Mon mariage ludique et romantique : la quête des prestataires

Avant d’aborder plus en détails le récit de mon jour J, je voudrais revenir sur le choix de nos prestataires, une étape parfois compliquée et pourtant cruciale dans la préparation d’un mariage…

Monsieur Glenn et moi sommes rapidement tombés d’accord : nous ne voulions pas multiplier les prestataires. Simplicité, à ce niveau, devait être notre maître mot. J’ai ainsi choisi de me coiffer seule, tandis que ma témoin se chargerait de mon maquillage. Côté fleuriste, ça a été tout aussi radical : nous avons résolu de ne fleurir notre mariage d’hiver qu’avec des fleurs en papier. Vive les origamis et le papier de soie !

Nous n’avons pas non plus beaucoup hésité à renoncer au DJ : nous ne sommes pas vraiment « dance-floor » et nous redoutions une ambiance… Comment dire ? Un peu trop « fête au camping ». Mais si, tu sais, avec un DJ qui t’enjoint de faire tourner les serviettes ou de « bouger ton boule »…  Attention, je ne prétends pas que tous les DJ se valent (et si tu aimes faire tourner les serviettes, je respecte ça ! C’est juste que nous, ça ne nous ressemble pas). Je pense simplement que trouver le bon peut prendre du temps et nous n’avions pas très envie d’en dépenser sur ce poste. C’est donc sans regret que nous avons opté pour une simple playlist, avec la location d’une sono.

Pour autant, notre mariage ne s’est pas totalement déroulé sans prestataires. Nous en avons engagé deux : un traiteur et un photographe.

La quête du traiteur

Pour le traiteur, ça a été… compliqué.

En fait, nous ne savions pas très bien ce que nous voulions. Il faut savoir, tout d’abord, que Monsieur Glenn a des goûts alimentaires un chouïa restrictifs, ce qui élimine à peu près la moitié de ce qui compose habituellement un menu de mariage : eh oui, quand on n’aime ni la crème, ni l’alcool, ni les champignons, ni le foie gras, ni le saumon, ni les crustacés… Tout de suite, on a l’impression qu’il ne reste plus grand-chose ! De mon côté, je suis beaucoup moins difficile mais je ne suis pas non plus très attirée par une cuisine qui se veuille trop recherchée, trop exotique… Disons que je me tourne plus volontiers vers une bonne baguette, du saucisson et du fromage ! De ce fait, le traiteur traditionnel ne me séduisait pas plus que ça.

J’ai donc commencé par tâtonner du côté des solutions alternatives, comme la raclette de Madame Nya (miam !)… Mais je n’ai rien trouvé qui ne me semble pas trop compliqué à mettre en œuvre dans notre cas – ou du moins qui nous plaise assez pour nous donner envie de nous compliquer la vie !

Une discussion avec Monsieur Glenn nous a permis d’affiner ce que nous voulions : le repas n’était pas une priorité à nos yeux, certes, mais nous avions envie de faire plaisir à nos invités. Nous souhaitions donc leur permettre de bien manger. Par ailleurs, nous avons tranché en faveur d’un repas assis car nous avions peur de ne pas savoir gérer l’appétit de certains au buffet… (tu te vois, toi, dire à ton invité glouton qu’il a mangé la part prévu pour quatre et qu’il serait temps qu’il s’arrête ?).

J’ai ensuite écumé le site des traiteurs de ma région. Toutefois, à la lecture des menus proposés, il y avait toujours au moins un élément qui clochait (je te renvoie aux nombreux dégoûts de celui qui était alors mon futur mari…). J’ai quand même fini par comprendre qu’il était possible d’adapter les menus. J’ai donc tenté quelques contacts par e-mail, fidèle à mon aversion envers le téléphone… Dans un cas, on ne m’a jamais répondu. Dans l’autre, l’échange s’est arrêté au bout de deux mails – je me demande encore pourquoi.

