Mon mariage d’hiver presque-à-la-montagne : quelle célébration pour notre mariage ? – Partie 1

Quand M. Rigolo et moi avons décidé de nous unir à notre tour, nous avons tous les deux exprimé le souhait qu’il y ait une célébration autre que celle de la mairie. Nous avions tous les deux déjà assisté à des cérémonies laïques à l’occasion de mariages d’amis. C’était donc un concept que nous connaissions tous les deux. Mais alors, cérémonie laïque ou cérémonie religieuse ?

Je sais, et je respecte, l’importance que cette célébration peut avoir aux yeux de certains. Ma meilleure amie, et témoin, Miss Krakotte, est juriste. Pour elle, la célébration la plus importante, c’est celle de la mairie. C’est celle-là qui nous rend responsable l’un envers l’autre, qui acte notre union.

À mes yeux, la célébration civile revêt plus de la protection : protéger notre couple dans la société, nos enfants, mais aussi l’un et l’autre en tant qu’individu. En revanche, je n’y accorde pas de valeur émotionnelle et symbolique. Pour moi, il fallait un espace de plus que cette seule célébration civile pour exprimer ce que représente le mariage pour nous en tant que couple.

Cérémonie laïque ou religieuse : que choisir ?

Crédits photo (creative commons) : Unsplash

Une évidence pour moi…

Je trouve les célébrations laïques extrêmement sentimentales, très romantiques, très poétiques. Et tellement belles visuellement ! L’espace d’expression y est infini, ainsi que l’espace de liberté. On peut modeler une telle célébration à son image complète, tant par les textes lus que les rituels observés ou inventés, ou par le lieu choisi pour le déroulement.

Cependant, j’ai grandi dans une tradition catholique. Nous allions régulièrement à la messe le dimanche matin, j’ai suivi des cours de catéchèse. Habitant en Alsace, ils étaient même dispensés à l’école publique (et oui, pour info, l’Alsace a un domaine légal particulier, un mélange de droit national et de droit local, en lien avec son histoire géopolitique, cf wikipedia pour en apprendre sommairement plus). J’ai passé ma première communion en même temps que « tout le monde ». Ma profession de foi (qui n’est pas un sacrément soit-dit-en-passant) a été un peu anticipée puisque nous avons déménagé aux États-Unis au courant de mon année de 4e. Je l’ai donc passée au mois de février, seule (enfin l’église était remplie, mais j’étais seule à la dire). À l’âge où j’aurais dû passer ma confirmation, nous habitions toujours les États-Unis, et je m’étais pas mal éloignée de ma foi. Notamment parce que prier en anglais n’a jamais eu de sens pour moi, et que les messes chez nous dans le New Jersey étaient particulièrement soporifiques ET que ça m’exaspérait de chanter en fin de messe « God Bless America » (d’ailleurs, avec mes frères on chantait volontairement à tue tête « God Bless the Whole World » à la place !). Quelques années après notre retour en France, c’est mon frère cadet, M. Archi, âgé de 4 ans de moins que moi, qui a célébré sa confirmation. Et à ce moment-là, ça a réveillé une certaine flamme en moi. J’ai eu envie, moi aussi, de vivre cette préparation et de confirmer ma foi. J’ai fini par la confirmer en même temps que mon frère benjamin, M. LaFrite, alors que j’étais en deuxième année de médecine.

Tu l’auras compris, il était important pour moi que notre union soit célébrée à l’église.

Cérémonie laïque ou religieuse : que choisir ?

Crédits photo (creative commons) : Unsplash

… et le doute pour M. Rigolo

Cependant, les choses étaient beaucoup moins claires pour M. Rigolo. Il a eu la même éducation religieuse que moi, voire même plus. Il a été scout jusqu’aux compagnons, il a longtemps participé à l’aumônerie des jeunes de sa ville, il a été confirmé. Mais entre 20 et 30 ans, il s’est complètement éloigné de sa foi. Il n’était donc pas forcément emballé par une célébration religieuse, dans laquelle il avait peur de ne pas se retrouver. Il ne souhaitait pas avoir à dire des choses auxquelles il ne croyait pas.

