Mon mariage d’hiver presque-à-la-montagne : quelle célébration pour notre mariage ? – Partie 2

Comme je te l’ai expliqué la dernière fois, le choix entre cérémonie laïque et religieuse pour notre mariage n’a pas été une évidence.

Nous avons donc choisi de rencontrer un des couples de préparation au mariage de la paroisse dans laquelle nous célébrerions notre mariage si tel était notre choix.

J’ai envoyé un mail au pif dans la liste et nous avons donc pris rendez-vous avec un couple d’une quarantaine d’année, mariés depuis 15 ans environ. Ils nous ont reçu dans leur maison, sans chichi, tout simplement.

Quelle célébration pour notre mariage ?

Crédits photo (creative commons) : Pexels

Retour sur cette rencontre

Nous leur avons expliqué un peu plus précisément notre démarche, notre souhait d’en savoir plus sur le mariage religieux, notre parcours religieux jusque là et notre souhait de trouver un format de célébration qui nous convienne à tous les deux.

Ils ont apprécié notre démarche, en nous disant que c’était déjà une certaine marque de maturité dans notre couple. Ils ont plus l’habitude de croiser des couples qui débutent une préparation religieuse puis abandonnent, que l’inverse (ce qu’ils ne décriaient pas du tout ceci dit).

Ils nous ont brièvement expliqué les 5 piliers du mariage religieux : la liberté, l’indissolubilité, la fidélité, la fécondité et l’amour. Que derrières ces grands mots, parfois un peu impressionnant, il y avait des principes tous simples. Ils nous ont expliqué la démarche du cycle de préparation, l’attention portée au couple et ses valeurs, plus qu’aux préceptes théologiques.

Cette première rencontre a donné envie à M. Rigolo de nous engager dans la préparation. Et ça tombait bien, nous étions début décembre, le cycle de préparation pour les mariages de l’année commençait en janvier (et nous mariant en janvier de l’année d’après, nous n’avions que cette opportunité là).

La préparation au mariage religieux

En ce qui concerne la préparation en groupe, la première rencontre a été une simple soirée de préparation. Nous y avons découvert la quinzaine d’autre couples se préparant au mariage religieux et les 5 ou 6 couples de « préparateurs » ainsi que l’un des prêtres de la commune. On nous a remis un petit livret et laissé comme consigne de faire en « devoirs » la première partie. Ça a été l’occasion pour M. Rigolo et moi de mettre des mots sur notre foi, ce que représentait la religion pour chacun de nous. M. Rigolo a par exemple été surpris d’apprendre que ma foi se manifeste beaucoup dans mon envie de dire « merci » quand je suis face à un beau paysage, lors d’un moment entre amis ou tout autre moment de sérénité.

La deuxième rencontre s’est déroulée un dimanche. Nous avons eu des ateliers, des groupes de paroles et d’échange, centrés sur les 5 piliers du mariage et donc vraiment sur le couple, NOTRE couple. Nous avons eu le sentiment que c’était la première fois, le seul lieu, où l’on s’intéressait au couple, à l’entité que nous formions et souhaitions former pour toute la vie, aux forces qui sont les nôtres mais aussi aux difficultés que l’on rencontrera et aux moyens à disposition pour continuer à avancer main dans la main.

Il y a encore eu après un après-midi et une « messe des fiancés ». Celle-ci était l’occasion d’annoncer nos mariages à la communauté de la paroisse et de permettre à certains de revivre une messe avant celle de leur propre mariage. Nous avons eu l’occasion de découvrir et d’échanger avec des couples très variés, venant de tous horizons, ayant un gros bagage religieux ou pas du tout, certains n’étaient pas baptisés, certains de deux confessions différentes. Ça a rendu les échanges encore plus enrichissants. Mais la préparation allait plus loin que ces temps dédiés puisqu’elle a été également l’occasion de discussion entre nous, à distance.

Avant même la fin de cette préparation entre couple, M. Rigolo est arrivé à la conclusion que le mariage religieux, ses principes et ce qu’il représente n’allaient en rien à l’encontre de ses principes à lui. Il m’a donc dit que si le mariage religieux était important pour moi, il n’y avait pas de raison qu’il m’en prive et que cette célébration aura du sens pour lui aussi. Nous nous marierons donc à l’église.

La suite de la préparation se fera avec notre célébrant, et elle n’a pas encore commencé à l’heure où j’écris ces lignes (il y a eu du mouvement dans l’équipe des prêtres de la paroisse et nous avons dû attendre début septembre pour savoir qui officierait).

Je sais qu’il faudra que je sois attentive à ce que notre célébrant ne soit pas trop obscur, que nos lectures soient accessibles à tous et nos chants joyeux. Je ne veux pas banaliser le message religieux qui sera véhiculé, mais je veux qu’il soit compréhensible de tous (ou tout du moins tous ceux qui auront accepté de mettre les pieds à l’église). Mais peut-être que j’aurais plus à dire à ce sujet lorsque notre cérémonie sera créée !