À ce stade, je me sentais légèrement découragée. Je me suis donc tournée une nouvelle fois vers mon ami Internet pour obtenir de l’aide…

Et je suis tombée sur des avis élogieux sur un traiteur de ma région, que nous avons finalement retenu. Bon, je vais être honnête : nous en avions plus qu’assez de chercher un traiteur. C’est sans doute ce qui nous a poussé à fermer les yeux sur de petits détails.

Très sincèrement, ça relève plutôt du ressenti personnel et ça n’entame donc en rien les qualités du prestataire que nous avons retenu. Disons simplement qu’il s’agissait d’un traiteur attaché aux traditions et que je me suis sentie parfois un peu gênée par un discours proche du « Il faut… » dont les lectrices de Mademoiselle Dentelle ont appris à se méfier comme la peste ! Quelques petits soucis de communication ont parfois perturbé nos échanges.

Mon côté légèrement « control-freak » a eu également du fil à retordre car je n’ai eu que peu mon mot à dire sur la décoration : nous avons tranché entre rubans et chemin de table, nous avons choisi les couleurs… Et c’est tout. Pour le buffet, ça a été encore pire : nous n’avons eu de regard sur rien (mais c’était quand même joli, heureusement !). D’ailleurs, nous n’avons pas choisi les pièces du cocktail et nous n’avons pas pu goûter le repas du mariage.

Tu comprends maintenant pourquoi ça aurait pu nous freiner dans notre décision ? Comme je l’ai dit, c’est sans doute notre lassitude qui nous a poussé à lâcher prise et à faire confiance mais, finalement, nous nous en sommes trouvés très contents. En effet, nous avons été vite convaincus d’une chose : nous avions affaire à quelqu’un de très professionnel, qui avait à cœur de faire son travail le mieux possible.

Le devis nous a un peu effrayé, dans un premier temps, mais nous nous sommes aperçus qu’il comprenait ce que d’autres laissaient de côté, comme toute la vaisselle, les nappages, le service et les boissons à discrétion (à l’exception du champagne, que mon papa nous a offert). Nous avons donc fini par signer, soulagés de mettre un point final à une quête peu enthousiasmante à nos yeux.

En conclusion, je peux te dire que nous n’avons pas regretté notre choix. Je crois que le seul défaut de notre menu a été qu’il était bien trop copieux… Pour tout te dire, nous avons préféré rallonger le cocktail plutôt que d’avoir deux entrées mais le buffet s’en est trouvé si fourni que certains de nos invités ont cru qu’il n’y aurait pas de repas assis !

L’excitation m’avait coupé l’appétit donc je n’ai pu goûter qu’à de petites choses, mais c’était très bon et nous avons eu beaucoup de compliments.

En voici un bel aperçu :

05 - Cocktail 016

Crédits photo : Freddy Frémond

Le repas assis a également été délicieux même si je n’ai mangé que la moitié de chaque assiette… Quand j’y pense, j’avoue que j’ai honte du gâchis engendré mais il aurait été dommage de se forcer.

Les autres invités ont également calé à divers stades du repas. Beaucoup ont tout de même retrouvé de la place quand il a fallu régler le sort du gâteau au chocolat du dessert ! Le service a également été parfait. Dans l’ensemble, nous avons donc été ravis.

Il y a juste eu un petit incident que j’aurais préféré éviter le jour du mariage : le traiteur nous a fait la très gentille surprise de nous offrir un trou normand après l’entrée. Cette pause a été vraiment bienvenue, d’autant que le sorbet était délicieux… Sauf que nous avons appris ensuite qu’il contenait une minuscule quantité d’alcool. Rien de grave en soi, si ce n’est qu’une de mes invités enceinte aurait bien aimé le savoir avant. Mais vraiment, à part ça, tout s’est déroulé à merveille !

La quête du photographe

Un autre prestataire nous semblait incontournable : le photographe. Il se trouve que ma petite sœur aime la photographie et dispose d’un appareil de qualité mais je ne voulais pas lui mettre la pression en ne comptant que sur ses clichés. Avec le recul, je sais que j’ai bien fait : elle a déjà dû s’occuper de bien assez ! Fort heureusement, la quête du photographe a été plus simple et plus sereine que celle du traiteur.