Dans ma tête, les choses ont tout de suite été très claires : même si la célébration religieuse avait beaucoup de sens pour moi, et que je ne me sentirai jamais tout à fait mariée sans elle, il était hors de question de forcer M. Rigolo dans cette voie. Nous nous marions à deux, et notre/nos célébration(s) devaient nous correspondre à nous deux. Je ne voulais pas qu’il le fasse « pour moi » si ça n’avait aucune signification pour lui, ou pire si ça contredisait ses positions. Il me semblait que même en faisant une célébration laïque nous pouvions trouver une manière d’inviter la religion discrètement, sans l’imposer en force. Une petite prière ou un chant religieux pouvait me suffire si ça signifiait que nous célébrions un mariage qui NOUS ressemblait.

Cérémonie laïque ou religieuse : que choisir ?

Crédits photo (creative commons) : Daniel Santalla

Avant de « renoncer » au mariage religieux, j’ai proposé à M. Rigolo que nous rencontrions un des couples de préparation au mariage de la paroisse dans laquelle nous célèbrerions notre union religieuse, dût elle avoir lieu. Ça lui a semblé être une bonne idée aussi, afin de mieux cerner ce à quoi correspond le mariage religieux et la célébration du mariage et de voir s’il pouvait s’y retrouver ou pas. Ces rencontres nous ont beaucoup fait avancer tous les deux, je te raconterai ça, et comment nous avons finalement fait notre choix, dans ma prochaine chronique !

Et toi ? Quelle est ta position vis-à-vis des différentes formes de célébration ? L’une a t-elle ta préférence ? Ou au contraire es-tu totalement opposée à l’une ? Raconte-moi !

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Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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5 commentaires sur “Mon mariage d’hiver presque-à-la-montagne : quelle célébration pour notre mariage ? – Partie 1”

  • Une fois de plus je me retrouve dans ton texte. Je ne souhaitais rien imposé à M. Patate à raclette par rapport à la religion, mais c’est lui qui a finalement insisté pour qu’on fasse une vrai messe (et pas qu’une simple bénédiction nuptiale). Les couples accompagnateurs de la préparation nous ont d’ailleurs beaucoup aidés dans ce sens.
    Hate de lire ta prochaine chronique.

  • J’ai aussi eu une éducation religieuse et, même sans être pratiquants, nous avons eu envie d’un mariage à l’église pour les valeurs que ça mettait en avant pour nous. Cela dit, je me suis sentie mariée dès la mairie, c’est un excellent souvenir de notre jour J ! 😀

    • Loin de moi de vouloir dénigrer notre future union civile, mais j’ai vraiment ce besoin d’un espace de parole, plus spirituel (pas forcément au sens religieux du terme).

  • Article très intéressant!
    Pour notre mariage nous ne souhaitions absolument pas passer par une célébration religieuse. Nous ne nous sentons pas suffisamment en osmose avec l’église à cette période de notre vie; et l’église ce n’est pas juste pour faire joli! Alors nous avons opté pour la cérémonie laïque.
    4 barnums et des chaises, 1000 grues de papier suspendues, une arche en bois fleurie, un banc jaune pour nous, faisant face aux invités, et un pupitre en bois pour les discours.
    Beaucoup étaient très sceptique et sont sortis de cette cérémonie émerveillés et la larme à l’oeil.
    Les témoins et parents ont tout seuls trouvé le ton juste; sincère avec des petites notes d’humour! Normal, ils nous connaissent bien!
    Ce type de cérémonie peut vraiment être à l’image des mariés c’est une très belle alternative.

    • Je te rejoins tout à fait “l’église ce n’est pas juste pour faire joli”. C’est aussi pour ça que je ne voulais pas l’imposer à Mr Rigolo, soit c’était NOTRE choix soit on ferait autre chose.

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