Et toi, quel choix as-tu fait pour ta cérémonie ? As-tu commencé les cours de préparation au mariage religieux ? Dis-moi tout !

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Crédits photo : Petit Mariage entre Amis

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11 commentaires sur “Mon mariage d’hiver presque-à-la-montagne : quelle célébration pour notre mariage ? – Partie 2”

  • Je ne comprends pas ces 5 piliers du mariage religieux : la fidélité ok, l’amour ok, mais la liberté, ça veut dire quoi exactement ? L’indissolubilité, c’est le refus du divorce, c’est ça ? Même si mon époux et moi on a le sentiment que “c’est pour la vie”, qu’on a la volonté de surmonter les difficultés que notre couple peut rencontrer, je trouve terrible les extrêmes quels qu’ils soient : ceux qui se séparent à la moindre anicroche sans essayer de communiquer, ceux qui refusent la séparation “parce que ça ne se fait pas”. Quant à la fertilité, ça me choque de lire ça de nos jours : certains couples ne peuvent pas avoir d’enfants et c’est comme si on le leur reprochait ; et… on peut aussi ne pas vouloir d’enfants… mais même de nos jours on est regardé de travers quand on dit ça, et pour les croyants c’est inadmissible…

    • Je réalise en voyant ton commentaire que je me suis trompée en rédigeant mon article, ce n’est pas la fertilité mais la fécondité, à comprendre au sens large du terme et pas juste “la fécondation d’une gamète femelle par une gamète male”, plutôt le fait que le couple doit être source de quelque chose, creeateur de quelque chose, ça peut s’entendre pour faire des enfants, mais aussi pour un investissement quelqu’il soit, associatif, amical etc… le couple ne doit pas juste être tourné l’un vers l’autre mais aussi vers le monde. Ils ont vraiment insisté sur le fait qu’il ne fallait pas entendre ça comme “Vous devez avoir des enfants”. C’est peut-être un peu moins obscur comme ça?

      Pour l’indissolubilité, c’est effectivement “pas de divorce”, c’est probablement le pilier le plus arachaïque effectivement, le moins facile à comprendre, mais ça vient simplement d’un verset de la Bible qui dit “Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint”.

      Quant à la liberté, c’est en fait le plus beau des piliers je trouve, ça veut dire que l’individu reste libre dans son couple, qu’il ne doit pas être forcé, tout d’abord au mariage lui même, mais aussi dans ses choix de vie. Ni l’individu, ni le couple en tant qu’entité ne doit être forcé à faire des choses qu’il n’entend pas. C’est d’ailleurs un des seuls motifs d’annulation d’un mariage. Par exemple, si une femme considère qu’elle subit des pressions graves de son mari ou de sa belle-famille, le mariage peut être annulé. C’est aussi de rappeler que nous sommes un avant d’être deux et que nous restons libre en tant qu’individu. C’est plutôt beau non?

      J’aurais probablement dû expliquer tout ça dans mon article!

      • En fait, ce qui ne ressort peut être pas assez bien dans l’article, c’est que nous avons tous les deux éte frappés par l’incroyable ouverture d’esprit et l’accueil qui nous ont été donnés par cette préparation. On ne s’est justement pas du tout sentit enfermés dans des préceptes obscurs et anciens, mais bien plongés dans ce qu’est le mariage actuellement, comment vivre son mariage actuellement dans la société qui est la notre.

    • en fait ce n’est pas la “fertilité” mais la fécondité; Ca veut dire que , d’abord, le couple en se mariant choisit d’accueillir la vie. Pour un couple qui refuserait d’avoir des enfants, le mariage religieux ne correspond pas à leur démarche. Mais ça ne se limite pas à avoir des enfants: c’est surtout les accueillir tels qu’ils sont (même s’ils ne correspondent pas au désir qu’on a, par exemple handicap…) les éduquer dans l’amour. C’est aussi d’autres formes de “fécondité”, qui peuvent s’exprimer dans une démarche humanitaire, altruiste… La stérilité est un épreuve terrible, on le sait peu mais Jésus en parle un petit peu (“un jour, on dira heureuses les femmes stériles”…) Il y a beaucoup d’autres façon d’accueillir la vie qu’en fabriquant des enfants.