Dans un premier temps, j’ai repéré, sur un annuaire de photographes, des professionnels dans ma région qui proposent des prestations qui me semblaient à peu près dans nos prix. J’avais compris qu’un bon photographe représentait un certain budget mais je m’étais fixé tout de même une limite à ne pas dépasser. Ensuite, j’ai présenté ma sélection à Monsieur Glenn, qui a pris la décision finale.

C’est ainsi que nous avons engagé, après quelques mails, notre photographe que tu connais déjà si tu as l’habitude de lire les crédits photos des images qui servent régulièrement à illustrer les articles chez Mademoiselle Dentelle… Il s’agit en effet de Freddy Frémond. C’est un choix que nous referions les yeux fermés : comme tu le verras par la suite, Freddy a su gérer avec nous les retards et nous conseiller dans l’organisation sans pour autant nous imposer quoi que ce soit. Nos invités ont vraiment été admiratifs devant ses clichés.

Pour preuve de son talent et pour conclure cette chronique, je te laisse en avant-goût une de mes photos préférées :

04 - Cérémonie 094

Crédits photo : Freddy Frémond

C’est la fin de la cérémonie laïque, on n’aperçoit presque rien de nous et, pourtant, je crois que tout transparaît.

Et toi ? As-tu renoncé à certains prestataires, bon gré ou mal gré ? As-tu eu du mal à trouver un traiteur qui corresponde à tes envies ? Raconte !



11 commentaires sur “Mon mariage ludique et romantique : la quête des prestataires”

  • Ouii la quête du traiteur!!
    Nous aussi on en bave, car je ne veux pas d’un repas entièrement servi à l’assiette car j’ai peur que ce soit un peu trop long… Et donc ce sera barbecue… oui oui un 31/01!!
    Je languis de voir le reste de tes photos!!!

    • J’avais aussi cette peur pour le repas servi à l’assiette mais finalement cela ne m’a pas paru si long… Par contre, nous avons opté pour une formule courte : entrée – plat – dessert.

      • Oui puis je pense aussi que ça dépend de l’ambiance familiale nous il y a quelques tensions… donc… je me suis dit autant que ceux qui viennent pr l’apparence puissent partir plus tôt!!

      • Il est intégré à la salle! donc je pense que ça devrait bien se passer et au pire on sentira tous le graillon… c’est ce qui me stress en peu… c’est comme les rôtisserie médiévale en hotte fermée!

  • Pour avoir travailler chez un traiteur, je trouve cela bizarre que le traiteur n’ai pas demandé avant si des gens buvaient ou non de l’alcool, il n’y a pas que les femmes enceintes, mais aussi les gens qui ne boivent pas ou plus d’alcool pour raisons médicales, religieuses ou autres. Mais bon son geste était sympa 😉

    • En fait la teneur en alcool était apparemment très très légère, à tel point que Monsieur Glenn qui ne supporte habituellement pas ça n’y a vu que du feu. C’est peut-être pour cela qu’on ne nous a pas demandé… Mais bon, effectivement, on a quand même été touchés par le geste 🙂

  • Effectivement, la photo est magnifique!
    Pas facile de trouver le compromis parfait qualité-pris-quantité-flexibilité-et temps-à-y-consacrer… D’un coté on se dit, bon, vu le montantd e la dépense, on va faire attention à ce qu’on fait, prendre son temps, et de l’autre, il y a tellement de choix qu’on a parfois l’impression qu’il n’y a pas de solution parfaite!
    En tout cas, votre méthode, qui ajoute à l’équation ci dessus une dose de confiance à l’air d’être efficace!

    • Merci ! Oui, au final, nous nous en sommes bien sortis et nous sommes très contents 🙂 Mais je suis bien contente d’en avoir fini avec la prise de tête de la recherche…

  • Nous avons choisi le même photographe !! Et nous sommes hyper contents de ces photos!
    J’ai vu son travail sur le net et je n’ai pas voulu chercher quelqu’un d’autre !

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