Préparer son mariage, c’est aussi…”

  • Toujours aussi chouettes tes chroniques ! Bien d’accord avec toi sur tous ces apprentissages. Ce qui est intéressant aussi c’est d’y consacrer du temps à deux et de pouvoir discuter de tous ces choix avec son amoureux. Je trouve que cela a beaucoup de valeur. 🙂 Vivement la suite comme d’habitude ! Et Félicitations ?

    • Merci !
      Discuter avec son amoureux, j’ai trouvé cela généralement facile car nous étions quasiment toujours sur la même longueur d’onde, le plus compliqué c’était de discuter avec des gens qui n’ont pas du tout le même sens des priorités

  • Très chouette chronique ! Les préparatifs de mariage, finalement, c’est aussi en apprendre beaucoup sur soi, sur son couple et mûrir, je trouve ! 🙂

    • Oh que oui j’ai beaucoup grandi !
      J’ai appris plein de chose sur moi-même, et cerise sur le gâteau : mes parents qui étaient sceptiques sur certaines choses ont complètement changé d’avis sur les choses en question, et j’ai aussi l’impression que j’ai grandi à leurs yeux.

  • Encore félicitations Madame Myrtille 🙂

    C’est vrai que les préparatifs permettent de tirer des leçons, pour ma part je dirai que je pensais que ma préoccupation serait ma tenue, ma coiffure etc. mais finalement je me suis beaucoup concentrée sur la décoration, la préparation du brunch. Je me suis moins focalisée sur moi du coup j’ai pu faire des choix plus réfléchis et en prenant compte tous les points de vue 🙂

  • Très chouette ta chronique! je suis totalement d’accord avec toi, il faut assumer ses choix, (même quand on dit qu’on veut une porte plantée dans le jardin pour faire comme une entrée pour la cérémonie qui se déroule en plein air ) 😉

    • Ouiiiii ! Moi c’est les bottes de pailles pour s’assoir durant le vin d’honneur. Tout le monde à qui j’en parlais (surtout de la génération des parents) me regardaient comme si j’étais folle. Et au final tout le monde à adoré et ces bottes de paille on très largement servi. On m’a même félicité pour ma tenacité par la suite 😉

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