  • Je trouve que tu écris et explique très bien, et je me reconnais beaucoup dans ta préparation au mariage, car nous l’avons aussi faite avec un couple extrêmement ouvert de soixante dix ans, nous avons parlé de la vraie vie avec l’amour au centre, en toute simplicité, bien loin des clichés sur la préparation archaïque au mariage religieux. Et effectivement, ils n’expliquent pas du tout la fécondité comme le fait d’avoir des enfants, mais comme celui de créer quelque chose, de produire “des fruits” dans sa vie, si petits soient-ils, à distribuer aux autres. Et je trouve ça plutôt actuel comme réflexion 😉

  • Quel bel article, bien écrit!
    Nous aussi on a trouvé notre préparation au mariage religieux très enrichissante. Au départ c’est moi qui étais plutôt réticente, je ne suis pas pratiquante ni même croyante.
    C’était important pour mon mari et j’adhère aux grands piliers du mariage catholique alors on a choisi une célébration à l’église.
    La préparation au mariage et le choix des textes et chants de notre cérémonie ont été d’importants et bons moments de nos préparatifs de mariage.

    On a fait aussi une journée des fiancés avec tous les futurs mariés de la ville (soit énormément de personnes) avec des échanges en petit groupe avec un couple plus âgé comme parrains. Il y avait à la fin une bénédiction par un évêque et moi qui craignait un peu ce moment et qui stressait (par méconnaissance), je me suis retrouvée avec surprise extrêmement émue presque jusqu’au larmes…

  • Merci pour tes explications. C’est effectivement plus clair maintenant. Si je ne peux qu’adhérer au fait que le couple soit source de quelque chose (enfant ou/et autre), ainsi qu’au concept de liberté, je grimace à la lecture de la possibilité de l’annulation du mariage : “la pression grave” n’est pas forcément la même pour toutes les personnes, chacun ressent les choses à sa façon. Et surtout, je trouve terrible d’annuler un mariage (ce qui de toute façon est très difficile à obtenir) plutôt que de divorcer. Je m’explique : admettre que le couple ne fonctionne plus ne signifie pas renier un amour passé. Deux personnes peuvent s’être sincèrement aimées, avoir avancé dans la même direction, et ensuite avoir évolué différemment sans parvenir à se retrouver. Il faut bien sûr faire de son mieux pour communiquer, accepter les différences et avoir un “socle commun”, mais quand malgré les efforts du couple, chacun est malheureux dans cette relation, le divorce s’impose, mais ce n’est pas une “annulation” : on s’est aimés, nos routes se sont séparées, mais on se respecte (après la période de tensions bien compréhensible) et… on respecte l’amour qui fut le nôtre, on ne “l’annule pas” !!!! Désolée d’évoquer cela sur un site de préparation de mariage, mais ça me semble important.

    • en fait l’annulation n’est pas du tout la même chose qu’un divorce; L’annulation c’est la reconnaissance que le mariage est “nul” c’est à dire qu’il n’est pas et n’a jamais été valide. Le fait que le couple se soit marié sous la pression par exemple.

  • Je me retrouve totalement aussi…
    Nous avons beaucoup apprécié notre préparation au mariage religieux.
    Il a été une évidence que l’on se marierait à l’église pour tous les 2 dès le départ (raisons diverses et variées… pas toujours comprises des amis proches qui nous voyaient comme des vieux “quoi?!vous allez à l’église et ne faites pas une cérémonie laïque???”).
    La préparation a permis de se poser… réfléchir… discuter… Très bons moment.
    Et encore meilleurs avec notre prêtre ! Une magnifique rencontre. Nous mangions des chocolats tout en preparant notre ceremonie! . L’Église reste un des meilleurs moment de ma journée. Très émouvant… Le prêtre a été très appréciés des invités qui pour certains étaient réticents…

    Et quoi de mieux que d’avoir son prêtre ensuite au vin d’honneur qui passe au photobooth avec toi et boit une bière? 😛

    Je te souhaite d’excellents moments avec lui!

  • J’aime beaucoup ton article (et toutes tes chroniques!), d’autant plus que tu nous livres de manière très ouverte ton parcours et ton ressenti sur un sujet assez intime je trouve, la foi.
    Je trouve ton message clair. Vous avez été agréablement surpris de l’ouverture d’esprit des personnes qui vous ont accueillies, et vous voudriez que votre célébration reflète aussi cette ouverture d’esprit en la construisant de telle sorte qu’elle soit accessible à tous vos invités.
    Pour nous ce dernier point était vraiment essentiel, on voulait une célébration qui touche tout le monde y compris nos invités non croyants (la très grande majorité). On a été attentifs au choix des textes (pas de textes obscurs dont l’interprétation au premier degré ferait réagir au 1/4 de tour…comme peut l’être la notion d’indissolubilité hihi), des chants, de l’animation musicale, on a pas mal pris la parole, dit un mot d’accueil pour leur dire combien on était heureux qu’ils soient là croyants ou non etc…et beaucoup de retours enjoués d’amis non croyants. Bonne préparation de votre célébration !

  • En tout cas j’aime beaucoup votre démarche, c’est très beau d’avoir pris le temps de mûrir l’idée avant de faire un choix. On peut dire que vous avez choisi en toute liberté! Belle préparation à vous

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